Le Soleil
 
 

Le Soleil est l'une des innombrables étoiles de notre Galaxie; à cet égard, ni sa position ni ses propriétés intrinsèques ne sont exceptionnelles. Situé aux deux tiers du rayon galactique (à 8,5 kpc du centre galactique), il appartient à un bras spiral semblable à ceux que l'on observe dans certaines galaxies. Le spectre optique du Soleil permet par ailleurs de le classer parmi les étoiles naines, qui sont les plus communes des étoiles de la Galaxie. C'est la proximité du Soleil qui fait tout l'intérêt de son étude. Son atmosphère, c'est-à-dire la partie extérieure de l'étoile, est observable dans ses détails. Les taches solaires, répertoriées dès le IVe millénaire avant notre ère par les astronomes chinois, mettent en évidence l'existence d'une activité due à la concentration de champs magnétiques intenses et donnent lieu à des éruptions. Très localisée, cette activité ne perturbe pas (du moins dans les couches les plus profondes de l'atmosphère) la plus grande partie de la surface du Soleil, que l'on qualifie de normale. Grâce aux éclipses, on connaît depuis longtemps l'existence, au-dessus de la photosphère  , partie visible du Soleil, de la chromosphère   et de la couronne . Cette dernière région, très chaude, s'étend jusqu'au vent solaire qui balaye le milieu interplanétaire.

Les taches solaires sont la manifestation la plus évidente de l'activité du Soleil. Certaines, visibles à l'œil nu, ont été observées depuis fort longtemps en Chine, mais c'est l'invention du télescope, au début du XVIIe   siècle, qui en a permis l'étude systématique. Dès cette époque, Galilée, Johann Fabricius et Christoph Scheiner ont découvert la rotation du Soleil. Les taches ne sont pas réparties uniformément sur le Soleil: elles sont généralement situées de part et d'autre de l'équateur solaire, entre les latitudes 30° nord et sud. L'observation de taches situées à différentes latitudes montre que le Soleil a une période de rotation de 27,1 jours à 10° de l'équateur et de 28,5 jours à 30°. Cette rotation différentielle est un phénomène global d'une grande importance pour la compréhension de l'activité solaire.

La partie centrale des taches (l'ombre) est moins lumineuse que le reste de la photosphère car elle est moins dense et plus froide (4 200 K) que l'atmosphère normale (5 800 K). La pénombre qui entoure l'ombre est une région de transition dont la température n'est inférieure que de 300 à 500 kelvins à celle de la photosphère. Les différences de conditions physiques entre la tache et la photosphère normale sont dues à des champs magnétiques très forts (plusieurs dixièmes de tesla) qui bloquent le transport convectif de l'énergie dans les régions subphotosphériques
 
Cette image de la surface du soleil correspond assez fidèlement à l'observation que l'on peut faire au travers d'une lunette ou d'un télescope(surface granuleuse, facules et taches solaires). Pour réussir cette photographie, un filtre neutre de densité 3 a été placé devant l'objectif de la lunette. Un film de plusieurs centaines d'images a été fait grâce à la ToUcam Pro munie d'un filtre anti-IR. Ce filtre est fondamental pour obtenir des images fines de la surface avec un instrument tel que le réfracteur. En effet le capteur de la webcam est trés sensible à ces grandes longueurs d'onde mais le doublet de l'objectif de la lunette n'est pas adapté dans cette partie du spectre solaire. Sans un tel filtre les images restent floues et dénuées d'intérêt.
Cette vue rapprochée montre un spectaculaire groupement de taches. Les ombres et pénombres sont particulièrement bien visibles ainsi que la granulation sur la surface environnante. Cette image provient comme la précédente de la composition de plusieurs dizaine d'images issues d'un avi pris par la ToUcam pro au foyer de la lunette de 178mm (7").
Cette photographie du croissant du soleil ont été obtenues au foyer de la lunette de 7" lors de l'éclipse partielle du 12 octobre 1996. La lumière intense du soleil est atténuée d'un facteur 1000 grâce à un filtre objectif de 150 mm de diamètre (filtre en verre Thousand Oaks Type III). Le temps de pose est de 1/1000 de sec sur Kodak Gold 100 ASA.
L'éclipse du 11 Août 1999 était la dernière éclipse du siècle et même du millénaire. C'était la troisième éclipse en France depuis le début du siècle (1912 et 1961). Les conditions atmosphériques, tout le monde s'en souvient, n'étaient pas vraiment de la partie et il s'en est fallu de peu pour ne rien voir du tout ! Nous nous étions déplacés dans l'ouest de la France (région proche d'Amiens) afin d'augmenter nos chances d'observation (dixit Météo France). La matinée a été pluvieuse mais le voile nuageux s'est enfin déchiré environ 40 min avant le début de la totalité. Les nuages étaient encore présents pendant la totalité mais suffisamment clairsemés pour permettre une observation spectaculaire du phénomène comme en atteste cette photographie. Conditions de prise de vue : Ektachrome 100 asa (format 120) au foyer de la lunette de 178 mm (pose de 1/250 s).
Ces 18 images ont été capturées lors de l'éclipse partielle de Soleil du 31 mai 2003 de 4H à 4H25 TU. La webcam a été placée au foyer d'une simple lentille de 140 mm de focale. Un filtre de type Mylar a été placé devant l'objectif.
 
 
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