Histoire de l'Astronomie
Arabe
Par Georges Bouderand

Vers l'An 800,
tandis que règne à Baghdad le calife Haroun al-Rachid,
L’Empereur Charlemagne règne à Aix-la-Chapelle,
près du Rhin, sur l'Empire d'Occident.À Constantinople, sur le
Bosphore, L’ Impératrice Irène gouverne
l'Empire d'Orient.
![]() Haroun al- Rachid |
![]() Charlemagne |
![]() Iréne |
Haroun al-Rachid, Charlemagne, Irène...
Ces trois personnages légendaires symbolisent une période de transition.
Surtout pour Iréne qui a la mort de son mari l'empereur Léon
IV, Irène devint régente de son fils Constantin
VI, et gouverna d'une manière autoritaire qui confinait
souvent la cruauté. En 797, elle fait assassiner
aprés l'avoir aveuglé son fils pour rester seule à la tête
de l'Empire. Chassée par une conspiration de palais, elle fût exilée
et contraint de filer la laine pour subsister.
Sous les cendres de l'empire romain, un monde
nouveau est en train de germer mais les contemporains n'en ont guère
conscience.
Autour de la Méditerranée, la paysannerie vit dans une extrême
misère.
Civilisation
Arabe :
| Civilisation
importante en elle-même, elle est l’intermédiaire entre
lescivilisations de l’Antiquité et celle du début de
la Renaissance. L’Arabie est une péninsule qui représente un vaste désert, avec à l’ouest l Empire Byzantin, à l’est le royaume Perse . Du coté de la mer Rouge, ont trouve la grande puissance Abyssinienne. Nous nous trouvons devant deux clans, celui des sédentaires ( Arabes d’Ismaël) et les Arabes du Nord. C’est dans cette partie que ce trouve La Mecque, et aussi Médine ( Médina al Nabi, la citée du Prophète) il y à aussi le Yémen dénommée « l’Arabie Heureuse ». Arabie était habité par le Bédouins et les surtout les Nomades, qui étaient les derniers adorateurs, de l’Univers Mythologique, avec comme Dieu, le Soleil, la Lune et Vénus.C’est avec l’événement de Mahomet (570 – 632), et le texte du Coran, que l’astronomie deviendra la principale source de réflexion, pour connaître les différents dates et lieux de prières. |
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Haroun
al-Rachid |
La
Porte dorée de l'Ahambra à Baghda |
Elle retrouve un rôle de première
importance avec la fondation de Baghda, sur les bords du Tigre, et la montée
en puissance de l'empire abbasside, qui atteint son apogée sous le règne
du calife Haroun al-Rachid, en 786 de
notre ère.
Le nom vient de Abbas oncle du prophète. Les abassides sont des sunnites
orthodoxes.
al-Rachid signifie en arabe «le
bien guidé»
En
762, le calife abbasside emploie 100 000 hommes à
la construction dune cité circulaire sur le Tigre.
Et veut lui don
ner
un heureux présage en la baptisant officiellement Baghda
"Madinat al Salam, la cité de la paix".
Sous le règne d'Haroun
al-Rachid, Baghdad va devenir la cité la plus remarquable de l'univers.
Elle offre l'exemple d'une civilisation raffinée dont les contes des
Mille et une Nuits, contemporains d'Haroun al-Rachid, nous conservent le souvenir.
Dans tout l'empire
mais aussi dans l'émirat indépendant de Cordoue, en Espagne, et
dans le royaume du Maroc, se développe un artisanat prospère dont
le souvenir se conserve dans le vocabulaire : cordonnier vient
de Cordoue, mousseline
de Mossoul, produits damasquinés
de Damas, maroquinerie de
Maroc.
C'est sous l'impulsion du Calife al-Ma'mûn (813-833) fils
du précédent que Baghdad devient LAcadémie
de la Sagesse.
A chacune de ses victoires, il libére un prisonnier contre un livre,
et dexiger des vaincus, les manuscrits se trouvant dans les villes conquises.
Avec les arts,
il favorise le développement des sciences. Astronomies,
mathématiciens, médecins et philosophes vivent souvent
dans les cours princières, le 'mécénat'
sera le mode de fonctionnement de la science arabe.
Il contribua à l'évolution de la science. Fais traduire «L’astronomie
du grand Hipparque» ainsi que son catalogue d’étoiles.
Ce qui explique que la plupart des noms d’étoiles utilisés
de nos jours sont d’origine arabe tels que :
Aldébaran, Algénib, Algol, Alcor, Wéga,
Déneb.
Bon nombre de termes astronomiques aussi tels que Zénith,
Azimut, nadir, Almicantarat.
Une anecdote, sur l'image du calife al-Ma'mûn,
nous pouvons le voir devant une terrasse en forme d'échiquier, et vous
devez vous souvenir de cette magnifique histoire.
Un historien arabe raconte que le calife souhaitant récompenser un vieux
serviteur, invita le viel homme à faire un voeu. celui-ci écarta
l'or et argent qui étaient sur la table, et qui pour lui n'avait aucune
valeur.
Il remarque au coin de la table un échiquier, et demande au calife qu'au
premier jour, un grain de blé soit placé sur la première
case, puis soit doublé chaque jour jusqu'à la dernière
case soit remplie, et demande de revenir
le soixante quatrième jours, pour ramasser les grains de blé.
Le calife devant ce petit échiquier, assis sur son trône de soie
et d'or, imagina le remplir avec le blé de sa moisson, comme le demandait
son serviteur, et aurait dit "
Qu'il soit ainsi ".
Mais notre cher calife ne connaissait pas les fonction élémementaires,
s'il avait su, il aurait observé qu'une simple fonction exponentielle
permet d'écrire tout ce qui se passe sur l'échiquier qui ploie
sous le poids du blé. c'est à dire f(t) =2t,
qui décrit
la fonction et donne le nombre de
2 63 .
C'est à dire le nombre de : 37.778.931.862.957.161.709.568 grains de blé !!!
Le Début de l'Astronomie
:
Le
Perse Al- Marwazi (770-870) travailla essentiellement
à Baghdad sous les règnes du Calife Al-Mamun
pour lesquels il réalisa des observations dans la période
820-840.
On lui doit surtout trois importantes tables astronomiques :
![]() |
La première
fut établie selon le travail des astronomes hindous. La deuxième appelée « Table Test » est la plus importante. Elle fut composée à partir de documents essentiellement « arabes » d’un travail collectif de tous les astronomes travaillant à l’époque à Baghdad. La troisième, beaucoup moins importante, est appelée « Table du Shah ». Lors de l’éclipse de Soleil de 829, il proposa une mesure de la durée du phénomène basée sur l’élévation du Soleil au dessus de l’horizon, une méthode qu’adopteront par la suite la plupart des astronomes arabes. Il introduisit aussi la notion « d'ombre », ce qui pourrait correspondre à notre notion moderne de tangente et il dressa une table de telles « ombres ». |
C’est sous
l’influence d’ouzbek
Al-Khwarizmi
(800-847) Auteur
de t
ables
astronomiques et théoricien de l'algèbre, il rédige
Del al-djabr (à l’origine
du mot algèbre)Il serra celui qui introduit les chiffres qui venait
de l’Inde, que l’on va appelle à tort chiffres Arabe et mettre
en place le Zéro, en arabe «
Sifr »qui signifie «
vide » ou « vacant »
il aurait dessiné le premier planisphère
arabe, Cûrat al-Ard' (l'Image
de la Terre) fondée
sur les positions d'étoiles et les descriptions de constellations, qui
va servir pour l'orientation en mer ou sur terre.
Après le temps des grandes traductions arrive celui d'une science proprement
arabes surtout astronomique pour resoudre les questions concernant la qilba
(prières), les heures, le calendrier, la date d'apparition du premier
quartier de la Lune pour le début du mois du Ramadan.
Ces problèmes résolus, ont eux pour conséquences la construction
des astrolabes, sphères amillaires, cadrans solaires, qui se développe
et se répand.
A l’observatoire du Mont Kassiyoum, près
de Damas, il entreprit de mesurer la circonférence de la terre.
| L’Irakien Al-Kindi
(801 – 873) il travaille
avec Al-Khwarizmi dans le concept astronomie et écrit de nombreux
ouvrages sur l'arithmétique, dont des manuscrits sur les nombres
indiens, l'harmonie des nombres, la géométrie des lignes,
les multiplications, la mesure des proportions et du temps, les algorithmes. Il est le plus grand philosophe arabe. Il écrit aussi sur l'espace et le temps qu'il pense tous les deux finis. |
![]() Al-Kindi |
Les observatoires de Baghdad
et Damas sont créés en 827.
Voici les équipements astronomiques
utilisaient dans les observatoires
![]() astrolabe |
![]() Sphére Armillaire |
![]() Gnomon ou cadran solaire |
![]() Clépsydre |
![]() Sextant |
![]() Quadrant |
l'École de Baghdad
![]() L’astronome ‘Abd al-Rahmân Al-Sûfî d’après Albrecht Dürer, Imagines coeli, 1515 |
![]() |
Les
résultats des observations de l'École de Baghdad furent consignés
dans la Table vérifiée.
Parmi les plus célèbres savants de cette école citons:
Le Perse al-Farghani (805-880) écrit beaucoup sur
le mouvement des corps célestes ; calcula les longitudes terrestres et
fut le premier à découvrir que le soleil et les planètes
décrivaient des orbites en sens contraire du mouvement diurne.
Écrit un commentaire très critique de l’almageste de Ptolémée,
et donne la théorie mathématique de l’astrolabe.
Son œuvre est traduite en latin au XIIe siècle.
À la fin du Xe siècle, un
grand observatoire est construit près de Téhéran par l'astronome
Perse al-Khujandi,(940-1000) ou il construit un gigantesque
sextant en 994. Il effectue une série
d'observations qui lui permettent de calculer l'obliquité de l'écliptique.
Omar Khayyam compile une série
de tables et réforme le calendrier, et Thabit b.Qurra
étudie les vitesses apparentes des étoiles.
Muhammad
ibn Jabir al-Battani "Albategnius" (v. 852-929).
Prince et astronome irakien. Mathématicien, il s’intéresse
à la
trigonométrie
et découvre la formule fondamentale de la trigonométrie sphérique
qu'il l’utilise pour améliorer les calculs de Ptolémée.
Il observe les variations du diamètre apparent du Soleil et en déduit
la possibilité d’éclipses annulaires de Soleil.
Il améliore la connaissance de la précession des équinoxes,
ainsi que la valeur de l’année tropique et mesure l’obliquité
de l’écliptique.Son observation de la Lune lui permet de mieux
connaître les conditions de réapparition du croissant lunaire,
indispensable pour le calendrier musulman.
Il fut l’astronome arabe le plus connu en Europe au Moyen Age.
Son grand traité d’astronomie, le “Zidj”,
fut traduit en latin au début du 12em siècle et en espagnol au
13em siècle, ils s'intègrent à la tradition intellectuelle
occidentale tout autant qu'à la culture arabo-iranienne.
A l'actif de l'École de Baghdad figurent la reconnaissance du mouvement
de l'apogée du soleil, l'évaluation de l'obliquité de l'écliptique
et sa diminution progressive, l'estimation très précise de la
durée de l'année.
Les savants bagdadiens constatèrent les irrégularités de
la plus grande latitude de la lune et découvrirent une troisième
in
égalité
lunaire, connue sous le nom de variation.
Ils signalèrent les taches du soleil; étudièrent les éclipses,
les apparitions de comètes et autres phénomènes célestes;
mirent en question l'immobilité de la terre et furent les précurseurs
lointains de Copernic et de Kepler.
Al Birûni
(978-1050) Perse, astronome, mathématicien
et opticien dit " Alhazen ".qui écrivit
au 11e siècle un traité d’astronomie en 11 volumes,et remarqua
la variabilité de l'étoile Algol, variabilité qui était
en contradiction avec la physique d'Aristote.
![]() Traité de al-Sufi |
![]() al-Sufi |
![]() |
al Sufi
astronome persan, célèbre pour son catalogue des constellations
et des étoiles fixes au 10e siècle.
Il fut le premier à nommer "petit nuage" la Nébuleuse
d'Andromède, qu'il observa et décrivit en 964 dans son catalogue.
Il découvrit le Grand Nuage de Magellan, visible depuis le Yémen.
Rapidement des observations
surgirent un peu partout dans les grands centres de l'Empire de l'lslam.
Ceux de Baghdad, du Caire, de Cordoue, de Tolède et de
Samarkand acquirent une célébrité méritée.
Les théories antiques furent révisées, plusieurs erreurs
de Ptolémée furent relevées et les tables grecques corrigées.
Dès le 9em siècle,
les astronomes arabes diffusent et approfondissent les connaissances grecques
depuis la Perse jusquen Espagne.
Les Arabes demeurent fidèles au paradigme
ptoléméen par Thebit ben Korra (826-901),
Astronome de Bagdad qui traduisit l'Almageste en arabe,
![]() " l'almageste" texte arabe de C.Ptolémée par Thebit ben Korra |
l'École du Caire
L' Egyptien Ah
Ibn Younis, inventeur de la pendule et du gnomon, pour qui le
khalife htimide Al Hakem (990/1021) avait fait construire l'observatoire
du Mont Mocattam, est considéré comme fondateur de l'École
du Caire.
Il rédigea la grande Table hakémite qui dépassa en précision
toutes celles qui existèrent auparavant.
Elle succéda dans tout l'Orient et jusqu'en Chine à l'Almageste
de Ptolémée et aux traites de Baghdad.
![]() Ibn Younis |
![]() Ibn Al Haitam |
![]() Abou Wefa |
Le Perse
Abou Wefa, (940-998) dont le nom est lié
à une des constatations fondamentales de l'astronomie, celle de la troisième
inégalité lunaire, Il corrige les tables lunaires de son époque,
mettant en évidence ce que Tycho Brahé appellera la troisième
variation.
Il découvre la formule du sinus pour un triangle sphérique.
Hassan Ibn Al Haitam,(965-1039)
un autre astronome persan et mathématicien de l'École du Caire
écrivit à la même époque son célèbre
traité sur l'optique qui énonce les lois de la propagation rectiligne,
de la réflexion et de réfraction de la lumière.
Ont lui doit aussi le concept de « rayon de lumière »,
découvrit que tous les corps célestes y comprit les étoiles
fixes émettaient leur propre lumière, la lune seule recevant sa
luminosité du soleil.
Il invente la chambre noire qui lui permet d’observer les éclipses
solaires trop dangereuses à l’œil nu.
al-Dîn, l'astronome le plus important de la Turquie ottomane.Il est l'auteur de nombreux ouvrages scientifiques en arabe et en turc dont ce manuscrit, sur les mécaniques en horlogerie pour l’astronomieconnu sous le nom de : Al-kawakib al-durriyya (Les astres brillants). |
![]() |
L’École de l'Andalousie
![]() |
![]() |
||
![]() Toléde |
![]() Cordoue |
De 771 à 1212,
l’École de Cordoue par l’impulsion de l'émir de Cordoue,
Abd ar-Rahman va devenir une place importante de la science et particulièrement
de l’astronomie.
al-Zarkala
"Arzachel" ( 1028-1087)
Astronome arabe d'origine espagnole, qui établi les tables astronomiques,
dites Tables de Tolède.
Il apparaît ainsi que les tables astronomiques d’Alphonse
X dites Tables Alphonsines, furent fortement influencées par les
travaux des Arabes, par l’intermédiaire en 1350 de
Ibn al-Shafir.
![]() Tables Alphonsines |
![]() Alphonse X |
Observatoire
de Marâgha
En Azerbaïdjan

Mais l'instabilitée
du régime des califes permis l'invasion mongole de 1258-1260 et l'exécution
d'Al-Musta'sim mirent un terme définitif au pouvoir
abbasside.
C'est Houlagou Khan
le petit-fils de Gengis Khan qui serra le responsable
de l'éradication du califat des Abbassides.
Pendant cette période Houlagou Khan fit la connaissance de al
Tusi ( astronome, médeçin et mathématicien,
il est le pére de la trigonométrie ) fera construire pour lui
le plus grand observatoire de cette
époque à Marâgha (Iran) en vue d'établir
un nouveau modèle planètaire, dont les responsables sont
Nasîr al-Din pour la construction de la coupole et al-Urdî
pour l'instrumentation.
son programme d'observation doit être de 30 ans, c'est pour suivre la
planète Saturne, la planète la plus éloignée connue
alors et qui met 29 ans et demi, pour faire sa rotation compléte.
![]() |
![]() al-Tusi |
c'est dans ce nouveau observatoire, que les derniers modèles planètaires,
ne sont plus ptoléméens, mais restent encore géocentriques
vont êtres étudiés dans le cadre des déplacements
des planètes, dont les résultats sont plus précis et cohérent,
et cela grace au modèle
"couple d'al-tusi " crée
par Nasîr al-Din et Ibn al-Shâtir,
qui rend parfaitement compte des mouvements des astres, dans un nouveau
cadre, qui devient géocentrique, mais qui serra mis en oeuvre que deux
siecle plus tard.
Nur ed-din al Betrugi (XII s.),
Astronome, qui tenta, sans grand succès, de perfectionner le système
de Ptolémée :Terre immobile; système de sphères;
combinaisons de cercles pour expliquer les mouvements des planètes, de
la Lune et du Soleil.
Toutefois, grâce au bénéfice non d'une meilleure précision
mais du temps qui s'est écoulé depuis Ptolémée,
ils corrigent certains paramètres de son système, notamment la
constante de précession des équinoxes. Ils sont aussi des calculateurs
avisés de tables astronomiques et d'habiles constructeurs d'instruments
de précision.
Ils y a aussi des savants qui ne son pas astronome, mais ont fait avancés
la Science A.
Al-Bakri (1040-1094). Géographe, arabe
d'origine espagnole, Abù Ali al-Hasan (987-1038).
Mathématicien , Abu Abd Allah Muhammad Ibn Abd Allah
(1304-1377), Géographe.
l‘Observatoire de Samarcande
![]() sextant |
![]() Ulug Beg |
![]() Observatoire de Samarcande |
construit par
Mehmet Turgay Ulug Beg (1394-1449). Souverain
du Türkestan. Astronome et mathématicien, petit-fils de Timur, il
fonda une école d'astronomie et créa un observatoire (1426) avec
un quadrant qui correspondaient aux quatre points cardinaux sur le méridien
de Samarkand. l'observatoire est de forme circulaire d'environ 40m de diamètre,
et comprenait 3 étages pour s'élevait à 45 mètres
de haut.
Le Souverain, nomma comme comme directeur le grand mathématicien et astronome
Kadizade-i-Rami, qui permit avec les plus grands savants (mais aussi
des èlèves comme Ali-Kouchdiji, qui à
fait ensuite une étude sur les phases de Lune, qui lui permettra de prendre
la reléve a la place de Kazdizade-i-Rami comme
directeur de l"observatoire jusqu'à 1447 de travaillaient des années
à la réalisation des tables astronomiques d' Ulug Beg
L’Observatoire
d’Istanbul

Aprés l'assassinat du Souverain, pour des querelles de succession, les
savants quittent l'observatoire de Samarkand, pour se rendrent en Turquie ou
le Sultant Mehmed II qui vient de conquérir Constantinople
en fait sa capitale, qui prend le nom d'Istanbul, et va devenir le grand centre
culturel Oriental.
Venant de Samarkand élève d'Ali-Kouchdji, Takiyyüddin
al-Rasid (1526-1585) fait construire un observatoire,
pour refaire les tables astronomiques qu'il juge fausses, et avec des nouveaux
instruments comme l'horloge mécanique. Les observations pour des nouvelles
mesures concerne en premier lieu, l'excentricité de l'orbite solaire,
la variation annuelle de l'apogée ainsi que l'obliquité de l'éclisptique.

La démolition
de l'observatoire et en elle-même une grande histoire, dans l'histoire
de l'astronomie.
En effet l'observatoire continu à travailler jusqu'en 1579,
mais doit s'arréter pour causse d'intrigue politiques et religieuses
qui à durer deux ans, et cela pour une comète qui a traversée
le ciel a la fin de l'an 1577, ce qui va soulever l'inquiétude
de la population, car c'est la première fois qu'ont voyait dans le ciel
un tel spectacle, et les religieux font des prédictions dévavorables,
qui leurs donnent raisons par une guerre contre les Perses mal préparée,
une grande épidémie qui allée faire beacoup de mort dans
la population, mais aussi parmis des personnages importants.
Pour les opposants du régime, c'est le signal du ciel, qui va leurs permettrent
de demander au Sultant la démolition de ce lieu maudit !!!
c'est la fin du régne
de l'Astronomie arabe :
Arabisation du grec ancien megistos (byblos)
: grand (livre), l'almageste de Clau
de
Ptolémée constitue au IIe siècle une véritable
somme des connaissances les plus avancées de son époque en mathématiques
et en astronomie.
Ptolémée y propose une théorie géométrique
pour décrire les mouvements des planètes, de la Lune et du Soleil
et son modèle restera celui de référence pendant de nombreux
siècles dans les mondes occidentaux et arabes.
L'almageste contient également un catalogue d'étoiles. L'Univers
y est conçu comme géocentrique, ce qui a justement livré
l'ouvrage à une critique de la part de tous les astronomes arabes par
le bilan fait par Ibn al-Haytham et à l'oubli à partir de la Renaissance
quand, à la suite de Copernic, Kepler et Galilée ont conçu
le modèle héliocentrique.
La science
arabe assura ainsi le relais et la «continuité» de la science
occidentale, du début de la période médiévale jusqu'à
la Renaissance, soit pendant sept siécles.
Malheureusement, malgrés la dècouverte de l'algèbre et
surtout les tables de trigonomètriques et les logarithmes les astronomes
arabes malgrés leurs critiques sur l'almageste de Ptolémée,
n'ont jamais rejetés le modèle géocentrique, sans doute
parce qu'ils ne connaissaient pas a ce moment là, l'instrument qui allait
transformer l'astronomie
la " lunette".

Réplique de la lunette de Galilé au Musée
de Londres
Références
:
Roland
Laffitte :
Héritages arabes : Des noms arabes pour les étoiles, 2ème
édition revue et corrigée, Paris : Geuthner, 2006.
Internet Wikipédia.
Interprétations de l'astronomie arabe - Editions du CNRS, 1991 vol 1, page 63-74.
L'histoire oubliée : dans Ciel et espace, numéro hors série N° 6, sur l'histoire cachée de l'astronomie, été 1993.