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Excepté
"The RealSky" qui consiste en une compilation de bases de données sur
CD-ROM accessibles à partir de différents logiciels de
planétarium, tous ces
programmes sont capables d'afficher les objets de votre
choix jusqu'à des magnitudes inaccessibles aux télescopes amateurs (21eme
magnitude).
Comme Nova for Windows
pour citer une célèbre application,
tous ces programmes peuvent afficher les trajectoires des satellites
artificiels, des comètes, des astéroïdes et des objets de la ceinture
de Kuiper. En fait ils ne sont limités que par la mémoire de votre
ordinateur et le fait que vous ayez ou non mis à jour vos fichiers de données.
Votre
objet suspect peut également être quelque chose d'inhabituel mais déjà
référencé ci et là depuis quelques jours. Les astéroïdes en
particulier sont probablement les premiers objets que vous confondrez avec
les étoiles. Immobiles devant le champ stellaire pendant des dizaines de
minutes vous aurez besoin d'une carte du ciel précise et en haute
résolution pour les identifier.
Pour
planifier une soirée d'observation des astéroïdes consulter le site Hierarchial
Observing Protocal for Asteroids. Pour être certain d'avoir reconnu un
astéroïde, vous pouvez également vérifier ses coordonnées sur le site du
Minor
Planet Checker ou Minor
Planet & Comet Ephemeris Service du CfA de l'Université
d'Harvard.
Avant
de poursuivre, consulter les annonces récentes faites sur les sites webs
des principales associations spécialisées dans ces activités. Les astéroïdes,
les comètes et quelques autres objets errants sont rapportés auprès de
l'Union Astronomique Internationale, UAI; les
novae et les supernovae également ou auprès de l'American
Association of Variable Stars Observers,
AAVSO, ses représentants étrangers ainsi que sur le site de l'International
Supernovae Network, ISN.
Enfin,
vous ne découvrirez jamais de nouvelle nébuleuse ou une galaxie
éloignée car elles sont probablement toutes cataloguées jusqu'à bonne distance
- quelques nébuleuses sont cachées ou sont
tellement difficiles à trouver dans les champs stellaires ou les nuages
de poussières que seuls les plus puissants télescopes ont une chance de
les débusquer. Pour les galaxies, la question n'est même plus entre les
mains des amateurs ni même des observatoires au sol mais plutôt une
affaire réservée aux grands observatoires spatiaux.
Maintenant,
avec toutes ces données en main vous pouvez connaître avec certitude
l'origine de votre objet suspect.
A
télécharger : PIXY
System 2
Logiciel
gratuit
pour vous aider à identifier tout objet suspect
2°.
Ayez
confirmation de votre observation
Une
fois votre observation confirmée sur le "papier", je veux dire
que l'objet que vous avez trouvé n'est pointé NULLE PART, prenez le
temps d'obtenir une confirmation in situ. Si vous êtes membre d'une
association d'astronomes amateurs contacter un ami bien équipé et
expérimenté pour vous aider à valider votre observation.
Parfois
ce travail ne peut être complété en raison des conditions
météorologiques. Aussi n'hésitez pas à contacter le responsable d'une
association étrangère qui pourrait confirmer votre observation sous des
cieux plus cléments. Aujourd'hui grâce au courrier électronique et les
services vidéos, Internet est la façon la plus rapide de contacter une
personne aux antipodes pratiquement à la vitesse de la lumière.
Si
vous voulez être le découvreur d'un nouvel objet vous devez être le
premier à confirmer la nouvelle. Grâce à Internet en moins de 6 heures
vous pouvez avoir votre réponse. Utilisez la lente rotation de la Terre
pour prévoir les meilleurs endroits où les amateurs pourront confirmer
votre observation. Regardez d'abord derrière vous là où fait encore
nuit.
Imaginons
que vous observiez un phénomène tard dans la nuit en Europe (23h GMT).
Au lieu d'aller dormir vous faites une première vérification et vous
envoyez une requête de confirmation à un ami américain ou canadien à 4h du matin (TZ GMT-5
sur la côte Est or TZ GMT-8 sur la côte Pacifique, il fait donc nuit sur
tout le territoire des USA, Hawaii excepté). N'appelez pas votre ami
japonais ou australien parce qu'il ne pourra pas confirmer votre
observation avant dix bonnes heures, lorsqu'il fera localement nuit (le
Japon se trouve à TZ GMT+9. D'un autre côté le Japonais pourra vous
demander de confirmer son observation).
Avec
un peu de chance votre correspondant pourra chercher votre objet suspect
immédiatement et vous répondre avec tous les détails nécessaires
quelques heures plus tard, dans les premières lueurs de l'aube en Europe.
Notons
que si vous disposez d'une licence radioamateur
et d'une bonne antenne Yagi HF, la procédure est encore plus simple car
après avoir envoyé votre email à votre correspondant vous pourrez
également discuter avec lui par la voie des ondes. En quelques minutes
vous pourrez obtenir votre confirmation, d'autant que certains sont soit
astronomes professionnels soit proches de ce milieu. Un certain nombre d'astronomes
amateurs sont en effet radioamateur. Si cela vous intéresse,
j'ai dressé la liste de quelques dizaines de radioamateurs passionnés
d'astronomie, c'est la liste des "Hams
in the Sky" que je mets régulièrement à jour tant elle
intéresse les amateurs concernés. Et même si la propagation vous empêche d'établir un contact
avec l'un d'entre eux il reste toujours Echolink qui exploite le
protocole
Voice-over-IP par Internet interposé ! Mais cela est autre débat.
L'idéal
est de trouver un correspondant ayant accès à un observatoire public ou
professionel immatriculé auprès de l'UAI, tel l'Observatoire
du Cégep ou du Mégantic
au Québec, ce qui lui assure un statut quasi professionnel et une plus
grande crédibilité.
Ensuite
il
y deux possibilités. Votre observation n'est pas confirmée. Dans ce cas
vous pouvez demander une nouvelle requête à votre ami situé du
"côté obscure" de la Terre, cette fois au Japon ou en
Australie. Envoyez-lui votre courrier électronique aussitôt que
possible, au plus tard en début d'après-midi. Demandez-lui d'utiliser le
même instrument que vous (ou au moins le même grossissement) ou qu'il
suive la même procédure pour enregistrer l'image et la corriger. Bien
sûr tout instrument plus puissant est recommandé (télescope de 400 mm
et plus). Envoyez-lui par e-mail des copies d'écran ou n'importe quel fichier
montrant votre objet suspect parmi les étoiles afin qu'il ait des points
de repères. Compléter votre courrier avec toutes les explications que
vous jugerez nécessaires sur l'objet concernant sa magnitude, son
déplacement éventuel, etc.
Certains
amateurs sont également en relation avec des astronomes professionnels ou
ont souscrits à des maillists dédicacées. C'est une méthode très
efficace pour recevoir immédiatement la confirmation d'une découverte.
Si
ce n'est pas le cas et que votre objet a disparu ou est bien pointé dans
certains catalogues, vous avez perdu votre nuit, mais en contrepartie vous
avez acquis de l'expérience. Rappelez-vous qu'il existe peu d'amateurs
capables de découvrir plusieurs nouveaux objets célestes chaque année.
Etre le premier est une tâche qui demande beaucoup de rigueur et de
motivation dans laquelle les professionnels sont aussi vos concurrents...
(les professionnels découvrent en général les nouveux objets deux mois
avant les amateurs...).
3°.
Envoyer votre observation
Si
vous avez franchi toutes ces étapes avec succès, si votre ami
expérimenté vous rappelle et confirme vos suspicions, félicitations,
vous avez probablement découvert quelque chose de nouveau !
Sans
hésiter il est à présent grand temps de préparer votre courrier et
d'alerter le CBAT avec la certitude qu'il ne vous dirons pas de nettoyer
vos oculaires ou au pire que vous avez fait une erreur...

Central
Bureau for Astronomical Telegrams
Le
site web du CBAT référencé ci-dessus dispose de toutes les informations
nécessaires à la rédaction d'une découverte potentielle, y compris un
formulaire en ligne et des liens vers d'autres services de contrôle tels
ceux cités plus haut.
Enfin,
le découvreur est responsable du suivi de la confirmation et se doit de
respecter les procédures de reporting telles que définies par le CBAT.
Le fait de suivre ces procédures ne garantit pas que votre observation
sera bientôt une découverte. Mais elle garantit que vous et votre
rapport sont pris au sérieux.
La
prudence en ce domaine est préférable à trop d'empressement. La façon
la plus rapide de gagner une réputation d'excentrique est de soumettre un
rapport incomplet sans prendre le temps d'éliminer toutes les erreurs
possibles d'interprétation et le fait qu'il ne s'agit peut-être pas d'un
nouvel objet. Pire, ce manque de rigueur pourrait réduire à néant la
réputation de la communauté des amateurs, et tout spécialement la
persévérance de quelques amateurs qui font un travail rigoureux en
collaboration avec les professionnels. Soyez prudent.
Bonne
chance !
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