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Au cours
de la seconde moitié du XXe siècle, les téléscopes ont encore été
perfectionnés. Dans le domaine de l'enregistrement de la lumière, par
exemple, les techniques photographiques ont été remplacées par
l'électronique.
Cette méthode est beaucoup plus efficace que la photographie. Elle
permet en effet d'enregistrer une partie de la lumière que même les
appareils photographiques les plus sensibles ne pourraient pas
enregistrer. L'intensité de le lumière provenant d'une étoile très
lointaine est comparable à celle d'une chandelle sur la Lune observée
depuis la Terre !
Les
astronomes exigent également beaucoup plus d'informations de leurs téléscopes
que dans le passé. Ils veulent davantage que l'image d'une étoile
telle qu'elle apparaît à l'oeil humain. Ils veulent aussi en connaître
plusieurs aspects tels que sa couleur, sa clarté et les types de lumière
qui composent sa couleur (son spectre). En même temps que la lumière
visible, les étoiles émettent encore d'autres types de radiations. Des
téléscopes spécialisés ont également été construits pour
enregistrer ces types de radiations.
Malheureusement,
à mesure que les téléscopes sont devenus plus complexes et plus
sensibles, les astronomes ont pris conscience de leur deuxième grand
handicap. Ils font leurs observations depuis le sol. De nos jours, les
villes produisent tellement de lumière et de radiation, qu'il existe
une "pollution lumineuse". Les radiotéléscopes souffrent
aussi des "effets polkuants" dûs à l'émission permanente
d'un grand nombre de signaux téléphoniques, radiophoniques et
télévisés.
Ils s'ajoutent à la pollution de l'atmosphère provoquée par la poussière
et les produits chimiques de nos villes et nos usines.
Une
solution à ce problème a consisté à construire des observatoires en
altitude, loin des villes. Des sites telles que Las Palmas aux îles
Canaries, Arecibo
à Porto-Rico, Las Campanas dans le nord du Chili et le plus grand de
tous, Mauna
Kea à Hawaî ont
été retenus. Mais la pollution croissante peturbe à présent aussi
les observatoires faites sur ces sites. De plus, l'atmosphère de la
Terre elle-même, arrête certains types de radiations que voulaient étudier
les astronomes.
Ce deuxième
grand handicap sera graduellement éliminé à mesure que les
observations astronomiques pourraient se faire depuis l'espace. On prépare
actuellement la mise en orbite de satellites-observatoires. Pour les
astronomes, c'est aussi un progrès important. Débarrassés des effets
de la pollution et du filtre que constitue l'atmosphère terrestre, les
observations faites depuis des observatoires spaciaux seront plus nettes
et plus précises que jamais.
Tout comme, à
l'époque, Galilée voyait beaucoup plus loin dans le cosmos
que les Indiens, les Grecs et les Egyptiens, les astronomes du XXIe siècle
et plus veront largement au-delà des limites des observatoires
terrestres.
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