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L'exploration de la Lune

L'équipage d'Apollo 11 : Neil Armstrong, Michael Collins et Edwin Aldrin.

On a marché sur la Lune !

Pendant des milliers d'années les hommes ont cru que la Lune était si lointaine qu'elle était inaccessible. Quand on disait à une personne qu'elle était dans la Lune, on voulait dire qu'elle rêvait ou qu'elle pensait à un pays imaginaire. 

Mais dans les années 1960, les Russes et les Américains ont presque fait la guerre et voulurent montrer leur force aux yeux du monde. Ils décidèrent alors de se lancer à la conquête de la Lune. C'était en réalité une excuse afin qu'ils puissent construire de très puissantes fusées et des moteurs pouvant éventuellement servir à l'armée. Les deux superpuissances n'avaient donc en réalité autre intérêt d'y aller; les Russes comme les Américains voulaient seulement y arriver les premiers pour le prestige !

Au début des années 1960, les Russes étaient en avance sur le programme américain car ils maîtrisaient très bien la technologie des robots et avaient investi beaucoup d'argent dans cette technologie. La sonde Luna 1 frôla la Lune à 6500 km de distance en 1959 et en 1966 la sonde Luna 9 se posa en douceur sur la Lune.

La mission Apollo 11. Décollage de la fusée Saturn V du Cap Canaveral en Floride le 16 juillet 1969 avec 3 hommes à bord, destination: la Lune !

Les Américains devront attendre 1966 et les missions Surveyor et Lunar Orbiter pour poser leurs premiers satellites sur la Lune et cartographier sa surface. Ces missions devaient servir à préparer les futurs sites d'alunissages des missions Apollo.

Pour réussir ce défi, les ingénieurs de la NASA ont dû utiliser la plus grande et la plus lourde fusée jamais construite, un colosse mesurant 121 m de hauteur et dont les réservoirs occupaient l'essentiel des 5 étages disponibles. A mesure que les étages se vidaient de leur carburant, ils étaient abandonnés dans l'espace pour alléger la fusée. 

Le carburant qui propulse une fusée doit être très puissant car il doit permettre à la fusée de se libérer de l'attraction terrestre pour éviter qu'elle ne retombe sur Terre en cours de vol. De plus la fusée doit être capable de propulser le vaisseau sans interruption durant les 4 jours que dure le vol jusqu'à l'orbite lunaire.

Après quelques lancements approximatifs où les fusées explosèrent soit au sol soit au cours du décollage et un accident qui coûta la vie à 3 astronautes qui moururent brûlés vifs dans la capsule, en 1968 la NASA envoya les missions Apollo 8 et Apollo 10 photographier une dernière fois la surface lunaire avant d'y débarquer des hommes, histoire de trouver un site d'atterrisage peu accidenté pour ne pas risquer la vie de l'équipage.

C'est dans la nuit du 20 au 21 juillet 1969 que le module lunaire Eagle (le LEM) d'Apollo 11 se posa sur la Lune. Quelques heures plus tard, Neil Armstrong et Buzz Aldrin marchèrent la Lune pendant que Michael Collins resta en orbite dans le module de commande, attendant le retour de ses coéquipiers. 

En posant son pied sur la Lune, Neil Armstrong prononça cette phrase devenue célèbre : "C'est un petit pas pour l'homme, un pas de géant pour l'humanité". 2h21m plus tard ils retournèrent dans la capsule ramenant dans leurs bagages des centaines de photographies et 21.7 kg de pierres lunaires.

Buzz Aldrin explorant la surface lunaire autour du LEM. Son scaphandre lui permet de respirer et le protège également des écarts de température et des rayons noctifs du Soleil. La partie supérieure du LEM sert d'habitat et permettra aux astronautes de décoller de la surface lunaire pour rejoindre le module de commande resté en orbite autour de la Lune.

La Lune, on y retourne !

Après avoir abandonné la Lune pendant plus de 30 ans, les agences spatiales ont décidé de retourner sur la Lune et d'y habiter en permanence. Ce projet devrait se concrétiser à partir de 2020.

Grâce aux roches récoltées par les différentes missions Apollo et les analyses de température et de sismographies, les scientifiques disent qu'il serait très intéressant d'aller observer le ciel depuis la Lune, en particulier depuis un observatoire situé sur la face cachée. Pourquoi ? Parce que la Lune n'a pas d'atmosphère. Le ciel est très noir et on peut observer des objets très lointains que la turbulence de l'air sur Terre rend flou ou que la lumière des ville rend presque invisible. 

La face cachée de la Lune est également à l'abri des ondes émises par toutes les radios et TV de la Terre. La Lune intéresse donc avant tout les astronomes et les radioastronomes qui pourront photographier le ciel et écouter les sons de l'espace beaucoup plus facilement que sur Terre sans craindre les parasites.

Pour étudier sérieusement la Lune et profiter de tous ses avantages il faut s'y installer en permanence. Dans quelques années, des astronautes vivront tout le temps sur la Lune en petit groupe. Les équipages feront régulièrement la navette avec la Terre pour remplacer les équipes en place. 

La future base lunaire sera sans doute à moitié enterrée afin de la protéger des chutes de météorites mais également des écarts de température. Une partie des matériaux de construction comme le béton seront fabriqués sur la Lune à partir de matériaux lunaires tandis que l'oxygène nécessaire pour respirer sera extrait des roches lunaires. 

Quant à l'énergie, le Soleil éclairant la Lune en permanence, il suffira de placer de grands panneaux solaires pour produire de l'électricité. Une autre solution plus facile à utiliser consiste à utiliser des piles atomiques.

Selon les projets de la NASA, voici à quoi devrait ressembler une base lunaire d'ici 20 ou 30 ans. Il est toutefois probable que les scaphandres autonomes seront plus légers. Les astronautes bénéficieront également des techniques les plus modernes (informatique) pour les aider à travailler et à prendre des décisions.

Une fois sur la Lune les scientifiques s'occuperont de leurs projets tandis que les astronautes auront pour mission d'exploiter les ressources naturelles de la Lune : ils vont creuser le sol à la recherche de minéraux, de matériaux de construction et de métaux comme le fer, l'aluminium ou le titane. On trouve également de l'hélium-3 sur la Lune, un gaz inconnu sur Terre qui pourra servir à alimenter les centrales nucléaires du futur.

Seul problème, en creusant le sous-sol lunaire, les astronautes vont soulever beaucoup de poussière et comme il n'y a pas d'air et peu de gravité, les particules les plus légères vont se maintenir au-dessus du sol durant des mois et des années. Si les astronautes creusent de nombreuses mines sur la Lune, au bout de quelques dizaines d'années les scientifiques ne pourront plus observer le ciel qui sera envahi de fines poussières. Et comme sur Terre où nous devons tous faire attention à la pollution, un jour, sur la Lune les astronautes devront arrêter de polluer... C'est pourquoi les agences spatiales en collaboration avec des avocats spécialisés préparent aujourd'hui les règles et les lois qui seront plus tard appliquées sur la Lune.

Prochain chapitre

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