La Formation du Système Solaire (1)
Par Gérard ODILE
1) -Formation du Système Solaire
2) - en résumé
3) -Refrodissement des Chondres
Le
système solaire s'est formé à partir d'un nuage interstellaire.
Cette structure de gaz et de grains s'est effrondrée en se mettant en rotation.
![]() | De
la poussière a été rapportée de l'extérieure
lors de la formtion des chondres, enrichissant et réalisant la matrice. |
Cette
transformation a plusieurs causes :
-
la rencontre de notre Voie Lactée avec une autre
galaxie.
- la déstabilisation du nuage par le passage d'une étoile.
-
la présence d'une géante
Rouge à un stade avancé d'évolution
qui enfle et perd beaucoup de matière en se dispersant dans l'espace.
-
l'explosion d'une Supernovae dont l'onde de choc peut produire l'effrondement
d'une nébuleuse et ensemencer de nouveaux élèments synthétisés.
Dans la Météorite de Murchison (de type carbonisé), tombée en Australie le 28 septembre 1969, il y a des grains de carbone de silicium issus d'une géante Rouge et des grains de graphite formés dans l'enveloppe riche en carbone d'une Supernovae.
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Grain
de carbure de silicium d'une géante Rouge, dans la Métèorite
de Murchison | Grain
de graphite d'une Supernovae |
La
Métèorite d'Allende possède des inclusions réfractaires
blanches d'oxyde de titane, d'aluminium, de calcium, dans lesquelles il y a un
excès de magnésium-26.
Cet élément
est issu de l'aluminium-26 qui est produit au moment de l'explosion d'une Supernovae.
Cette
explosion est peut-être la cause de l'effrondement du nuage présolaire.
Suite
à la découverte de béryllium-10, il a été émis
une autre hypothèse :
l'aluminium-26 ne serait pas dû à
la nucléosynthèse du coeur d'une Supernovae, mais à des collisions
entre des noyaux d'hydrogène et d'hélium pendant que le jeune Soleil
émettait un rayonnement intense.
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Météorite
d'Allende avec des inclusions blanches issues d'une Supernovae ou dû à
un rayonnement intense donnant naissance au béryllium-10 |
Le
nuage de gaz présolaire déstabilisé et en rotation commence
à se condenser sous forme de grains minéraux et de gouttelettes
si la pression est suffisante.
Quand dans cette nébuleuse, la pression
devient très faible, les minéraux se condensent selon une séquence
inverse de celle suivant laquelle ils s'évaporent.
A haute température,
les minéraux formés les premiers sont les oxydes de calcium et d'aluminium.
Nous
avons ensuite les principaux constituants de chondres
: fer et silicantes riches en magnésium.
Les minéraux réagissent
avec le gaz environnant pendant que se poursuit le refroidissement, les éléments
volatils sont peu à peu incorporés aux solides et la majeure partie
du fer et convertie en sulfure de fer.
Aux températures les plus basses
se sont condensés les élements carbonés et les glaces.
Pour simplifier et en résumer :
Les
composés qui se sont condensés les premiers, les oxides riches en
titanes, aluminium et calcium (éléments réfractaires) à
eu lieu vers 1300°C, vers les 1050°C, se condense massivement le fer métallique
(nous nous trouvons dans un milieu trés réducteur, riche en hydrogène),
puis au alentour de 950°C, le premier silicate, le silicate de magnésium
appelé aussi olivine, d'autres silicates de magnésium et de fer
que nous appelons des proxènes, en suite vers 800°C, se forment les
silicates à structure plus "lache", les feldspths plagioclases
et les sulfures de fer.
A des températures plus basses se condense un
silicate contenant de l'eau, c'est une sorte "d'argile" d'olivine, enfin
à 0°C , l'eau se condense en glace.
L'accrétion des corps peut se réaliser sous deux formes :
- Hétérogène, les gains solides s'accrétent et s'agglutinent au fur et à mesure qu'ils se condensent. il se formera d'abord un noyau de fer qui s'entourera d'un manteau de silicates et par la suite des composés riche en eau
-Homogène, l'agglomération des grains ne se fait qu'une fois la condensation terminée. ils se formera des corps solides de composition chimique et minéralogique homogène.
Si la
formation est celle de l'accétion homogène, les grains une fois
codensés ne s'agglomérant pas peuvent réagir avec le gaz
et former de nouveaux minéraux. Le fer métal peut réagir
avec l'hydrogène sulfuré gazeux pour donner du sulfure de fer.
Ce
métal est courant dans les Météorites.
Si
la formation est celle de l'accrétion hétérogène;
le fer étant enfoui dans l'agglomérat solide, le sulfure de fer
ne peut se former que par réaction secondaire à l'intérieur
même du corps.
D'autres composés doivent se former de la même
façon.
Suite à des études dans les Météorites, nous pouvons penser que tous les minéraux réactionels sont originels et non pas secondaires. De plus, dans les Météorites de type chondrite, nous avons une structure homogène.
le sytéme solaire à du se former par accrétion et agglomération homogène.

Nous
pouvons voir la formation des chondres dans les Météorites de type
"chondrites".
Les chondrites sont riches en éléments
réfrataires et pauvres en éléments volatifs.
Il semble
que les éléments volatifs se sont concentrés dans la matrice
en poussière fine qui cimente les chondres dans les Météorites.
L'accrétion
des chondres a du être trés rapide pour que les composés réfractaires
et les éléments volatifs aient pu être conservés dans
les roches selon des proportions proches de la composition globale du systéme
solaire.
Ceci a peut être
eu lieu par ce qu'une grande proportion de la poussière serait descendue
dans le plan médian du disque protoplanétaire, entourant les chondres
et réalisant ainsi la matrice.
De
la poussière a été rapportée de l'extérieure
lors de la formation des chondres, enrichissant et réalisant la matrice
L'apport
de cette matière a augmenté la température du disque d'accrétion
3) - Transformation par Refroidissement
Refroidissement vers 1300°C
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Refroidissement vers 1000°C
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Refroidissement vers 950°C Chondre micogrenu (riche en grains) à
olivine et globules métalliques est grossie x 30 fois
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Même
chondre en lumière réfléchie, les silicates sont gris, les
globules de ferro-nickel sont blanc.
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Chondrites
ordinaires, nous avons en général des chondres riches en éléments
réfractaires, mais pauvre en éléments volatifs.
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