Jusqu’a présent, le sujet n’a
pas été beaucoup abordé. Dans un court article paru dans
l’Astronomie (Réf.
1) un astronome amateur avait abordé
la question en tirant la sonnette d’alarme… La lecture d’un
livre (Réf. 2) pour rechercher des
études scientifiques et une rencontre avec Catherine CEZARSKY, directrice
de l’E.S.O. et maintenant Présidente de l’U.A.I. m’ont
fait repenser au problème des traînées de condensation.
Un autre article dans l’Astronomie (Réf. 3),
par Jean KOVALEVSLY rappelait des pistes de régulation de la circulation
aérienne pour limiter les traînées de condensation au-dessus
des Observatoires car celle-ci sont aussi une vraie "nuisance" voire
une Pollution Lumineuse pour l’astronomie, nous le verrons en fin d’article.
Ces traînées de condensation ne sont que la partie visible de l’impact
du transport aérien. Hélas, celui-ci n’a fait qu’augmenter
et avec lui la nébulosité du ciel au-dessus des couloirs aériens…
Ceci entraînant des impacts pour l’observation astronomiques mais
aussi pour l’environnement.
Avant de parler plus particulièrement des traînées de condensation,
nous allons préciser l’évolution prévisible du transport.
1/ Le transport
aérien en constante augmentation.
| Le transport aérien est en forte augmentation depuis 20 ans. D’après les chiffres connus actuellement, le transport aérien représente 13 % du transport mondial. La figure 1 montre l’évolution du transport aérien selon une étude EUROCONTROL parue en 2004. Elle montre l’évolution avant 2005 environ et ensuite selon quatre scénarios. Actuellement on constate que, dans le monde, le trafic aérien a une croissance de 5 à 7 % en moyenne par an et près de 12 % dans certaines régions du monde. D’autre part, on manque aussi de données publiées pour évaluer quantitativement et qualitativement les impacts des avions militaires. | ![]() |
Fig - 1 |
2/1 Formation des traînées
de condensation.
Les traînées de condensation (en anglais contrail
pour condensation trail) sont des nuages artificiels analogues
à des cirrus allongés créés, le plus souvent, par
les réacteurs d'avion. Ils sont composés d'eau liquide et surtout
de cristaux de glace.
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Fig. 2 - Différentes
traînées, dont certaines évoluant en nuage d'altitude
(Observatoire de PARIS 6 octobre 2006) © A. Le Gué |
Nous passerons sous silence les phénomènes qui se passent à toutes les altitudes de dépression sur le dessus de l'aile entraînant un abaissement de température et une condensation de l'humidité. La principale cause des traînées de condensation est l’éjection des gaz d'échappement très chauds par les moteurs et qui contiennent beaucoup de vapeur d'eau (on considère que pour un litre de carburant consommé il est produit un volume quasiment équivalent en eau). Dans l'air raréfié à faible pression et surtout très froid des hautes altitudes, la vapeur d'eau se condense alors en de minuscules cristaux de glace qui forment le sillage blanc de l'avion (dépassement du point de saturation).
2/2 Comment les traînées
de condensation deviennent visibles.
Dans la stratosphère, le rayonnement solaire, qui n’est pas filtré
par la couche d’ozone ou l’épaisseur de l’atmosphère
est beaucoup plus énergétique qu'au sol. Ce rayonnement solaire
sert de catalyseur à la condensation de la vapeur d'eau émise
par les réacteurs en microgouttelettes qui gèlent instantanément
en devenant alors visibles sous la forme d'une traînée blanche.
Selon les conditions de pression, température, vent, etc., cette traînée
évoluera en progressivement en nuage d'altitude en devenant plus ou moins
épais, large et durable. Ils dériveront ensuite selon les vents
d'altitudes. Elles peuvent conserver aussi une forme rectiligne, se briser ou
prendre une forme de zigzag avant de disparaître et enfin devenir visuellement
invisible rapidement par évaporation, sublimation et/ou dispersion. (Voir
les photographies).
Passer la sourie sur les images pour voir l'heure
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Fig. 3 - Traînées
se transformant en nuages d'altitude (Saint-Brieuc, 26 janvier 2007, de
07h32 à 11h41UT © A. Le Gué
|
2/3 Importance des traînées.
En 1998, des scientifiques de la N.A.S.A. ont montré que les traînées
de condensation produites sur la côte pacifique des Etats-Unis d’Amérique
pouvaient fusionner pour produire un cirrus couvrant 3 600 km². Des photographies
satellite ont un jour dévoilé des traînées de condensation
au-dessus de la Nouvelle Angleterre formant un nuage de 34 000 km² soit
environ 1/20 de la surface de la France ou bien plus grande que la Bretagne.
Ils estiment aussi que la couverture des cirrus artificiels formés par
le sillage des avions à réaction a augmenté de 1 % par
décade aux États-Unis depuis 1975.
| Hélas nous savons
que les traînées de condensation sont maintenant non seulement
bien plus fréquentes, mais aussi beaucoup plus stables… au-dessus
des corridors aériens ou sous leur vent, certains jours, plus de
80 %, voire 100 % de la nébulosité du ciel est devenue artificielle. La figure 4 ci-contre montre la couverture moyenne des traînées de condensations pour l’Europe de l’Ouest. |
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Fig. 4 - Moyenne annuelle
des traînés de condensation pour l’Europe en 1996 source
: NOAA 14 |
Une étude parue en 2004 (Réf.4) l’Institut de Recherche Aéronautique allemand, la DLR, a produit une étude de l’évolution de la nébulosité du ciel artificielle produit par les traînées de condensation en tenant compte de l’évolution probable du trafic aérien en 1992 et 2050, les deux images ci dessous parlent d’elles même.
Fig. 5 & 6
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3/1 Traînées
d’avions, refroidissement de l’atmosphère.
L'Intergovernmental Panel for Climate Change (I.P.C.C.)
a consacré un rapport scientifique complet (Réf.5)
(non traduit en français) au phénomène des nuages artificiels
produits par les traînées d’avion. Ce phénomène
est sûrement à considérer comme faisant partie des sources
de modifications anthropiques du climat, mais avec un double aspect qui rend
sa quantification complexe. Comme nous l’avons dit en début d’article,
les avions contribuent pour partie à l’effet de serre par leurs
émissions de CO2 mais ils contribuent aussi, à un petit effet
antagoniste et transitoire de refroidissement du climat lorsque ces traînées
s’élargissent en formant de nuages étendus qui augmentent
significativement l'albédo planétaire en blanchissant artificiellement
le ciel d’altitude.
Un exemple frappant fut la suspension de tous les vols pendant 3 jours au-dessus du territoire américain suite aux attentats du 11 septembre 2001 Cette suspension a permis à David J. TRAVIS (Université du Wisconsin, USA) de noter une forte augmentation, de plus d'un degré Celsius, de l'écart de température entre le jour et la nuit (Réf.6). Les mesures comme les modèles ont montré que, sans traînée de condensation, l'amplitude des températures entre le jour et la nuit était environ 1 degré plus élevée que lors de la période d’avant les attentats. Les météorologues savent que si la température varie fortement d'un jour à l'autre, l'amplitude entre le jour et la nuit, pour sa part, est un facteur beaucoup moins variable. Cela confirme que les traînées de condensation refroidiraient, localement et provisoirement le climat.
Cet effet de refroidissement est donc incontestable, mais il ne persiste que pendant le temps précédant la dilution ou l’évaporation de la traînée visible qui dure soit quelques minutes, quelques heures, quelques dizaines d’heures, voire parfois plusieurs jours.
Les cirrus artificiels et les traînées réfléchissent une partie de l’énergie solaire thermique en la renvoyant vers l’espace avant qu'elle n'ait eu le temps de réchauffer le sol ou les masses d'air. Ils tendent donc à refroidir la basse atmosphère et l’Albédo est ici le phénomène déterminant. Mais ils laissent aussi passer le rayonnement lumineux mais retiennent le rayonnement infrarouge (chaleur) reflété par le sol. Cela correspondrait à une élévation de température d’environ 0,3° C par décade. Les vols nocturnes, par contre ne produisent que très rarement des traînées, et celles-ci ne se transforment pratiquement jamais en nuages. La vapeur d'eau de ces traînées s’oppose au refroidissement et accroît le réchauffement, car en tant que gaz à effet de serre, elle piège la chaleur rayonnée par le sol dans les basses couches de l’atmosphère.
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Fig 7 et 8 | ![]() |
Les figure 7 et 8 donnent une idée du forçage radiatif causé par les aéronefs qui sont donné dans le rapport L'Aviation et l’Atmosphère Planétaire. Résumé à l'intention des décideurs des Groupes de travail I et III du GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
3/2 Préoccupantes et invisibles traînées nocturnes
| Il existe un facteur jour/nuit déterminant.
En effet, la vapeur d’eau est un puissant gaz à effet de serre
(dont le coefficient est plus élevé que celui du CO2), mais
cette vapeur d'eau a un impact tout à fait différent en matière
de réchauffement selon sa forme : la forme condensée dans
l'air, notamment sous forme de nuages artificiels blanc le jour et la vapeur
d'eau la nuit, généralement invisible à nos yeux, mais
faisant barrage à une partie des infrarouges.Dans une étude
de 2005 et publié en 2006 (Réf.7)
, Une équipe de chercheurs conduite par Nicola STUBER, météorologue
qui s'intéressent au forçage radiatif au Department of Meteorology
Radiation and Climate Processes de l'Université de Reading au Royaume-Uni
a étudié l'impact des traînées se transformant
en nuage d'altitude au-dessus de la région de HERSTMONCEUX (Sud-Est
de l'Angleterre) à l'entrée du couloir aérien de l'Atlantique-Nord).
Il a constaté qu’au Royaume-Uni, les vols de nuit ne représentent
que 25% environ du trafic mais ils seraient responsables de 60% à
80 % du réchauffement climatique dû aux traînées
de condensation. Nicola STUBER a d’autre part noté un aspect saisonnier, il a calculé que les vols de nuit (de 6h du soir à 6h du matin) effectués en Grande-Bretagne en saison froide (durant les 3 seuls mois de décembre, janvier et février) contribuent pour environ 50% au réchauffement alors qu'ils comptent pour moins d’un quart (22%) du trafic annuel. Cette étude a été soutenue par les deux ministères anglais des Transports et du Commerce et de l'Industrie ainsi que par Airbus. Une des conclusions de ces chercheurs est que diminuer le nombre de vols de nuit ou décollant de nuit pourrait permettre de significativement réduire les impacts de l’Aviation en matière de réchauffement. Une des conclusions de ces chercheurs est que diminuer le nombre de vols de nuit ou décollant de nuit pourrait permettre de significativement réduire les impacts de l’Aviation en matière de réchauffement. |
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| Fig. 8 - Moyenne annuelle du forçage radiatif aux longueurs d’onde courte (Visible et UV) et longue (IR), et forçage radiatif net dû aux traînées persistantes au-dessus de HERSMONCEUX |
4 Une nuisance de plus,
pour nous Astronomes :
Les nuits de pleine lune, des traînées peuvent être clairement
visibles.
La Fig. 9 montre une photographie ci-contre a été
faite avec une pose de quelques secondes, le 7 octobre 2006, par nuit de pleine
lune, à l’Observatoire de PARIS et le prouve parfaitement.
Comme nous l’avons vu, les vols de nuit aussi produisent des turbulences
locales et des aérosols composés de particule mais aussi de vapeur
d’eau se transformant en traînées. Par nuit noire, de telles
traînées sont rarement visibles, surtout pour l’œil
humain mais comme les astronomes utilisent toutes sortes de rayonnement visibles
ou non. Elles peuvent alors gêner l’observation astronomique tant
pour les professionnels que les amateurs.
Ce phénomène est une vraie "nuisance lumineuse" pour l’astronomie, les traînées et les cirrus dont ils sont issus absorbent et dispersent la lumière des étoiles, augmente la luminosité du fond du ciel, particulièrement en zone urbaine ou proche des sources de Pollution Lumineuse. Certains Observatoires comme dans les Iles Canaries, sont en dessous de couloir aérien et commence à s’inquiéter de leur avenir à long terme. Elles augmentent aussi la turbulence astronomique, mais ce dernier point, difficile à vérifier expérimentalement, causerait théoriquement des effets sur les observations spectroscopiques. Pour quantifier ces nuisances mal ou peu connues, les astronomes, les météorologues, et les scientifiques spécialistes en aéronomie doivent initier des études et pourquoi pas des expérimentations dans les observatoires astronomiques jouxtant les couloirs aériens comme l’Observatoire De PARIS, l’Observatoire De HAUTE PROVENCE ou le PIC Du MIDI. |
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Fig. 9 - © A. Le Gué |
5 Comment diminuer les impacts
des traînées d’avions et leurs impacts climatiques ?
Comment lutter, ce n’est pas simple mais il faut prendre conscience du
phénomène, qui est le reflet de notre société, et
aussi tout faire pour que tous les acteurs du transport aérien prennent
les mesures nécessaires. Les constructeurs aéronautiques, de cellules
et de moteurs font déjà des efforts de recherches très
importants, les organismes de contrôle aériens mettent au point
des trajectoires d’approche et de décollage ainsi que des routes
optimisées respectueuses de l’environnement. L’étude
de Nicola STUBER est une très intéressante étude qui pose
une question : Faut-il diminuer les vols nocturnes, et les décollages
en hiver pour mieux respecter la convention de Rio sur les modifications climatiques
? Tout cela sera inclus espérons le, dans les études d’optimisation
des trajectoires ou de régulation du transport aérien.
Rien n’est perdu, toutefois, des études d’impacts sont nécessaires
pour avancer dans un dialogue constructif d’où sortiront des solutions
techniques et réglementaires qui minimiseront les impacts du transport
aérien.
D’autre part et à cause de la Pollution Lumineuse, les astronomes
voyagent de plus en plus loin pour observer, participant eux aussi à
l’impact du transport aérien. Ils se doivent de s’impliquer
avec leurs connaissances dans les recherches et les futures études d’impact
qui sauvegarderont les observations astronomiques depuis le sol.
Bibliographie et références :
Sources
:
Réf. 1 : l’Astronomie
Vol 100 mai 1986 page II couverture et page 239 par René VERSEAU
Réf. 2 : Light
Pollution : A global View Hugo E. SCHWARZ editor Kluwer Academic Publisher Astrophysics
and Space Science Library vol. 284 (Proceedings of the International Conference
on Light Pollution LA SERENA CHILE 5-7 March 2002 © 2003 ISBN 1-4020-1174-1
Réf. 3 : l’Astronomie
Vol 107 mai 1993 page 186 par Jean KOVALEVSLY - Retour
Réf. 4 : Etude
DLR Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt, Institut für Physik
der Atmosphäre, Oberpfaffenhofen, Weßling, Germany 2004
K. Gierens, R. Sausen, U. Schumann Retour
Réf. 5 : Intergovernmental
Panel on Climate Change (IPCC), 1999.
Aviation and the Global Atmosphere. J.E. Penner, D.H. Lister, D.J. Griggs, D.J.
Dokken, and M. McFarland, editors. Cambridge University Press. 373 pp.
Réf. 6 : Travis,
D.J., A.M. Carleton, and R.G. Lauritsen, 2004: Regional variations in U.S. diurnal
temperature range for the 11-14 September 2001 aircraft groundings: evidence
of jet contrail influence on climate. J. Climate, 17, 1123-1134. et :
Travis, D.J., A.M. Carleton, and R.G. Lauritsen, 2002: Contrails reduce daily
temperature range. Nature, 418, 601-602. Retour
Réf 7 : June 15
2006 The importance of the diurnal and annual cycle of air traffic for contrail
radiative forcing Nature ,Vol. 441, 864-867 doi:10.1038/nature04877 2006 Nicola
STUBER and Piers FORSTER, Gaby RADEL et Keith SHINE.)
Retour
Lire avec profit les documents suivants :
Rapport du groupe de travail sur LA PROTECTION DES OBSERVATOIRES ASTRONOMIQUES
et GEOPHYSIQUES Académie des sciences/ CODER novembre 1984
«The protection of the astronomical and astrophysical sites» J.
KOVALEVSKY editor Edition FRONTIERES ISBN 2-86332-109-9 ©1991
L'Aviation et l’Atmosphère Planétaire.
Résumé à l'intention des décideurs
Rapport spécial des Groupes de travail I et III du GIEC, Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat. Responsables de
la rédaction :
Joyce E. Penner David H. Lister University of Michigan Defence Research and
Evaluation Agency, David J. Griggs David J. Dokken Mack McFarland Meteorological
Office University Corporation DuPont Fluoroproducts (Royaume-Uni) for Atmospheric
Research
© 1999, ISBN: 92-9169-211-5 Traduit par l’OACI pour le GIEC
Voir dans le Chapitre 4 : Quels sont les impacts actuels et futurs de l’aviation
subsonique sur le forçage radiatif et le rayonnement UV ? le Paragraphe
4.5 Traînées de condensation en page 8.
Proposition Commission Européenne sur la réduction
des polluants émis par le traffic Aérien Reférence IP/06/1862
du 20 décembre 2006 disponible sur :
http://ec.europa.eu/environment/climat/pdf/aviation/sec_2006_1685_fr.pdf
Dernière Nouvelle -AFP le 04 /04:08
Climat: l'aviation prise en compte, programme de travail jusqu'à fin 2009
Plus de 160 pays ont décidé vendredi le 04 avril 2008 à
Bangkok d'examiner les moyens de réduire les émissions polluantes
du transport aérien et maritime, en adoptant un programme de travail
pour parvenir avant fin 2009 à un nouvel accord mondial censé
prendre le relais du Protocole de Kyoto.
Réunis pour la première fois depuis les négociations-marathon de décembre dernier sur l'île indonésienne de Bali, des représentants des Etats signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) ont tenté, non sans mal, pendant cinq jours, d'atténuer les divergences qui avaient failli faire capoter leur dernière conférence.
Des tractations se sont poursuivies jusque tard dans la soirée sur les termes d'une déclaration fixant un ambitieux programme de travail pour les 21 prochains mois et la date-butoir de décembre 2009 pour conclure un nouvel accord de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui contribuent au réchauffement planétaire.
A Bangkok, où un nouveau cycle de négociations avait commencé lundi, les d&eac