vaufrègesI3

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  1. Actualités de Curiosity - 2013

    Champion michel !.. Beau pano de la crête "Vera Rubin" face au rover !! Il permet de vérifier que Curiosity a encore de la grimpette à effectuer en se dirigeant vers le Sud La zone atteinte le 17 octobre (sol 1848) – voir message précédent - devant le rover elle présentait un sol hétérogène parsemé de petits cailloux : Il était à ctaindre que les mesures de l'APXS (qui ont une empreinte importante par rapport aux cailloux dans l'espace de travail) soient difficiles à interpréter (c.-à-d. pour déterminer quels cailloux ou sols contribuent aux signatures chimiques). L'équipe a donc décidé de renoncer à toute mesure APXS et de recourir plutôt aux mesures chimiques de ChemCam à plus petite échelle pour caractériser l'hétérogénéité observée. Il a procédé également à l'analyse du paysage en utilisant des observations multispectrales Mastcam qui peuvent fournir des informations supplémentaires sur la diversité compositionnelle observée. ChemCam devait analyser deux emplacements près du rover pour déterminer cette variabilité . La première cible est une région riche en cailloux près du rover et ChemCam sera utilisée pour mesurer plusieurs cailloux et taches de sol autour de cette cible. L'étude de la deuxième cible consistera à mesurer un plus grand clast et les sols environnants. On espère que ces observations informeront l'équipe de toute la variabilité de composition observée dans les cailloux éparpillés dans la région. Mastcam prendra alors la relève pour acquérir des images en haute résolution et des observations multispectrales. Mastcam se tournera d'abord vers l'imagerie de l'horizon juste au Sud du mobile, vers une région d'intérêt pour étudier la nature et la structure de "Vera Rubin Ridge". Le bras de Curiosity sera alors déployé et utilisera l'imageur haute résolution MAHLI pour étudier des cailloux et les sédiments. Après avoir intensivement étudié cette région, le 19 octobre (sol 1850) Curiosity a continué sa route vers le Sud en parcourant plus de 20 mètres dans une zone où il y a beaucoup de substrat rocheux exposé avec plusieurs bonnes cibles à choisir, Sauf que l'équipe devait préparer une analyse avec le labo SAM du sable de "Ogunquit Beach", ce qui nécessite une puissance significative ce qui ne permet pas de planifier beaucoup d'autres activités. Malgré les contraintes de puissance, l'équipe scientifique a pu planifier beaucoup d'activités aujourd'hui 21 octobre (sol 1852) en commençant par des recherches de nuages et de "dust-devils" avec les Navcam, suivies par les mosaïques Mastcam de la trajectoire prévue ensuite vers le Sud. Le 22 octobre (sol 1853) le largage tant attendu de l'échantillon d'"Ogunquit Beach" à SAM est prévu ! Pour Ken Herkenhoff "cette activité a été retardée par l'anomalie de forage et les essais qui ont suivi, nous sommes donc ravis de la planifier aujourd'hui". Si tout se passe bien, l'analyse des gaz dégagés par le chauffage de l'échantillon dans le labo SAM – opération nommée "evolved gas analysis" (EGA) - est prévue ce lundi 23 octobre. POSITION AU 19 OCTOBRE 2017 (sol 1850) : HAZCAM AVANT - 19 OCTOBRE (sol 1850) : HAZCAM ARRIÈRE - 19 OCTOBRE (sol 1850) : NAVCAM - 19 OCTOBRE (sol 1850) : PANOS NAVCAN ET MASTCAM DE PAUL HAMMOND - 19 OCTOBRE (sol 1850) : MASTCAM - 17 OCTOBRE (sol 1848) :
  2. Houais.. mais parce que t'as redoublé plusieurs fois ...
  3. Moi si ... mais je ne suis pas concerné > j'ai arrêté mes études en 67... ça change tout !!!!
  4. OK Kaptain.. Pffff... Bon, alors je te signale que pour Laurent Alexandre t'as arrêté tes études en 65 et t'es bon pour intégrer un club pour personnes âgées pour y parler du temps béni des colonies et de l'après guerre..
  5. L'Express de début octobre 2017 livre des extraits du dernier livre de Laurent Alexandre : "La Guerre des intelligences".. On va dire que ça vaut son pesant de cacahuètes .. Il est provocateur, mais quelque part assez lucide en particulier sur la frisolité de l'Europe dans le domaine des "NBIC" (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives). Je partage volontiers sa vision sur le " tourbillon de pessimisme" de certains de nos philosophes franchouillards.. je le cite : ".. les philosophes de la fermeture et de la peur des nouveautés devraient être cantonnés aux clubs pour personnes âgées, à qui ils parleront du temps béni de l'après-guerre, lorsqu'ils étaient jeunes". Il faut dire que ça part un peu dans tous les sens, mais il a au moins le mérite de "secouer le cocotier" et de faire réfléchir à tous les possibles... à l'improbable, et même à l'invraisemblable. Source : http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/intelligence-l-homme-contre-la-machine_1949520.html Extraits : Où en est vraiment l'intelligence artificielle? En 2017, l'IA est toujours totalement inintelligente. Schématiquement, il y a quatre âges de l'IA. La première phase, de 1960 à 2010, repose sur des programmes traditionnels, avec des algorithmes qui se programment manuellement. Cela rend de grands services pour gérer des problèmes simples, comme l'optimisation de la trésorerie d'une entreprise. La phase deux, commencée vers 2012, correspond à l'ère du deep learning, avec les premiers programmes dépassant l'homme, par exemple en reconnaissance visuelle. Le deep learning permet à un programme d'apprendre à se représenter le monde grâce à un réseau de "neurones virtuels" effectuant chacun des calculs élémentaires Ce ne sont pas des programmes informatiques banals: le deep learning s'éduque plus qu'il ne se programme, ce qui donne un immense pouvoir aux détenteurs de bases de données, au premier rang desquels les géants du numérique, Gafa américains et BATX chinois [...]. L'IA de deuxième génération va rapidement concurrencer les radiologues, mais paradoxalement ne peut lutter contre un médecin généraliste. Pour égaler l'omnipraticien, il faudrait une IA contextuelle capable de mémoire et de transversalité. Cette troisième génération d'IA qui émerge à peine ne serait disponible que vers 2030. Le quatrième âge de l'IA sera l'apparition d'une conscience artificielle. Une telle IA, dite forte, serait capable de produire un comportement intelligent, d'éprouver une réelle conscience de soi, des sentiments, et une compréhension de ses propres raisonnements [...]. Nous sommes pour l'instant au milieu de la phase 2 de l'IA et la phase 3 est encore loin, alors même que les technoprophètes veulent faire croire qu'une IA de phase 4 dotée de conscience artificielle est au coin de la rue. […..] L'Europe, ce Vieux continent toujours plus vieux La vague populiste à laquelle beaucoup de grandes démocraties ont été soumises traduit notamment le refus par l'opinion de la réalité d'un monde ultracomplexe, multilatéral et technologiquement vertigineux [...]. Il est tellement plus facile pour les électeurs de réclamer des solutions simples et pour les politiques d'en proposer. Dans cet immense champ de bataille, l'Europe est absente. Elle regarde le spectacle et se fait lentement, sûrement et inconsciemment vassaliser par les Etats-Unis et la Chine. Ces tentatives de régulation de la marche en avant du Big Data ne sont pas à la hauteur des enjeux et s'apparentent à de pauvres lignes Maginot, contournées de toutes parts [...]. L'Europe ne sait que geindre, pendant que le futur se construit ailleurs [...]. Désormais, les gens capables de penser le futur sont hors de l'appareil d'Etat. C'est dramatique, car la science-fiction et les transhumanistes de la Silicon Valley ne peuvent rester seuls à imaginer notre futur. La désynchronisation entre nos démocraties et la technologie est devenue mortifère. De leur côté, nos philosophes se sont arrêtés au programme de Normale sup de 1965 et sont entrés en pleine régression. Ils ont peur de tout: de l'islam, des étrangers, des grandes surfaces, de la mondialisation, du commerce international, des technologies NBIC. Alain Finkielkraut explique avec des trémolos dans la voix que le Web est la pire malédiction qu'ait connue l'humanité [...]. Michel Onfray joue les marchands de peur tandis que Natacha Polony, journaliste-philosophe, veut nous ramener en 1950, un peu avant Poujade [...]. Nous ne pouvons pas laisser nos enfants face à ce tourbillon de pessimisme: les philosophes de la fermeture et de la peur des nouveautés devraient être cantonnés aux clubs pour personnes âgées, à qui ils parleront du temps béni de l'après-guerre, lorsqu'ils étaient jeunes. /...../ Demain, tous soumis à l'IA? L'IA pourrait devenir supérieure à l'humanité, mais nous sommes trop souvent dans le déni [...]. "La Singularité est proche", écrivait Kurzweil en 2006. La Singularité est ce moment où l'intelligence des machines dépassera celle des hommes [...]. Kurzweil prévoit que la machine dépassera l'intelligence humaine en 2029 et qu'en 2045 elle sera 1 milliard de fois plus puissante que les 8 milliards de cerveaux humains réunis. [...] A quoi ressemblera concrètement cette intelligence artificielle supérieure? Difficile de le concevoir... avec notre intelligence à nous. Par définition, elle saura se reprogrammer, c'est-à-dire déterminer elle-même ses propres objectifs et penser par elle-même. Elle saura aussi assurer par elle-même ses moyens de subsistance, son approvisionnement en énergie. C'est-à-dire d'être libre... [...] L'aube d'une telle IA prendrait des allures de crépuscule pour l'humanité [...]. Heureusement, il est possible que l'IA consciente d'elle-même n'apparaisse que dans très longtemps. La soumission à l'IA est-elle inéluctable? Il existe un autre scénario envisageable: celui de l'apparition, bon gré mal gré, d'un consensus mondial pour encadrer l'IA [...]. Pour éviter de connaître ce qui fut peut-être le sort de beaucoup de civilisations, il faudrait un peu de bon sens. Réfléchir à notre destin à long terme. Développer une coopération internationale plus efficace qu'en matière nucléaire, destinée à éviter qu'un pays ne développe en cachette une IA forte potentiellement hostile. Les lignes rouges L'IA nous poussera à accepter la vision transhumaniste. Cela conduira notamment à l'augmentation générale du QI, puis à la possibilité de devenir en partie machine [...]: l'hybridation de l'ordinateur et du cerveau, puis la sortie du cerveau hors de lui-même, et enfin son autonomisation complète dans une perspective lointaine. Il pourrait devenir possible de le télécharger, nous rendant indépendants de notre humanité charnelle. Ce transhumanisme radical ferait de l'homme un être infiniment connecté. Il doit être évité [...]. Pour que nous gardions notre dignité, nous ne devons pas abolir les trois piliers de notre humanité : le corps physique, l'individualisation de l'esprit et le hasard [...]. Le premier enjeu est de sauver notre corps, avec tous les défauts et toutes les contraintes qu'il comporte. Tant de rêveurs ont pu imaginer qu'il serait formidable de s'en affranchir [... ]. Quand cela deviendra possible, on se rendra compte que ce paquet d'os, de sang et de muscles, cet amas précaire d'organes toujours plus ou moins dysfonctionnant, cette misérable enveloppe tant méprisée est en fait notre ultime racine. Renoncer à elle serait renoncer à nous [...]. Abolir le corps serait la seule façon vraiment efficace de nous rendre immortels [...].
  6. cendrée du matin...

    Excellent !! J'adore le GIF.. Bravo !
  7. Actualités de Curiosity - 2013

    Contrairement à ce que j'écrivais dans mon dernier message, le 15 octobre (sol 1846) Curiosity a finalement "décollé" de l'emplacement atteint le 6 octobre pour se diriger au Sud-Est, continuant ainsi à longer le bord d'une crête sur environ 20 mètres . Et nouvelle (petite) étape de 10 mètres, plein Sud, le 17 octobre (sol 1848). Ce parcours était pourtant annoncé de 15 – 20 mètres pour – je cite : " .. étudier un affleurement tacheté que nous avons d'abord remarqué de l'orbite"». Avant l'étape du 17 octobre, Curiosity devait effectuer des observations ChemCam et MastCam d'un substrat rocheux nodulaire de couleur pourpre et d'une veine d'un blanc-gris unique. Il avait été également planifié une imagerie Mastcam de structures sédimentaires exposées en coupe transversale. POSITION AU 17 OCTOBRE 2017 (sol 1848) : Le JPL n'a plus actualisé la position du rover depuis le 29 septembre (sol 1830) ! Merci à Phil Stooke auquel je me réfère pour tracer la trajectoire sur l'image HiRise de MRO. Ses estimations (basées sur l'imagerie du rover) sont fiables mais peuvent donner lieu à quelques corrections mineures lors de la mise à jour du trajet par le JPL. HAZCAM AVANT - 17 OCTOBRE 2017 (sol 1848) : Devant le rover les affleurements rocheux ont laissé place à un sol granuleux HAZCAM ARRIÈRE - 17 OCTOBRE 2017 (sol 1848) : NAVCAM - 17 OCTOBRE 2017 (sol 1848) : La caméra MAHLI au plus près de la roche
  8. Actualités de Curiosity - 2013

    Bon.. tout le monde sait ça : C'est difficile de s'arracher des ondes gravitationnelles , c'est pourtant invisible.. mais ça vous colle ce truc.. Des nouvelles du front : Faux départ le 12 octobre 2017 (sol 1843) !! Curiosity devait commencer sa course avec un virage à droite. Sa roue arrière droite a rencontré une petite crête (dont une partie est visible à droite de la roue dans l'image ci-dessous), quelques dizaines de cm de roche offrant juste assez de résistance pour que Curiosity stoppe son avancée et attende d'autres instructions : Du coup cet obstacle inattendu a permis de planifier un quatrième sol d'activités scientifiques à cet emplacement. L'équipe l'a utilisé pour ajouter à leur collection des mesures du substratum rocheux dans l'espace de travail face au rover. Ensuite le rover devait se libérer de l'obstacle qui bloquait sa roue arrière droite, et rouler environ 20 m plus haut sur Vera Rubin Ridge. Mais le 16 octobre (sol 1846) Curiosity était toujours stationné au même emplacement. Wait and see.... En tout cas Curiosity est désormais très proche de son objectif prioritaire : Les argiles au pied du Mont Sharp. Si rien ne cloche, et s'il ne s'attarde pas démesurément sur la crête "Vera Rubin", il devrait atteindre cette zone argileuse dans le courant du premier semestre 2018 et, on l'espère, pouvoir y reprendre enfin ses activités de forage et d'analyse d'échantillons. Ce qui demeure fondamental pour que le rover aille au bout de sa mission. À défaut, il serait fondé de considérer que la mission est loin d'être aboutie.. un demi échec pour être "clean".. Je reviens ici à nouveau sur le contexte ainsi que sur les perspectives offertes par l'analyse d'échantillons argileux : Mars offre peut-être aux scientifiques la possibilité de trouver des éléments probants sur les processus biologiques sous-jacents à l'émergence de la vie, éléments que nous ne pourrons sans doute jamais trouver sur Terre, la tectonique des plaques ayant tout effacé ou presque.. Le problème dans l'étude des processus d'émergence de la vie, c'est qu'on ne sait toujours pas dans quelles circonstances cette chimie opère, quelles étapes elle franchit. Sur Mars, la tectonique n'a jamais été à l'oeuvre ou très faiblement au début.. Malgré un volcanisme intense et les impacts, il demeure des terrains anciens qui gardent la mémoire géologique, voire biologique, d'une période "habitable" de Mars, il y a entre 3,8 et 4,4 milliards d'années. Dans ce cadre, grace au travail préliminaire réalisé par les spectromètres des orbiteurs, le site d'atterrissage de MSL a été sélectionné de manière bien plus efficace que pour tous les autres engins ayant touchés le sol martien : Curiosity a été dirigé vers une région contenant des minéraux dont on sait qu'ils aident fortement à la préservation de la matière organique sur terre : Des sulfates et surtout.. des argiles. Le cratère Gale a été choisi car, d'une part les terrains datent de 3,5 à 3,8 millions d'années, et d'autre part ils recèlent des terrains argileux, en particulier là où se situe le principal objectif de la mission : Les parties basses du mont Sharp qui comportent des strates contenant des argiles, des sulfates ou un mélange des deux. C'est dans l'eau qu'apparurent les premières formes de vie supposées, un milliard d'années après la naissance du système solaire. Les scientifiques ne disposent d'aucun indice véritable leur permettant de reconstituer l'ensemble des premières étapes de l'apparition de la vie. Se basant sur ce qu'ils savent des êtres vivants, ils supposent que les formes de vie initiales se sont construites à partir de molécules organiques, constituants de base des êtres vivants (glucides, lipides, protides). L'assemblage de petites molécules (comme les acides aminés) en macromolécules (comme les protéines) nécessite l'élimination de molécules d'eau. Or, la thermodynamique indique qu'il est défavorable de réaliser une telle condensation dans l'eau elle-même. Il est possible pour résoudre cette contradiction de faire appel à des surfaces minérales, comme les argiles. Sur Terre, les argiles sont présentes dans les sols quasiment partout où l'eau s'infiltre à travers des silicates. Ce qu'il faut surtout souligner, c'est que la formation d'argile nécessite typiquement la présence d'une eau liquide au pH relativement neutre, ce qui représente un potentiel d'habitabilité pour la chimie prébiotique, ou biotique : Les argiles ont, par rapport à l'eau et aux molécules organiques, des vertus étonnantes. Ainsi, elle forment des couches feuilletées où s'opèrent des catalyses où les réactions organiques s'accélèrent. Elles se laissent pénétrer en surface et offrent donc, des propriétés d'absorption remarquables. Les cavités qu'elles recèlent sont des pièges à grosses molécules. Elles forment donc un échafaudage où les briques de la vie sont empilées, enchaînées, repliées, tordues dans les trois dimensions et transformées en polymères biochimiques d'acides aminés et/ou d'acides nucléiques. Après la soupe primitive des molécules organiques, le pas suivant dans l'évolution de la Vie, un véritable pas de géant, c'est l'organisation de ces molécules en cellules capables de se répliquer et de transmettre une information génétique à leur descendance. Comment les choses se sont passées reste un profond mystère. Nous ne savons même pas comment elles ont commencé : Par la cellule, par les enzymes ou par les gènes ? Le caractère fondamental de la vie est l'hérédité. Il semble que les premières molécules porteuses dinformations aient été des molécules d'ARN, et non pas des molécules d'ADN. Ce qui est clair en tout cas, c'est la capacité des argiles à concentrer la matière organique, et c'est l'une des raisons pour lesquelles leur analyse est une priorité pour le labo SAM de Curiosity, un instrument parfaitement en mesure d'identifier les molécules correspondantes. L'instrumentation de Curiosity base sa recherche sur l'analyse d'éléments réduits à l'état de molécules organiques complexes ou d'acides aminés.. Ses instruments n'analysent donc pas le "vivant" en tant que tel, mais les traces organiques qui peuvent révéler son existence (passée ou présente).. Les molécules d'intérêt pour "SAM" sont les molécules complexes, voire les produits de dégradation de toute forme de vie (telle que nous la connaissons). L'ADN se dégrade en bases nucléiques ou nucléotides, les acides gras vont se décomposer en acides carboxyliques, et les protéines en acides aminés. Les monomères ou les produits de dégradation de ces polymères de la vie doivent être passés au crible si l'on recherche des traces de vie. Bien sûr, ces molécules et macromolécules, aussi essentielles soient-elles pour la vie, peuvent aussi résulter d'une synthèse abiotique, comme en atteste leur présence dans les météorites récupérées sur Terre (il tombe encore aujourd'hui environ 50 tonnes de météorites par jour sur Mars). Mais selon Michel Cabanes, co-responsable de SAM et attaché en particulier au chromatographe en phase gazeuse, le GCSM – je le cite : "Si Curiosity trouve (par exemple) des acides aminés et qu'ils sont comparables aux 80 variétés recensées dans la météorite de "Murchinson", on n'aura guère de doute sur leur origine cosmique. Si, en revanche, ils ressemblent aux 22 espèces d'acides aminés que le vivant utilise, la question d'une origine biotique se posera. Ces acides aminés seront alors regardés selon un angle particulier, celui de la chiralité".. Les instruments du rover sont parfaitement capables de déterminer la chiralité de ces derniers. Ceci pourrait apporter une preuve importante en faveur de leur origine biotique. Le monde vivant est chiral, les bio-monomères ne présentent qu'une seule des deux conformations chirales. Les acides aminés, les sucres et les lipides sont principalement homochiraux dans tous les systèmes vivants et leur structure polymérique forme des arrangements secondaires asymétriques. L'homochiralité est donc un atout pour les scientifiques, car sa recherche permet de déceler à la fois les formes de vie telles que nous les appréhendons, mais aussi des formes de vie basées sur des molécules radicalement différentes. La vie se dirige vers la complexification des molécules, et la stabilité des polymères de ces molécules dépend de leur homochiralité. Puisque l'homochiralité permet l'identification de nombres de molécules, il s'agit d'un biomarqueur universel et important approprié tant aux composés biologiques connus, qu'aux composés extraterrestres potentiellement biologiques. Afin de trouver ces molécules dans la faible plage de forage du rover Curiosity (7 cm maxi), les scientifiques pensent que le meilleur pari est de rechercher de "jeunes" cratères, voire des effondrements de terrain, ou une érosion éolienne mettant à jour des matériaux depuis moins de 10 millions d'années. Ces zones peuvent présenter des roches plus fraîchement exposées, autrefois plus profondément enfouies sous la surface. Les dernières recherches sur ce sujet indiquent que des matériaux exposés en surface (ou à quelques cm sous cette surface) dans les conditions martiennes durant une trop courte période de temps (de l'ordre de la dizaine de millions d'années donc) ne permettraient pas aux rayonnements nocifs d'effacer toutes les molécules organiques. Il faut noter aussi que, comme le montrent les études théoriques et expérimentales sur le sujet, que les molécules constitutives des acides aminés sont connues comme étant particulièrement résistantes à la dégradation. Ces molécules, en plus d'avoir un intérêt en tant que possibles résidus d'une vie passée, peuvent se révéler comme les produits résiduels de colonies bactériennes vivantes. Et des quantités substantielles de matière organique résiduelle (donc détectables) peuvent être associées à de très faibles quantités de micro-organismes. La présence de perchlorate constitue l'une des difficultés : Il semble maintenant bien établi que la surface de Mars soit recouverte de sels de perchlorates. Ce corps chimique est une base (anion de chlore plus oxygène) qu’on peut synthétiser ou qu’on trouve à l’état naturel et dont la capacité d’oxydoréduction très violente est utilisée sur Terre principalement dans la propulsion (y compris celle des fusées). Leur origine "naturelle" est aujourd’hui bien comprise, par exemple dans le désert d’Atacama, au Chili. Les perchlorates martiens doivent se former naturellement, comme les perchlorates terrestres, grâce au rayonnement solaire ultraviolet puissant qui atteint la surface et facilite l’oxydation des éléments chlorés contenus dans le sol en l’absence d’eau. L’oxydant doit provenir de l’oxygène de l’atmosphère (sur Mars, quelques molécules d’oxygène libre et l’oxygène des molécules de gaz carbonique qui est abondant). Chauffés, les perchlorates sont extrêmement corrosifs, et on a pu constater qu'ils ont très probablement corrompu les analyses des Viking, de Phoenix et malheureusement aussi au moins une analyse d'échantillon du labo SAM de Curiosity, analyse dont les résultats ont convaincu les biologistes que l'action de chauffer l'échantillon, et donc les perchlorates, a détruit les molécules organiques originelles en les transformant en chlorohydrocarbones. Pour éviter la destruction par le chauffage d’éventuelles molécules organiques, le labo SAM comporte 7 coupelles contenant un liquide réactif permettant des analyses "à froid". Sauf que lors d'un test il pourrait y avoir eu une fuite du liquide réactif, et par ailleurs on a craint un moment une contamination de certaines molécules carbonées terrestres dans le système. En définitive il semble que ces problèmes ne soient pas avérés, et ces expériences devraient donner des résultats précieux par exemple en les comparant aux analyses à chaud qui pourront être faites parallèlement. SAM, chargé des analyses biologiques, est l'instrument le plus complexe du rover. Il comprend en fait trois instruments distincts dédiés à l'étude de composés organiques dans les roches : Un chromatographe phase gazeuse (GC), un spectromètre de masse (MS) et un spectromètre laser réglable (TLS). Il est intéressant de noter que cette mission est souvent présentée comme ne s'intéressant qu'au domaine de " l'habitabilité" de Mars (à l'époque où elle était chaude et humide). Sur cet aspect, j'avais noté l'analyse pertinente de Philippe Henjaros en 2012 sur "Ciel&Espace" - je le cite : "en se fixant comme "modeste" objectif officiel de "chercher si les conditions nécessaires à la vie ont été réunies sur Mars", la Nasa se décharge "du fardeau de devoir trouver des preuves de vie".. Bien vu... face à ce questionnement éternel de l'humanité, on n'est jamais trop prudent. Sachant que si la Nasa a embarqué tout ce bazar d'instruments hyper sophistiqués sur le rover, ce n'est certainement pas pour le laisser inactif et s'intéresser uniquement à la chimie des minéraux et à la géologie.. Mais il est clair que l'identification formelle de traces de vie passée dans les roches demande un faisceau de preuves, et ne peut théoriquement pas s'effectuer sur la base d'un ou deux indices. Sur Terre, ces échantillons argileux seraient examinés par de nombreux sédimentologistes et exobiologistes et à l'aide d'instruments beaucoup plus "lourds" que ceux dont dispose le rover, ils pourraient conclure sans trop d'hésitations. Pour Curiosity, il ne pourra s'agir en l'état "que" d'indices forts, pas de preuves, évidemment.. La preuve ne pourra être raisonnablement constituée qu'avec l'examen d'un échantillon martien significatif... sur Terre. Et pourtant, rien qu'avec ce genre d'indices, les probabilités que des microorganismes aient vécu sur Mars (voire y vivent encore) feraient un bond de géant. Ce serait les indices les plus forts jamais trouvés par l'homme en faveur de l'existence de formes de vie sur une autre planète que la Terre. À elles seules, elles pourraient redéfinir radicalement les stratégies d'exploration du système solaire, et aboutir à l'une des plus grandes découvertes scientifiques de l'Humanité. "L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde" On peut encore imaginer que Mars recèle peut-être une toute petite, mais précieuse, part du Mystère...
  9. Actualités de Curiosity - 2013

    Curiosity n'a plus bougé de la position atteinte le 6 octobre (sol 1837). Sur la page de mise à jour de la mission du Mardi 10 octobre 2017, voici ce qu'écrivait Mark Salvatore, l'un des géologues de la mission : " .. des problèmes apparemment mineurs peuvent entraîner des retards et des complications importants lorsqu'il s'agit de développer des plans scientifiques, de commander le rover et de collecter les données. Aujourd'hui était l'un de ces cas où un problème apparemment mineur ici sur Terre a considérablement influencé nos capacités sur Mars. Plus tôt ce matin, alors que l'équipe scientifique se préparait pour sélectionner des cibles d'intérêt pour occuper le temps consacré à la science avec des observations et des analyses, nos communications et la capacité de développer et envoyer des commandes au Jet Propulsion Laboratory ont été perturbées. Plus précisément, les communications et le transfert de données entre le JPL et l'équipe qui commande la majorité des caméras haute résolution, y compris Mastcam, MAHLI et MARDI, ont été perturbés. Malheureusement, cela arrive parfois lorsque des transferts de données critiques et des communications pour la planification du rover doivent également avoir lieu. Ainsi, le plan scientifique pour les deux prochains jours [11 et 12 octobre soit sols 1842 et 1843] doit être ajusté pour tenir compte de notre incapacité à utiliser Mastcam, MAHLI et MARDI. FIN DE CITATION Depuis, les opérateurs du rover semblent avoir récupéré l'usage des caméras, mais sans doute trop tard pour avoir le temps de plannifier des activités scientifiques nécessitant l'imagerie pour les 11 et 12 octobre. Toutefois CheMin devait être programmé pour effectuer une deuxième analyse sur l'échantillon de sable "Ogunquit Beach" et récupérer les données le lendemain. Par ailleurs Curiosity devait subir des diagnostics de forage supplémentaires pour – je cite : " .. évaluer tout le bon travail que les ingénieurs ont fait pour remettre les capacités de forage à l'équipe scientifique". "... remettre les capacités de forage à l'équipe scientifique"... .. Je ne rêve pas ?... Saperlipopette !!!!!!! C'est écrit comme ça.. sans crier gare..Sauf que c'est la première fois que cette perspective est officiellement annoncée !!!!.... Alléluia !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.... Ô joie !.. ô suprême grâce !.. ô bonheur !.. félicité !.. PANO DE ROBERT CHARBONNEAU – 7 OCTOBRE 2017 (sol 1838) :
  10. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    De bonne source, il paraît que - je cite : Capitaine Flam n'est pas de notre galaxie !!! Mais du fond de la nuit, d'aussi loin que l'infini, il descend jusqu'ici pour écrire des âneries.
  11. Actualité d'Opportunity (suite)

    Dans mon message précédent j'écrivais : « Concernant les projets à très court terme, une option envisagée est d'envoyer le rover vers l'arrière sur une zone située près de la première station (sol 4782) où les scientifiques ont repéré un socle intéressant concernant deux unités rocheuses de couleurs différentes et qui semblent séparées par une zone de fracture. » Fin de citation Le 9 octobre 2017 (sol 4874), conformément à ce projet, Oppy a exécuté une marche arrière sur près de 20 mètres, revenant ainsi très exactement sur les traces de son parcours effectué le 26 août 2017 (sol 4831). Cette marche arrière n'est probablement pas terminée. POSITION AU 9 OCTOBRE 2017 - (sol 4874) : HAZCAM AVANT - 9 octobre 2017 (sol 4874) : La manœuvre apparaît ici clairement HAZCAM ARRIÈRE - 9 octobre 2017 (sol 4874) : Derrière le rover les traces du parcours du 26 août 2017 (sol 4831) NAVCAM - 11 octobre 2017 (sol 4876) : Toujours ces mêmes roches atypiques
  12. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Absolument... Ici Il vaut mieux éviter de digresser (et surtout de se faire pompeux devant des licenciés)..
  13. Actualité d'Opportunity (suite)

    Opportunity a donc passé le mois de septembre et ce début octobre 2017 à l'intérieur de "Perseverance Valley", sur un point d'observation nommé "station 2", en prenant des dizaines d'images avec sa caméra panoramique stéréo (Pancam) et la caméra de navigation (Navcam). Les images seront finalement combinées avec toutes les autres images que le rover prendra pendant son parcours de la vallée afin de créer un modèle d'élévation numérique utilisé par les scientifiques pour déterminer ce qui a formé exactement cette caractéristique géologique unique. Opportunity produit assez d'énergie pour survivre et travailler (un peu), mais il a dû utiliser beaucoup de cette énergie pour se réchauffer. Deux batteries lithium-ion rechargeables fournissent une précieuse énergie au rover lorsque le Soleil ne brille pas. Le solstice d'hiver dans l'hémisphère Sud de Mars, où le cratère Endeavour et le rover sont situés, ne se déroulera que le 19 ou 20 novembre. Mars a quatre saisons, tout comme la Terre, mais les saisons sur Mars sont environ deux fois plus longues. Au cours des dernières semaines les températures de la planète rouge ont chuté en dessous de -90 degrés Celsius. Il a fait tellement froid que les ingénieurs de l'équipe se sont réunis en septembre pour proposer le plan de déploiement d'un réchauffeur de secours pour la batterie jamais utilisé jusqu'ici. Oppy est actuellement dans son huitième hiver et sa sa dixième prolongation de mission ! Sa mission actuelle est d'étudier la morphologie de cette vallée. Cela se traduit par une longue campagne d'imagerie. Ainsi, l'objectif d'Opportunity est de prendre des dizaines d'images à chaque arrêt – ou "station" – tout au long de son cheminement dans "Perseverance". À la fin du voyage, la collecte de données d'images sera utilisée pour produire un modèle d'élévation numérique tridimensionnel. Ensuite, en utilisant ce modèle avec d'autres données, les scientifiques rassembleront des indices et détermineront une fois pour toutes ce qui a créé ce trait distinctif dans le bord occidental d'Endeavour, il y a des milliards d'années. Était-ce un écoulement de débris boueux? Le vent ou la glace l'ont-ils sculpté ? Ou est-ce que l'eau liquide a coulé jusqu'au bord du cratère ? "Nous gardons un esprit ouvert", "Nous n'avons aucun calendrier particulier auquel nous devons adhérer, alors nous pouvons presque prendre le temps que nous voulons. Nous voulons faire le travail correctement ". Il semble que la majorité des scientifiques conviennent que, quelle que soit la façon selon laquelle "Perseverance Valley" s'est formée, cela s'est probablement passé il y a 3 ou 4 milliards d'années pendant la période noachienne sur Mars. La plupart des scientifiques semblent également pencher vers l'action de l'eau pour expliquer la manière dont "Perseverance Valley" a été sculptée dans les remparts du cratère Endeavour. Cet hiver étant ce qu'il est, Opportunity est contraint de rester sur des pentes exposées au soleil, probablement pour les trois à quatre prochains mois, afin de maintenir le niveau d'énergie nécessaire. Le dernier déplacement du rover s'est déroulé le 29 août 2017 (sol 4834) et il n'a plus bougé jusqu'à ce jour. En cause, la combinaison du manque de mémoire flash non volatile, et le passage tardif de l'orbiteur "Mars Odyssey" [après le coucher du soleil] pour transmettre les données à la Terre, deux éléments qui rendent les choses plus difficiles. En plus du froid qui affecte l'endurance de ses batteries, le rover a perdu l'utilisation de sa mémoire flash il y a près de deux ans et fonctionne en mode RAM. Étant donné que la RAM est une mémoire volatile, les données disparaissent lorsque le rover s'arrête, de sorte que le robot doit charger tout le travail de chaque sol ou de la journée martienne à l'un des orbiteurs martiens avant de s'endormir chaque nuit. Le défi est que l'orbiteur "Mars Odyssey", le principal lien de communication du rover vers la Terre, circule à la fin de la journée martienne, après le coucher du soleil. Cela signifie que le rover doit fonctionner et rester éveillé assez tard jusqu'à ce que l'orbiteur apparaisse, alors même que le soleil est malheureusement absent. Dans mon message du 5 septembre 2017 plus haut j'écrivais ceci – je me cite : "Pour pallier à cette situation assez critique, l'équipe a demandé plus de possibilités de communications avec MRO. Les passages de MRO se produisent plus tôt dans l'après-midi, à 14 heures au lieu de 18 heures avec "Mars Odyssey". "Mars Odyssey" demeure la principale liaison descendante de la mission, mais au moment où il passe c'est souvent bien au-delà du coucher du Soleil ce qui induit une planification difficile. Les activités d'Opportunity en fin de journée signifient des températures plus froides et de mauvaises conditions d'ensoleillement, ce qui a une incidence sur la capacité du rover à obtenir des images de bonne qualité. La liaison descendante via MRO permettrait la mise en veille d'Opportunity quatre heures plus tôt, et donc d'économiser de l'énergie. L'équipe espère obtenir MRO au moins tous les deux jours." FIN DE CITATION La mission semble avoir obtenu satisfaction ! En tout cas elle a acquis plus de passages de Mars Reconnaissance Orbiter pour Oppy. Et grace à cette initiative, le réchauffeur de batterie a pu être mis en service. Selon John Callas : "L'ajout de MRO est en train de commencer à nous aider. Auparavant, nous avions quatre sols de recharge sur sept, et cette semaine dernière, nous n'avions que deux sols de recharge sur sept », a t-il noté à fin septembre. Le réchauffeur de survie d'Opportunity se déclenche à -19 degrés Celsius et réchauffe la batterie. Il s'est automatiquement allumé au cours de la dernière semaine de septembre. Comme sur Terre, plus la batterie est froide, plus sa capacité est faible. Les batteries au lithium-ion du rover sont évaluées jusqu'à environ -30 degrés C. Elles peuvent fonctionner régulièrement à -20° C, sachant que le réchauffeur démarre désormais à -19°C. Mais même si ce pack de deux batteries a été très performant, il se dégrade peu à peu car, comme toutes les batteries, il vieillit. Les batteries ont donc une capacité plus faible aujourd'hui que, par exemple, pendant l'hiver critique en 2012 à "Greeley Haven" sur la colline "Cape York" lorsque Oppy avait été contraint de s'immobiliser tout au long de la saison. Image de la zone de "Greeley Haven" où Oppy a stationné plus de 4 mois pendant l'hiver martien 2012 – 817 images PanCam prises entre le 21 décembre 2011 (sol 2811) et le 8 mai 2012 (sol 2947). Le site est proche de l'extrémité Nord de "Cape York" situé au bord Ouest du cratère Endeavour : CONTEXTE : Même si les panneaux solaires sont poussiéreux, ils le sont moins que l'hiver dernier, et le ciel de cet hiver est aussi poussiéreux que n'importe lequel des cieux d'hiver qu'Oppy a pu connaître. Les batteries génèrent en moyenne 280 watts-heure par sol, c'est à dire moins d'énergie que l'hiver dernier ou l'hiver précédent. Une situation comparable à l'hiver 4 (2009) et l'hiver 5 (2011). Dans ce cadre, l'équipe du rover cherche à aider Oppy à traverser ces temps froids et difficiles : Pour la première fois, les ingénieurs examinent la possibilité d'allumer le réchauffeur à partir du moment où la température de la batterie descend en dessous de 0 degrés C pour l'amener jusqu'à environ +4 °C. Étant donné que les batteries ont fonctionné régulièrement à des températures proches de -15°C, ce réchauffeur permettrait de garder la batterie beaucoup plus chaude. Le réchauffeur ne fonctionnera pas la nuit lorsque le rover est en veille, mais pendant la journée il devrait permettre à la batterie d'être suffisamment chaude et ainsi d'avoir assez de capacité d'énergie pour effectuer davantage d'observations scientifiques. Mais même en prenant toutes ces mesures, les effets de l'hiver martien continueront à remettre en question les activités, voire la sécurité de l'explorateur vétéran, probablement au moins jusqu'en janvier 2018. Concernant les projets à très court terme, une option envisagée est d'envoyer le rover vers l'arrière sur une zone située près de la première "station" (sol 4782) où les scientifiques ont repéré un socle intéressant concernant deux unités rocheuses de couleurs différentes et qui semblent séparées par une zone de fracture. Quand deux unités géologiques différentes coexistent juste à côté l'une de l'autre, il y a souvent des informations dans ce contact qui indiquent quelles sont ces roches et quelle est la relation entre elles. Les membres de l'équipe ont également discuté de l'envoi d'Opportunity plus loin vers l'Est, en aval de la vallée d'environ 12 mètres. La décision devait être prise le 3 octobre. Source principale : http://www.planetary.org/explore/space-topics/space-missions/mer-updates/2017/09-mer-update-opportunity-braves-winter.html Puisque notre bon vieil Oppy est relativement inactif, "petit" retour en arrière > octobre 2006 (pu...n... 11 ans !) juste pour le plaisir . Cette image de la caméra HiRise de "Mars Reconnaissance Orbiter" montre "Victoria crater", un cratère d'impact d'environ 800 mètres de diamètre. Opportunity est arrivé au bord du cratère "Victoria", après un trajet de plus de 9 kilomètres depuis son site d'atterrissage. Le rover peut être vu dans cette image, à peu près à la position "dix heures" (flèche rouge) tout près du bord du cratère et de la falaise nommée "Cape Verde" sous laquelle il a dévalé ensuite dans le cratère. On pensait alors qu'il ne pourrait jamais en ressortir ! Ne pas oublier de "cliquer".. Détail :
  14. Actualités de Curiosity - 2013

    Aucune info sur les activités du rover depuis le 5 octobre (sol 1836), mais au moins on a les images.. De même, concernant le parcours et la position de Curiosity, actuellement les mises à jour de la Nasa se font attendre. Heureusement, sur umsf, Phil Stooke assure au mieux sur ce point, merci à lui. Parcours d'environ 30 mètres au Sud-Est le 6 octobre 2017 (sol 1837) POSITION probable AU 6 OCTOBRE 2017 (sol 1837) : (Edit : position mise à jour par le JPL au sol 1830) HAZCAM AVANT : 6 OCTOBRE 2017 (sol 1837): 7 OCTOBRE 2017 (sol 1838): Avec un autre éclairage HAZCAM ARRIÈRE - 6 OCTOBRE 2017 (sol 1837) : PANO DE Thomas Appéré – 2 et 3 octobre (sols 1833&1834) - SU-PER-BE ! : EXPLORER EN IMAGES Vera Rubin Ridge (sols 1833&1834) sur 360 °... GRAN- DIO-SE ! : https://roundme.com/tour/204804/view/553595/ PANO DE Thomas Appéré – (sol 1812) :
  15. Actualités de Curiosity - 2013

    Ce dernier week-end des 30 septembre et 1er octobre 2017, Curiosity a travaillé sur un plan permettant de déposer l'échantillon de sable nommé "Ogunquit Beach" dans l'entrée de l'instrument CheMin (voir mon message précédent). Les séquences de livraison comprenaient une mise en vibration du système de traitement CHIMRA. Ces activités de vibration ont été prévues pour aider au déplacement du matériau d'échantillon dans CHIMRA lui même, et au final pour que l'échantillon glisse par gravité dans la chambre de dosage pour atteindre le labo. À ce stade, voici comment le même type d'opération s'était déroulée le 29 mars 2017 (sol 1651) pour livrer "Ogunquit Beach" à SAM (voir mon message du 11 septembre) - je me cite : "Pour préparer un échantillon, le rover tourne la tourelle de sorte que l'échantillon prélevé repose sur un tamis à mailles fine et fait vibrer la tourelle pendant environ 20 minutes, en l'inclinant vers l'avant et vers l'arrière, afin de permettre au matériau à grains fins de passer à travers le tamis dans une chambre où il sera réparti pour la livraison aux instruments. Depuis l'apparition de l'anomalie qui bloque l'ensemble de forage et avant "Ogunquit Beach", les activités de vibration ont été menées à plusieurs reprises. Cette fois cependant, après avoir préparé et fourni le premier échantillon de "Ogunquit Beach" à SAM le 29 mars 2017 au sol 1651, les ingénieurs ont constaté que l'ensemble de forage se comportait différemment - et de façon bien pire - qu'auparavant. Encore une fois, ils ne pouvaient plus faire avancer cet ensemble. Ce n'était évidemment pas bon. Ils ont donc immédiatement arrêté toutes les activités d'échantillonnage, sans même laisser tomber l'échantillon d'Ogunquit Beach dans CheMin, l'autre laboratoire pour la minéralogie, et ont réfléchi à la suite à mener" FIN DE CITATION En raison de cette expérience, l'équipe du rover avait décidé de sursoir à la livraison de l'échantillon au labo CheMin... jusqu'au 1er octobre 2017 (sol 1832). Mais très logiquement elle appréhendait que cette nouvelle utilisation de vibrations affecte de nouveau l'ensemble de forage. En conséquence, un test des mécanismes de forage a été effectué immédiatement après son utilisation. Il a été constaté que – je cite : "la vibration a entraîné des modifications détectables des mécanismes, de sorte que le rover a arrêté automatiquement l'utilisation du bras jusqu'à ce que des instructions complémentaires soient reçues depuis la Terre. Nous voyons cette opération de livraison d'échantillon comme un bon succès partiel, et une chance d'en apprendre davantage sur la perceuse". Reste à savoir ce que signifient concrètement les termes : ".. des modifications détectables des mécanismes"... (?) À suivre donc.. Les opérations de l'équipe se sont ensuite concentrées sur le retour du bras vers des opérations normales, ainsi que sur la réalisation de nouveaux diagnostics de forage puis l'exécution de certaines activités scientifiques régulières. Le 3 octobre 2017 (sol 1834) Curiosity a enfin franchi la crête avec un parcours d'environ 14 mètres au Sud-Est, ce qui amené le rover sur plateau permettant de découvrir l'unité géologique riche en argile au-delà de la crête, ainsi que les monticules sombres de sédiments qui garnissent le delta alluvial descendant du mont. Sharp, comme on le voit cette image Navcam : L'exploration de Mars n'est pas un long fleuve tranquille.. Et Curiosity n'est pas invulnérable : "Il tâtonne dans le monde et se blesse aux rires des pierres sur son chemin Sa quête se heurte au labyrinthe du destin" Car une nouvelle fois, le 4 octobre 2017 (sol 1835) des difficultés de communication liées à des problèmes techniques sur le réseau de communication "Deep Space Network" n'ont pas permis d'appliquer le plan d'activités scientifiques élaboré la veille. Il a été possible de remédier à cette journée perdue en réservant les journées des 5 et 6 octobre 2017 (sols 1836-1837) pour mener à bien toutes les activités prévues : Observations ChemCam LIBS de deux cibles, mosaïques Mastcam, observation Mastcam de l'opacité atmosphérique, observation multispectrale Mastcam pour documenter les propriétés spectrales du terrain devant le rover, mesures MAHLI et APXS sur des cibles rocheuses préalablement brossées. Le but de ces mesures est de documenter les propriétés du substrat rocheux du plateau central de la crête "Vera Rubin". L'activité principale du 6 octobre 2017 (sol 1837) consistera à effectuer un nouveau parcours vers l'Est pour continuer l'exploration de "Vera Rubin Ridge". POSITION AU 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) : HAZCAM AVANT - 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) : HAZCAM ARRIÈRE - 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) : PANO DE Jan van Driel - 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) : PANO DE ROBERT CHARBONNEAU - 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) :