
STS-35, NASA |
Les éphémérides astronomiques
par Jean Vallières
Ces éphémérides donnent les phénomènes
astronomiques les plus intéressants à observer à
l'oeil nu et au télescope durant les mois à venir.
Elles sont surtout calculées pour des postes
d'observation situés principalement dans les pays européens de langue
française. Selon le type de phénomène,
on utilise soit le temps universel, TU, soit l'heure normale, HN. Il
faut de plus ajouter une heure à l'heure normale pour obtenir l'heure
d'été quand cela est nécessaire. Voici les équations pour convertir ces
types de temps :
HN = TU + 1 heure;
TU = HN - 1 heure;
Heure d'été = HN + 1 heure = TU + 2 heures.
À moins d'indication contraire, les tableaux, les images, les
graphiques et les calculs de ces éphémérides sont faits par l'auteur ou
sont produits par le logiciel
COELIX.
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J.V. |
Les phénomènes au fil des jours
Les phénomènes à ne pas manquer
L'éclipse de Soleil du 1er août
La bande de totalité de cette éclipse de Soleil débute dans le nord du
Canada, traverse l'Océan Arctique et la Sibérie, puis se termine en Chine.
Cette éclipse est visible comme partielle en Europe, excluant l'Espagne.
Par exemple, en France, l'éclipse n'est pas visible dans le sud, mais le
Soleil est éclipsé à 20% dans le nord du pays. Le maximum de l'éclipse se
produit vers 09:20 TU en France. Voir ici pour
d'autres détails.
L'éclipse partielle de Lune du 16 août
Dans la soirée du 16 août 2008, la pleine lune s’éclipse dans l’ombre de la Terre. Au milieu
de l’éclipse, la Lune se trouve dans la constellation du Capricorne, à une
altitude de 17° au-dessus de l’horizon sud-est. Le phénomène
est visible en entier en Europe et le milieu de la phase partielle se produit
à 22h 10, heure normale. Cette éclipse a une magnitude de 0,8128, ce
qui signifie que 81,28% du diamètre lunaire est dans l’ombre de la Terre
au milieu de l’éclipse. Plus de détails ici.
La Voie lactée
La fin de l’été est le meilleur moment pour observer
la Voie lactée dans notre hémisphère. La Voie lactée est invisible en
ville et une bonne partie de nos concitoyens n’ont jamais eu la chance de
l’observer. C’est pourtant l’objet le plus frappant dans un ciel sans Lune
et sans pollution lumineuse. Pour en saisir toute la splendeur, il faut
s’éloigner des grands centres urbains et se rendre dans des endroits où le
ciel est vraiment noir. On
voit alors cette bande lumineuse traverser le ciel d’un horizon à l’autre,
avec des zones plus brillantes comme celles qu’on trouve près de la
constellation du Sagittaire où se trouve le centre de notre galaxie, la
Voie lactée. Même avec un télescope modeste, la lueur de la Voie lactée se
résout en milliers d’étoiles (Galilée l’avait lui-même remarqué il y a
plus de 400 ans), et en centaines d’objets du ciel profond : amas
globulaires, amas ouverts, et toutes sortes de nébuleuses.
Les étoiles filantes Perséides
La pluie d’étoiles filantes des Perséides est la plus
connue et son maximum se produit dans la nuit du 11 au 12 août cette
année. Théoriquement, on peut observer jusqu’à 100 météores à l’heure au
zénith dans des conditions idéales : ciel sans Lune et sans pollution
lumineuse. Il faut aussi que le radiant, situé dans la constellation de
Persée, soit bien au-dessus de l’horizon, ce qui se produit dans la
deuxième partie de la nuit (après minuit). Cette année, le maximum de la
pluie se produit quatre jours après le premier quartier avec une Lune
éclairée à 80%, mais qui se couche vers minuit (HN). Les Perséides
peuvent donc être observées dans un ciel sans Lune pendant toute la
seconde partie de la nuit, ce qui permet de détecter un plus grand nombre
d’étoiles filantes, pas seulement les plus brillantes.
Les planètes de l’été
Pendant tout l’été, on peut continuer à observer
facilement la planète Jupiter au début de la soirée et suivre les
phénomènes de ses satellites : passages devant Jupiter, ombres des
satellites sur le disque de Jupiter, éclipses et occultations des
satellites. Au début de juillet, Jupiter passe au méridien vers minuit
(HN) à 20° au-dessus de l’horizon (à Paris), dans la constellation du Sagittaire. À
mesure que la saison avance, Jupiter est visible de plus en plus tôt dans
la soirée. À la fin de septembre, Jupiter se couche vers 23 heures (HN).
La planète Neptune est en opposition avec le Soleil,
le 15 août dans le Capricorne, et Uranus l’est le 13 septembre dans le
Verseau. Un télescope d’amateur permet de voir les petits disques de ces
planètes et leurs principaux satellites. Voir ici
pour les trajectoires de ces deux planètes.
La Lune traverse les Pléiades deux fois
À son lever, dans la soirée du 23 août, la Lune au dernier quartier, illuminée à 51%, est déjà
située dans les Pléiades. Vers 22 h 56 (HN à Paris), la Lune s'approche de
l'étoile Pleione, et il peut y avoir une occultation rasante de cette
étoile dans certaines régions. La Lune est à seulement 4° au-dessus de
l'horizon est durant le phénomène.
Dans la nuit du 19 au 20 septembre, la Lune illuminée à 73%, passe dans les Pléiades en occultant
successivement les étoiles Celaeno, Taygeta, Maia et Sterope, entre
02 h 59 et 04 h 37 (HN à Paris). L'altitude de la Lune varie entre 59° et 66° durant le phénomène.
Voir ici pour plus de détails.
Deux comètes
Pour ceux qui aiment poursuivre les comètes, le ciel
de cet été nous en montre deux faciles à observer ou à photographier avec
un bon télescope.
Il y a d’abord la comète C/2007 W1 Boattini visible
en juillet dans la queue de la Baleine avec une magnitude autour de 8.
Cette comète poursuit sa course vers la constellation du Bélier en août
mais son éclat faiblit puisqu’elle s’éloigne de la Terre. Le passage au
périhélie de cette comète s’est produit le 24 juin et elle ne devrait plus
nous revisiter puisque son orbite est légèrement hyperbolique.
L’autre comète est une comète périodique connue, 6P
d’Arrest, dont le passage au périhélie se produit le 14 août 2008 et qui
reviendra nous visiter en mars 2015. En juillet, cette comète est située
dans la constellation de l’Aigle, bien placée dans le ciel d’été. Sa
magnitude est autour de 11. Elle descend lentement vers l’horizon sud à
mesure que les jours passent et traverse la constellation du Capricorne en
août.
Voir ici pour les trajectoires
de ces comètes.
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Sonde Pioneer, NASA |
La planète Vénus
La planète Vénus débute l'année 2008 en étant
étoile du matin. Elle disparaît ensuite derrière le Soleil pendant
pratiquement tout l'été et devient étoile du soir à partir du début de
l'automne jusqu'en mars 2009.
18 août 2007
conjonction inférieure
23 septembre 2007 plus grand
éclat de Vénus (magnitude –4,59)
28 octobre 2007 plus
grande élongation ouest (46,5°), étoile du matin
9 juin 2008
conjonction supérieure
15 janvier 2009 plus
grande élongation est (47,1°), étoile du soir
21 février 2009 plus
grand éclat de Vénus (magnitude –4,67)
27 mars 2009
conjonction inférieure
30 avril 2009 plus
grand éclat de Vénus (magnitude –4,57)
5 juin 2009
plus grande élongation ouest (45,8°), étoile du matin
Consulter aussi les graphiques de la section précédente des éphémérides
générales des planètes pour connaître les variations de magnitude, de
diamètre et d'élongation.
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