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Le système GPS

GPS TomTom Go 510 (255€).

Comment choisir son GPS (VI)

La navigation embarquée

Il s’agit d’un système de navigation capable de visualiser un itinéraire sur un ordinateur au sens large. Le GPS détermine la position du véhicule et transmet ses données à un ordinateur intégré qui affiche en temps réel la position et la trajectoire du véhicule sur une carte en 2D ou 3D.

Pour des raisons de sécurité, un système de navigation embarquée trouve essentiellement son utilité dans la navigation aérienne et maritime et accessoirement dans le sport de compétition (rallyes) et les expéditions.

Laissons de côté l'usage militaire ou scientifique du GPS pour nous concentrer sur son usage routier et grand public. C'est en effet le secteur où le GPS s'est démocratisé et est devenu aussi banal voire ludique que l'autoradio ou le lecteur MP3.

Que ce soit en ville, à la campagne ou lors d'un voyage, il est parfois très utile de disposer d’un système de navigation pour s'orienter et ne pas perdre son chemin (plus encore de nuit en période hivernale sur des routes de campagne sans éclairage), pour garder la trace de son parcours ou tout simplement pour éviter les embouteillages.

Souvent intégrée dans un seul appareil, un GPS se compose de 3 modules :

- Le récepteur GPS

- L’ordinateur (CPU et mémoire)

- Le logiciel de navigation.

A ce stade, ainsi que nous l'avons expliqué, vous avez le choix entre trois solutions :

- Utiliser un GPS fixe, intégré au tableau de bord (par ex. RNS 510 de VW)

- Utiliser un GPS portable (mobile) alimenté via l'allume-cigare du véhicule (par ex. TomTom)

- Utiliser un GPS relié à un appareil mobile ou un ordinateur portable (par ex. Terratrip).

Progrès oblige, ces systèmes deviennent de plus en plus compacts et complets et nous sommes loin du temps où le conducteur ou le copilote avait uniquement recours à des cartes numérisées et devait faire le point à l'arrêt.

Usage routier du GPS

Si vous ne roulez que sur les routes balisées et faites du tourisme, un GPS intégré au véhicule ou sa version portable vous conviendra. Mais le choix étant pléthore vous serez vite confronté à deux questions : quelle marque et quel modèle choisir ?

GPS Panasonic Strada CN-GP50N équipé d'un écran TFT tactile de 5", soit 320 x 240 mm (289€).

Si vous choisissez un GPS portable, aujourd'hui TomTom est largement en tête des ventes avec 55% des parts de marché, suivi loin derrière par Mio qui détient 15% des parts de marché et par Garmin qui détient 14% des parts de marché, les 16% restants étant partagés par ViaMichelin et les autres marques. Ayant choisi votre marque de GPS, reste ensuite à bien choisir le modèle ainsi que ses éventuels accessoires. On y reviendra.

Aujourd’hui, le système GPS intégré au tableau de bord est d'abord proposé sur des voitures de moyenne ou haut de gamme (>30000€) ou sur des séries limitées réservées aux professionnels. Il est alors proposé avec un "pack" comprenant la climatisation électronique, l'autoradio-CD et parfois l'ordinateur de bord. L'écran peut-être noir et blanc, rouge ou en couleurs.

Toutefois, à l’occasion d’une promotion, le constructeur peut proposer un système GPS intégré pour un euro symbolique pour la plupart des autres modèles de véhicules.

L’avantage de la solution intégrée est qu'elle évite d'avoir des accessoires et des câbles sur le tableau de bord.

Deuxième avantage, sur certains véhicules (BMW, Mercedes) le GPS peut-être relié à Google Maps.

Troisième avantage, cette solution est quasiment inviolable car sur les modèles haut de gamme le dispositif peut-être caché sous un volet lorsque le conducteur quitte son véhicule.

Le principal inconvénient de cette solution est son prix : un GPS intégré au tableau de bord se vend plus de 1000 € (comprenant souvent l'autoradio-CD et la climatisation). Mais il est parfois vendu 3 ou 4 fois plus cher quand il ne fait pas partie d'un "pack" et considéré comme une simple option ou s'il fait également fonction d'ordinateur de bord.

Le deuxième inconvénient est qu'une mise à jour des cartes ou une panne nécessite un retour au garage, un véhicule indisponible et beaucoup de frais.

Le dernier inconvénient est que le GPS est fixé à demeure dans la console centrale et convient avant tout au conducteur qui emprunte les routes balisées d'Europe, des Etats-Unis, de Russie, d'Australie ou du Japon notamment car toutes les régions du monde n'ont pas été cartographiées et vectorisées ou ne sont pas disponibles sur les CD ou DVD proposés par Here (Navteq).

A voir sur YouTube : Audi A8 équipée d'un GPS relié à Google Earth

A gauche, le système de navigation RNS 510 (1020€ sous forme de pack) intégré au tableau de bord des VW Touran et Eos. Pour ce prix, la console comprend un système GPS, une climatisation électronique, une radio/CD et un lecteur MP3/WMA et peut optionnellement afficher graphiquement le pilote (aide) de parking. A droite, depuis 2010, le système GPS Wi-Fi installé dans l'Audi A8 utilise soit Goggle Earth soit un système de cartographie standard. Les processeurs équipant ce GPS sont fabriqués par Nvidia Tegra. Cette solution très performante aux effets visuels étonnants revient à 4000 € (Hot-Spot Wi-Fi 3G à 1000€ et GPS de la marque à 3000€ complété par un disque dur) plus l'abonnement à Internet. Il est probable que cette solution GPS/Wi-Fi sera bientôt proposée sur des voitures de milieu de gamme.

Finalement, entre le GPS mobile ou le modèle intégré au tableau de bord, que choisir ? C'est avant tout une question de prix, de goûts personnels et d'usage. Si vous roulez assez peu et parcourez souvent les mêmes trajets, choisissez plutôt un modèle portable bon marché et investissez la différence dans d'autres accessoires.

Ainsi que nous l'expliquerons, le logiciel de navigation peut vous aider à faire le bon choix. En effet, étant donné qu'il dépend du constructeur du GPS, ses performances et la quantité de détails affichés dépendront de chaque fabricant.

L'usage sportif du GPS (rallyes)

Dans le cas d'un rallye, étant donné les enjeux commerciaux, on parle d'un usage sportif professionnel. La navigation par satellites s’effectue soit à l’arrêt soit en roulant. Dans ce cas, soit votre sponsor vous fournit le matériel (le GPS, le calculateur, l'antenne extérieure et des cartes de navigation numérisées) soit vous construisez vous-même votre solution modulaire à moindre coût et sur mesure (mais dans ce cas vous devez étudier le marché et choisir votre équipement seul, effectuer tous les branchements dans l’habitacle vous-même, au risque de le transformer rapidement en “usine à gaz” si vous n'êtes pas du métier).

Si la navigation se fait à l’arrêt, généralement cela signifie que l'on a soi-même ou son partenaire préalablement encodé des points de repères, des routes et autres “waypoints” et qu'ils ont été téléchargés d'un ordinateur vers le système GPS avant la course ou l'excursion.

Si on réalise la navigation tout en roulant, cela signifie qu'on utilise un système GPS autonome relié à un ordinateur portable muni de toutes les cartes nécessaires.

GPS Garmin 120 XL associé à un ordinateur Terratrip (lecteur de road book et calcul de distances) destiné aux baroudeurs et autres fans de rallyes.

Dans le premier cas, c’est à la fin de l’étape que l'utilisateur pourra seulement télécharger la trace ou la route sur son ordinateur puis recharger les données de la course du lendemain, et ainsi de suite. Dans le second cas, le GPS permettra à l’ordinateur de visualiser en temps réel la position du véhicule, la distance à parcourir, les temps intermédiaires et d’enregistrer les “waypoints” sur une carte vectorisée ou numérisée.

Dans sa version la plus élaborée (expéditions en 4x4 ou à moto à titre privé) ce n’est pas une entreprise à la portée de tout un chacun mais à réserver aux passionnés de randonnées ou d’aventures. Car ici le matériel, souvent blindé, souffre autant que le pilote qui doivent tous deux s'adapter à des conditions environnementales parfois hostiles (chaleur, sable, humidité, vibrations, etc) qui ne laissent rien ni personne indifférent. 

Le principal inconvénient de la solution du GPS de rallye est d'être lourde, encombrante et souvent assez onéreuse bien qu'il soit possible de trouver d'anciens modèles de GPS et parfois des PC durcis en occasion. Un tel système de navigation embarquée peut coûter jusqu’à 3300 € environ sans compter l'ordinateur et les accessoires éventuels. A réserver aux professionnels.

Sachant qu'il existe plus d'une centaine de modèles de GPS (il existe déjà plus de 40 modèles autonomes sans compter les modèles retirés du marché), plusieurs centaines de modèles d'appareils mobiles et dix fois plus d'ordinateurs portables, il va sans dire qu'il existe plusieurs centaines de milliers de combinaisons possibles. 

Voici par exemple deux solutions de système de navigation par satellites adaptées aux rallyes et aux expéditions tout-terrain :

1°. Solution adaptée aux rallyes amateurs :

- Récepteur GPS GlobalSat BT-338 pour PDA (chipset SiRF Star III, connexion bluetooth)

- Support “RAM Mount” sur ventouse pour le GPS

- PDA i-mate JAM

- Système d'exploitation Windows Mobile 2003

- Logiciel TomTom Routeplaner ou TomTom Navigator

- Carte routière additionnelle de navigation Navteq ou TeleAtlas copiée sur carte-mémoire MMC

- Alimentation 12V sur l’allume-cigare

- Cable USB pour la synchronisation.

Voir annonce sur Expansys

2°. Solution adaptée à une expédition en Afrique :

- Récepteur GPS Compact Flash GlobalSat SD-502 pour PDA (chipset SiRF Star III, 20 satellites)

- Support “RAM Mount” sur ventouse pour le GPS

- Ordinateur portable Panasonic ToughBook CF-M34 durci (armature en magnésium et étanche)

- Système d’exploitation Windows XP

- Cartographie sur CD-ROM et carte-mémoire CF de 2 GB

- Logiciel TomTom Navigator pour les cartes routières d’Europe

- Logiciel OziExplorer CE pour la navigation en Afrique à partir d’un appareil mobile

- Logiciel Maxsea 10 pour la navigation maritime

- Alimentation 12V sur l’allume-cigare

- Le cable série optionnel GPS-PC et le cable d’alimentation

- Accessoires (casque, micro, support du PC adapté à la voiture, chargeur de batterie, etc).

Le seul inconvénient d'avoir présenté ces solutions est que le récepteur comme l'ordinateur ou les logiciels proposés sont aujourd'hui démodés et se revendent trois ans plus tard à 30% de leur prix, loi de Moore oblige. Certains produits sont toujours en vente, d'autres sont disponibles sur le marché d'occasion. Alors que faire ? Attendre la nouveauté indéfiniment et ne jamais profiter de cet outil ? Certainement pas. Etudiez le sujet quelques semaines ou quelques mois puis achetez votre matériel. Vous allez ainsi acquérir de l'expérience et pourrez en parler autour de vous. Et si nécessaire, d'ici quelques années vous pourrez acheter un nouveau modèle en connaissant beaucoup mieux vos besoins.

Aujourd'hui vous pouvez par exemple remplacer les anciens PDA par des tablettes durcies ou antichocs intégrant une puce GPS.

A lire : Guide Android spécial tablette

Comment la transformer en un navigateur GPS, Softronic, 2014

Les composants d'un système GPS

Après avoir décrit le fonctionnement d'un système GPS et ses caractéristiques, voyons pour finir les différents éléments d'un système GPS et les détails qu'il convient de vérifier *avant* achat. Nous prendrons deux exemples :

- A. Les GPS portables (mobiles)

- B. Les GPS connectés à un appareil mobile/ordinateur.

GPS Garmin StreetPilot 7200 fixé dans un RAM Mount modèle RAM-B-101-G3U (30$). Ce GPS haut de gamme intègre un dispositif TMC, un lecteur MP3 et est capable de lire des livres audios (1600€).

A. Les GPS portables (mobiles)

1 – Le récepteur GPS

Ainsi que nous l’avons dit, le marché des GPS portables est pléthore et en perpétuelle évolution. Il existe plus d'une centaine de modèles portables pour véhicules et randonneurs.

Les modèles d'entrée de gamme déterminent uniquement les paramètres de base (localisation, cap, distance, durée), les modèles plus évolués sont associés à des options de cartographie et de gestion, complétés par des options multimédia. D'un extrême à l'autre le prix peut-être multiplié par 20 sinon davantage.

Par défaut, la plupart des GPS portables pour véhicule sont équipés d'un écran tactile, ils offrent un guidage vocal, une gestion des infos routières (récepteur TMC - Traffic Message Channel - muni de sa propre antenne filaire FM), d'une base de POI et parfois d'un avertisseur de radar. En option, certains modèles sont capables de former le numéro d’un GSM grâce à une liaison Bluetooth (par microondes). Ils peuvent donc également communiquer avec un appareil mobile ou tout périphérique supportant cette connexion.

Les GPS peuvent capter et gérer 8, 12 ou même 20 satellites NAVSTAR. En fait, on parle de récepteurs GPS à canaux séquentiels, parallèles (multi-canaux) ou multiplex. Les plus complets (parallèles ou multi-canaux) acceptent également une antenne extérieure (long fil ou radôme), différents types de connexions et acceptent plusieurs protocoles de corrections dont DGPS et WAAS.

A l'heure actuelle, les GPS les plus perfectionnés sont équipés d’un chipset SiRF Star III qui leur permet de capter le signal des satellites même dans des conditions difficiles (derrière un pare-brise athermique, entre des buildings, voire dans une maison) et d'un altimètre intégré.

Depuis octobre 2009 il existe un nouveau chipset SiRF Star IV, également baptisé "SiRFprima" par le constructeur. Il est capable de gérer 64 satellites et est compatible GPS et GALILEO. Mais à l'heure actuelle très peu de GPS l'utilisent. Il existe également une version simplifiée et meilleur marché baptisée SiRF Atlas IV.

Notons que les modèles plus anciens de la génération SiRF Star II perdaient le signal et manquaient de précision lorsque la propagation devenait difficile et que le récepteur se déplaçait lentement (à pied). En revanche, ils retrouvaient leurs performances en voiture. Toutefois, certains appareils mobiles et notamment les PDA/GPS bas de gamme équipés du SiRF Star III ne sont pas mieux lotis : le modèle AIRIS T620 par exemple auquel est consacré un forum ne peut effectuer un fixe qu'à l'arrêt et prend 5 minutes au minimum ! De tels produits devraient être retirés du marché (ce qui ne taddera pas vu leur vestusté).

2 – L'écran

L'écran étant l'interface via lequel vous communiquez avec le GPS, que vous regardez périodiquement, que ce soit de jour comme de nuit, parfois même en plein soleil, il est essentiel qu'il soit ergonomique, de très bonne qualité et le plus complet possible.

L'écran d'un GPS portable pour véhicule mesure généralement entre 3.5 et 5" (contre 2.7" à 3.5" pour un GPS de randonnée de la taille d'un GSM) et doit être tactile pour la facilité qu'il procure. Il doit présenter une taille suffisante, ni trop petite qui rendrait les options, les boutons ou les détails trop difficiles à accéder ou trop petits à lire, ni trop grand pour ne pas être encombrant ou difficile à placer entre le pare-brise et le tableau de bord.

Le GPS TomTom XL Europe 31T (240€) et son système incorporé de ventouse.

L'écran doit présenter un taux de rafraîchissement des cartes (de génération de l'image) le plus élevé possible et d'au moins 4 Hz (à ne pas confondre avec le taux de rafraîchissement du balayage de l'écran qui est d'au moins 50 Hz sinon deux fois supérieur et qui affecte la stabilité de l'image). 

Le rafraîchissement des cartes consiste en une interpolation de la position du véhicule à partir des données fournies par les satellites. Ce processus demande des calculs et prend du temps. Plus le traitement est rapide, plus rapidement le système pourra afficher les données à l'écran. Ce temps de calcul est représenté par une image fixe, un temps d'arrêt du rafraîchissement qui, s'il est trop long, rend les mouvements saccadés, à l'image d'un jeu vidéo tournant sur un ordinateur trop lent. 

On comprendra aisément que plus le taux de rafraîchissement des cartes est élevé (jusque 10 Hz actuellement), plus la mise à jour de la position du véhicule et donc les mouvements sembleront fluides, rendant la lecture plus agréable.

L'écran doit disposer d'un haut-parleur intégré dont les qualités sonore et vocale doivent vous plairent car vous allez l'entendre souvent...

Le logiciel doit vous permettre de régler le volume, de choisir une voix d'homme ou de femme et le mode d'éclairage de jour ou de nuit, et parfois même avec plusieurs niveaux de contraste et de luminosité, une fonction très utile pour lire l'écran quand il est exposé en plein soleil ou inversement pour réduire sa luminosité afin qu'il ne vous éblouisse pas la nuit (autant de fonctions qui manquent souvent sur les modèles d'entrée de gamme). 

L'écran doit enfin être traité antireflet et ne pas être sensible aux rayures (notamment par les ongles).

3 – Le support

Mis à part les GPS de randonnée que vous tenez en main et mettez ensuite en poche, le support est un accessoire indispensable si vous utilisez un GPS portable dans un véhicule. Généralement le fabricant du GPS vous propose son propre support, souvent équipé d'une ventouse.

Vous pouvez également choisir un modèle RAM Mount par exemple, qui propose des supports équipés d'un système ingénieux de griffes ou de fixation sur rotule ou encore d’une ventouse qui se colle sur le pare-brise. Le montage se fait en une seconde. Cette ventouse résiste aux secousses les plus violentes. RAM Mount propose également des supports pour les GSM et les ordinateurs portables y compris pour les camions, les motos et les vélos.

A consulter : Test de support de voiture pour GPS TomTom (Tomtomax)

Visitez le site de RAM Mount.

De son côté, Touratech propose plusieurs modèles de support à visser sur le tableau de bord ou le guidon des motos et des vélos.

4 – Le logiciel de navigation pour GPS

Chaque GPS est livré avec son propre logiciel (combinant l'acquisition des satellites, la gestion des cartes et des menus). Vous n'avez donc pas à vous en préoccuper si vous achetez un GPS portable ou intégré à votre véhicule. La question concerne avant tout les propriétaires d'appareils mobiles et autres micro-ordinateurs connectés à un GPS.

Logiciel "G-Map for iPhone" proposé par Xroad pour l'iPhone 3G.

Dans l'absolu, à l’image de la pléthore de GPS, il y a également de nombreux logiciels de navigation : Garmin MapSource, Magellan Mapsend, Navigon MobileNavigator, TomTom Navigator, OziExplorer, TTQV Touratech, Fugawi, CompeGPS, Bayo CartoExploreur, Bayo PhotoExplorer, Google Earth, Destinator PN, ViaMichelin Navigation et MapSonic, Alturion, etc.

Tous ces logiciels exploitent en réalité un nombre restreints de cartes de navigation. En effet, pratiquement tous les développeurs utilisent des cartes vectorielles élaborées soit par Tele Atlas devenu TomTom en 2007 (Mio, Navman, ViaMichelin, qui propose également ses cartes à Mappy, PagesJaunes, Google, etc) soit par Navteq (Garmin, Magellan, etc). Notons que certains développeurs tirent profit des deux sources (Navigon, Route 66 et TomTom par exemple).

Le plus important est de vérifier la langue de travail du logiciel. Tout bon GPS doit être multilingue et parler français notamment, avec une voix personnalisable. 

La diction est généralement très claire bien que sur certains modèles la prononciation des nombres soient un peu saccadée (Garmin Nüvi) ou l'accent de la voix féminine assez prononcé (modèle intégré de la Citroen C5).

Dans les pays où coexistent plusieurs communautés linguistiques (en Belgique, à Bruxelles notamment), vérifiez également que les informations routières s'affichent bien dans votre langue (donc en français par exemple). En effet, en 2008 il est arrivé sur des voitures haut de gamme de Skoda (base VW) que le logiciel de Navtek ne respectait pas les langues et mentionnait par exemple tous les noms de rue en néerlandais, y compris dans les communes francophones ! Devant les plaintes des clients, l'importateur de Skoda a exigé une correction du logiciel auprès de Navtek.

Vérifier ensuite que vous utilisez bien les dernières versions des cartes routières. Il serait dommage de faire des kilomètres pour s'apercevoir que le raccourci a disparu ou mêne à un cul-de-sac. Les mises à jour sont toutefois facturées (moyennant une inscription au service du fabricant), même si vous téléchargez vous-même les fichiers par Internet et les installez dans la carte Flash du GPS.

Tele Atlas (TomTom) couvre à ce jour plus de 200 pays (contre 73 pour Navteq) et dispose dans ses bases de données de plus de 30 millions de POI (des points remarquables ou “Points of Interests”) à travers le monde. Leurs cartes sont utilisées par plus de 80% des constructeurs de GPS et par les principaux constructeurs automobiles : Audi, BMW, Ford, Mercedes, Peugeot, Renault, VW, etc. 

Le logiciel MapSonic de ViaMichelin. Il est plus rapide et plus précis que ses concurrents. La vue 3D en altitude est aussi avantageuse lorsque la carte est très chargée.

Utiliser les cartes d'un fabricant ne signifie pas que les données seront affichées de la même manière sur tous les GPS exploitant ces cartes. TomTom par exemple vend ses cartes à VW et Mercedes. Mais leurs GPS respectifs intégrés au tableau de bord ne présentent pas du tout les menus et les détails des cartes de la même manière qu'un GPS portable TomTom Go par exemple. En fait, chaque constructeur automobile fabrique son système de navigation et personnalise son logiciel. En général les GPS intégrés présentent un affichage moins complet que les modèles portables.

Notons que TomTom utilise un nouveau système cartographique baptisé "Mapshare" qui permet à tout propriétaire d'un GPS TomTom de modifier les cartes numériques existantes pour leur ajouter des sens interdits, voire pour créer des chemins inexistants ou modifier leur tracé. Ce n'est sans doute donc pas sans raison que TomTom a racheté Tele Atlas pour éviter de le concurrencer et afin d'aboutir plus rapidement à ce qui deviendra peut-être un standard.

Quant aux logiciels de navigation pour appareils mobiles et ordinateurs, certains tournent exclusivement sur PDA, sur smartphone, sur PC et UMPC, d’autres sur ordinateurs et appareils mobiles mais les versions adaptées à ces derniers sont encore peu nombreuses (OziExplorer et Fugawi notamment). Il existe toutefois des utilitaires, notamment chez OziExplorer, permettant de convertir des cartes pour PC au format des appareils mobiles.

Dans leurs fonctions de base, tous les logiciels de navigation offrent une représentation dynamique du parcours et généralement les mêmes caractéristiques jusqu’au niveau de détails (zoom), la planification des routes ou la recherche d’une adresse. Ils se différencient toutefois dans leurs conception, leur représentation (2D ou 3D avec ou sans élévation) ou leurs options.

Tous les GPS portables pour véhicule sont équipés d'un haut-parleur pour les indications vocales mais peu de modèles sont équipés de commandes vocales (pour la sélection des menus du GPS ou pour la fonction main  libre du GSM relié par Bluetooth). Dans ce cas, la sélection passe par l'écran tactile et parfois par des boutons (peu pratique).

Les logiciels de navigation se démarquent encore plus les uns des autres lors d'une mise à jour. Lors d'un écart vis-à-vis du cap à suivre, le logiciel MapSonic de ViaMichelin par exemple réagit quasi instantanément alors que ses concurrents mettent parfois plus de dix secondes pour donner une nouvelle route.

En général, l'usager n'a pas conscience de cette lenteur d'exécution ou de ce manque de fluidité car il n'utilise qu'un seul GPS à la fois et regarde plus souvent la route que son GPS. C'est pourquoi il est recommandé à tous les utilisateurs potentiels de GPS de bien s'informer et de consulter les comparatifs *avant* d'acheter un GPS ou un logiciel de navigation pour appareils mobiles.

Les logiciels les plus complets proposent une cartographie vectorielle détaillée et bien adaptée tant à la circulation autoroutière qu’au sein des villes. Garmin, TomTom et ViaMichelin pour n'en citer que quelques uns, vous permettent de rejoindre sans difficulté une destination en tenant compte des sens uniques et du sens giratoire des ronds-points, et ce partout dans le monde, la société Tele Atlas se faisant un devoir de tenir ses cartes à jour en envoyant des conducteurs en repérage aux quatre coins du monde.

A consulter : Free GPS software and maps

Présentation du logiciel TomTom Navigation v1.2 (2002)

Comparatif entre TomTom Navigator et MapSonic de ViaMichelin

A gauche, le PND Nokia 330 Auto Navigation. A droite, le GPS ViaMichelin Navigation X-950 à écran tactile complété par des boutons. Il dispose d'un module TMC et en option d'un avertisseur radar. Sa base de POI comprend une sélection du Guide Vert (touristique) et du Guide Michelin (restaurants).

Actuellement Tele Atlas travaille sur la prochaine génération de cartes vectorielles, des cartes en 3D capables de reproduire à l'écran ce que le conducteur voit derrière son volant, c'est-à-dire une image réaliste tenant compte de l'élévation des bâtiments et de l'effet de perspective. Ce que nous connaissons déjà sur les simulateurs tournant sur PC et les consoles de jeu, arrivera bientôt dans nos voitures, et ce ne sera plus de la simulation !

Si la plupart des logiciels (Garmin, TomTom, ViaMichelin, Intellinav, etc) exploitent des cartes vectorielles et sont donc capables de vous indiquer la route à suivre en 3D, d’autres logiciels destinés aux rallyes et expéditions (OziExplorer, etc) se contentent de gérer des cartes numérisées et de vous afficher les informations fournies par le GPS (cap, distance, vitesse, waypoint, etc). Les premiers sont utilisés en Europe par exemple, les seconds dans les régions non cartographiées.

Notons que si OziExplorer CE est capable de télécharger des données (waypoints, traces, etc) du GPS vers l'appareil mobile, il ne peut pas charger de données de l'appareil mobile vers le GPS. Pour cela il faut installer le freeware G7ToCE. Bien entendu, ici également les versions des logiciels évoluent sans cesse.

5 – Installation et mise à jour des cartes routières

Une navigation par GPS signifie qu’il faut utiliser des cartes routières vectorielles (ou numérisées). Il s’agit généralement d’images 3D en haute résolution et de grande taille. Elles ne sont donc pas identiques aux cartes que vous pouvez trouver sur Internet (Mappy, Goggle, etc).

Si vous disposez d'un GPS portable, vous devez soit acheter les cartes routières vectorielles du pays concerné (sur CD ou DVD) chez un représentant de la marque soit les télécharger sur le site du fabricant. Vous devez ensuite transférer les fichiers sur la carte Flash de votre GPS. Consultez le manuel d'emploi de votre GPS pour plus de détails. Ainsi que nous l'avons dit, ce service est payant.

Si vous utilisez un GPS intégré au tableau de bord de votre véhicule, vous devrez passer par votre garage ou un concessionnaire de la marque, une solution lourde et très onéreuse car cela dure généralement plus de 15 minutes, sans oublier la tva.

6 – L'alimentation

Comme tout système électronique, le récepteur GPS doit être alimenté en électricité. Un GPS dispose d’une batterie rechargeable et d'un circuit d'alimentation soit incorporé (liaison Bluetooth) soit livré avec un accumulateur externe. 

Certains GPS disposent d'une batterie de secours (backup). Celle-ci réduit le temps du premier "fix". En effet, sans cette batterie de secours le système va toujours redémarrer en mode "cold start".

Tous les appareils portables actuels consomment très peu d’énergie et les GPS ne dérogent pas à cette règle. La dernière génération de GPS est basé sur les chipsets SiRF Star III ou Infineon et des processeurs ARM7. Ils sont alimentés en 2.7V et consomment environ 45 mW en mode veille. Ils présentent une autonomie qui peut atteindre 10 heures, deux fois plus longue que l’ancienne génération.

Tous les GPS portables se relient à l'allume-cigare via un connecteur fourni avec le GPS.

7 – L'antenne extérieure

Comme les GSM, les GPS disposent d'une antenne passive incorporée ou parfois extérieure et à déployer (par ex. Garmin Nüvi) ou déportée (genre téléphone satellite Thuraya). L'antenne incorporée suffit généralement pour capter les satellites en terrain dégagé ou dans un lieu urbanisé mais où il y a peu de buildings très élevés. A Bruxelles, Luxembourg ou Paris, l'antenne incorporée est suffisante.

En revanche, sans antenne extérieure, à New-York par exemple, avec certains GPS vous risquez d'avoir des coupures de signal. Pour être efficace l'antenne d'un GPS doit mesurer plus de 25 mm2.

A lire: From dB to S-point : Learn to play with power units

A gauche, antenne externe active (réf. Yakumo AlphaX ou 96024-00) pour récepteur GPS Dell BT-309 ou PNA BM-6300. La longueur de l'antenne peut être de 2 ou 5 mètres. Son gain net varie entre 15 et 30 dBi. A droite, une antenne compacte AML AD410 double fréquence L1/L2 (1227.6 et 1575.42 MHz). Il s'agit d'un radôme (omnidirectionnel) actif exploitant un amplificateur GAsF à faible bruit. Son gain est d'environ 45 dBi. Ce dispositif pèse 1.9 kg et mesure environ 19 cm de diamètre pour 9.4 cm d'épaisseur. Il supporte une pression d'une tonne. Sa base est équipée d'un connecteur N. Elle peut donc être dévissée et mise à l'abri des regards.

Si la réception des satellites ne s’effectue pas dans de bonnes conditions, la plupart des GPS acceptent la connexion d’une antenne extérieure active, c'est-à-dire équipée d'un amplificateur incorporé. Généralement il s'agit d'une antenne filaire magnétique (long fil) ou d'une antenne compacte constituée d'un dipole croisé placé sous un radôme. 

Cette antenne extérieure est parfois nécessaire avec d'anciens GPS fixés contre le pare-brise athermique d’une voiture assez récente. Sur les véhicules plus anciens, le problème ne se pose pas car le pare-brise n'est pas métallisé.

L'utilisation d'une antenne active suppose que celle-ci soit alimentée, d'ordinaire via la prise "VANT" du récepteur GPS ou via un connecteur MMCX ou de type N (dit RG-58).

Si le gain d'une antenne passive est de +3 dBi maximum, une bonne antenne active filaire fournit un gain net compris entre 15 et 30 dBi et jusqu'à 35-45 dBi pour la version radôme compacte, soit un rapport de puissance de 500 à 1000 fois supérieur à celui d'un GPS équipé de son antenne incorporée.

Une alternative consiste à utiliser une antenne qui re-rayonne le signal des satellites à l'intérieur du véhicule via la prise de l'allume-cigare (cf l'antenne filaire Garmin RA-50). A priori il n'y a aucun risque d'affecter la santé des passagers car la puissance rayonnée est trop faible et l'utilisation temporaire. D'une portée de 2 mètres autour de l'allume-cigare, l'antenne s'y branche via un connecteur MMCX. Cette antenne d'intérieur permet aux utilisateurs d'utiliser leur GPS dans un environnement difficile, notamment derrière un pare-brise athermique sans devoir faire de branchement sur leur GPS.

Parmi les fabricants ou représentants citons Garmin, Lowe, GPSW, Laird (ex Centurion), Magellan et AML (radôme) ainsi que certains fabricants de matériel radioamateur dont Icom et de produits pour la marine tels ceux représentés chez Marinesat.

B. Les GPS combinés à un appareil mobile

Venons-en à présent au cas particulier du GPS connecté à un appareil mobile ou un micro-ordinateur. Historiquement, il s'agissait en fait de la première utilisation du GPS combinée à celle d'un logiciel de navigation installée sur un micro-ordinateur. Les années passant, aujourd'hui cette technologie a été miniaturisée et est intégrée dans les smartphones et les tablettes. Dans cette version le GPS mobile est sans nul doute le système de navigation micro-informatique le plus compact.

appareils mobiles i-mate JAM muni de son logiciel de navigation et connecté par liaison Bluetooth à un GPS portable.

Ce système ultralégé et très peu encombrant utilise un système d’exploitation soit propriétaire (Mac OS X, Microsoft Windows CE ou Windows Mobile) soit du domaine public comme Android et accepte des cartes CompactFlash, SD ou MMC. La puissance de leur processeur comme leur résolution sont suffisantes pour la navigation par satellites.

Parmi ses inconvénients, citons que comme tout écran, leur lisibilité devient quasi impossible en pleine lumière et certains anciens systèmes sont encore limités à 256 ou mieux à 65000 couleurs. Si l'appareil ne dispose pas de boutons de contrôle ou d'écran tactile, il faut utiliser un stylet pour accéder aux fonctions. Enfin, certains modèles n'acceptent que les cartes mémoires SD/MMC, d'autres (plus anciens) que les CF.

L'ordinateur portable ou la tablette est bien sûr plus ergonomique et plus versatile qu'un GSM car on peut travailler au clavier (fixe ou virtuel) ou de manière tactile sur les tablettes, les plus complets acceptant généralement plusieurs ports différents (série, USB notamment). Mais il est plus encombrant et beaucoup plus lourd. Il offre l’avantage de disposer de toutes les données, des cartes comme des routes et autres waypoints qu’il vous suffira de télécharger dans le GPS ou vice-versa en temps utile.

En général, un amateur de randonnées occasionnel commencera par acheter un GPS portable voire un GSM avec puce GPS, même en occasion. Mais s’il est passionné par cette activité, il finira au bout de quelques mois ou années de pratique par acheter un ordinateur portable, offrant une meilleure ergonomie, plus de souplesse et un plus grand écran. Dans la foulée il devra acheter un convertisseur d’alimentation.

1 – Les modules et puces GPS pour appareils mobiles

Certains modèles d'appareils mobiles équipés de GPS sont modulables : fournis d’usine avec une connexion souris à fil, on peut par exemple leur ajouter par la suite une connexion Bluetooth. Ainsi que nous l'avons dit, d’autres acceptent un module TMC pour les infos routières, un module vocal ou acceptent le téléchargement de nouveaux POI, sans oublier bien entendu la mise à jour des logiciels (par le port USB, Bluetooth ou une carte-mémoire). 

Bien sûr idéalement rien ne vaut un appareils mobile intégrant une puce GPS comme le font Apple, Samsung ou Nokia parmi d'autres.

2 – Le système de fixation pour GSM et PDA

A l'image de la fixation des GPS, vu la petite taille des GSM et autres PDA, il existe quantité de manières de le fixer dans un véhicule. Ici également, la solution RAM Mount propose un système à visser ou à ventouse particulièrement pratique et robuste. Les solutions proposées par GPSCity, GPSW et Brodit sont aussi très appréciées.

3.  Installation et mise à jour des cartes routières

Si certaines cartes routières sont disponibles sur CD ou DVD dans les pays les plus modernisés, pour les régions non cartographiées (en Afrique, Asie, etc) vous allez devoir scanner vous-même les cartes.

Une image A4 numérisée sur 24 bits (8 bits/couleur) à 150 dpi occupe environ 8 MB, sa taille précise dépendant de la quantité de détails. Mais si la résolution double, le fichier deviendra 4 fois plus volumineux du fait que l'image sera 4 fois plus grande.

Un pays est généralement couvert par une carte routière occupant moins de 512 MB sur disque ou carte Flash. L’Europe occupe généralement plus de 1 GB selon le nombre de cartes et la résolution (1.3 GB dans le logiciel de navigation Navigon MobileNavigator 5)

Si vous utilisez un appareil mobile, vous devez transférer les fichiers fournis par le fabricant (sur CD ou téléchargés) dans la mémoire de votre appareil mobile ou dans son disque dur.

La navigation par satellites dans sa version compacte et allégée (solution smartphone ou PDA, GPS et logiciel TomTom Route Planner).

4 – Les connexions vers un appareil mobile ou un ordinateur

Pour transférer directement les trames NMEA d'un GPS vers un appareil mobile ou un ordinateur portable, la connexion paraît triviable mais malheureusement parfois cette logique est mise à l'épreuve car les connecteurs ne sont pas toujours disponibles sur le appareils mobiles ou directement compatibles et nécessitent soit du bricolage soit des adaptateurs.

A. Connexion GPS – PDA : Un GPS se connecte à un PDA soit directement au moyen d'une connexion Bluetooth soit par un cable "null-modem" DB9F (GPS) / DB9M (appareils mobiles).

Mais parfois, selon le PDA, cette connexion ne suffit pas. Ainsi, en allant du GPS vers un Palm III, il vous faudra successivement le cable DB9F du GPS + un changeur de sexe DB9M/M + un adaptateur null-modem DB9F + le câble "HotSync" DB9M du PDA. Cette solution devient lourde et trop encombrante même si les différents éléments sont de taille réduite.

La compatibilité et en particulier la problématique de la connexion entre le GPS et le PDA est donc une question qui mérite toute votre attention. Pour simplifier cette connectique, portez toujours votre choix sur un GPS et un PDA équipés d'une liaison Bluetooth (comme le sont les GSM). Ce n'est que si vous subissez vraiment des interférences que vous devrez lui substituer une liaison PCMCIA ou même par câble.

La connexion d'un GPS vers un appareils mobiles Palm III est décrite sur le site Macrosoft, celle vers un appareils mobiles Psion sur le site Millican et celle d'un GPS Garmin 45 sur le site PFANC.

B. Connexion PC portable – appareil mobile : Un appareil mobile peut s’utiliser avec un ordinateur portable pour télécharger dans le premier les cartes numérisées, le logiciel de navigation propre au appareils mobiles, les waypoints et les routes. Pour y parvenir, vous devez simplement relier l’un des ports USB de l’ordinateur au port USB de la station de travail ou d’accueil de l'appareil mobile. L’un et l’autre seront vus comme des disques durs externes avec ou sans étiquette (label). Dans les modèles les plus récents, la connexion s'établit par liaison Bluetooth.

C. Connexion GPS – ordinateur portable : Cette connexion est nécessaire si vous utilisez non plus un PDA ou un smartphone mais un ordinateur portable pour charger les waypoints dans le GPS ou pour télécharger du GPS les routes dans votre ordinateur. Il existe au moins quatre méthodes selon le modèle de GPS que vous utilisez : la liaison série (GPS Garmin, Magellan sportack, Meridian, …), USB (GPS Garmin 276, …), PCMCIA (GPS CF GlobalSat BC-337, …) ou Bluetooth (il existe des centaines de modèles)

A défaut de disposer de l’un ou l’autre port, vous devez utiliser un adaptateur série, par exemple un convertisseur DB9F/USB. Le système PCMCIA est le plus simple car il ne nécessite aucun cablage et le GPS est auto-alimenté par l’ordinateur. La connexion d'un GPS vers un PC laptop est décrite sur le site GPSKit. Toutefois, progrès oblige, aujourd'hui le port PCMCIA est en voie de disparition.

A l’heure actuelle les liaisons entre GPS et ordinateur sont assez sensibles à la séquence d’allumage des périphériques. Pour éviter tout blocage, vous devez par exemple suivre la procédure suivante : brancher le GPS (éteint) au port série, PCMCIA ou USB du PC (éteint), allumer le PC, lancer le logiciel de navigation, allumer le GPS.

Quel que soit le système, il faut toujours brancher les périphériques éteints sur un ordinateur éteint et le GPS doit toujours être allumé en dernier lieu. Une séquence incorrecte peut créer un conflit dans l’assignation des interruptions système et imposer un reboot du PC.

Notons que certains logiciels de navigation permettent de configurer manuellement l’assignation des ports pour éviter tout conflit éventuel (en déplaçant par exemple le port COM1 assigné à un GPS CF PCMCIA sur le COM6).

Il est probable qu'avec le temps les nouveaux systèmes d'exploitation prendront de mieux en mieux en charge les différents périphériques et géreront les conflits de manière transparente pour l'utilisateur.

5 – L'alimentation

Un smartphone, une tablette ou un PDA équipé d'un GPS présente une autonomie généralement deux fois inférieure à celle d'un GPS embarqué classique, soit environ 3 heures, bien que la technologie fasse des progrès dans ce domaine.

Si votre GPS est relié à un ordinateur portable, vous devez utiliser un transformateur 12V/15V si vous l’utilisez dans la voiture ou un convertisseur d’alimentation 12V/220V si vous le reliez au secteur (cf Conrad.fr par exemple). Vous pouvez également acheter un convertisseur d’alimentation continu 12V (11-14V) procurant en sortie une tension de 15 à 24 Vcc. Ce dispositif permet d’alimenter un ordinateur portable, un GSM ou d’autres appareils électroniques numériques.

Enfin n’oubliez pas le chargeur adapté à l'allume-cigare. Il est généralement fourni avec le GPS mais c’est une option pour le appareils mobiles qu’il faut acheter séparément.

En guise de conclusion

Comment reconnaître un système GPS performant et fiable ? Si un récepteur GPS portable de randonnée peut se contenter d'afficher vos coordonnées et le cap à suivre en 2D sur une montre-bracelet, l'utilisateur est de plus en plus exigeant et délaisse les systèmes minimalistes au profit des systèmes graphiques performants en haute résolution.

GPS portable TomTom Go 730 (290€) dont l'écran tactile mesure 4.3". Il est équipé de l'Advance Lane Guidance (guidage pour les voies multiples et sorties d'autoroutes), de l'IQ routes, d'un avertisseur de radar, d'un lecteur MP3 et d'un APN. Il peut recevoir un module TMC en option.

Un système GPS développe toutes ses performances lorsque d'une part l'affichage est fluide et les corrections de cap sont rapides et d'autre part lorsque l'utilisateur peut rapidement accéder aux options du menu.

Pour y parvenir il n'y a pas de secret, le logiciel doit être meilleur que celui des concurrents, c'est-à-dire plus rapide, plus complet et plus détaillé. Des boutons ou un menu sur l'écran tactile doit permettre d'accéder directement aux options les plus courantes.

Un récepteur GPS se choisit également en fonction de ses options et de ses accessoires. En effet, s'il est intéressant de disposer d'infos routières et de POI (points d'intérêts) tout au long du parcours, encore faut-il que ces informations soient mises à jour. Le système doit donc permettre d'ajouter de nouveaux POI (téléchargés d'une base de données en ligne ou personnels), d'exploiter les infos routières et facultativement de souscrire à des services annexes parfois payants (localisation des radars, assistance en ligne, etc), d'exploiter un écran haute définition, des "skins" personnalisés ou encore pouvoir tirer profit d'une installation automatisée pour les mises à jour des logiciels.

Un GPS, qu'il soit portable ou intégré au véhicule est un appareil électronique. Cela signifie qu'il tombe sous les effets du vieillissement des composants, de la loi de Murphy ("la tartine tombe toujours du côté confiture"...) et de celle de Moore.

Comme les GSM ou les APN, à force de l'utiliser, un jour ou l'autre votre GPS va tomber en panne, des pixels vont rester brillantes ou il affichera des erreurs système, un bouton du menu ne répondra plus ou la carte Flash sera défectueuse. Malgré un contrôle qualité sévère, à un degré ou un autre toutes les marques sont confrontées à ce chaos ambiant. Pour limiter ces aléas il est prudent de choisir votre GPS et ses accessoires parmi les meilleures marques, dont la qualité des produits est avérée depuis plusieurs années.

Mais ne vous fiez pas aux conclusions des revues de produits de l'année passée pour choisir le produit que vous allez acheter dans les prochaines semaines. L'année passée certains logiciels de navigation par exemple ont pu être mal côtés alors que cette année-ci la nouvelle version du logiciel affiche des résultats au-dessus de la moyenne.

GPS Navigon TS 7000Te à écran tactile 16/9 de 4.3" (280€). Il est équipé d'une cartographie Navteq. Il est parfois vendu avec des POI comprenant la liste des radars.

Il faut également s'entendre sur les tests effectués par les magazines et leur signification : ce n'est pas parce qu'un logiciel est considéré par les critiques comme un "flop" pour la "précision du guidage" ou le "confort global" qu'il ne dispose pas d'un graphisme original, qu'il n'est pas rapide à réagir lors d'un changement de cap ou qu'il ne tient pas compte de la vitesse réglementaire de la circulation ou du sens giratoire des ronds-points.

Si les tests comparatifs vous donnent certaines idées des performances du produit que vous convoitez ou des points à vérifier, essayez également d'obtenir l'avis des utilisateurs et de tester le produit chez l'importateur ou un représentant de la marque.

Enfin, un produit s'achète en fonction de la réputation du fabricant et de la qualité de son service après-vente, notamment de son aptitude à résoudre rapidement un problème technique, qu'il soit hardware ou software. Sur ce point tous les fabricants ne sont pas égaux et d'autant plus si vous utilisez votre GPS avec un appareil mobile ou un ordinateur : le vendeur d'un excellent logiciel de navigation peut avoir la réputation de vendre des récepteurs GPS moins fiables que ses concurrents. Inversement, la bonne réputation d'un fabricant de récepteur GPS ne garantit pas qu'il vend des logiciels aussi performants que ses concurrents ou qu'il propose un support en ligne sur ses produits.

Un bon conseil, consultez toujours les magazines, les forums ainsi que les comparatifs *avant* de porter votre choix sur une solution. D'autres amateurs l'ont peut être déjà expérimentée et connaissent ses points forts comme ses faiblesses. Acheter un produit et demander ensuite sur un forum "ai-je fait le bon choix" est une question que vous auriez dû poser avant de l'acheter !

Que vous souhaitiez acheter un GPS portable, un GSM muni d'une puce GPS ou simplement étudier la question, le forum GPS Passion reste une référence. Il est également conseillé de lire les comparatifs établis par Clubic, CNET France, GPSinformation.net, Le Guide, Orbitica et PDA France parmi d'autres sites consacrés à l'informatique et aux appareils mobiles. Vous trouverez les prix dans les boutiques en ligne tel que Info Moins Cher, Kelkoo, Monsieur Prix, Topachat, etc.

Premier piratage des GPS

A l'occasion de la convention DefCon sur le pirate informatique qui s'est tenue du 3 au 5 août 2007 à Las Vegas, Andrea Bariani et Daniele Bianco, deux experts en sécurité informatique, ont expliqué qu'il existe un moyen pour des pirates informatiques de s'immiscer dans le logiciel des GPS pour afficher des informations erronées aux automobilistes.

Les systèmes GPS vulnérables sont ceux équipés de la technologie RDS (Radio Data System) qui permet aux stations de radio de la bande FM d'inclure des informations sur le trafic routier dans les transmissions des données des systèmes de navigation par satellites.

Selon les experts, il est désormais possible de pirater le système RDS. Andrea Barisani et Daniele Bianco ont trouvé une méthode pour envoyer aux systèmes de navigation par satellites de fausses données de trafic. "Si nous pouvons le faire, n'importe qui en est capable", a affirmé Barisani.

Les deux experts ont réussi à envoyer des messages faisant croire aux automobilistes que la route qu'ils devaient emprunter était fermée en raison de mauvaises conditions météo, d'une alerte à la bombe, voire qu'elle était bloquée en raison d'une corrida. L'outil qui leur permet de pirater les données RDS a une portée dans un rayon de 16 km. Leur technique permet de diffuser des messages d'alerte dans tous les systèmes de navigation par satellites.

Ces programmes ne sont pas sécurisés, ont fait remarquer les experts. "On peut semer des mines sur l'autoroute, faire croire à un bombardement imminent, à une catastrophe aérienne, à des attaques terroristes sans fin, bref créer la sensation que la troisième guerre mondiale est arrivée", a affirmé Barisani, qui est également responsable des questions de sécurité auprès de la société de conseils Inverse Path

"Le problème est que les gens croient instinctivement à ces messages", a-t-il précisé. "On s'inquiète de savoir si son ordinateur personnel est victime d'un virus mais on n'imagine pas que cela arrive dans votre voiture", a-t-il ajouté.

Les chercheurs ont invité les conducteurs à ne pas réagir instantanément s'ils reçoivent un message tout à fait inhabituel et à consulter les services d'informations classiques avant d'agir. Bref, gardez toujours votre esprit critique.

Qui conduit la voiture, vous ou le GPS ?

Si un GPS vous fournit une assistance routière qui est toujours la bienvenue, vous devez toujours garder à l'esprit que c'est vous qui êtes derrière le volant et décidez dans quelle direction aller !

GPS embarqué posé dans une fixation Brodit. Ce n'est pas votre GPS qui conduit mais celui assis à sa gauche !

En effet, le GPS étant un outil moderne, à la pointe du progrès, se présentant à vous avec une voix bienveillante diffusant des informations tout à fait crédibles, chacun à tendance à lui faire confiance aveuglement.

Il arrive quelquefois que le conducteur s'en remette entièrement au GPS plutôt qu'à la signalisation routière, se retrouvant sur des voies sans issues ou en travaux ou se rendant compte trop tard qu'il s'est engagé dans un sens interdit, au point de provoquer des accidents. 

Ainsi, en 2004, un conducteur de 78 ans a pris au mot le message de son GPS lui proposant de "faire demi-tour dès que possible". Engagé sur l'autoroute Metz-Nancy, il n'a pas hésité à le prendre à contre-sens ! Une situation similaire s'est produite en 2003 sur une bretelle d'accès, face à une brigade de police.

A ce moment là, ne dites surtout pas au policier de la route "c'est pas moi, c'est le GPS", cela ne ferait qu'aggraver votre cas !

Rappelez-vous que vous devez toujours rester maître de votre véhicule, analyser la circulation, garder l'esprit critique et ne jamais vous fier totalement aux informations de votre GPS, d'autant moins quand on sait qu'il peut être la cible des pirates. Si le GPS vous apporte une aide à la navigation, c'est toujours vous qui avez le pouvoir de décision et conduisez !

Quelques conseils pratiques d'utilisateur

- La toute première fois que vous allumez votre GPS, encodez d'abord votre domicile (c'est sans doute la première chose que vous demandera votre GPS).

- Encodez votre destination ou toute information utile dans votre GPS avant le départ ou en étant à l'arrêt. N'hésitez pas à mémoriser des "points d'intérêts".

- En voyage, n'hésitez pas à procéder à une simulation du parcours pour mémoriser les endroits clés des changements de directions

- N'ayez pas peur de rater un embranchement (mais il ne faut pas en abuser dans les endroits peu urbanisés!), votre GPS recalculera immédiatement votre parcours en fonction de votre nouvelle position.

- Regardez surtout la route et écoutez votre GPS d'une oreille. S'il est très déporté sur la droite (sur la console centrale), ne le regardez que d'un oeil et pas trop longtemps au risque de vous distraire de la conduite.

- Evitez la fonction zoom qui ne vous permet pas d'anticiper la direction à prendre. Une vue générale à 300 mètres (dans les circuits sinueux, en ville) ou 500 mètres (en dehors des agglomérations) est suffisante, le GPS vous avertissant de toute manière suffisamment tôt à l'avance d'un changement de direction (à condition de ne pas rouler trop vite).

- Ne laissez pas votre GPS ni non support visibles dans votre véhicule en votre absence.

Une révolution qui roule

Ainsi qu'on le constate, la plupart des systèmes GPS s’adaptent facilement à la voiture ou à la moto et ne prennent pas plus de place qu'un agenda ou un appareil photo. Certains modèles sont tellement compacts (la taille d'un GSM) qu’ils s’adaptent même aux vélos et sont utilisés par les randonneurs à pied.

Si le GPS était au départ le "cadeau d'affaire" favori des commerciaux ou des managers (et le reste encore), aujourd'hui chacun souhaite l'utiliser en complément de son agenda électronique ou de son GSM.

GPS Sanyo Gorilla NV-SD580DT (117600¥ ou 1023$). Equipé d'un écran LCD de 5.8" VGA, il peut enregistrer ce que vous voyez. Il est équipé d'un émetteur FM (système VICS), d'un tuner TV, d'un lecteur MP3, d'une carte SD de 2 GB et d'un lecteur de carte SD-Video.

Plus qu'une mode, les utilisateurs reconnaissent l'utilité de cet outil qui attire aujourd'hui toutes les classes sociales. Le GPS se démocratise, il ne touche plus seulement la classe la plus aisée ni même les utilisateurs conventionnels mais toute la société, de l'étudiant au retraité.

Preuve de cet engouement, les récepteurs GPS les plus vendus selon la Fnac et Rue du Commerce coûtent moins de 400 € (TomTom, Navigon, Mio, Garmin, ViaMichelin et Acer) mais plusieurs modèles sont déjà proposés à moins de 200 €.

Cela dit, si vous achetez un GPS intégré au tableau de bord de votre véhicule, rappelez-vous que vous n'avez ni le choix du modèle - c'est celui de la marque - ni du prix qui peut dépasser 3000 €.

Où peut-on acheter un système GPS ? Si en l'an 2000 il fallait se faire conseiller auprès d'un spécialiste, avec le temps, le marché s'est démocratisé et tous les clients potentiels ont eu le temps de s'informer sur les prix et les usages d'un GPS. Aujourd'hui, tous les magasins vendant des produits électroniques (Fnac, Saturn, etc) en proposent et même les grandes surfaces. Que valent-ils ? Ils ne sont ni meilleurs ni pires que les autres puisque dans tous les cas le matériel en panne est systématiquement envoyé chez le représentant ou l'importateur. Concernant les modèles "sportifs", voyez par exemple le rayon randonnée des magasins de sport.

Méfiez-vous également des GPS importés. Avant d'acheter des produits peu représentés en Europe comme le modèle Sanyo Gorilla NV-SD580DT présenté à droite, vérifiez la disponibilité des cartes européennes (Sanyo travaille avec Navteq) et renseignez-vous sur l'entreprise assurant le service après-vente. Vous éviterez ainsi bien des déboires. En effet, si vous consultez les forums - avant achat - vous constaterez que les GPS importés de Chine par exemple (des clônes de marques connues à intégrer au tableau de bord) tombent en panne au bout de 6 mois : problème électronique, etc. Si vous ne les payez pas cher, vous faites en réalité un mauvais calcul car vous allez tout de même devoir racheter un autre modèle dans une boutique proche de chez vous ou chez un webmarchand national. Au final, vous aurez perdu votre argent.

Hier produit high-tech vendu exclusivement dans les magasins spécialisés, aujourd'hui le GPS est en vente au coin de la rue et sur Internet. La révolution est en marche.

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