1) - Les Métèorites
2) - Les Météores
3) - Les Impacts
4) - Conséquences
5) - Echelle de Turin
6) - Cratères qui ont marqué des époques
7 - Couche K/T
8) - Les plus grosses Métèorites
9) - Le verre Libyque
En 1719 Edmund
HALLEY met la théorie du phénomène atmosphérique d'Aristode
en cause.
Une météorite brillante est observée en un point
du globe suffisamment éloigné pour pouvoir déterminer l'altitude
du phénomène.
HALLEY l'estime à 100 Km, et sa vitesse
supérieure à 8Km/s. Toutefois, l'origine extraterrestre des pierres
tombées du ciel reste encore longtemps contestée.
Ernst
Florenz Friedrich CHLADNI (1756-1827), connu pour ses travaux en acoustique, mit
en évidence les vibrations d'une plaque mince en saupoudrant la surface
de sable fin et en l'excitant avec un archet. Le sable se rassemble aux nuds
des ondes et dessine les 'figures de Chladni'. Il en fit une démonstraction
à Napoléon lors d'un séjour à Paris.
Suite aux
récits des observations de pierres tombées du ciel et de la grosse
météorite trouvée par le naturaliste Peter Simon PALLAS (1745-1811),
constituée de fer et d'une sorte de verre ambré, F CHLADNI, en 1794,
publie un ouvrage dans lequel il fait le lien entre bolides lumineux et météorites.
Le
26 avril 1803 vers 13h, une pluie de pierres venus du ciel tombe près du
village de L'Aigle, dans l'Orne. Elle est estimée à trois mille
fragments, d'un poids total à 37 Kg, sur une surface elliptique de 11 Km².
Le
Président de l'Institut National, le chimiste CHAPTAL, désigne BIOT
pour aller enquêter sur les lieux du phénomène.
Jean-Batiste
BIOT (1774-1862) venait d'être nommé menbre de l'Institut( avec François
ARAGO, auteurs des lois sur la polarisation de la lumière, avec Félix
SAVART découvreur du champ magnétique dans le vide)
Il partit
en emportant un échantillon de la pierre météorite de Barbotan
(tombée le 24 juillet 1790 vers 21h, une boule de feu traverse le ciel
du sud vers le nord avec une détonation qui fut suivie d'une pluie de pierres)
pour s'en servir par comparaison.
BIOT questionne
les témoins dans toutes les classes sociales, du berger au préfet
d'Alençon. On lui montre les traces laissées par les pierres, les
branches brisées et il decouvre lui-même une pierre. BIOT, lut son
rapport à l'Institut, et convinquit le monde scientifique que ces pierres
sont bien tombées du ciel.
| Haut de page | Meteores |
Les
Métèores
Les météores
sont des phénomènes lumineux qui résultent de l'entrée
dans l'atmosphère de particules solides venant de l'espace.
Les
météorites sont des objets solides qui atteignent
la Terre.
Les étoiles
filantes :
Lors de la rentrée dans l'atmosphère,
la magitude limite correspond à des poussières de 0,002 gr. Nous
avons une magnitude 0 pour des poussières de 0,4 (Véga) et la magnitude
- 4 (Vénus) pour des corps de 50 gr à une vitesse de rentrée
d'environ 15 à 20 km/s et à une hauteur de 150 Km à 70 Km,
mais plus la masse est faible, plus le freinage est important.
Un corps de
150 Kg rentrant dans l'atmosphère a un éclat équivalent à
la luminosité de la Lune.
La majorité des météorites
se fragmente à une altitude de 12 à 8 Km de hauteur.
La vitesse moyenne de la Terre est de 30Km/s, celle d'entrée d'un corps de 42 Km/s, si ce corps rattrape la Terre sa vitesse d'entrée sera de 12Km/s, mais si ce corps arrive de face, la vitesse sera donc de 72 Km/s. La vitesse moyenne est d'environ de 30Km/s, sa vitesse au sol sera encore de 10 à 20 Km/s.
Pour
qu'ils arrivent au sol, les météores doivent avoir une masse d'au
moins 10Kg et une trajectoire favorable, le frottement leur fait perdre environ
80% de leur masse.
Il y a qu'un météore sur 10.000 qui touche
la Terre. Nous comptons environ 5 chutes par an en France, et nous n'en avons
répertorié que 74 depuis leur découverte.
Des
centaines de millions de poussières cosmiques arrivent chaque seconde.
Souvent
les météores s'éteignent vers 20 Km d'altitude mais 100.000
à 200.000 tonnes par an tombe sur Terre, sous forme de poussières.
| Haut de page | Les Impacts |
Il
y a 150.000 année, d'aprés
Eugène SHOEMAKER, c'est un astéorïde de 30m de diamètre
de fer et de nickel, d'une masse de 100.000t, qui plonge dans le sens nord-sud
sous 30° à 15 Km/s (50 000m/h). Dans les basses couches de l'atmosphère,
il s'échauffe et se brise en plusieurs morceaux. A 3 kilomètres
du sol, la majeure partie de la masse du météore se déployait
en un nuage de débris d'environ 200 mètres de large. Seule une moitié
de l'objet restant intacte, d'environ 20 mètres de diamètre, aurait
frappé la surface à une vitesse réduite à 12 km/s,
non suffisante pour provoquer la fonte intégrale des roches. Il heurte
le sol. L'énergie cinétique libérée est totalement
transformée en chaleur.
Météor
Crater (Nom officiel
'Barringer Crater'
en hommage à l'ingénieur des mines Daniel Moreau BARRANGER, qui
en fit l'acquisition en 1903), est
situé sur un plateau sédimentaire, en Arizona, à 60 Km de
Flagstaff et 150Km au sud-est du Grand Canyon. C'est un trou de 1200m de diamètre
est de 200m de profondeur.
Des 1886, ont été trouvé
des morceaux de météorites de fer (baptisé Diablo) à
plusieurs Km du cratère.
En 1902, Daniel
Moreau BARRANGER, de Philadelphie, sonde pendant plus de 25 ans le cratère
persuadé (à tort) que le sous-sol pouvait contenir quelques richesses
métallifères.

Météor
crater
En Australie, près
de Henbury, nous avons un ensemble de 13 cratères qui vont de 10 à
200m de diamètres.
En Arabie Saoudite, près de la ville de
Wabar, 2 cratères de 100m ont été découverts ainsi
qu'une météorite de plus de 2 tonnes.
En Afrique du Sud,
l'anneau de Vredefort, une structure de 100 Km de diamétre, serait un impact
d'il y a 2 milliards d'années.
Le cratère du Nouveau Mexique
(dans le nord de la baie d'Huson), un lac circulaire de 3 Km, datant de 5 millions
d'années.
Deep Bay ( Saskatchewan) au Canada, un lac de 12 Km, daté de 100 million d'années.
Le
cratère du lac de Manicouaga,(appelé aussi Mont Babel),au nord du
St Laurent, large de 70 Km date de 2 milliards d'années.
Avec l'anneau
de Vredefort, ils sont les plus vastes, la vie faisait alors ses premiers pas.
Deux lacs au Canada Clear Water Lake East et Clear Water Lake West, de 20 et 30 Km de diamètre avec un dôme central, sont l'impact de deux fragments d'un même corps, datant de 290 millions d'années.
Le Nordlingen Ries à 100 Km de Stuttgard, de 24 Km de diamètre, formé il y a 15 millions d'années par un astéroïde, qui a formé aussi deux cratères de 8 et 3,5 Km le Stopfenheim Kuppel et le Steinheim.
A Rochechouart, près de Limoges, il y a un impact de plus de 20 Km et daté de plus de 160 millions d'années.La météorite mesurait 750m de diamètre. Sa puissance était 14 fois Hiroshima. Jusqu'en 1969, on pensait que c'était un cratère volcanique.
Dans
le Golfe du Mexique, à Chicxulud, un cratère de 200 Km de diamètre,
à demi englouti, vieux de 65 millions d'années.
Couche limite
K-T(crétacé-tertiaire) avec couche d'irridium, découvert
par l'américain Water ALVAREZ.
On pense qu'elle est à l'origine
de la disparition des dinosaures.
Toungouska 30/06/1908 Russie (Sibérie) Pas de cratère: la méréorite a explosé à 6km d'altitude, arbres brûlés sur 10km, déracinés sur 100km. Luminosité inhabituelle pendant 2 mois. Une explosion comme jamais on en avait entendu de mémoire d'homme retentit. Son écho fut perçu jusqu'à 1500 km de distance ! Au même instant, à exactement 0h14m28s TU un séisme très important par sa durée et de magnitude 5 fut enregistré jusqu'au Etats-Unis, dont l'épicentre se situait en plein coeur de la Sibérie orientale.
A
Peekskill (USA) le 9 octobre 1992, une météorite s'est fragmentée
vers 40 Km d'altitude, sa vitesse était de 15 km/s lors de la rentrée
dans l'atmosphère. Elle était encore de 5 Km/s lors de l'impact
sur une voiture.
C'est la première météorite filméé
en direct.
| Haut de page | Collision |
Conséquences d'une collision d'une météorite ou d'un astéroïdes avec la Terre en fonction de l'impacteur
Diamètre
impacteur | Fréquence
moyenne de l'Impact | Conséquences |
| 10 cm à 10 m | 200 par an | Les météorites
brûlent dans l'atmosphère en général. Les chutes peuvent endommager les objets tel que des automobiles ou des toitures. Les accidents mortel sont rarissimes. |
| 50 m | Un par siècle | Cataclysme
localisé; nous avons des exemples sur la Terre, impact du Méteor
Crater (tombé il y a 50.000 ans) et l'explosion de la Tunguska (en 1908). Les risques en pertes humaines sont comparables à une innondation ou à un tremblement de terre. |
| 100 m | Un par mmillénaire | Un
impact sur le continent détruit une zone de la taille d'une ville. Un impact océanique soulève une vague de 35 m de haut et le raz de marée inonde les pays en bordure de l'océan. |
| 500 m | Un tous les 100.000 ans | Les
impacts terrestres détruisent un Etat de taille moyenne. Les impacts océaniques créent de grands tsunamies. |
| 1 km | Un tous les 300.000 ans | Cataclysme régional ; destruction de grands Etats, les pertes humaines seraient estimées à 100 millions |
| 10 km | Un tous les 100 millions d'année | Cataclysme planétaire avec extention de masse d'espèces. |
Comparaison entre l'energie d'un bolide heurtant la Terre et une bombe A (Hiroshima 22 kT), en fonction de la viesse de l'impact.
| météore d' un diamètre de 10 m | = bombe A (Hiroshima | |
100
m | = 1.000 fois la bombe | si V = 12 Km/s |
100
m | = 4000 fois la bombe | si V = 20 Km/s |
1000
m | = 4.000.000 fois la bombe | si V = 20 Km/s |
2000
m | = 37.000.0000 fois la bombe, ces égale à 800.000 mégatonnes de TNT | si V = 20Km/s |
Energie et taille du cratère avec une vitesse d'impact faible
Diamètre
du projectile | Masse
en T | Energie
en J | MégatonnesTNT | Diamètre
du cratère réel | Diamètre
du cratère apparent |
50m | 1,7
x 10 | 1,2
x 10 | 2,84 | 0,8
Km | 1,3
Km |
200
m | 1,1
x 10 | 0,8
x 10 | 182 | 2,5
Km | 4
Km |
1
Km | 1,4
x 10 | 1
x 10 | 2,3
x 10 | 8,6
Km | 17,4
Km |
10Km | 1,4
x 10 | 1
x 10 | 2,3
x 10 | 52
Km | 145
Km |
50
Km | 1,7
x 10 | 1,2
x 10 | 2,8
x 10 | 182
Km | 638
Km |
Nota:
A
diamètre égal, un météore métallique ou sidérite
pèse deux fois plus lourd qu'un métérore de type chondrite
( silicate + fer), mais l'énergie dépend surtout de la vitesse d'entrée
dans l'atmosphère. Celle-ci va de 12Km/s à 72 Km/s
| Haut de page | Echelle de Turin |
Suite à
une réunion d'un groupe de l'Union Astronomique Internationale, qui a eu
lieu à Turin en 1999, une échelle de risque a été
créée sur la probalité et les conséquences d'une collision
d'un astéroïde avec la Terre.
Cette échelle est similaire
à l'échelle de Richter.
| Evenement
sans conséquence réelle | 0 | L'objet
est trop petit pour atteindre la surface de la terre ou bien la probalité
de collision est près du zéro |
| Evènement
à surveiller | 1 | La probabilité de collision est très faible, du même ordre que celle d'une collision avec un objet non détecté. |
2 | La probalité de collision est très faible mais pas nulle avec des dégâts très limités en cas de collision |
| Evénement nécessitant des précautions | 3 | La probabilité de collision est de l'ordre de 1% avec dégâts localisés. |
4 | La probalité de collision est de l'ordre de 1% avec dégâts importants localisés. |
5 | La probalité importante de destructions restant localisées. |
| impact très probable et dangereux. | 6 | La probabilité de catastrophe générale grande |
7 | La probabilité de catastrophe générale est très grande |
8 | La collision avec destructions localisées. Probalité, tous les 50 à 1.000 ans |
| Catastrophe sûre et très importante | 9 | La
collision est capable de détruire une partie de la surface terrestre. Probalité, tous les 1.000 à 100.000 ans |
10 | La
collision est capable de provoquer une catastrophe climatique pour toute la planète. Probalité, tous les 100.000 ans |

Détermination
du numéro dans l'échelle de Turin :
F est l'énergie
cinétique en mègatonnes, t est la taille de
l'objet
p est la probabilité de l'impact
| Haut de page | Cratères |
Cratères
qui ont marqué des époques
| Haut de page | Couche K/T |
En
France, le paléontologue Georges CUVIER, observe dans les bancs de craie
du Bassin Parisien, une modilication de la faune. Cette modification est connue
et datée depuis 1994 à 65 millions d'années. C'est le passage
de l'ère secondaire à l'ère tertiaire.
Dans les sédiments
on remarque que plus de 60% des espèces vivantes ont disparu simultanément.
Ce
bouleversement a fait disparaître sur les continents presque tous les animaux
de plus de 25 Kg.
A la fin du Crétacé,
il y a une forte intensité volcanique et une baisse du niveau des océans.
Ce
sont des phénomènes de longues durées et ne peuvent pas expliquer
à eux seuls la disparition rapide des espèces.
Dans les années
1980, on a découvert dans les sédiments de la fin du crétacé
de l'iridium au niveau de la couche d'argile, cette quantité est estimée
à 500.000 tonnes.
Cette couche de la limite crétacé-tertiaire
date de l'époque où de nombreuses espèces ont disparu. Dans
l'argile, il y a surtout deux types de minéraux particuliers
-
des quartz choqués qui ont des dimensions de quelques à plusieurs
dizaines de microns.
Ils ont en lumière polarisée des structures
lamellaires entrecroisées inabituelles. Seule une onde de choc d'une pression
de plus de 10 Kbars, se déplaçant à une vitesse plus rapide
que le son, peut provoquer des déformations du réseau cristallin
du quartz.
Les minéraux choqués par effet mécanique ne
peuvent se produire que par l'impact d'un gros objet extraterrestre et non par
des éruptions volcaniques.
Le quartz garde très bien au sein
de son réseau cristallin, la mémoire d'un choc mécanique.
Il contient de très fines lamelles en silice amorphe, non cristallisées.
Les
quartz choqués sont des indices d'impacts météorites.

Quartz
choqué vu au microscope optique
-
Dans les sédiments de la limite crétacé-tertiaire, on trouve
un minéral magnétique.
Ce sont de petits cristaux de 1 à
20 microns, ayant beaucoup de fer oxidé et du nickel.
Les magnétiques
nickélifères nécessitent pour leur formation une température
de fusion de plus de 1300° d'un corps riche en nickel dans une atmosphère
riche en oxigène. Les deux conditions ne sont pas remplies dans le magmas
terrestre, mais elles le sont lorsqu'une météorite riche en nickel
traverse l'atmosphère.
La météorite s'échauffe,
la surface extérieure subit une érosion et de fines gouttelettes
en fusion s'échappent, s'oxydent au contact de l'atmosphère et se
cristallisent en magnétites nickélifères.
Leur composition dépend de la pression d'oxygène, à savoir de l'altitude à laquelle s'effectue l'oxydation.

Magnétite
nickélifère de forme octaédrique vue au microscope.
| Haut de page | Météroïdes |
Les métalliques :
L'une
des plus grosses a été découverte en 1960 à Hoba (
Nanibie) et pèse 70 T. La seconde en poids, du Cap Yord
(Groenland)
appellée Ahnighito a été rapportée à New York
par R.E.PEARY. Il y a trois fragments de 36, 3 et 400 Kg,
ils sont au Musée
de la ville.
La troisième tombée dans le désert du Gobi,
appellée Shingo, pèse 30t, il y a aussi celle de Bacubirito (Mexique)
de 20t, de Chaco en Argentine de 30t, de Mbosi en Tanzanie de 16t, de Si Kote
Alin en Russie, la plus grosse pièce pèse 1,7t, mais le poids total
est de 20t
Les pierrieuses :
Nous
avons celle de Jiling de 1,7t en Chine, De Norton County au USA de 1t, de Long
Island au USA, 300 fragments pour un poids de 600 Kg.
En Europe, en Tchécoslovaquie,
à Knyahinya une météorite est tombée le 9 juin 1866
d'un poids de 300Kg.
Près d'Odessa en Ukraine, il y a trois cratères,
le plus grand a 200m de diamètre.
En 1992, 130 cratères sont authentifiés, on estime 32 ayant plus de 20 Km de diamètre. Il y aurait 330 cratères resensés.
LES TECTITES
A une certaine pression, la
plupart des roches fondent et les minéraux se solidifient en verre d'impact
sous forme de billes: les 'impactites'. Ces billes retombent
dans les environs, d'autres, les 'tectites'
sont éjectées à des centaines, voire des milliers de Km du
cratère.
Les tectites présentent des indices d'une deuxième
fusion partielle, qui serait due à leur retombée dans l'atmosphère
après un vol balistique: l'impact les aurait éjectées hors
de l'atmosphère.
Les 'Moldavites', en Bohème et en Moravie, âgées de 15 millions d'années, dues à l'impact du Ries Krater (dia:30Km) situé à 300 Kmà l'ouest du champ de tectites à 150 Km de Munich.
Les 'Ivoirites', en Côte d'Ivoire, agées de 1,3 millions d'années, dues à l'impact de la météorite de Bosmtwi au Ghana à 300 Km à l'est
Les tectites de l'Amérique du nord,les 'Bédiasite' en Georgie et au Texas, agées de 35 millions d'années, dues à l'impact situé dans la région du Golfe de ST Laurent au Canada.
Les
'Australites' qui couvrent plusieurs millions de
Km², en Australie, Indochine, Malaisie et Océan Indien, agées
de 700.000 ans (impact sous la calotte de l'Antartique ?)
Ne pas cofondre avec les pierres de foudre qui sont du sable aggloméré cylindrique en longueur, appellées 'fulgurites'.

| Haut de page | Le Verre Libyque |
Un
mémoire du Consul de France à Djeddah en 1850, mentionne qu'un bédouin
nommé Hadji HUSSEIN, parti pour la découverte d'une piste entre
Kufra et Dakhla, a trouvé des fragments de verre.
Mais il faut attendre
1932 pour que Patrick.A .CLAYTON, qui travaillait pour le service topographique
égyptien, redécouvre le site et réalise une publication en
1933.
Le professeur Théodore
Monod, du Muséum National d'Histoire Naturelle, est le premier français
à s'intéresser à ce sujet.
Le
site est situé dans la "Grande Mer de Sable" du désert
libyque, réparti dans un ovale d'environ 130 Km, près de l'endroit
où viennent mourir les cordons de dunes sur le reg, en bordure du plateau
gréseux du Gilf Kerbir.
Les morcaux de verre sont dans des couloirs
entre les dunes de 3 à 5 Km. Les morceaux de verre font de 2 à 3
cm pour les plus petits et jusqu'à 10 voir 12cm pour les plus grands.
La
partie émergente du sable est polie par le vent, douce au toucher, alors
que la partie enterrée est dépolie, granuleuse.
Un morceau de 26 Kg est au M.H.N.D.P, mais il est cassé !!!
Le verre est jaune à vert clair et plus ou moins transparent, certains morceaux ont des bulles et aussi des sphérules blanches et des traînées brunes ( schlieren), qui sont des inclusions.
L'age
de formation du verre est estimé de 28,5 à 29,5 millions d'années.
Le volume de ce verre est réparti sur une surface de 3500Km², correspondrait
à une sphère de matière fondue de 12m à 240 m de diamètre
suivant l'enfouissement en profondeur de ce verre.
Ce
verre peut être issu de plusieurs phénomènes,les deux principaux
sont surtout d'origine thermale ou le résultat d'une fusion provoquée
par l'impact d'un corps extra-terrestre ( météorite,metèore
qui se serait pulvérisé en altitude, ou une cométe).
La
deuxième solution est la plus probable pour les raisons suivantes:
Température
élevée du processus de 1000 à 1200°
La luminescence
qui ressemble à du verre obtenu par fusion du quartz s'il est irradié
aux rayons X.
Des zircons se sont décomposés, pour cela il faut
une température supérieure à 1670°.
La teneur en irradium,
de 4 à 6 ng/g.
Des traces de chocs tel que la coêsite, silice
formée à haute pression.
Deux cratères, en Libye, à
environ 150 Km à l'ouest ont été identifiés, datés
du Crétacé supérieur, ils sont l'impact d'un astéroîde,
ou plutôt d'une comète.
Suite
à ces éléments, ce verre fait penser à une impactite
et a été utilisé depuis l'Antiquité comme bijoux.
Aux
musée du Caire, un scarabée orne le pectoral de Tout Ankh Amon.
Ce bijou serait en verre libyque.

Valeur moyenne de certains éléments en %

Dans
les trainées brunes, nous avons une forte teneur en iridium, jusquà
4,6ng/g.
Le verre libyque comme les moldavites a une quantité d'eau
relativement élevée (0,01 à 0,1%). La densité du verre
est de 2,2 à 2,206, la dureté est de 6 et son indice de réfrection
de 1,462.
Ce verre a subi un refroidissement lent
ce qui exclut la possibilité que ce soit une tectique.
Dans
la formation de ce verre, nous avons beaucoup de types d'inclusion.
Des
bulles:
Si elles sont nombreuses, elles rendent le verre opaque.
Si elles sont peu nombreuses,elles sont alignées dans un sens préférentiel.
Ceci laisse à penser que le verre est resté trés visqueux.
Des
sphérules de cristobalite:
Elles sont souvent alignées
suite à une structure fluidale. De la grosseur de ces sphélures
et de leur répartition, on déduit que le verre s"est refroidi
sous une faible épaisseur.
Des
minéraux:
Des cristaux de tourmaline, de type elbaïte.
De
la lechateliérite, qui indique un passage à haute température.
Des
zircons dégradés en baddeleyite, d'où une température
supérieure à 1670° et une déformation mécanique.
De
l'enstatite (MgSiO3), ayant une cristallisation qui s'est formée par une
haute pression de 20 Gpa.
Des inclusions ressemblant à des éléments
organiques, évoquées uniquement par le chercheur U. JUX
Caractéristique | Verre
Libyque | Muong-Nong
(Laos) | Urengoïte | Macusanite |
Aspect | Clair
ou transparent jaune à vert, parfois blanc laiteux par de nombreuses bulles d'inclusion, sous forme de cailloux et de bloc. | Noir
et opaque, sous forme de cailloux. | Vert
bouteille à vert pâle, structure fluidale, inclusions de bulles. 4 morceaux trouvés. | Vert
translucide Sous
forme de morceaux |
+97 | 72
à 80 | 87 à 96 | 72 | |
Indice
de réfraction. | 1,490
à 1,510 | 1,490 à
1,150 | ||
1 | 10 | 1,6
à 5,6 | 16 |
Eau
(ppm) | 640 à
1800 | 150 | absente | 5000 |
Stratification | Macroscopique
et microscopique, reconnaissable par érosion et variation de couleur. | Traînées
colorées |
Age | 28,5
Ma | 700.000 ans | 24
Ma | 4,3 Ma |

Morceau
de verre lybique au milieu de grains de quartz dans le desert.

Lame
mince d'une trainée brunâtre de verre lybien (0,38 x 0,60 mm)