cbuil

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  1. Utilisation de IRIS

    Il ne faut pas oublier les "deux point" effectivement, et faire genre : c:\images\nuit10 Le plus sur est d'aller dans Réglage (menu Fichier), puis la section Chemin du répertoire de travail, cliquer sur le bouton "...", dans la boite de dialogue qui s'ouvre chercher le répertoire où l'on a mis les images, sélectionner et faire OK. Le chemin ce met automatiquement.
  2. Oui l'aspect apparent du spot "bleu" (le fameux halo bleuté que l'on note avec les réfracteurs par exemple) est dépendant de l'échantillonnage. Il est plus ou moins gênant sur le plan esthétique en photographie. En revanche en spectro, et même avec une fente large ou une fibre (de 50 microns typiquement), l'effet photométrique est immédiatement problématique et assez violent sur le plan quantitatif. Je révise mon point de vu sur les coatings de telecompresseurs (la coupure brutale du coating du réducteur Takahashi FSQ85ED est en revanche avérée), et finalement, il est bien possible lyl que ton Kepler soit fort bon sur ce point. Le soucis majeur est le chromatisme, mais cela n'est pas neuf. En tout cas, pour bien mettre en évidence un problème éventuel de transmission il va falloir faire une mesure fine.
  3. J'ai refait des mesures en changeant fortement le protocole, à savoir en ne me servant plus d'une étoile comme source de lumière, mais d'un montage sur table comme indiqué dans un précédent message, en éclairant le système réducteur de focale + fibre via un écran diffuseur éclairé par une lampe halogène à 4700 K. Voici la transmission mesurée du réducteur Celestron : C'est bien différents des mesures sur étoiles. En fait, sans trop rentrer dans les détails, on est ici face à un vieux piège typiquement rencontré en spectro : lorsque le réducteur est en place, une aberration chromatique apparait (on a affaire à un dispositif à lentilles) et dans ces conditions, la taille de la tache image stellaire au bout du télescope dépend de la longueur d'onde. Typiquement, elle s'élargie dans le bleu, et comme la fibre optique elle ne change pas de taille, cette dernière collecte moins de signal dans le bleu que dans le vert ou le rouge, d'où la forte perte de rendement constatée précédemment. En fait, le réducteur continu a être le responsable d'une perte de signal dans le bleu, mais pas à cause d'un problème de transmission optique (ou disons que marginalement), mais à cause du chromatisme qu'il génère (ce que l'on ne voit pas avec un télescope tout miroir, sauf une part liée au chromatisme de l'atmosphère elle-même si on n'observe pas au zénith). J'avais zappé cet effet que j'avais pourtant bien étudié à une époque, qui cause des dégâts lorsqu'on veux faire de la spectrophotométrie de précision. Zut. Les astrophotographes sont bien moins concernés par cela. Olivier G. a aussi utilisé une source uniforme pour faire ça mesure du réducteur Astro-Physics (après une tentative pas obligatoirement concluante sur étoile, peut être pour la raison citée précédemment). Je possède moi-même le réducteur Astro-Physics. Voici mon résultat : Je ne retrouve pas exactement le résultat de Olivier, ce qui montre au passage que la mesure est délicate (l'usage de fibre optique n'est pas idéal). Je pense que Olvier est plus dans le vrai. Bref, en mettant de coté le problème de chromatisme, assez spécifique à la spectro, l'effet de transmission des correcteurs testés s'avère finalement faible. Affaire close. Christian
  4. Oups Christian_d, non bien sur ce n'est pas un Edge. je ne sais pas pourquoi je qualifie de Edge mon C11 ! La fatigue s'en doute. Je voulais dire que le traitement des surface est qualifié de StarBright (XLT), pas plus. Donc pas de lentilles supplémentaires outre le correcteur (et la lame de fermeture). On a l'impression que c'est le bon niveau coté traitement tube optique. Et si on lit la documentation Celestron, cet ensemble de traitement semble correct dans le bleu. Le problème c'est bien le correcteur il semble. Olivier G., bien intéressent que tu te lancé dans le test de ton coté, c'est vraiment fondamental de consolider l'impression générale pour agir ensuite. Christian
  5. Myriam, je pense que la mesure sur table n'est pas trop évidente, mais cela ce tente. Le problème est d'avoir une référence. L'idéal est de faire une mesure relative entre ce qui se passe dans le bleu et dans le rouge (laser rouge et laser bleu pas exemple), mais ce n'est pas facile. Le plus et précis finalement est de ce servir des étoiles... ou même de la lumière du jour tout simplement, avec la caméra au foyer du télescope. Je rebondit sur ce que dit jmr, avec la possibilité d'utiliser un APN et la matrice de Bayer, en comparant simplement, en visant par ciel clair, le ciel lui-même de jour et de comparer le signal avec et sans réducteur. Le seul bémol est que les pixels bleu ne vont pas trop dans le bleu avec une Bayer, mais c'est mieux que rien. Il ne faut peut être pas généraliser le problème relevé sur quelques modèles de réducteur. Ce sont peut-être des cas particuliers. Est-ce effrayant : disons que tout le monde à vécu avec cela, même si on met en évidence que c'est une pratique courante des constructeurs (faut donc faire des essais et des contre-mesures pour bien assurer la chose). En cela, ce n'est pas si effrayant. Mais de fait, on bichonne son télescope, on essaye d'avoir un gros diamètre et paf, il y a un grain de sable qui grippe dans le train optique mais on ne le repère pas toujours. D'une manière générale, je trouve qu'il y a un peu de laxisme de la part des observateurs vis a vis de l'optimisation en flux (spectraux) des équipements. On parle par exemple beaucoup de front d'onde, mais pas de cet aspect de la performance, tout aussi important en fait .
  6. Jean-Michel, voici la comparaison du spectre d'une même étoile avec les mêmes paramètres de traitement, en rouge observé avec un C11 Edge + réducteur Celestron, en noir avec un Newton Kepler de 200 mm (les spectres sont normalisée vers 660 nm) : Ce graphe est une illustration du propos de ce fil (on voit comment l'écart se creuse dans le bleu). Cependant, ici, je ne fais pas le distinguo entre le tube optique C11 et le tube optique C11 équipé de son réducteur. D'autres mesures que j'ai réalisées semblent indiquer que le responsable de la dégradation dans l'UV est pour une très large part le réducteur de focale. Je n'ai pas fait de mesures spécifiques, mais j'ai l'impression que le C11 avec ca lame, exploité tel quel (f/10) demeure raisonnablement transparent dans le bleu et l'UV. Voici sous forme de courbe, le rendement relatif des combinaison C11+réducteur et Newton : Il faudrait tester d'autres modèles de réducteur pour voir si le problème est général, et si les fabricants ne se sont pas donner le mot en quelque sorte... Christian B
  7. Non Chonum, je ne pense pas que le problême soit ici celui de l'absorption interne dans le verre, même un flint courant, dès lors que les effets sont nettement perceptibles dès 450 nm et même avant. Certes, il y a de l'absorption dans les verres, et même une opacité totale, mais nettement plus loin dans l'UV. On parle ici du très proche UV. Je doute fort que le réducteur Celestron (par exemple) soit fait à partir d'un verre aussi sophistiqué que le LaSF52 vu son prix. Mon expérience avec le réducteur de focale de la lunette FSQ-85ED (reducer QE 0.73) est édifiante. J'ai fais des mesures spectrographiques très soignées. Sans le réducteur, cette lunette possède une très bonne transmission dans le bleu profond malgré le nombre de lentilles et l'usage de verres spéciaux (et aussi une très bonne correction chromatique dans cette partie du spectre). Par exemple, j'arrive à observer correctement les raies H et K du calcium (Ca II) vers 395 nm. Parfait. Mais dès que le réducteur est en place, c'est radical, on a un mur de blocage très raide dans ces longueurs d'onde. L'équivalent d'un filtre de réjection UV. Et ce n'est pas du tout de l'absorption, les surfaces de ce correcteurs se comportent comme des miroirs (les reflets UV générés m'ont bien fait souffrir !). Christian
  8. En marge d'une étude visant à optimiser l'efficacité des spectrographes dans le bleu et dans l'ultraviolet, je me suis penché sur le problème de la transmission optique des télescopes dans cette partie du spectre (voir ici http://www.spectro-aras.com/forum/viewtopic.php?f=8&t=1860 pour les curieux, on y trouvera aussi une note sur la performance du Samyang 135 mm, bien connu ici). En comparant avec précision des spectres pris avec un télescope équipé ou pas d'un réducteur de focale il apparait que dès que le réducteur est en place, la transmission optique chute dans le bleu et dans l'UV, cela à vitesse passablement anormale. J'ai testé tout récemment le Celestron f/6.3, mais j'ai eu aussi un comportement similaire avec un réducteur Takahashi pour FSQ... Les fabricants cachent la "misère" (défaut de chromatisme) en coupant la transmission via les coating dans le bleu et l'ultraviolet. Autrement dit, parque l'on n'arrive pas à optimiser le réducteur dans le bleu, et bien... on se débarrasse des photons génant. Je pense que c'est volontaire, et c'est une pratique vraiment limite... Pour bien mettre cela en évidence, j'ai utilisé un tube optique Richey-Chrétien (GSO) de 254 mm f/8 en équipant celui-ci d'un réducteur de focale Celestron F/6.3. Voici la transmission optique relative trouvée en comparant avec un Newton Kepler de 200 mm (en observant la même étoile, alpha And, et avec un même spectrographe, un eShel) : L'ennui c'est que de très nombreux observateurs (dont moi) utilisent souvent ce type de réducteur. Perdre autant de signal vers 400 nm ( un facteur 3 !) parce que les fabricants nous trompent sur la marchandise par omission est particulièrement "énervant". Voici la même comparaison, mais en retirant cette fois le réducteur (le RC10 travaille maintenant à f/8) : On notera un pouvoir réflecteur (relatif, les courbes sont normalisée à 660 nm) légèrement supérieur pour le RC10 par rapport au Newton 200 mm dans le vert, et en revanche, un croisement des courbes à 400 nm - globalement, ces deux transmissions sont proches. Donc, vive les Newton et les RC (sans verre à traverser) ! Bien sur, j'utilise le RC10 sans réducteur !!! Christian B
  9. Quand la foudre monte au ciel ... (post XL)

    Très belles observations ! Noter que dans mon service (instrumentation) au CNES on travaille sur des équipements du satellite TARANIS, qui doit justement observer ces phénomènes depuis l'espace. Voir : https://taranis.cnes.fr/fr Christian B
  10. à la conquète de Titan

    La première partie, bien, la seconde... un énorme n'importe quoi (je connais un peu le spatial, je travaille pour cette industrie), on y a vu des fous effectivement, pitoyable et à fuir au point que j'ai pas pu aller au bout car trop dur à ce niveau de débilité. Assez en colère !
  11. CMOS vs CCD

    On le sait, pour ce qui concerne le capteur CMOS Panasonic de la ASI1600MM, pour un prix inférieur, on dispose d'un capteur significativement plus large que ce que l'on aurait en CCD. J'en ai profité pour mettre cette caméra à l'arrière de mon spectro VHIRES-MO, particulièrement résolvant (on voit des détails de 0,01 nm environ dans la lumière de nos étoiles), plus particulièrement le modèle couleur dans un premier temps (ASI1600MC). Ca donne ceci le spectre en vraies couleurs visuelles : En général, on fait toujours les acquisition avec un capteur N&B, mais parfois, les couleurs parlent (en particulier en spectro bien sur !). Le spectro est de type "echelle", un principe qui permet de caser sur la surface du capteur plusieurs bouts du spectre de l'étoile les uns au dessus des autres. Ici il s'agit du spectre du soleil (la raie Halpha est l'échancrure large dans la partie supérieur (rouge), un peu à gauche du centre. En exploitation, on fait des courbes de tout ceci, cette fois avec la version noir et blanc (ASI1600MM-C). Par tronçons donc, le spectre de l'étoile Capella ; Le partie bleu est en haut. L'ordre (tronçon) qui contient la raie Halpha est en bas à gauche. La même chose sur l'étoile alpha Per (raies bien plus larges car l'étoile tourne plus vite sur elle même, élargissement Doppler donc, et aussi type spectral différent) : Les raies en émission sur l'étoile phi Per : etc, etc, etc. Bref, il est bien clair que l'on peut faire de bonnes images avec ces capteurs CMOS en planétaires, en CP, mais aussi finalement en spectro (et là on pousse au bout du bout certaines capacités, le faible bruit en particulier). Au passage félicitation à Jean-Philippe Cazard pour le nouveau look du forum et ces fonctionnalités. Tiens, je teste l'outil "lien" (ici sur ma page consacrée spectro VHIRES - où comment faire de la spectro à l'arrache !) : http://www.astrosurf.com/buil/vhires/test.htm Christian B
  12. CMOS vs CCD

    Romain, de fait la mesure du rendement quantique est compliqué, en particulier lorsqu'on cherche la valeur absolue. L'imprécision est significative, et c'est vrai qu'en fonction des expérimentations il y a des variations - faudrait mettre une barre d'erreur, mais ca c'est dur aussi à évaluer.Je pense que mes dernières mesures sont les plus précises. La courbe relative de Sony (le terme relatif est important) donne le sentiment d'un rendement vraiment élevé, mais c'est piégeant. Sony lui même communique bien peu sur les valeur absolue du QE. Je les trouve un peu optimiste dans leur communication.Autre point, pour ma part je n'ai pas constaté une grosse variation du bruit de "lecture" avec la température, toujours voisin de 1,1 e- par exemple à 20 dB avec la ASI290. C'est un bruit mesuré en pose brève. En revanche, le bruit thermique évolue avec T bien sur et il faut bien faire attention de séparer l'un et l'autre/Atik, qui développe une caméra autour du même capteur Panasonic que la ASI1600MM annonce 0,6 e- si j'ai bonne mémoire. Mais sans avoir vu ce que donne les proto et modèles de série, difficile de dire si cela est crédible. Peut être ont-il une astuce, une fonction spéciale du chip qu'ils activent, mais faute d'information ?Christian [Ce message a été modifié par cbuil (Édité le 04-09-2017).]
  13. Bien entendu que ce développement est remarquable, qu'il représente un vrai rupture, qu'il permettra des observations originales que l'on n'imagine même pas, qu'il fera découvrir l'astronomie à bon nombre de gens qui seraient passer à coté sinon.Les sarcasmes que j'entend, ce sont les mêmes que j'ai entendu lorsque les premiers télescopes japonais sont arrivée alors que l'on ne jurait que par le télescope Pierre Bourges en boisLes sarcasmes que j'entend, ce sont les mêmes que j'ai entendu (de près) lorsque les premieres images CCD sont arrivées.Cela n'enlève rien au mérite des constructeurs de télescopes en bois et aux photographes argentique, qui ont fait l'histoire et posé leur pierre. Mais il est particulièrement plaisant de voir la constance des sarcastiques, qui parfois ont du mal à voir les trains passer....C'est un produit passionnant, fait par des gens passionnant.Christian Buil [Ce message a été modifié par cbuil (Édité le 01-09-2017).]
  14. CMOS vs CCD

    Pour ce qui concerne les infos sur le calcul de la performances des détecteurs, c'est un peu disposé dans la littérature (j'essaye moi même d'écrire un truc sur cela entre-autre, mais le temps...). Faut fouiller sur le web et sur google (detector characterisation). La mathématique là derrière est assez simple et concerne la statistique sur le bruit (erreusr) et la combinaison de ceux-ci.Voici de nouvelles mesures du signal d'obscurité en fonction de la température, qui complète les résultats de la page (je l'ai mise à jour - consulter pour plus de détails) : C'est très informatif lorsqu'on exploite les caméras en pose longue. La performance du capteur Panasonic qui équipe la caméra ASI1600MM est vraiment très bonne, comparable à ce que l'on voit en CCD en gros.Aussi la courbe de non linéarité de la ASI1600MM (voir aussi sur la page un mot sur le (léger) problème repérée de codage du temps d'intégration sur la ASI290MM) : On est ici linéaire à mieux que 1% (sauf sur les 4 premiers LSB !). C'est surprenant pour ce type de composant je trouve, mais le fait est là. Assez remarquable.Christian B [Ce message a été modifié par cbuil (Édité le 30-08-2017).]
  15. CMOS vs CCD

    Vous trouverez ici pas mal d'éléments de comparaison qui permettent de juger les performances relatives des caméras équipées de capteur CCD d'un coté, et de capteur CMOS de l'autre. Je compare les caméras ATIK460EX, ATIK414EX, ASI290MM et ASI1600MM.Le domaine est celui de la spectrographie, mais certaines informations peuvent êtres utiles aux astrophotographes. C'est ici : http://www.astrosurf.com/buil/CMOSvsCCD/index.html C'est en anglais, désolé, mais il y a de nombreux tableaux et figures, en particulier ce tableau qui résume les performances primaires, aussi bien que j'ai pu les mesurer : On peut faire de la science pointu avec un caméra CMOS relativement économique, comme ce programme de recherche qui va débuter avec des amateurs consistant à surveiller l'activité chromosphérique de certaines étoiles (en gros, on repère les plages faculaires et les protuberances dans des étoiles autres que le soleil en observant les raies H et K du calcium, comme on le fait (presque) avec un spectrohéliographe - impressionnant en fait et pas si dur à faire) : Il faut remarquer ici les pics d'émission au coeur des raies du calcium. Tout cela bouge au grès de la rotation de l'étoile, des éruptions, etc. Passionnant.Bonne lecture !Christian Buil [Ce message a été modifié par cbuil (Édité le 27-08-2017).]