AOUT 2003

 

1, 4, 6 Août 2003 : Mare Tyrrhenum - Mare Cimmerium

La première moitié du mois d'août à partir du 3 est marquée comme partout ailleurs par des conditions de forte chaleur, qui ne favorise pas la qualité des images, ici au moins : si la turbulence est variable d'une nuit à l'autre, la transparence du ciel reste médiocre en permanence, ce qui diminue considérablement la qualité des images prises avec le filtre bleu. Le 1er toutefois, les conditions étaient superbes, très faible turbulence et bonne transparence.

On continue à observer un obscurcissement du soir martien ; sur les images du 1er les détails semblent masqués par la présence d'une brume jaune/grise. Les images du 4 et du 6 commencent à mettre en évidence les brumes matinales martiennes (droite du disque).

Comme sur les images des 24 et 28 juin, Hellas semble montrer une couleur jaune au matin martien. Pourquoi ?

 

9, 11, 13 Août 2003 : Tharsis

Le ciel est toujours aussi peu transparent mais il est un peu plus stable. Sur la calotte polaire, on assiste à présent à une sublimation très rapide de la calotte sur la partie qui correspond aux longitudes de Mare Cimmerium (début juillet, cette partie était visible comme une sorte de "trou" dans la calotte). On voit bien ici que la partie "droite" de la calotte polaire est nettement moins brillante. Se distinguent particulièrement les Thyles Mons, la pointe brillante dans la glace.

La brume jaune semble encore visible, le soir et le matin martien semblent toujours obscurcis. Le 11, en visuel, Solis Lacus était à peine discernable et seule Mare Sirenum se détachait nettement. Mais comment faire la part de responsabilité de notre propre atmosphère dans ce manque apparent de transparence...

Dans Tharsis, certains des volcans sont à nouveaux détectés. Il y a très peu de nuages blancs, néanmoins, un nuage orographique continue à se former au-dessus du Mont Arsia, comme en juillet.

 

20, 22, 24 Août 2003 : Mare Erythraeum - Mare Acidalium

Mars atteint cette semaine son diamètre apparent maximal de 25 secondes d'arc et un peu plus. Malheureusement la qualité des images la nuit est généralement très mauvaise, seule la transparence est excellente. Les images du 22 août ont été réalisées dans un moment un peu meilleur à l'aide du CN212 d'un copain de mon club astro, Sébastien Marchand.

Une plus grande activité de nuages blancs est discernable, surtout dans la région de Solis Lacus-Tharsis qui se révèle encombrée de brumes, le matin (droite des images). Le voile polaire nord est également très actif au-dessus de Mare Acidalium, une région où le haut plateau d'Arabia à l'ouest s'arrête brusquement, laissant la place à une plaine basse qui descend jusqu'à l'équateur. Ceci pour une raison ou pour une autre doit favoriser une activité météo polaire qui descend plus loin vers le sud qu'aux autres longitudes. Ici, en plus du voile polaire, les images prises dans le rouge ou l'infrarouge montrent sans doute la présence de fins nuages de poussières dans la région, une activité continue au moins depuis le début 2003, et qui a même aboutit à une tempête de poussière assez conséquente fin juillet.

Dans la calotte, les Monts Argentés sont très brillants.

 

26, 27, 30-31 Août 2003 : Noachis - Hellas

La qualité des images, la nuit, est très variable, et il faut guetter les trous de turbulence. Les 27 et 30-31 Août, la nuit avait commencé comme d'habitude avec un maximum d'agitation atmosphérique ; et puis vers 2H, à chaque fois, les images se sont subitement calmées, pour me laisser enfin le loisir de faire de bonnes images avec Mars au plus près :). Si le 27 une légère brume est venue diminuer le contraste, la nuit du 30-31 m'a offert des conditions réellement bonnes.

La première chose à noter est le morceau isolé de la calotte polaire : il s'agit des fameuses montagnes de Mitchell, un fragment de la calotte qui est une zone inclinée vers le sud, favorisant ainsi le maintien de la glace alors qu'elle disparaît autour, par une moindre illumination solaire. Il ne s'agit pas de montagnes comme on le croyait auparavant. Egalement appelé Novus Mons, ou Novissima Thyle, ce fragment apparaît détaché de la calotte toujours à la même saison martienne, soit au moment où Mars passe par son périhélie (Ls 250).

Les brumes matinales, très jolies et même parfois spectaculaires sur certaines images, sont toujours là. A noter sur les images du 31 l'épaisse brume vespérale sur Isidis Planitia (ouest Syrtis Major). La saison des tempêtes la plus favorable de l'année martienne commence ces jours-ci, mais pour le moment rien à signaler.

 

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