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Le défi des OVNI

La prise en charge par les scientifiques (I)

Ayant virtuellement terminé son livre « Les Objets Volants Non Identifié, mythe ou réalité ? », en 1966 le Dr Hynek envoya une lettre ouverte au Courrier des lecteurs des magazines "Science" et "Physics Today"[1] afin que lui soit transmis "toutes les notifications d'OVNI ayant eu pour auteur des personnes possédant une formation scientifique ou technique".

Ayant préalablement reçu des rapports de chercheurs de MIT et du Pentagone, Hynek considérait que si les scientifiques reconnaissaient la réalité de ce phénomène, on pouvait espérer transformer cette pseudoscience en une science à part entière. Il recevra des comptes-rendus mais la communauté scientifique n'acceptera toujours pas de prendre des ufologues parmi ses membres.

Cette attitude persistait encore récemment. Dans leur ouvrage commun consacré aux OVNI publié en 1985, Michel Dorier et Jean-Pierre Troadec[2] de la Fédération Française d'Ufologie (FFU) citent Michel Aimé, philosophe et ufologue français en disant : "Aimé Michel a noté, très justement, que "l'ufologie n'est pas une science car elle ne possède pas de limites définies ni de méthodes adéquates". Elle est seulement une recherche qui, à partir de rapports d'observations, tente de retrouver la source émettrice du phénomène décrit; à défaut de méthodes définies, personnelles, elle emprunte les leurs à tous les secteurs de la connaissance humaine qui peuvent l'assister". Si les représentants même de la FFU croient ce qu'ils ont écrit - se référant à un article datant de 1976 - il n'y a effectivement aucune chance de transformer le statut de l'ufologie !

Depuis ce communiqué, une génération s'est écoulée sans que l'ufologie ne change de statut[3]. Mais les méthodes ont heureusement changé et les responsables de la FFU devraient le savoir mieux que quiconque.

A la fin des années 1970, le CECRU (Comité Européen de Coordination de la Recherche Ufologique) parvint à mettre sur pied un système de surveillance international du ciel. Mais les résultats furent maigres. Sans support financier, quelques années plus tard le groupement fut dissout. 

A son tour, portée par sa raison sociale et son comité directeur, comme elle le dit elle-même, "la FFU s'est volontairement mise en sommeil, pour des questions techniques de fonctionnement" à la fin des années 1980. Perte sèche pour les témoins car cette fédération née quelques années plus tôt, bien que n'étant plus du tout à la hauteur de la démarche scientifique qu'elle prétendait défendre, disposait d'une bibliothèque richement fournie. La FFU est aujourd’hui à nouveau active à travers un site Internet mais sans beaucoup de prétentions.

A notre tour de relever le défi. Depuis la vague belge de 1989-1991, le public a interpellé les scientifiques des pays touchés par ce phénomène, en particulier en Allemagne, en France, au Luxembourg et en Belgique. Contrairement à ce qu'ont écrit certains journalistes jusqu'en 1995, les scientifiques ont reconnu l'existence d'un phénomène inexpliqué[4]. Ainsi que nous l'avons évoqué au chapitre consacré aux rencontres rapprochées du 1er type, le dossier est exceptionnel.

Alors que certains journaux et magazines belges et étrangers tournaient toute l'affaire en dérision et que certains scientifiques conservateurs n'y voyaient que des phénomènes d'hallucinations ou l'avion furtif F-117A et quelques méprises[5], bref tous les arguments pour discréditer une "pseudoscience" et critiquer l'impérialisme américain, de nombreux scientifiques eurent le courage de reconnaître l'existence d'un phénomène inconnu. Le physicien Léon Brenig[6] de l’Université Libre de Bruxelles disait à ce propos : "...je tiens à me "mouiller" au risque de paraître quelque peu farfelu aux yeux de certains confrères. Il y a là une opportunité que le monde scientifique doit saisir". La bonne foi des observateurs fut même relayée dans la Pravda, le célèbre Wall Street Journal[7], jusqu'à l'Université de Stanford. 

Il y a trente ans, la situation était tout à l’opposé. Les physiciens et les astronomes auxquels Hynek faisait appel s’excusaient humblement de ne pouvoir participer à son enquête du fait de leur profession… Heureusement, avec le temps, les mentalités commencent à évoluer.

L'exemple belge

Les premiers témoins de la vague d'OVNI belge de 1989-91 représentant des dizaines de personnes crédibles[8] (des gendarmes, des membres de la SOBEPS et des scientifiques), la SOBEPS (aujourd'hui la COBEPS[9]) sollicita l'aide du Ministère de la Défense en janvier 1990. Souhaitant la transparence de sa démarche, le ministre de la Défense en exercice à cette époque, Guy Coëme donna rapidement carte blanche à l'état-major de la Force Aérienne de manière à ce qu'il collabore dans la mesure de ses moyens avec les membres de cette association. Pour la première fois au monde, une armée reconnaissait l'activité scientifique d'une association de bénévoles passionnés par le phénomène OVNI.

Après avoir réussi le test d'une crédibilité bien fragile, la SOBEPS organisa un colloque scientifique sur le phénomène OVNI un mois plus tard. Fort de sa rigueur scientifique, l'association de bénévoles conquit rapidement ses lettres de noblesse. En effet, le colloque de Bruxelles rassembla plus de 80 scientifiques belges et étrangers, provenant de l'Université Catholique de Louvain, de l'Université Libre de Bruxelles, de l'Université de Mons, de l'Ecole Royale Militaire, de l'Institut Royal de Météorologie, du CNRS, du CNES, des chercheurs des universités italiennes ainsi qu'un représentant du Parlement Européen, des sénateurs et des membres de l'armée. Tous, physiciens, astronomes, politiciens et militaires ont essayé d'examiner le problème sous un angle objectif et tentèrent de trouver une méthode de travail, des moyens d'actions pour tenter d'étudier et expliquer ces observations.

Pour sa part, l'armée représentée par le Général-major aviateur Wilfried De Brouwer collabora avec la SOBEPS[10] et autorisa les observateurs à se placer sur des pylônes militaires d'où ils pouvaient observer de vastes étendues. Il était convenu que lorsque les observateurs le jugeraient opportun et sur les indications des radaristes, l'armée enverrait immédiatement deux avions F-16 de la base de Beauvechain survoler les zones d'apparition d'OVNI. C'est ainsi que des campagnes systématiques d'observation furent organisées[11] durant le mois de mars 1990. Pendant la nuit du 30 au 31 mars, le radar de bord d'un des F-16 participant à cette mission parvint à faire un "lock on"[12] très précis sur une cible non identifiée durant plusieurs dizaines de secondes. Mais arrivé sur place, le phénomène avait disparu. 18 gendarmes au sol avaient vu le phénomène : l'OVNI disparut ou s'éteignit lorsque le F-16 s'approcha de la zone. L'OVNI réapparut lorsque le F-16 retourna à sa base. Après analyse il semblerait qu’il s’agit là, malgré tout ce que nos sens nous laisseraient supposer, d’un effet atmosphérique peut-être lié à une inversion de température[13].

Ce genre d'incident est aujourd'hui classique. Nous avons vu plus tôt que durant la vague américaine de 1952, l'aéroport de Washington rapporta pendant quinze jours des phénomènes analogues : une fois les avions en vol, les échos radars disparaissaient pour se réallumer aussitôt les avions au sol. Dans un cas, l'un des pilotes eut un contact visuel avec les échos de son radar. Menzel invoqua une inversion de température. Le même jeu de cache-cache s'est reproduit en 1997 avec les fameuses "lumières de Phoenix".

Durant la vague belge, la Force aérienne joua carte sur table. Ainsi que le rappela le Général-major aviateur De Brouwer[14] : "Après la première vague d'observations [d'OVNI] du 29 novembre 1989, la Force aérienne a ordonné aussi bien aux contrôleurs radar qu'aux pilotes de combat d'être vigilants et d'éventuellement passer à une procédure d'identification. A cette fin, seuls les moyens existants, c'est-à-dire deux radars au sol et les F-16, devaient être employés. Le but était de vérifier si les OVNI étaient réels ou non. Après confirmation, on passerait au deuxième stade, identifier, et déterminer si la sécurité du trafic aérien était menacée".

"La coordination entre les observations au sol et le centre de contrôle radar de Glons posait, à ce propos, le plus grand problème. La Gendarmerie est l'organisme auquel on pensa immédiatement pour la réaliser. A cet effet, le numéro de téléphone de la station radar de Glons a été communiqué aux brigades de gendarmerie concernées afin que celles-ci puissent informer les contrôleurs quant aux positions géographiques de certains engins observés [...]. Tout comme la Force aérienne, la Gendarmerie ne pouvait mettre aucun moyen supplémentaire en oeuvre pour accomplir sa mission [...]."

"Les F-16 ont effectué plusieurs interceptions aidés par les directives du contrôleur radar de service. Certaines données furent enregistrées par les radars de bord des F-16; leur analyse techniques est décrite dans la contribution du professeur Auguste Meessen, physicien à l'UCL dans [l'ouvrage publié par la SOBEPS]. La Force aérienne elle-même approche l'affaire avec la plus grande prudence [...]. L'enregistrement de données identiques par trois systèmes différents à des moments donnés nous pousse à ne pas exclure qu'un ou plusieurs appareils non identifiés aient effectivement évolué dans l'espace aérien belge".

"Il faut préciser immédiatement que ce fut la première fois qu'on analysa en profondeur des données qui sortent complètement du domaine des performances connues en matière d'aéronautique. S'agissait-il vraiment d'appareils ou avions-nous affaire à une interférence électromagnétique exceptionnelle ?"

"Les pilotes eux-mêmes n'ont pas eu de contacts visuels concrets [malgré le verrouillage du radar (lock-on)]. Mais, dans sa fonction d'interception, le radar d'un F-16 ne peut pas détecter d'objet statique pour la bonne et simple raison que le système rejette tous les échos d'objets qui se déplacent à une vitesse relative de moins de ±100 km/h. Ce filtrage a été incorporé au système pour éviter que le radar de bord ne repère toutes les voitures ou autres objets au sol ou en vol et que le radar ne soit donc brouillé par un trop grand nombre d'échos [...]. Du point de vue technique, il était donc impossible de détecter des objets lumineux avec le radar de bord dans le cas où ceux-ci restaient immobiles ou se déplaçaient à faibles vitesses".

"Jusqu'à présent, aucune trace d'agressivité n'a été signalée; le trafic aérien militaire ou civil n'a été ni perturbé ni menacé. On peut donc avancer que les activités présumées ne constituaient aucune menace concrète [...]".

"Comme les experts de la Force aérienne ne pouvaient pas se concentrer complètement sur une analyse profonde de toutes les données vu leurs autres activités professionnelles, toutes les informations ont été remises à la SOBEPS. Cette décision s'appuyait sur la preuve qu'avait apporté cette organisation d'être capable d'une approche objective et scientifique".

"La Force aérienne aurait-elle pu faire plus ? Sans doute, mais uniquement à condition d'un effort particulier et de l'engagement de plus de moyens et de personnel [...]". Le dilemme est le suivant : comment peut-on identifier ces OVNI sans l'engagement de moyens supplémentaires alors qu'une telle identification est la condition sine qua non pour justifier leur engagement. Le jour viendra sans doute où le phénomène sera observé avec des moyens technologiques de détection et d'enregistrement qui ne laisseront aucun doute quant à son origine. Ceci devrait lever une partie du voile qui couvre le mystère depuis longtemps. Un mystère qui reste donc entier. Mais il existe, il est réel, et c'est déjà une conclusion importante".

Voilà une contribution militaire officielle et une reconnaissance publique de l'utilité d'une association de bénévoles qui ne manqueront pas d'être applaudies et citées à l'avenir en exemple, en prenant soin bien sûr de définir les limites de sa démarche et les erreurs à ne plus commettre.

Pour Auguste Meessen, chargé de dépouiller les comptes-rendus radars, la première conclusion était qu'il y avait bien eu corrélation entre la mesure radar du F-16 et celle d'un radar au sol. Etant donné que les échos répondaient aux mêmes normes préprogrammées (exclusion de l'enveloppe de vol de l'objet, analyse des faux échos en mode "raw video", etc), il devait conclure dans son rapport : "Toute autre hypothèse que celle des OVNI est exclue à pratiquement 100%" et plus loin "Au bout de 20 ans de recherches et de réflexions sur ce phénomène, y compris la "vague belge", je peux dire tranquillement que l'hypothèse extraterrestre est la plus probable". Sa conclusion fut évidemment très critiquée.

Trois ans plus tard, une deuxième analyse méticuleuse conduisit A.Meessen a revoir ses positions. Aujourd'hui il ne croit plus dur comme fer à la thèse des "petits hommes verts" et serait plus enclin à évoquer des perturbations d’ordre météorologique. Toutefois certaines observations diurnes relevées en 1990[15] confirmeraient en tous cas, selon les membres de la SOBEPS, "la présence d'un objet matériel au-dessus du Brabant wallon" à cette époque. Mais comme le fait remarquer M.Hallet, "quelle preuves avance-t-elle pour soutenir pareilles affirmations ?" Pour l'heure la Force Aérienne a suspendu sa participation puisque tout est calme au-dessus de la Belgique[16].

A.Meessen représente l'ouverture d'esprit que devrait avoir tout scientifique. Nous ne sommes pas obligés de le suivre dans la voie extraterrestre - ce que de nombreux chercheurs lui ont reproché - mais ses explications théoriques méritent que l'on s'y attarde. A.Meessen insiste sur la méthode scientifique et sur le fait qu'il ne faut jamais placer la théorie avant les faits. Les a priori, les préjugés ont des conséquences logiques qui ruinent la réflexion.

Etant donné que le phénomène OVNI est continu, il interpelle aujourd'hui plus que jamais les scientifiques. En 1991, les notifications d'OVNI "triangulaires" s'accumulèrent en Belgique. Sur l'initiative de L.Brenig, la SOBEPS mis sur pied durant le mois avril une campagne d'observations à long terme, équipant les observateurs d'instruments d'analyse (caméra, amplificateur de lumière et analyseur de spectre). Mais nos amateurs manquent toujours d'outils pour mener à bien leurs projets. Ils n'ont pas de camionnette de transport, ni d'avion léger, ni de caméra infrarouge, ni d'amplificateur d'image, etc. Si les instruments d'analyse parvenaient à détecter un rayonnement particulier ou une forme inhabituelle se serait la preuve suffisante d'une origine extraterrestre. Alors l'ufologie changerait de statut. Mais quelques grammes de magnésium, des morceaux d'étain mêlés d'autres métaux, des traces calcinées ou des photographies ne permettent pas de conclure dans ce sens.

Prochain chapitre

Une démarche prometteuse

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[1] J.A.Hynek, “Les Objets Volants Non identifié, mythe ou réalité?”, op.cit., p72. La lettre ouverture à "Physics Today" est publiée p336. La lettre à "Science" fut publiée en 1966.

[2] M.Dorier et J.-P. Troadec, "Les O.V.N.I.", PUF-Que sais-je, 2221, 1985/1992, p88.

[3] S.McLver, Lumières Dans la Nuit, 247-248, 1985.

[4] Deux ouvrages de 500p font le point sur ces observations, SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", op.cit.

[5] Deux articles de B.Thouanel parus dans Science et Vie sont révélateurs : "Les avions-espions qu'on prend pour des "ovnis" (les ailes volantes), S&V 890, 1991, p102 et "L'OVNI : c'est lui" (le F-117 !), S&V 873, 1990, p84 - H.Gallet, "Et si l'OVNI belge était le F-117 américain ?", VSD (F), 3-9 mai 1990 - L'Humanité (F), 7 novembre 1990 - A propos des méprises lire, La Nouvelle Gazette (B), 8 mai 1990, "L'OVNI belge n'est pas un F-117"; 7 novembre 1990, (désintégration d'un satellite ?); 14 mai 1991 (méprise avec un show laser de 4 kW) - M.Bougard , Inforespace, 8, HS, déc 1984, "Leurre de l'indiscernabilité (satellites) - J.Antoine, Inforespace, 80, avr 1991, p8, "OVNI : avions furtifs contre AWACS".

[6] Le Peuple (B) du 13 avril 1990.

[7] Pravda, 11 avril 1990 - MUFON UFO JOURNAL, 267, 268, 273, 286, 289 - Wall Street Journal, 6 et 10 octobre 1990 - New York City Tribune, 15 novembre 1990 - Stern, 8 mai 1991.

[8] Vers l'Avenir (B), 1 déc 1989, "D'Eupen à Verviers, "ils" voient des OVNI partout" - La Libre Belgique (B), 1 déc 1989, "Des extraterrestres dans le ciel d'Eupen ?" - Le Soir (B), 1 déc 1989, "Drôle d'engin lumineux silencieux au-dessus de la Gileppe et de Spa" (cf également Le Soir du 2/3, 5, 6 déc) - L'Avenir du Luxembourg (B), 2 et 3 déc 1989, "Les OVNI persistent et signent" - La Dernière Heure (B), 15 déc 1989, "La chasse aux images exclusives" - Le Vif-L'Express (B), 15 déc 1989, "La saison des OVNI".

[9] La SOBEPS fut active de 1971 à 2007, date à laquelle la COBEPS (Comité Belge d'Etude des Phénomènes Spatiaux) a repris certaines de ses activités. Son président actuel est Patrick Ferryn, réalisateur et photographe, qui s'est entouré de bénévoles dont Michel Bougard, enseignant de profession et passionné d'histoire des sciences, des physiciens Léon Brenig de l'ULB et Auguste Meessen de l'UCL, du sociologue Philippe Briat et du géologue et maître en sciences de l'environnement Jean-Marc Wattecamps, parmi d'autres passionnés.

[10] Emission "Contrepoint" sur RTL le 24 mars 1990 consacrée aux campagnes d'observations de la SOBEPS - La Dernière Heure (B), 25 mars 1990, "La Force Aérienne prend l'affaire au sérieux".

[11] Le Jour, Vers l'Avenir et L'Avenir du Luxembourg, 6 mars 1990, "Que faire ce week-end ? Traquer l'OVNI" - La Dernière Heure, 17 et 18 mars 1990, "La SOBEPS chasse l'OVNI" - Le Soir,17 et 18 mars 1990, "Deux journées de chasse aux OVNI".

[12] Le radar de bord était parvenu à "accrocher" la cible en mode ACM, (Air Combat Mode, le plus précis) durant plus de 29 sec - La Dernière Heure (B), 11 avril 1990; 19 mai 1990 - Le Soir (B), 10 avril 1990, "OVNI, film troublant et armée en chasse".

[13] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.2, p394-414, op.cit.

[14] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.1, postface, p488, op.cit.

[15] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.2, ch.10, p394-414.

[16] Journal offiicel du Moniteur Belge (Annales Parlementaires de la Chambre des Représentants), 45, 1991, p2096, "Question de M.Daems au ministre de la Défense Nationale sur les OVNI en Belgique".


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