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L'observatoire se situe au Nord-Est du département de la
Haute-Saône, entre Villersexel et Lure. C'est un abri en bois de 11m2, avec toit coulissant. Le contrôle du
télescope se fait depuis le salon de la maison. La gestion du télescope est liée
au cloud sensor qui détecte l'éventuelle arrivée de nuages durant la nuit. Côté construction, les fondations ont une
profondeur de 40 cm (hérisson + dalle) et le pied colonne béton de l'instrument
descend à 70 cm de profondeur tout en étant ferré. Si vous souhaitez voir les
différentes étapes de la construction de mon abri astronomique, cliquez ici.

Face Sud de l'abri.

Face Nord de l'abri, avec gouttières
latérales.
Il va sans dire que la région
Franche-Comté ne présente pas des conditions météorologiques aussi favorables
que le Sud de la France. En effet la pluviométrie y est importante, le taux
d'ensoleillement faible (ne dépasse pas 20% des jours de l'année !), au final
les jours propices à la photographie du ciel profond ne dépassent pas 20 jours
par an : ciel dégagé, sans Lune. Météo France donne des statistiques pour la ville de Luxeuil située
à proximité de l'observatoire. Cette
zone du département est assez humide car proche du
massif des Vosges. On peut noter une amplitude thermique assez élevée avec plus
de 100 gelées par an ! Les 25 degrés sont dépassés une quarantaine de fois par
an.

La météo est gérée
par le Cloud Sensor de chez Diffraction Limited et le Cloud Sensor Graph de Russel Croman. (Il est à noter, pour l'exemple qui suit,
le ciel bouché pour un mois d'août...).
Vous pouvez avoir un autre aperçu de la météo
locale ici.

L'observatoire ne
souffre pas (encore) trop de la pollution lumineuse, l'horizon Sud reste noir...
avec néamoins un lampadaire génant ! En prenant en compte l'échelle de Bortle,
on peut considérer que le site d'observation se situe entre le degré 3 et le
degré 4. En effet, des signes de pollutions lumineuses restent évidents en
direction de l'Ouest (même si le halo de Villesexel est caché par la colline) et
au Sud-Est (Montbéliard...). Pour se donner une idée, voici une
image prise avec mon fisheye Peleng et le Canon 300D
en 20 secondes. La prise de vue automatisée avec
le logiciel DSLRfocus permet d'évaluer la pollution
lumineuse et l'arrivée de nuages... (c'est une
sorte de petit "allsky"). La lumière zodiacale est néanmoins bien visible, et la Voie Lactée dévoile des
structures complexes. La magnitude limite en visuel (mais ce ne
sont que mes yeux.) est de 6,2 - 6,5.

Les
principales constellations sont visibles. Mars et au
centre de l'image pendant qu'un avion passe au Nord
Nord-Est !
Pour ce donner une idée en CCD, voici
un petit test réalisé dans les conditions
suivantes : lunette FSQ 106 sur NJP 160, ST10 XME et
une pose de 90 secondes avec un filtre neutre SBIG.
On est facilement à la magnitude 17.

Je cherche actuellement à négocier
l'extinction des lampadaires. par la suite on tentera des méthodes moins
diplomates ! Reste en projet l'automatisation de l'ouverture / fermeture du toit de
l'observatoire couplée à la détection de présence de nuages. Et bien d'autres
choses sont perfectibles ! Pour vous donner quelques exemples
de réalisations, consultez le site de Bill
Arnett ! |