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29 comètes périodiques devraient faire leur retour en 2007 et seulement quelques-unes de ces dernières seront susceptibles de relever de la marge d'observation visuelle avec des télescopes d'amateur. 8P/Tuttle devrait peut-être être même être visible dans une paire de jumelles en fin d'année 2007 début 2008 à une magnitude de 7. 2P/Encke sera visible dans le ciel du soir fin mars-début avril juste avant son passage au périhélie avec des jumelles dans les constellations des Poissons et du Bélier. Elle devrait être observée par le télescope SOHO LASCO. Ce sera le 60ème passage observé de cette comète depuis sa découverte par Méchain en 1786. L'orbite est tout à fait stable avec une période de révolution de 3.3 ans. La comète est à l'origine de l'essaim météoritique des Taurides. 29P/Schwassmann-Wachmann 1 est la comète qui est suivie sur tout le long de son orbite quasi circulaire. Elle a présenté des sursauts de magnitude à 12. En début d'année elle se situera dans le Taureau avant de rentrer en conjonction solaire. Elle sera ensuite visible le matin dans la constellation du Cocher en août pour atteindre l'opposition en fin d'année. Les télescopes équipés de caméra CCD seront les meilleurs pour traquer cet astre errant dans le ciel. 96P/Machholz devrait atteindre la magnitude 2 lors de son passage au périhélie début avril dans le champ de vision du coronographe SOHO LASCO. Ce ne sera qu'à la magnitude proche de 9 lorsque son élongation sera suffisante que la comète sera observable en avril dans le ciel du matin mais son aspect très diffus limitera donc son étude visuelle au télescope. Son orbite est très peu commune avec la plus petite distance au périhélie (q=0.13 UA) de toutes les comètes à courte période connues, une forte excentricité (e=0.96) et une forte inclinaison orbitale (i=60°). Des études ont montré qu'elle possède une zone active près de l'axe de rotation du noyau qui est très prononcée au voisinage du périhélie. Elle est à l'origine de l'essaim des Quadrantides. Ce sera sans aucun doute la comète la plus lumineuse pour les observateurs visuels en 2007 car probablement détectable aux jumelles du fait de son étroit passage près de la Terre à 0.25 UA. Les autres comètes périodiques et paraboliques qui sont au périhélie en 2006 sont peu susceptibles de devenir plus lumineuses que la magnitude 13 ou seront mal placées pour l'observation. Trois comètes ont été observées qu'une seule fois par le passé et plus jamais revues depuis leur découverte, comme D/Kohoutek, et pour chacune les dates et les passages au périhélie sont extrêmement incertains. 17P/Holmes s'est révélée particulièrement brillante le 24 octobre et maintenant elle avoisine la magnitude 2.5 dans la constellation de Persée, donc visible à l'oeil nu ! Son éclat a été multiplié par 1 million. D'apect quasi stellaire à l'oeil nu, lle ressemble presque à une nova. Dans un télescope ou une paire de jumelles elle se montre comme une nébuleuse planétaire de quelques minutes d'arc de diamètre très circulaire. En juillet elle était de magnitude 14.5 et elle avait baissé à 17 au 23 octobre comme prévu. C'est dans les mêmes conditions qu'elle a été découverte en 1892 à la magnitude 5 et à cette époque la comète a disparu après le premier sursaut. Depuis cette éruption d'éclat cette année la comète promet d'être encore accessible dans des instruments d'amateurs encore quelques mois encore. Personne n’aurait parié sur 17P/Holmes. Cette comète, distante de plus de 240 millions de kilomètres, est brusquement devenue visible à l’œil nu le 24 octobre. Or les prévisions officielles l’annonçaient à cette date 10 millions de fois moins brillante (magnitude 16,9) ! Le premier à donner l’alerte a été Juan Antonio Henriquez-Santana, un astronome amateur espagnol. Dans les heures qui suivent, Bob King, dans l’Arizona, observe la comète à la magnitude 7. Puis les Japonais prennent la relève. Seiichi Yoshida constate ainsi un éclat proche de la magnitude 3 ! Les observations effectuées la nuit suivante, notamment depuis l'observatoire du Pic du Midi, montrent que sa magnitude est passée à 2 ! Si bien qu'elle est visible même en plein Paris comme une étoile légèrement floue, malgré la brume et la présence de la Lune. Elle se situe actuellement non loin de Mirfak, l’étoile principale de la constellation de Persée. Son sursaut de luminosité est vraisemblablement lié à une fragmentation du noyau en trois morceaux. D'après Francois Colas, de l'IMCEE, elle devrait conserver un éclat important dans les jours à venir. Dans le même temps, sa taille apparente augmente, et son éclat se "dilue" sur une plus grande surface de ciel. Holmes passe près du zénith pour nos latitudes en milieu de nuit, la Lune est un peu gênante ces jours-ci, mais sa position circumpolaire la rend visible toute la nuit ! De plus, François Colas pronostique qu'elle sera toujours bien visible lors de la prochaine Nouvelle Lune (9 novembre). Surveillez son évolution jour après jour. |
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L'année 2006 voit le retour de 24 comètes périodiques et plusieurs de ces dernières seront susceptibles d'avoir un éclat suffisemment brillant pour pouvoir être observées à partir d'une ouverture de 130 à 150mm de diamètre. L'évènement le plus passionnant sera le passage de 73P/Schwassmann-Wachmann 3 au mois de mai. Comme les comètes peuvent se fragmenter à tout moment, leur observation devient beaucoup plus intéressante. Cela vaut donc la peine d'observer certaines comètes périodiques plus faibles pour avoir la chance de détecter une fragmentation du noyau, comme par exemple 51P/Harrington en 2001 ! 3D/Bièla a été découverte en 1772, puis une seconde fois par Jean-Louis Pons, Alexis Bouvard, et Huth, en 1805. Redécouverte en 1826 par Wilhelm von Biela un officier autrichien, celui-ci reconnut la nature périodique de la comète. Retrouvée par John Frederick William Herschel en 1832, puis par de Vico en 1845, et par Secchi en 1852, la comète n'a pas été revue depuis. Au cours des observations de 1846, la comète se sépara en deux fragments qui furent visibles pendant plus de trois mois. Chacun d'eux se présentait avec un noyau et une queue. Comme le montrèrent les observations faites en 1852, leur distance devait considérablement augmenter. De plus leur éclat était variable et tantôt l'une tantôt l'autre des deux comètes était la la plus brillante. Le passage prévu en 1859, tout comme celui de 1839, n'était pas favorable, mais celui de 1865 aurait dû être très favorable. De nombreux astronomes ont suggéré que la comète s'est brisée. En 1872, année correspondante à un nouveau retour, un nouvel essaim de météorites, les Andomédides, fit son apparition (3.000 météorites par heure le 27 Novembre). Les calculs montrèrent son affiliation à la comète Biela. L'essaim se manifesta de nouveau en 1885 (15.000 météores/heure), en 1892 (6.000 météores/heure), puis en 1899 (150 météores/heure). L'essaim des Andromédides (en Novembre) ne semble plus connaître d'activité aujourd'hui. La comète P/2001 J1 NEAT, découverte en 2001, présente des éléments orbitaux similaires à 3D/Biela. 132P/Helin-Roman-Alu 2 a été découverte par Eleanor F. Helin, B. Roman, et Jeff Alu en Octobre 1989. Redécouverte par C. W. Hergenrother en Juillet 1997, la comète est passée au périhélie en Novembre 1997. Son prochain passage au périhélie aura lieu en Février 2006. 98P/Takamizawa a été découverte par Kesao Takamizawa en Juillet 1984. Un peu plus tard, T. Seki, puis P. Wild trouveront des clichés montrant la comète, pris quelques jours avant la découverte par Takamizawa. En 1991, James V. Scotti avec le télescope Spacewatch, retrouvera l'objet. Le dernier passage au périhélie de cette comète a eu lieu en Novembre 1998 et la comète a été observée pour la dernière fois en Juin 1998. Le passage suivant au périhélie aura lieu en Mars 2006. 83P/Russell 1 a été découverte par Kenneth S. Russell sur un cliché de P. R. Standen en juin 1979. J. Gibson retrouve l'objet en 1985, conformément aux prévisions. La comète n'a pas été revue au retour suivant, en 1991, où les conditions n'étaient pas favorables. Il en fut de même en 1998, et il est possible que la comète soit maintenant perdue. 4P/Faye "la vagabonde" découverte par Hervé Faye en 1843 à l'observatoire de Paris à l'aide d'un petit télescope à la magnitude 5. La comète fut retrouvée par James Challis en 1851 selon les prévisions d'Urbain Jean Joseph Le Verrier. Par la suite, la comète a été revue à chacun de ses passages, excepté en 1903 et 1918. La comète découverte par Cerulli en 1910 se révéla être la comète 4P/Faye que l'on croyait perdue. La comète a été observée pour la dernière fois en Avril 2000. A ses retours sa magnitude fut bien moins importante car son orbite fut perturbée par la planète Jupiter. Sa magnitude a son retour devrait avoisiner 10-11 comme d'habitude. Sa position sera haute dans le ciel du matin en juillet et sera dans les constellations de la Baleine puis dans les Poissons en octobre. Elle sera à sa plus forte magnitude début novembre puis disparaîtra lentement. 29P/Schwassmann-Wachmann 1 est une comète qui peut être suivie toute l'année à la magnitude 12. Cette comète fut découverte par Arnold Schwassmann et Arno Arthur Wachmann en 1927 sur des plaques photographiques. En 1931, Karl Reinmuth retrouva la comète sur des photographies datant de 1902. La comète a été revue en 1941, 1974, 1989, 1997, 2004, et fait l'objet de sursaut d'éclat presque chaque année. Elle sera dans le Bélier jusqu'en juin puis atteindra l'opposition en novembre en rétrogradant dans les constellations du Taureau et Persée. Elle est une cible idéale pour les observateurs CCD. Cette année il devrait être possible de la repérer dès juillet. 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak découverte en 1858 par Horace Tuttle dans le Petit Lion fut retrouvée presque 50 ans plus tard par Michael Giacobini à la magnitude 13 lors d'une séance de chasse aux comètes. Elle restera visible une quinzaine de jours. Andrew Crommelin fit des prévisions de retours mais la comètes ne fut plus repérée donc elle fut considérée comme perdue mais c'est en 1951 que Lubor Kresak découvrit une comète de magnitude 10 dans des jumelles 25x100 lors du programme de recherche de l'observatoire de Skalnate Pleso. D'autres observations ont permis de calculer ses éléments orbitaux et le rapprochement avec la comète perdue fut vite effectué. A l'époque elle atteignit la magnitude 4. A ses deux derniers retours la comète atteignit la magnitude 8 et cette année elle pourrait faire peut-être mieux. En début d'année elle effectue un mouvement rétrograde dans Orion, passe au nord dans le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion puis la Vierge. Elle devrait être à son plus fort éclat en juin, quand elle se situe dans le Lion et pourrait même être déjà observable avec de bonnes jumelles à partir d'avril. 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova fait son 11ème retour depuis sa découverte en 1948. Elle ne fut pas observée en 1959 ! Elle fut plusieurs rencontres étroites avec Jupiter, le plus récent, celui de 1983 a particulièrement perturbé sa longitude du noeud ascendant et son argument du périhélie. Sa distance au périhélie aussi a diminué et est actuellement la plus faible qu'elle n'ait jamais eu durant ces 200 dernières années. Elle devrait passer assez près de la Terre en 2001 (0,06 UA) et en 2017 (0,09 UA). Actuellement seulement 8 approches plus faibles que 0,06 UA sur 20 passages plus petits que 0,102 UA. Notons que 5 de ces dernières sont des comètes périodiques. Elle passera près de Vénus le 4 juin à 0,083 UA. Elle atteignit la magnitude 7 en 1995/96 mais en 2001 elle ne fut pas plus brillante que 9. La comète a été photographiée par SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) du 9 au 18 Janvier 1996. Cette année son retour ne sera pas très propice à l'observation vers mai et juin. 5D/Brorsen découverte en 1846 par Theodor Brorsen, la comète, après une succession de passages plus ou moins favorables, n'a pas été revue depuis 1879. 52P/Harrington-Abell a été découverte en Mars 1955 par Robert G. Harrington et George O. Abell. La comète a été revue à chaque appartition : en 1962, 1969, 1976, 1983. En 1991, elle a été retrouvée par James V. Scotti. En 1998, la comète a été retrouvée par Alain Maury, plus brillante que prévue. Elle ne fut pas plus brillante que la magnitude 17 jusqu'en 1998 où par chance elle fut de magnitude 15 en juillet. Elle fut d'ailleurs 7 grandeurs plus brillante que prévu. Cette année elle sera très mal placée pour être observée. 84P/Giclas a été découverte par Henry L. Giclas en Septembre 1978. Le retour suivant, en 1985, fut retrouvé par Edgar Everhart sur un cliché obtenu par John Briggs. Tsutomo Seki retrouva à nouveau l'objet en 1992. Au cours de l'année 1995, Brian Skiff découvre les images d'une comète sur des clichés pris par Clyde Tombaugh en 1931. R. J. Bouma suggéra que les positions observées et les éléments orbitaux de la comète perdue D/1931 R1 sont complétement compatibles et identiques avec ceux de la comète 84P/Giclas, ce que confirmera Brian Marsden peu de temps après. Le dernier passage au périhélie a eu lieu en Août 1999 et la comète a été observée pour la dernière fois en Mai 2000. Son prochain passage au périhélie aura lieu en Août 2006. 71P/Clark fut découverte par Michael Clark en Nouvelle Zélande sur une plaque photographique de surveillance d'étoiles variables. La période orbitale de la comète est demeurée stable depuis qu'on l'a découverte. Par la suite, l'objet a été revu un retour sur deux, soit en 1984 et 1995. La comète a été observée pour la dernière fois en Octobre 2001. Son prochain passage au périhélie aura lieu en Juin 2006. La comète périodique 71P/Clark a été retrouvée par J. Pittichova (Mauna Kea), K. Kadota (Ageo), R. A. Kowalski (Catalina), et E. Guido (New Mexico Skies) entre les 22 et 30 Décembre 2005, pour son nouveau retour au périhélie prévu en Juin 2006 à 1,6 UA du Soleil. 73P/Schwassmann-Wachmann 3 sera la comète de cette année 2006. La comète a été découverte par Arnold Schwassmann et Arno Arthur Wachmann sur des plaques photographiques en Mai 1930, et a pu être observée jusqu'en Août. La comète n'a été retrouvée qu'en 1979 par J. Johnston et M. Buhagiar sur des plaques photographiques. Le retour de l'objet a été manqué en 1985-86, mais celui-ci a été de nouveau observé en 1990 ainsi qu'en 1995-1996 où une fracture du noyau a été constatée. En 2001, trois des fragments vus en 1995 étaient de retour (le noyau principal C et les deux fragments B et E) . Qu'en sera t'il en 2006 pour son prochain retour ? Il est possible, en cas de disparition de la comète, qu'un nouvel essaim de météorites apparaisse, comme ce fut la cas pour la comète 3D/Biela. C. W. Hergenrother (Lunar and Planetary Laboratory), a retrouvé le 22 Octobre 2005 la comète sur des images prises au Mont Hopkins. La comète, probablement le composant C, est fortement condensé avec une chevelure de 6 secondes d'arc de diamètre et une courte queue de 8 secondes d'arc de long. Après la redécouverte du fragment B, un nouveau fragment dénoté G a été également retrouvé en Février 2006 à la magnitude 20, par Roy Tucker et Eric Christensen. De magnitude voisine de 17,5, il ne semble pas identique aux composants E ou F selon Z. Sekanina (JPL), alors que S. Nakano a réussi à le relier avec le composant E. Le composant G a une orbite conforme à celle du composant B excepté sa date de passage au périhélie. De nouveaux fragments ont été découverts sur les images obtenues avec le télescope de 1,5 mètres du Mt Lemmon le 5 mars 2006 par R. E. Hill, lequel effectuait un suivi du fragment découvert le 04 Mars par R. Kowalski. Les quatre nouveaux fragments se tenaient tous sur un arc reliant le composant B au composant G.
En comparaison, à la date de la découverte de ces nouveaux morceaux, le fragment B était de magnitude 14,5 et le G de magnitude 17,5. Deux nouveaux petits fragments, dénommés M et N, ont été observés par E. J. Christensen (Lemmon Survey) et P. Birtwhistle (Great Shefford) le 23 Mars 2006. Quatre petits fragments (P, Q, R, S) de plus pour 73P/Schwassmann-Wachman, tous découverts par E. J. Christensen (Mt. Lemmon Survey) :
La comète était l'une des cibles de la mission Contour (Comet Nucleus Tour), prévue pour Juillet 2002. La sonde devait partir en direction de 3 comètes (survol de 2P/Encke en Novembre 2003, de 73P/Schwassmann-Wachmann 3 en Juin 2006, et de 6P/d'Arrest en Août 2008) pour les analyser et les comparer. Malheureusement, une défaillance technique provoqua la destruction de la sonde peu après son envol. Elle sera visible à partir de la fin du mois de mars dans la constellation du Bouvier. Cette comète périodique passe à seulement 0,078 UA de la Terre le 12 mai 2006 et atteint son périhélie le 7 juin à 0,939 UA du Soleil. Son plus grand éclat est atteint autour du 14 mai alors que sa magnitude est de 6,5. Elle est à ce moment visible aux jumelles dans la deuxième partie de la nuit. À cause de sa proximité relative de la Terre, elle traverse en coup de vent les constellations de la Lyre, du Cygne, du Petit Renard et de Pégase à la mi-mai, à une vitesse qui peut atteindre 7° par jour. Elle termine sa course dans les constellations des Poissons et de la Baleine où elle se perd dans les lueurs de l'aurore à l'horizon est au mois de juin. La comète passe proche de M 57 (nébuleuse annulaire de la Lyre) dans la nuit du 7 au 8 mai. On sait cependant que cette comète s'est fragmentée en plusieurs morceaux au moment de son dernier passage et que l'orbite des composants a été perturbée. Il se peut donc qu'on retrouve ces composants à plusieurs degrés des positions prévues, surtout quand la comète sera à son plus près de la Terre, en mai 2006. 73P/Schwassmann-Wachmann
3 est une comète du type
"géocroiseur" (q= 0,94 UA) en cours de désagrégation, qui a
produit plusieurs fragments à la fin de son avant-dernier passage en
1995. Le noyau principal C et les fragments (dont deux, B et E ont été
revus en 2001) passeront à la mi-mai 2006 très près de la Terre, à 0,06
ou 0,07 UA, voire à 0,05 UA pour l'un d'eux. Il est TRES rare qu'une
comète passe aussi près. Seulement huit passages plus proches ont été
enregistrés dans les annales de l'astronomie, le dernier en 1983 avec
la comète IRAS-Araki-Alcock, au demeurant peu intéressante. Il est
possible qu'une nouvelle fragmentation de 73P survienne "en
direct" à l'époque du périhélie, dans les 6 semaines autour du
8 juin 2006. La fragmentation de 1995, survenue 16 jours avant le périhélie,
avait produit un sursaut de six magnitudes. Or un sursaut de six
magnitudes à la distance de 0,07 UA amènerait la comète à rivaliser
temporairement avec les comètes Hyakutake de 1996 ou même Hale-Bopp de
1997 ! A l'opposé, il existe un petit risque que la comète ait
finalement épuisé toute sa matière volatile au dernier passage de
2001, quand les observations étaient rares et difficiles, de sorte
qu'en 2006 elle revienne décomposée en un simple essaim de météorites,
telle la comète de Biéla en 1872. Dans ce cas il n'y aurait plus de
comète principale à observer, et à la limite plus rien du tout, sauf
peut-être un renforcement spectaculaire des Tau Herculides vers le 9
juin ! Donc abandonnons complètement la perspective d'une paisible comète
de magnitude 5.6 ! Ce qui va se passer est une véritable loterie. Nous
aurons peut-être trois comètes comme en 2001, peut-être une seule si
les fragments sont devenus inactifs, peut-être une dizaine,... peut-être
aucune. L'ESA a judicieusement renoncé à envoyer "Rosetta"
vers 73P (car pendant un moment, après l'abandon forcé de P/Wirtanen,
elle y pensait). Les conditions d'observation seront exceptionnellement
bonnes, puisque la période de visibilité va commencer maintenant (pour
les gros télescopes), et qu'elles ne cesseront de s'améliorer durant
l'hiver et le printemps prochains, la comète finissant par passer au zénith
de nos latitudes au moment du plus grand rapprochement avec la Terre
(!). Après un mois de juin où les observations deviendront soudain
beaucoup plus difficiles voire impossibles dans les lueurs du crépuscule
très lumineux, la comète redeviendra observable de juillet à octobre
2006, en train de s'éloigner. C'est donc parti pour presque un an !
Notez que le MPC donne actuellement les éléments du seul fragment E.
C'est bizarre. Peut-être une erreur, une confusion entre C et E ? De
son côté Z.Sekanina (JPL) prédit qu'il y aura 25 degrés d'écart à
la mi-mai entre le noyau C et le fragment 76P/West-Kohoutek-Ikemura est une comète dont les événements amenant à sa découverte sont parmi les plus étranges jamais enregistrés. En Janvier 1975, Richard West découvre un objet diffus présentant une queue, en examinant des clichés pris en Octobre 1974 par Pizarro et Ballereau à l'Observatoire de La Silla. Les recherches pour retrouver la comète sur des clichés plus récents sont restées infructueuses et la comète a été présumée perdue. Fin Février, Lubos Kohoutek trouve un objet cométaire sur un cliché daté du 9 Février. Du fait du mouvement ambigu de l'objet, il entreprend la recherche de l'objet dans les secteurs sud-ouest et nord-ouest de la position indiquée sur les clichés du 9 Février, et trouve sur des clichés du 27 Février, au sud-ouest un objet diffus de magnitude 13. Le 2 Mars, Toshihiko Ikemura ne retrouve pas l'objet découvert par Kohoutek à la position indiquée, mais trouve une comète de magnitude 12 au nord-est de la position supposée. B. G. Marsden, en examinant les positions de Février, note que la comète découverte par Ikemura correspond à celle découverte par Kohoutek le 27. Ainsi, tout en essayant de confirmer la comète du 9 Février, Kohoutek avait trouvé un second objet, également découvert indépendamment par Ikemura. L'objet découvert par hasard le 9 Février est devenu célèbre sous le nom de 1975 III Kohoutek (75P/Kohoutek). Les calculs des éléments orbitaux de la comète Kohoutek-Ikemura montrèrent qu'elle était identique à la comète trouvée par West sur les clichés d'Octobre 1974. La comète est devenue officiellement connue sous le nom de West-Kohoutek-Ikemura. La comète a été revue en 1980 avant son retour au périhélie d'avril 1981, avec un éclat maximum de 17. L'objet a été également vu à ses retours en 1987 et en 1993 où son éclat était supérieur à 13. Les calculs établis par B. G. Marsden , puis par G. Kronk ont montré que l'objet est passé à proximité de Jupiter (0.01 UA) en mars 1972 ce qui a eu pour effet de modifier considérablement sa période orbitale et sa distance au périhélie. Un autre passage dans le voisinage de Jupiter, à une distance de 0.042 UA soit 6.3 millions de km, a eu lieu en Juin 2000. La comète a été observée pour la dernière fois en Mars 1994. La venue de la comète dans les parages de la Terre en 2000 n'a pas été observée. Son prochain passage au périhélie aura lieu en Novembre 2006. 114P/Wiseman-Skiff autrement dénommée P/1977 C1 a été découverte par Jennifer Wiseman sur deux photographies prises par Brian Skiff en Décembre 1986. La redécouverte sera faite en Février 1993 par B. Schmidt, avec le MMT (Multiple-Mirror Telescope), mais les images ne sont pas assez sûres pour établir la redécouverte de l'objet. La confirmation viendra de James V. Scotti grâce aux images obtenues le 16 Décembre. Le dernier passage au périhélie de la comète a eu lieu en Janvier 2000. Son passage au pérehélie aura lieu le 13 septembre cette année à la magnitude 16. 80P/Peters-Hartley a été découverte par Christian Heinrich Friedrich Peters en Juin 1846. L'objet a été perdu pour les retours suivants, notamment à cause de l'incertitude concernant la période orbitale de la comète. Heinrich Ludwig d'Arrest calcula une période de 15.89 ans, puis en 1848 ramena celle-ci à 12.85 ans. Berberich recalcula en 1887, après les deux retours probables manqués, une période de 13.38, avant une marge d'environ 1 an. Presque un siècle plus tard, en 1976, Buckley repris les calculs d'après les positions de 1846, et en tenant compte des perturbations des principales planètes, en conclut que la période orbitale devait être de 12.71 ans, avec une incertitude de 3 ans. Redécouverte une seconde fois en 1982 par Malcolm Hartley sur un cliché, M. P. Candy suggéra que cette comète était identique à la celle découverte par Peters en 1846. De leur côté, I. Hasegawa et Syuichi Nakano étaient arrivés aux mêmes conclusions. Le lien entre les deux comètes a été apparemment confirmé quand Brian. G. Marsden signala qu'une orbite révisée par Candy pourrait être intégrée dans le passé et donnait, pour cette nouvelle comète, une date au périhélie avec seulement un écart 10 jours avec celle de la comète trouvée par Peters. Il a noté que la période orbitale était seulement 7,88 ans en 1846. La comète a été retrouvée par la suite en 1990 par R. H. McNaught et revue en 1998. 102P/Shoemaker a été découverte en 1984 par Carolyn S. et Eugene M. Shoemaker, sur des photographies prises en Septembre. Un peu plus tard, R. E. McCrosky et C.-Y. Shao retrouvèrent également la comète sur un cliché pris quelques jours avant la découverte des Schoemaker. En 1991, Alan C. Gilmore et Pamela M. Kilmartin retrouvent l'objet. La comète a été observée pour la dernière fois en Décembre 1992. Son prochain passage au périhélie aura lieu en Juin 2006. P/Shoemaker-Levy 6 aussi dénommée P/1991 V1 fut découverte le 7 novembre 1991 avec le Schmidt du Mont Palomar. Elle doit passer au périhélie le 17 novembre et sa magnitude devrait avoisiner 11. 112P/Urata-Niijima a été découvert comme planète mineure (1986 TD4), sur des photographies prises en Octobre 1986 par T. Niijima et T. Urata, quelques jours avant la découverte par T. Seki d'une comète. M. Lovas découvre également le même objet et le décrit comme un astéroïde (1986 WP5). Il fut établi qu'il s'agissait d'un seul et même objet de nature cométaire. Après ces découvertes, d'autres photographies prises antérieurement ont été mises à jour. La comète a été retrouvée à la magnitude 19.5 en 1993 par James V. Scotti. Son dernier passage au périhélie a eu lieu en Mars 2000. Cette année il aura lieu le 29 octobre et sa magnitude devrait avoisiner 15. |
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| L'année 2005 verra le retour possible de 27 comètes périodiques. Aucune ne semblera être particulièrement brillante mais plusieurs d'entre-elles devront théoriquement être observables visuellement avec une instrumentation relativement modeste. Trois comètes à longue période seront susceptibles d'être observées dans une paire de jumelles. C/2003 K4 LINEAR devrait avoisiner la magnitude 6 peu après son périhélie en octobre 2004. C/2003 T4 LINEAR devrait atteindre la magnitude 6 au printemps 2005. C/2004 Q2 Machholz devrait être visible à l'oeil nu. Plusieurs autres comêtes à longue période découvertes les années précédentes devraient également être accessibles facilement. Les théories sur la structure des comêtes montre que n'importe quelle comête peut d'un instant à l'autre se fragmenter, c'est pourquoi cela vaut la peine de garder un oeil sur certaines comêtes périodiques plus faibles, souvent délaissées par les observateurs. Ceci ferait un programme sérieux d'observation et de surveillance pour les amateurs disposant d'un capteur CCD et d'un télescope ayant une ouverture comprise entre f/10 et f/15 pour apprécier encore mieux le noyau cométaire. Par exemple la comête 51P/Harrington qui s'est fragmentée en 2001 ! Les éphémérides sont disponibles sur ce site en cliquant sur les liens des objets concernés. 9P/Tempel 1 observée pour la première fois en 1867, perdue de vue de 1879 à 1967 due à des perturbations par Jupiter en 1881 qui a augmenté sa distance au périhélie de 1.8 à 2.1 U.A. D'autres passages près de la planète géante en 1941 et 1953 ont réduit cette distance à 1.5 U.A. Les calculs de Brian Marsden ont permis à Elizabeth Roemer de la retrouver en 1967. Une autre rencontre avec Jupiter ramena sa distance au périhélie à 1.8 U.A. C'est une comète importante car c'est la cible pour la mission Deep-Impact. Elle peut devenir observable visuellement dès février 2005, le matin, dans la constellation de la Vierge où elle y restera jusqu'à juillet. Elle devrait être à son maximum d'éclat en mai-juin à la magnitude proche de 9. 21P/Giacobini-Zinner est la comète à l'origine de l'essaim météoritique des Draconides. A cette occasion la Terre passera à l'intérieur de l'orbite de la comête 92 jours après son passage ce qui présage de jolis météores à observer les 7 et 8 octobre. Découverte par Michael Giacobini en décembre 1900 à l'observatoire de Nice. Les calculs prévoient une période de 6.8 ans. Trop difficile à observer lors de ses 2 retours suivants, elle fut redécouverte dans la constellation de l'Ecu de Sobieski en octobre 1913 par Ernst Zinner en Allemagne à Bamberg. Il s'est avéré par la suite que sa période avait été trop inexactement déterminée et qu'elle était réellement de 6.5 ans. Lors de son passage en 1998, ce fut sa 13ème apparition. Elle sera accessible visuellement au télescope dès mars 2005 mais sera mal placée jusqu'à avril à la magnitude 12. C'est un objet du matin dont la magnitude devrait avoisiner 10 mais son observation sera impossible car trop près du Soleil dans la constellation de Pégase. 29P/Schwassmann-Wachmann 1 est une comète visible toute l'année et qui présente des sursauts d'éclat fréquents mais n'est rarement plus brillante que la magnitude 12. Située dans les Poissons en début d'année, elle se déplace dans le Bélier pour y rester la majeure partie de l'année pour atteindre l'opposition fin octobre. C'est une cible idéale pour les observations CCD. 37P/Forbes a été découverte par l'astronome du même nom le 1er août 1929 en Afrique du Sud avec un télescope de 200 mm. Elle est passée proche de Jupiter à moins de 0.38 U.A en 1990 et 0.58 U.A en 2001. Ce devrait être la meilleure période d'observation pour les 50 ans à venir. Sa magnitude sera voisine de 12 en juin-juillet dans la constellation du Scorpion. 62P/Tsuchinshan 2 a été découverte à l'observatoire de la Montagne Pourpre en Chine en 1965 à cause d'une perturbation de l'orbite de la comète en 1960 par Jupiter qui a ramené sa distance au périhélie de 2 à 1.5 U.A. Une autre perturbation en 2020 ramènera son périhélie à 1.3 U.A prédissant une excellente apparition en 2023/2024. Exceptionnellement , le nom de la comète vient de celui de l'observatoire et non ceux des découvreurs ! En 1985, sa magnitude était de 11. Sa distance au périhélie continuera de se réduire au fur et à mesure de ses passages près du Soleil. Elle restera évidente dans le ciel du soir à la magnitude 11 dans la Chevelure de Bérénice où en avril-mai elle effectuera sa boucle rétrograde. 69P/Taylor a aussi subi de nombreuses rencontres avec Jupiter au cours du 19ème siècle. Sa distance au périhélie a été ramenée de 3.1 à 1.6 U.A. Découverte par Clément Taylor avec un télescope de 250 mm à partir des observations de Herschel au Cap en Afrique du Sud en novembre 1915. Elle était de magnitude 9 peu après son passage au périhélie en février 1916. Barnard y avait décelé un noyau double avec chacun une queue courte. Le second noyau est devenu plus lumineux que le premier mais ils se sont "éteints" tous les deux plus rapidement que prévu. La comète fut alors perdue jusqu'en 1977, quand les nouveaux calculs orbitaux ont permis de retrouver le composant B par Charles Kowal avec le télescope de Schmidt du Mont Palomar. Le composant A lui n'a pas été retrouvé. La comète a eu plusieurs rencontres serrés avec Jupiter en 1807 (0.06 U.A), 1854 et 1925. On ne s'attendait pas à ce qu'elle soit plus brillante que la magnitude 15 cependant elle atteignit 12.5 en janvier 1998. Observée à la magnitude 17 en octobre 2004, il est peu probable qu'elle soit observable visuellement en 2005. Cela vaut la peine de tenter un repérage en CCD. Elle sera située dans le Petit Lion vers la fin juin. 78P/Gehrels a été découverte par Tom Gehrels au Mont Palomar en 1973. Sa distance au périhélie diminue lentement au contraire de l'excentricité qui elle augmente lentement à cause de Jupiter en 1995. Cette année le retour sera favorable à l'observation à la magnitude 11 du Bélier au Taureau. 95P/Chiron est une comète assez peu connue car c'est également l'astéroïde 2060. Elle sera de magnitude 18 en juillet dans le Sagittaire. Seuls l'imagerie par capteur CCD permettront de détecter cet astre errant faible. 101P/Chernykh fut découverte par Nikolaj Chernykh à l'observatoire de Crimée en août 1977. C'était un objet assez lumineux de magnitude 14 qui atteignit 12.5 en septembre. Une approche à 0.35 U.A de Jupiter en 1980 ramena sa période à 14 ans. Elle sera détectable dès mai 2005 pour atteindre la magnitude 10 à l'automne. Elle passera du Verseau aux Poissons. 121P/Shoemaker-Holt a été découverte par Carolyn et Eugene Shoemaker et Henry Holt avec le télescope de Schmidt de 460 mm du Mont Palomar le 9 mars 1989 à la magnitude 13. 161P/Hartley-IRAS a été découverte le 11 novembre 1983 par le satellite d'astronomie infrarouge IRAS. Ken Russell qui devait confirmer la découverte signala que Malcolm Hartley avait découvert la comète sur un cliché pris 6 jours plus tôt. L'orbite est rétrograde de période 21.5 ans. 2005 sera son premier retour depuis sa découverte. Sa magnitude en janvier 1984 était de 10 et devrait être semblable lors de son passage en 2005. Elle sera suffisamment loin du Soleil en juin 2005 pour l'observation. Elle passera au nord d'Andromède puis sera rapidement circumpolaire, passant à 9° du pôle nord en juillet. Son éclat baissera lentement ce qui permettra de la suivre jusqu'en septembre où elle passera par les Chiens de Chasse. Notons qu'en 2028, elle passera près de Jupiter, ce qui aura comme conséquences de réduire sa distance au périhélie à 1.22 U.A. Trois comètes à longue période devraient être vues dans des bonnes paires de jumelles en 2005. C/2001 Q4 NEAT, découverte le 24 août 2001 au Mont Palomar 3 ans avant son passage au périhélie à plus de 10 U.A du Soleil. C'était un objet lumineux en mai 2004 mais atteindra la magnitude 12 durant le premier trimestre 2005. C/2002 T7 LINEAR était également un objet lumineux en mai 2004 mais atteindra la magnitude 12 aussi en ce début d'année 2005 ce qui la rendra trop faible pour l'observation visuelle. C/2003 T3 Tabur sera de magnitude 13 dans la Grande Ourse en début d'année. C/2004 L1 LINEAR pourra au mieux atteindre la magnitude 13. Deux des comètes les plus lumineuses de l'année ont été découvertes par le programme de recherche automatisé LINEAR. C/2003 K4 LINEAR pourrait perdre 6 magnitudes en ce début d'année mais restera visible jusqu'en été. Elle ne fut pas aussi brillante que prévu lors de son passage dans le champ du coronographe SOHO LASCO C3 et son activité est très inconstante. C/2003 T4 LINEAR avoisine la magnitude 10 en ce début d'année 2005 et atteindra 6 en mars-avril ! En début d'année dans la Lyre, elle se dirigera vers le sud rapidement mais restera observable jusqu'à l'automne. Elle sera visible dans le ciel du soir en janvier et dans le ciel du matin jusqu'à fin mars. La comète la plus lumineuse sera certainement C/2004 Q2 Machholz qui sera idéalement placée pour l'observation en soirée. Sa magnitude voisine de 3 dans le Taureau. Elle passera à 5° du pôle en mars. Elle restera cependant bien placée jusqu'à fin mai où elle atteindra la Grande Ourse. Elle restera visible aux jumelles de 80 mm jusqu'à juin. Plusieurs autres comètes périodiques passeront au périhélie en 2005 sans toutefois dépasser la magnitude 13 ou seront mal placées dans le ciel pour l'observation. 32P/Comas Sola, 49P/Arend-Rigaux et 60P/Tsuchinshan 1 ne deviennent pas plus lumineux que la magnitude 13. 10P/Tempel 2, 141P/Machholz, P/1998 W1 Spahr et P/1998 X1 ODAS auront des retours défavorables. 56P/Slaughter-Burnham, 72P/Denning-Fujikawa, 91P/Russell 3, 105P/Singer-Brewster, 107P/Wolf-Harrington, 117P/Helin-Roman-Alu 1, 119P/Parker-Hartley, 129P/Shoemaker-Levy 3, 138P/Shoemaker-Levy 7, P/1998 W2 Hergenrother et P/2000 G1 LINEAR seront des comètes intrinsèquement très faibles ou éloignées et ne seront pas observables aisément dans des télescopes amateurs. 3D/Biéla, D/1884 O1, D/1886 K1 et D/1892 vus au 19ème siècle sont des objets perdus dont le passage théorique est très très incertain. 73P/Schwassmann-Wachmann passera à 0.08 U.A de la Terre le 12 mai à 19h52 TU précisément. La fragmentation du noyau en 1995 permettra de les suivre un par un. Ils passeront du 13 au 17 mai entre 0.052 et 0.074 U.A de la Terre. Bien que 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova puisse atteindre la magnitude 9, elle restera invisible car trop près du Soleil. A son prochain retour en 2011, elle passera à 0.06 U.A de la Terre. Après au mieux ce sera 4P/Faye qui pourrait atteindre la magnitude 10 à l'automne. C/2005 K2 LINEAR a été découverte à la magnitude 18.7. Le 24 mai, elle était bien plus brillante que prévue à la magnitude 13-14. Le 10 juin elle atteignit la magnitude 8.9. Le noyau s'est fractionné en deux le 12 juin. Elle redeviendra observable en septembre à la magnitude 14-16. Lors de son passage au périhélie le 5 juillet, la comète devrait passer à 0.54 U.A de la Terre. |
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