vaufrègesI3

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Tout ce qui a été posté par vaufrègesI3

  1. cendrée du matin...

    Excellent !! J'adore le GIF.. Bravo !
  2. Actualités de Curiosity - 2013

    Contrairement à ce que j'écrivais dans mon dernier message, le 15 octobre (sol 1846) Curiosity a finalement "décollé" de l'emplacement atteint le 6 octobre pour se diriger au Sud-Est, continuant ainsi à longer le bord d'une crête sur environ 20 mètres . Et nouvelle (petite) étape de 10 mètres, plein Sud, le 17 octobre (sol 1848). Ce parcours était pourtant annoncé de 15 – 20 mètres pour – je cite : " .. étudier un affleurement tacheté que nous avons d'abord remarqué de l'orbite"». Avant l'étape du 17 octobre, Curiosity devait effectuer des observations ChemCam et MastCam d'un substrat rocheux nodulaire de couleur pourpre et d'une veine d'un blanc-gris unique. Il avait été également planifié une imagerie Mastcam de structures sédimentaires exposées en coupe transversale. POSITION AU 17 OCTOBRE 2017 (sol 1848) : Le JPL n'a plus actualisé la position du rover depuis le 29 septembre (sol 1830) ! Merci à Phil Stooke auquel je me réfère pour tracer la trajectoire sur l'image HiRise de MRO. Ses estimations (basées sur l'imagerie du rover) sont fiables mais peuvent donner lieu à quelques corrections mineures lors de la mise à jour du trajet par le JPL. HAZCAM AVANT - 17 OCTOBRE 2017 (sol 1848) : Devant le rover les affleurements rocheux ont laissé place à un sol granuleux HAZCAM ARRIÈRE - 17 OCTOBRE 2017 (sol 1848) : NAVCAM - 17 OCTOBRE 2017 (sol 1848) : La caméra MAHLI au plus près de la roche
  3. Actualités de Curiosity - 2013

    Bon.. tout le monde sait ça : C'est difficile de s'arracher des ondes gravitationnelles , c'est pourtant invisible.. mais ça vous colle ce truc.. Des nouvelles du front : Faux départ le 12 octobre 2017 (sol 1843) !! Curiosity devait commencer sa course avec un virage à droite. Sa roue arrière droite a rencontré une petite crête (dont une partie est visible à droite de la roue dans l'image ci-dessous), quelques dizaines de cm de roche offrant juste assez de résistance pour que Curiosity stoppe son avancée et attende d'autres instructions : Du coup cet obstacle inattendu a permis de planifier un quatrième sol d'activités scientifiques à cet emplacement. L'équipe l'a utilisé pour ajouter à leur collection des mesures du substratum rocheux dans l'espace de travail face au rover. Ensuite le rover devait se libérer de l'obstacle qui bloquait sa roue arrière droite, et rouler environ 20 m plus haut sur Vera Rubin Ridge. Mais le 16 octobre (sol 1846) Curiosity était toujours stationné au même emplacement. Wait and see.... En tout cas Curiosity est désormais très proche de son objectif prioritaire : Les argiles au pied du Mont Sharp. Si rien ne cloche, et s'il ne s'attarde pas démesurément sur la crête "Vera Rubin", il devrait atteindre cette zone argileuse dans le courant du premier semestre 2018 et, on l'espère, pouvoir y reprendre enfin ses activités de forage et d'analyse d'échantillons. Ce qui demeure fondamental pour que le rover aille au bout de sa mission. À défaut, il serait fondé de considérer que la mission est loin d'être aboutie.. un demi échec pour être "clean".. Je reviens ici à nouveau sur le contexte ainsi que sur les perspectives offertes par l'analyse d'échantillons argileux : Mars offre peut-être aux scientifiques la possibilité de trouver des éléments probants sur les processus biologiques sous-jacents à l'émergence de la vie, éléments que nous ne pourrons sans doute jamais trouver sur Terre, la tectonique des plaques ayant tout effacé ou presque.. Le problème dans l'étude des processus d'émergence de la vie, c'est qu'on ne sait toujours pas dans quelles circonstances cette chimie opère, quelles étapes elle franchit. Sur Mars, la tectonique n'a jamais été à l'oeuvre ou très faiblement au début.. Malgré un volcanisme intense et les impacts, il demeure des terrains anciens qui gardent la mémoire géologique, voire biologique, d'une période "habitable" de Mars, il y a entre 3,8 et 4,4 milliards d'années. Dans ce cadre, grace au travail préliminaire réalisé par les spectromètres des orbiteurs, le site d'atterrissage de MSL a été sélectionné de manière bien plus efficace que pour tous les autres engins ayant touchés le sol martien : Curiosity a été dirigé vers une région contenant des minéraux dont on sait qu'ils aident fortement à la préservation de la matière organique sur terre : Des sulfates et surtout.. des argiles. Le cratère Gale a été choisi car, d'une part les terrains datent de 3,5 à 3,8 millions d'années, et d'autre part ils recèlent des terrains argileux, en particulier là où se situe le principal objectif de la mission : Les parties basses du mont Sharp qui comportent des strates contenant des argiles, des sulfates ou un mélange des deux. C'est dans l'eau qu'apparurent les premières formes de vie supposées, un milliard d'années après la naissance du système solaire. Les scientifiques ne disposent d'aucun indice véritable leur permettant de reconstituer l'ensemble des premières étapes de l'apparition de la vie. Se basant sur ce qu'ils savent des êtres vivants, ils supposent que les formes de vie initiales se sont construites à partir de molécules organiques, constituants de base des êtres vivants (glucides, lipides, protides). L'assemblage de petites molécules (comme les acides aminés) en macromolécules (comme les protéines) nécessite l'élimination de molécules d'eau. Or, la thermodynamique indique qu'il est défavorable de réaliser une telle condensation dans l'eau elle-même. Il est possible pour résoudre cette contradiction de faire appel à des surfaces minérales, comme les argiles. Sur Terre, les argiles sont présentes dans les sols quasiment partout où l'eau s'infiltre à travers des silicates. Ce qu'il faut surtout souligner, c'est que la formation d'argile nécessite typiquement la présence d'une eau liquide au pH relativement neutre, ce qui représente un potentiel d'habitabilité pour la chimie prébiotique, ou biotique : Les argiles ont, par rapport à l'eau et aux molécules organiques, des vertus étonnantes. Ainsi, elle forment des couches feuilletées où s'opèrent des catalyses où les réactions organiques s'accélèrent. Elles se laissent pénétrer en surface et offrent donc, des propriétés d'absorption remarquables. Les cavités qu'elles recèlent sont des pièges à grosses molécules. Elles forment donc un échafaudage où les briques de la vie sont empilées, enchaînées, repliées, tordues dans les trois dimensions et transformées en polymères biochimiques d'acides aminés et/ou d'acides nucléiques. Après la soupe primitive des molécules organiques, le pas suivant dans l'évolution de la Vie, un véritable pas de géant, c'est l'organisation de ces molécules en cellules capables de se répliquer et de transmettre une information génétique à leur descendance. Comment les choses se sont passées reste un profond mystère. Nous ne savons même pas comment elles ont commencé : Par la cellule, par les enzymes ou par les gènes ? Le caractère fondamental de la vie est l'hérédité. Il semble que les premières molécules porteuses dinformations aient été des molécules d'ARN, et non pas des molécules d'ADN. Ce qui est clair en tout cas, c'est la capacité des argiles à concentrer la matière organique, et c'est l'une des raisons pour lesquelles leur analyse est une priorité pour le labo SAM de Curiosity, un instrument parfaitement en mesure d'identifier les molécules correspondantes. L'instrumentation de Curiosity base sa recherche sur l'analyse d'éléments réduits à l'état de molécules organiques complexes ou d'acides aminés.. Ses instruments n'analysent donc pas le "vivant" en tant que tel, mais les traces organiques qui peuvent révéler son existence (passée ou présente).. Les molécules d'intérêt pour "SAM" sont les molécules complexes, voire les produits de dégradation de toute forme de vie (telle que nous la connaissons). L'ADN se dégrade en bases nucléiques ou nucléotides, les acides gras vont se décomposer en acides carboxyliques, et les protéines en acides aminés. Les monomères ou les produits de dégradation de ces polymères de la vie doivent être passés au crible si l'on recherche des traces de vie. Bien sûr, ces molécules et macromolécules, aussi essentielles soient-elles pour la vie, peuvent aussi résulter d'une synthèse abiotique, comme en atteste leur présence dans les météorites récupérées sur Terre (il tombe encore aujourd'hui environ 50 tonnes de météorites par jour sur Mars). Mais selon Michel Cabanes, co-responsable de SAM et attaché en particulier au chromatographe en phase gazeuse, le GCSM – je le cite : "Si Curiosity trouve (par exemple) des acides aminés et qu'ils sont comparables aux 80 variétés recensées dans la météorite de "Murchinson", on n'aura guère de doute sur leur origine cosmique. Si, en revanche, ils ressemblent aux 22 espèces d'acides aminés que le vivant utilise, la question d'une origine biotique se posera. Ces acides aminés seront alors regardés selon un angle particulier, celui de la chiralité".. Les instruments du rover sont parfaitement capables de déterminer la chiralité de ces derniers. Ceci pourrait apporter une preuve importante en faveur de leur origine biotique. Le monde vivant est chiral, les bio-monomères ne présentent qu'une seule des deux conformations chirales. Les acides aminés, les sucres et les lipides sont principalement homochiraux dans tous les systèmes vivants et leur structure polymérique forme des arrangements secondaires asymétriques. L'homochiralité est donc un atout pour les scientifiques, car sa recherche permet de déceler à la fois les formes de vie telles que nous les appréhendons, mais aussi des formes de vie basées sur des molécules radicalement différentes. La vie se dirige vers la complexification des molécules, et la stabilité des polymères de ces molécules dépend de leur homochiralité. Puisque l'homochiralité permet l'identification de nombres de molécules, il s'agit d'un biomarqueur universel et important approprié tant aux composés biologiques connus, qu'aux composés extraterrestres potentiellement biologiques. Afin de trouver ces molécules dans la faible plage de forage du rover Curiosity (7 cm maxi), les scientifiques pensent que le meilleur pari est de rechercher de "jeunes" cratères, voire des effondrements de terrain, ou une érosion éolienne mettant à jour des matériaux depuis moins de 10 millions d'années. Ces zones peuvent présenter des roches plus fraîchement exposées, autrefois plus profondément enfouies sous la surface. Les dernières recherches sur ce sujet indiquent que des matériaux exposés en surface (ou à quelques cm sous cette surface) dans les conditions martiennes durant une trop courte période de temps (de l'ordre de la dizaine de millions d'années donc) ne permettraient pas aux rayonnements nocifs d'effacer toutes les molécules organiques. Il faut noter aussi que, comme le montrent les études théoriques et expérimentales sur le sujet, que les molécules constitutives des acides aminés sont connues comme étant particulièrement résistantes à la dégradation. Ces molécules, en plus d'avoir un intérêt en tant que possibles résidus d'une vie passée, peuvent se révéler comme les produits résiduels de colonies bactériennes vivantes. Et des quantités substantielles de matière organique résiduelle (donc détectables) peuvent être associées à de très faibles quantités de micro-organismes. La présence de perchlorate constitue l'une des difficultés : Il semble maintenant bien établi que la surface de Mars soit recouverte de sels de perchlorates. Ce corps chimique est une base (anion de chlore plus oxygène) qu’on peut synthétiser ou qu’on trouve à l’état naturel et dont la capacité d’oxydoréduction très violente est utilisée sur Terre principalement dans la propulsion (y compris celle des fusées). Leur origine "naturelle" est aujourd’hui bien comprise, par exemple dans le désert d’Atacama, au Chili. Les perchlorates martiens doivent se former naturellement, comme les perchlorates terrestres, grâce au rayonnement solaire ultraviolet puissant qui atteint la surface et facilite l’oxydation des éléments chlorés contenus dans le sol en l’absence d’eau. L’oxydant doit provenir de l’oxygène de l’atmosphère (sur Mars, quelques molécules d’oxygène libre et l’oxygène des molécules de gaz carbonique qui est abondant). Chauffés, les perchlorates sont extrêmement corrosifs, et on a pu constater qu'ils ont très probablement corrompu les analyses des Viking, de Phoenix et malheureusement aussi au moins une analyse d'échantillon du labo SAM de Curiosity, analyse dont les résultats ont convaincu les biologistes que l'action de chauffer l'échantillon, et donc les perchlorates, a détruit les molécules organiques originelles en les transformant en chlorohydrocarbones. Pour éviter la destruction par le chauffage d’éventuelles molécules organiques, le labo SAM comporte 7 coupelles contenant un liquide réactif permettant des analyses "à froid". Sauf que lors d'un test il pourrait y avoir eu une fuite du liquide réactif, et par ailleurs on a craint un moment une contamination de certaines molécules carbonées terrestres dans le système. En définitive il semble que ces problèmes ne soient pas avérés, et ces expériences devraient donner des résultats précieux par exemple en les comparant aux analyses à chaud qui pourront être faites parallèlement. SAM, chargé des analyses biologiques, est l'instrument le plus complexe du rover. Il comprend en fait trois instruments distincts dédiés à l'étude de composés organiques dans les roches : Un chromatographe phase gazeuse (GC), un spectromètre de masse (MS) et un spectromètre laser réglable (TLS). Il est intéressant de noter que cette mission est souvent présentée comme ne s'intéressant qu'au domaine de " l'habitabilité" de Mars (à l'époque où elle était chaude et humide). Sur cet aspect, j'avais noté l'analyse pertinente de Philippe Henjaros en 2012 sur "Ciel&Espace" - je le cite : "en se fixant comme "modeste" objectif officiel de "chercher si les conditions nécessaires à la vie ont été réunies sur Mars", la Nasa se décharge "du fardeau de devoir trouver des preuves de vie".. Bien vu... face à ce questionnement éternel de l'humanité, on n'est jamais trop prudent. Sachant que si la Nasa a embarqué tout ce bazar d'instruments hyper sophistiqués sur le rover, ce n'est certainement pas pour le laisser inactif et s'intéresser uniquement à la chimie des minéraux et à la géologie.. Mais il est clair que l'identification formelle de traces de vie passée dans les roches demande un faisceau de preuves, et ne peut théoriquement pas s'effectuer sur la base d'un ou deux indices. Sur Terre, ces échantillons argileux seraient examinés par de nombreux sédimentologistes et exobiologistes et à l'aide d'instruments beaucoup plus "lourds" que ceux dont dispose le rover, ils pourraient conclure sans trop d'hésitations. Pour Curiosity, il ne pourra s'agir en l'état "que" d'indices forts, pas de preuves, évidemment.. La preuve ne pourra être raisonnablement constituée qu'avec l'examen d'un échantillon martien significatif... sur Terre. Et pourtant, rien qu'avec ce genre d'indices, les probabilités que des microorganismes aient vécu sur Mars (voire y vivent encore) feraient un bond de géant. Ce serait les indices les plus forts jamais trouvés par l'homme en faveur de l'existence de formes de vie sur une autre planète que la Terre. À elles seules, elles pourraient redéfinir radicalement les stratégies d'exploration du système solaire, et aboutir à l'une des plus grandes découvertes scientifiques de l'Humanité. "L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde" On peut encore imaginer que Mars recèle peut-être une toute petite, mais précieuse, part du Mystère...
  4. Actualités de Curiosity - 2013

    Curiosity n'a plus bougé de la position atteinte le 6 octobre (sol 1837). Sur la page de mise à jour de la mission du Mardi 10 octobre 2017, voici ce qu'écrivait Mark Salvatore, l'un des géologues de la mission : " .. des problèmes apparemment mineurs peuvent entraîner des retards et des complications importants lorsqu'il s'agit de développer des plans scientifiques, de commander le rover et de collecter les données. Aujourd'hui était l'un de ces cas où un problème apparemment mineur ici sur Terre a considérablement influencé nos capacités sur Mars. Plus tôt ce matin, alors que l'équipe scientifique se préparait pour sélectionner des cibles d'intérêt pour occuper le temps consacré à la science avec des observations et des analyses, nos communications et la capacité de développer et envoyer des commandes au Jet Propulsion Laboratory ont été perturbées. Plus précisément, les communications et le transfert de données entre le JPL et l'équipe qui commande la majorité des caméras haute résolution, y compris Mastcam, MAHLI et MARDI, ont été perturbés. Malheureusement, cela arrive parfois lorsque des transferts de données critiques et des communications pour la planification du rover doivent également avoir lieu. Ainsi, le plan scientifique pour les deux prochains jours [11 et 12 octobre soit sols 1842 et 1843] doit être ajusté pour tenir compte de notre incapacité à utiliser Mastcam, MAHLI et MARDI. FIN DE CITATION Depuis, les opérateurs du rover semblent avoir récupéré l'usage des caméras, mais sans doute trop tard pour avoir le temps de plannifier des activités scientifiques nécessitant l'imagerie pour les 11 et 12 octobre. Toutefois CheMin devait être programmé pour effectuer une deuxième analyse sur l'échantillon de sable "Ogunquit Beach" et récupérer les données le lendemain. Par ailleurs Curiosity devait subir des diagnostics de forage supplémentaires pour – je cite : " .. évaluer tout le bon travail que les ingénieurs ont fait pour remettre les capacités de forage à l'équipe scientifique". "... remettre les capacités de forage à l'équipe scientifique"... .. Je ne rêve pas ?... Saperlipopette !!!!!!! C'est écrit comme ça.. sans crier gare..Sauf que c'est la première fois que cette perspective est officiellement annoncée !!!!.... Alléluia !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.... Ô joie !.. ô suprême grâce !.. ô bonheur !.. félicité !.. PANO DE ROBERT CHARBONNEAU – 7 OCTOBRE 2017 (sol 1838) :
  5. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    De bonne source, il paraît que - je cite : Capitaine Flam n'est pas de notre galaxie !!! Mais du fond de la nuit, d'aussi loin que l'infini, il descend jusqu'ici pour écrire des âneries.
  6. Actualité d'Opportunity (suite)

    Dans mon message précédent j'écrivais : « Concernant les projets à très court terme, une option envisagée est d'envoyer le rover vers l'arrière sur une zone située près de la première station (sol 4782) où les scientifiques ont repéré un socle intéressant concernant deux unités rocheuses de couleurs différentes et qui semblent séparées par une zone de fracture. » Fin de citation Le 9 octobre 2017 (sol 4874), conformément à ce projet, Oppy a exécuté une marche arrière sur près de 20 mètres, revenant ainsi très exactement sur les traces de son parcours effectué le 26 août 2017 (sol 4831). Cette marche arrière n'est probablement pas terminée. POSITION AU 9 OCTOBRE 2017 - (sol 4874) : HAZCAM AVANT - 9 octobre 2017 (sol 4874) : La manœuvre apparaît ici clairement HAZCAM ARRIÈRE - 9 octobre 2017 (sol 4874) : Derrière le rover les traces du parcours du 26 août 2017 (sol 4831) NAVCAM - 11 octobre 2017 (sol 4876) : Toujours ces mêmes roches atypiques
  7. Les 22 pages du fil "Actualité des Mars Exploration Rover" commencent à peser bien trop lourd, poster devient compliqué.Le fil avait été ouvert par Fourmi103 en début sept 2006, pas loin de 3 ans après l'arrivée des rovers sur Mars et, à l'époque, on considérait déjà leur longévité comme un exploit technique. Que dire alors aujourd'hui pour Opportunity, 8 années et demi après son atterrissage !?.. Je poste ici l'adresse du fil original pour pouvoir s'y référer (merci de ne plus l'alimenter) : http://www.astrosurf.com/ubb/Forum1/HTML/001711.html Espérons qu'Oppy, cet incroyable survivant, permettra encore d'ouvrir de belles et nombreuses pages, même si Curiosity lui volera sans doute très bientôt la vedette (à vérifier le 6 août vers 7h30 Je reposte donc ici mon dernier message : La priorité du JPL est toujours d'explorer l'extrémité nord de cape York à la recherche de veines de gypse.. Autour du 20 Mai, le rover a encore bénéficié d'un petit "nettoyage" de ses panneaux solaires, probablement grace à un coup de vent. Au sol 2961 (23 mai 2012), la production d'énergie solaire était de 395 watt-heures Hier 27 Mai, nouvelle avancée vers le nord : L'extrémité de C.Y. face au rover : Prenons de la hauteur (Phill Stooke-umsf) : Depuis son départ de Greeley Haven, le rover a parcouru plus de 50m. Position au 27 Mai (Tesheiner-umsf) : A noter sur cette image l'accumulation d'une poussière collante sur un côté de "l'aiguille" de cadran solaire (le gnomon) du rover : Sur le cercle de périphérie on peut lire "Mars" à gauche du gnomon. Au premier plan il est écrit "two worlds one sun" (deux mondes un soleil). Noter le coté du gnomon exposé au vent chargé de poussières rouges. Le cercle gris foncé représente l’orbite de la Terre et le cercle gris clair celle de Mars dont on voit la représentation sous forme d’un rond rouge. La représentation de la Terre est cachée par le gnomon dont on note que la partie basse s’orne d’une figure multi-dents en étoile qui représente le soleil. Source : http://www.planete-mars.com/opportunity-a-nouveau-en-mouvement/ Tout en permettant d'apprécier le passage des heures et des saisons, l'ombre du gnomon sert à régler la luminosité de la caméra panoramique. La face supérieure richement colorée du cadran jouait aussi le rôle de mire d'étalonnage pour les couleurs. Des petits miroirs fixés sur les extrémités du cadran permettaient d'observer la couleur du ciel au cours d'une journée (mais la poussière a quasi tout recouvert, couleurs et miroirs). Les quatre côtés du cadran solaire sont ornés de petites plaques gravées qui portent un court texte accompagné de nombreux dessins d'enfants. Source : http://www.nirgal.net/rover_2003.html [Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 28-05-2012).]
  8. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Absolument... Ici Il vaut mieux éviter de digresser (et surtout de se faire pompeux devant des licenciés)..
  9. Actualité d'Opportunity (suite)

    Opportunity a donc passé le mois de septembre et ce début octobre 2017 à l'intérieur de "Perseverance Valley", sur un point d'observation nommé "station 2", en prenant des dizaines d'images avec sa caméra panoramique stéréo (Pancam) et la caméra de navigation (Navcam). Les images seront finalement combinées avec toutes les autres images que le rover prendra pendant son parcours de la vallée afin de créer un modèle d'élévation numérique utilisé par les scientifiques pour déterminer ce qui a formé exactement cette caractéristique géologique unique. Opportunity produit assez d'énergie pour survivre et travailler (un peu), mais il a dû utiliser beaucoup de cette énergie pour se réchauffer. Deux batteries lithium-ion rechargeables fournissent une précieuse énergie au rover lorsque le Soleil ne brille pas. Le solstice d'hiver dans l'hémisphère Sud de Mars, où le cratère Endeavour et le rover sont situés, ne se déroulera que le 19 ou 20 novembre. Mars a quatre saisons, tout comme la Terre, mais les saisons sur Mars sont environ deux fois plus longues. Au cours des dernières semaines les températures de la planète rouge ont chuté en dessous de -90 degrés Celsius. Il a fait tellement froid que les ingénieurs de l'équipe se sont réunis en septembre pour proposer le plan de déploiement d'un réchauffeur de secours pour la batterie jamais utilisé jusqu'ici. Oppy est actuellement dans son huitième hiver et sa sa dixième prolongation de mission ! Sa mission actuelle est d'étudier la morphologie de cette vallée. Cela se traduit par une longue campagne d'imagerie. Ainsi, l'objectif d'Opportunity est de prendre des dizaines d'images à chaque arrêt – ou "station" – tout au long de son cheminement dans "Perseverance". À la fin du voyage, la collecte de données d'images sera utilisée pour produire un modèle d'élévation numérique tridimensionnel. Ensuite, en utilisant ce modèle avec d'autres données, les scientifiques rassembleront des indices et détermineront une fois pour toutes ce qui a créé ce trait distinctif dans le bord occidental d'Endeavour, il y a des milliards d'années. Était-ce un écoulement de débris boueux? Le vent ou la glace l'ont-ils sculpté ? Ou est-ce que l'eau liquide a coulé jusqu'au bord du cratère ? "Nous gardons un esprit ouvert", "Nous n'avons aucun calendrier particulier auquel nous devons adhérer, alors nous pouvons presque prendre le temps que nous voulons. Nous voulons faire le travail correctement ". Il semble que la majorité des scientifiques conviennent que, quelle que soit la façon selon laquelle "Perseverance Valley" s'est formée, cela s'est probablement passé il y a 3 ou 4 milliards d'années pendant la période noachienne sur Mars. La plupart des scientifiques semblent également pencher vers l'action de l'eau pour expliquer la manière dont "Perseverance Valley" a été sculptée dans les remparts du cratère Endeavour. Cet hiver étant ce qu'il est, Opportunity est contraint de rester sur des pentes exposées au soleil, probablement pour les trois à quatre prochains mois, afin de maintenir le niveau d'énergie nécessaire. Le dernier déplacement du rover s'est déroulé le 29 août 2017 (sol 4834) et il n'a plus bougé jusqu'à ce jour. En cause, la combinaison du manque de mémoire flash non volatile, et le passage tardif de l'orbiteur "Mars Odyssey" [après le coucher du soleil] pour transmettre les données à la Terre, deux éléments qui rendent les choses plus difficiles. En plus du froid qui affecte l'endurance de ses batteries, le rover a perdu l'utilisation de sa mémoire flash il y a près de deux ans et fonctionne en mode RAM. Étant donné que la RAM est une mémoire volatile, les données disparaissent lorsque le rover s'arrête, de sorte que le robot doit charger tout le travail de chaque sol ou de la journée martienne à l'un des orbiteurs martiens avant de s'endormir chaque nuit. Le défi est que l'orbiteur "Mars Odyssey", le principal lien de communication du rover vers la Terre, circule à la fin de la journée martienne, après le coucher du soleil. Cela signifie que le rover doit fonctionner et rester éveillé assez tard jusqu'à ce que l'orbiteur apparaisse, alors même que le soleil est malheureusement absent. Dans mon message du 5 septembre 2017 plus haut j'écrivais ceci – je me cite : "Pour pallier à cette situation assez critique, l'équipe a demandé plus de possibilités de communications avec MRO. Les passages de MRO se produisent plus tôt dans l'après-midi, à 14 heures au lieu de 18 heures avec "Mars Odyssey". "Mars Odyssey" demeure la principale liaison descendante de la mission, mais au moment où il passe c'est souvent bien au-delà du coucher du Soleil ce qui induit une planification difficile. Les activités d'Opportunity en fin de journée signifient des températures plus froides et de mauvaises conditions d'ensoleillement, ce qui a une incidence sur la capacité du rover à obtenir des images de bonne qualité. La liaison descendante via MRO permettrait la mise en veille d'Opportunity quatre heures plus tôt, et donc d'économiser de l'énergie. L'équipe espère obtenir MRO au moins tous les deux jours." FIN DE CITATION La mission semble avoir obtenu satisfaction ! En tout cas elle a acquis plus de passages de Mars Reconnaissance Orbiter pour Oppy. Et grace à cette initiative, le réchauffeur de batterie a pu être mis en service. Selon John Callas : "L'ajout de MRO est en train de commencer à nous aider. Auparavant, nous avions quatre sols de recharge sur sept, et cette semaine dernière, nous n'avions que deux sols de recharge sur sept », a t-il noté à fin septembre. Le réchauffeur de survie d'Opportunity se déclenche à -19 degrés Celsius et réchauffe la batterie. Il s'est automatiquement allumé au cours de la dernière semaine de septembre. Comme sur Terre, plus la batterie est froide, plus sa capacité est faible. Les batteries au lithium-ion du rover sont évaluées jusqu'à environ -30 degrés C. Elles peuvent fonctionner régulièrement à -20° C, sachant que le réchauffeur démarre désormais à -19°C. Mais même si ce pack de deux batteries a été très performant, il se dégrade peu à peu car, comme toutes les batteries, il vieillit. Les batteries ont donc une capacité plus faible aujourd'hui que, par exemple, pendant l'hiver critique en 2012 à "Greeley Haven" sur la colline "Cape York" lorsque Oppy avait été contraint de s'immobiliser tout au long de la saison. Image de la zone de "Greeley Haven" où Oppy a stationné plus de 4 mois pendant l'hiver martien 2012 – 817 images PanCam prises entre le 21 décembre 2011 (sol 2811) et le 8 mai 2012 (sol 2947). Le site est proche de l'extrémité Nord de "Cape York" situé au bord Ouest du cratère Endeavour : CONTEXTE : Même si les panneaux solaires sont poussiéreux, ils le sont moins que l'hiver dernier, et le ciel de cet hiver est aussi poussiéreux que n'importe lequel des cieux d'hiver qu'Oppy a pu connaître. Les batteries génèrent en moyenne 280 watts-heure par sol, c'est à dire moins d'énergie que l'hiver dernier ou l'hiver précédent. Une situation comparable à l'hiver 4 (2009) et l'hiver 5 (2011). Dans ce cadre, l'équipe du rover cherche à aider Oppy à traverser ces temps froids et difficiles : Pour la première fois, les ingénieurs examinent la possibilité d'allumer le réchauffeur à partir du moment où la température de la batterie descend en dessous de 0 degrés C pour l'amener jusqu'à environ +4 °C. Étant donné que les batteries ont fonctionné régulièrement à des températures proches de -15°C, ce réchauffeur permettrait de garder la batterie beaucoup plus chaude. Le réchauffeur ne fonctionnera pas la nuit lorsque le rover est en veille, mais pendant la journée il devrait permettre à la batterie d'être suffisamment chaude et ainsi d'avoir assez de capacité d'énergie pour effectuer davantage d'observations scientifiques. Mais même en prenant toutes ces mesures, les effets de l'hiver martien continueront à remettre en question les activités, voire la sécurité de l'explorateur vétéran, probablement au moins jusqu'en janvier 2018. Concernant les projets à très court terme, une option envisagée est d'envoyer le rover vers l'arrière sur une zone située près de la première "station" (sol 4782) où les scientifiques ont repéré un socle intéressant concernant deux unités rocheuses de couleurs différentes et qui semblent séparées par une zone de fracture. Quand deux unités géologiques différentes coexistent juste à côté l'une de l'autre, il y a souvent des informations dans ce contact qui indiquent quelles sont ces roches et quelle est la relation entre elles. Les membres de l'équipe ont également discuté de l'envoi d'Opportunity plus loin vers l'Est, en aval de la vallée d'environ 12 mètres. La décision devait être prise le 3 octobre. Source principale : http://www.planetary.org/explore/space-topics/space-missions/mer-updates/2017/09-mer-update-opportunity-braves-winter.html Puisque notre bon vieil Oppy est relativement inactif, "petit" retour en arrière > octobre 2006 (pu...n... 11 ans !) juste pour le plaisir . Cette image de la caméra HiRise de "Mars Reconnaissance Orbiter" montre "Victoria crater", un cratère d'impact d'environ 800 mètres de diamètre. Opportunity est arrivé au bord du cratère "Victoria", après un trajet de plus de 9 kilomètres depuis son site d'atterrissage. Le rover peut être vu dans cette image, à peu près à la position "dix heures" (flèche rouge) tout près du bord du cratère et de la falaise nommée "Cape Verde" sous laquelle il a dévalé ensuite dans le cratère. On pensait alors qu'il ne pourrait jamais en ressortir ! Ne pas oublier de "cliquer".. Détail :
  10. Actualités de Curiosity - 2013

    Aucune info sur les activités du rover depuis le 5 octobre (sol 1836), mais au moins on a les images.. De même, concernant le parcours et la position de Curiosity, actuellement les mises à jour de la Nasa se font attendre. Heureusement, sur umsf, Phil Stooke assure au mieux sur ce point, merci à lui. Parcours d'environ 30 mètres au Sud-Est le 6 octobre 2017 (sol 1837) POSITION probable AU 6 OCTOBRE 2017 (sol 1837) : (Edit : position mise à jour par le JPL au sol 1830) HAZCAM AVANT : 6 OCTOBRE 2017 (sol 1837): 7 OCTOBRE 2017 (sol 1838): Avec un autre éclairage HAZCAM ARRIÈRE - 6 OCTOBRE 2017 (sol 1837) : PANO DE Thomas Appéré – 2 et 3 octobre (sols 1833&1834) - SU-PER-BE ! : EXPLORER EN IMAGES Vera Rubin Ridge (sols 1833&1834) sur 360 °... GRAN- DIO-SE ! : https://roundme.com/tour/204804/view/553595/ PANO DE Thomas Appéré – (sol 1812) :
  11. Actualités de Curiosity - 2013

    Ce dernier week-end des 30 septembre et 1er octobre 2017, Curiosity a travaillé sur un plan permettant de déposer l'échantillon de sable nommé "Ogunquit Beach" dans l'entrée de l'instrument CheMin (voir mon message précédent). Les séquences de livraison comprenaient une mise en vibration du système de traitement CHIMRA. Ces activités de vibration ont été prévues pour aider au déplacement du matériau d'échantillon dans CHIMRA lui même, et au final pour que l'échantillon glisse par gravité dans la chambre de dosage pour atteindre le labo. À ce stade, voici comment le même type d'opération s'était déroulée le 29 mars 2017 (sol 1651) pour livrer "Ogunquit Beach" à SAM (voir mon message du 11 septembre) - je me cite : "Pour préparer un échantillon, le rover tourne la tourelle de sorte que l'échantillon prélevé repose sur un tamis à mailles fine et fait vibrer la tourelle pendant environ 20 minutes, en l'inclinant vers l'avant et vers l'arrière, afin de permettre au matériau à grains fins de passer à travers le tamis dans une chambre où il sera réparti pour la livraison aux instruments. Depuis l'apparition de l'anomalie qui bloque l'ensemble de forage et avant "Ogunquit Beach", les activités de vibration ont été menées à plusieurs reprises. Cette fois cependant, après avoir préparé et fourni le premier échantillon de "Ogunquit Beach" à SAM le 29 mars 2017 au sol 1651, les ingénieurs ont constaté que l'ensemble de forage se comportait différemment - et de façon bien pire - qu'auparavant. Encore une fois, ils ne pouvaient plus faire avancer cet ensemble. Ce n'était évidemment pas bon. Ils ont donc immédiatement arrêté toutes les activités d'échantillonnage, sans même laisser tomber l'échantillon d'Ogunquit Beach dans CheMin, l'autre laboratoire pour la minéralogie, et ont réfléchi à la suite à mener" FIN DE CITATION En raison de cette expérience, l'équipe du rover avait décidé de sursoir à la livraison de l'échantillon au labo CheMin... jusqu'au 1er octobre 2017 (sol 1832). Mais très logiquement elle appréhendait que cette nouvelle utilisation de vibrations affecte de nouveau l'ensemble de forage. En conséquence, un test des mécanismes de forage a été effectué immédiatement après son utilisation. Il a été constaté que – je cite : "la vibration a entraîné des modifications détectables des mécanismes, de sorte que le rover a arrêté automatiquement l'utilisation du bras jusqu'à ce que des instructions complémentaires soient reçues depuis la Terre. Nous voyons cette opération de livraison d'échantillon comme un bon succès partiel, et une chance d'en apprendre davantage sur la perceuse". Reste à savoir ce que signifient concrètement les termes : ".. des modifications détectables des mécanismes"... (?) À suivre donc.. Les opérations de l'équipe se sont ensuite concentrées sur le retour du bras vers des opérations normales, ainsi que sur la réalisation de nouveaux diagnostics de forage puis l'exécution de certaines activités scientifiques régulières. Le 3 octobre 2017 (sol 1834) Curiosity a enfin franchi la crête avec un parcours d'environ 14 mètres au Sud-Est, ce qui amené le rover sur plateau permettant de découvrir l'unité géologique riche en argile au-delà de la crête, ainsi que les monticules sombres de sédiments qui garnissent le delta alluvial descendant du mont. Sharp, comme on le voit cette image Navcam : L'exploration de Mars n'est pas un long fleuve tranquille.. Et Curiosity n'est pas invulnérable : "Il tâtonne dans le monde et se blesse aux rires des pierres sur son chemin Sa quête se heurte au labyrinthe du destin" Car une nouvelle fois, le 4 octobre 2017 (sol 1835) des difficultés de communication liées à des problèmes techniques sur le réseau de communication "Deep Space Network" n'ont pas permis d'appliquer le plan d'activités scientifiques élaboré la veille. Il a été possible de remédier à cette journée perdue en réservant les journées des 5 et 6 octobre 2017 (sols 1836-1837) pour mener à bien toutes les activités prévues : Observations ChemCam LIBS de deux cibles, mosaïques Mastcam, observation Mastcam de l'opacité atmosphérique, observation multispectrale Mastcam pour documenter les propriétés spectrales du terrain devant le rover, mesures MAHLI et APXS sur des cibles rocheuses préalablement brossées. Le but de ces mesures est de documenter les propriétés du substrat rocheux du plateau central de la crête "Vera Rubin". L'activité principale du 6 octobre 2017 (sol 1837) consistera à effectuer un nouveau parcours vers l'Est pour continuer l'exploration de "Vera Rubin Ridge". POSITION AU 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) : HAZCAM AVANT - 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) : HAZCAM ARRIÈRE - 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) : PANO DE Jan van Driel - 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) : PANO DE ROBERT CHARBONNEAU - 3 OCTOBRE 2017 (SOL 1834) :
  12. Mauna Kea pour le TMT

    Extrait de la décision : "Le site TMT et ses environs n'étaient pas utilisés pour les pratiques hawaiennes traditionnelles et coutumières menées ailleurs sur Mauna Kea, telles que le dépôt de piko, la carrière de carrière pour les additions, les pèlerinages, la collecte d'eau du lac Waiau ou les sépultures. Le site n'est pas sur la crête du sommet, ce qui est plus visible et, selon la plupart des preuves présentées, plus important sur le plan culturel que le plateau de 500 pieds plus bas, où TMT sera construit." Tout ça pour ça.. Pffff.. deux ans de perdu pour des conneries, les ricains obligés d'agiter l'épouvantail de La Palma... Décidément, les temps sont durs pour les grands télescopes..
  13. SpaceX : destination Mars

    Bah !!... Arrêtez de vous embêter avec cet "Hercule" !
  14. Actualité d'Opportunity (suite)

    Oui... bon.. tu vas pas chipoter Super.. À 3000 km près c'était bon .. Ensuite, Fayolle, c'est un très très proche.. alors pas touche !!.. Et puis ça arrive ce genre de chose : Dans mes comptes rendus sur les deux fils des rovers martiens, il m'est arrivé moultes fois d'inverser le nom des deux cratères (Gale et Endeavour) et de rectifier ensuite, parfois tardivement .. Sinon, rien de bien nouveau pour Oppy : Pour son huitième hiver martien.. Il joue la marmotte... ou plutôt "la grenouille sur son nénuphar" (voir plus haut mon message du 5 septembre 2017). Il n'a pas bougé de l'emplacement atteint le 29 août 2017 (sol 4834) et s'est consacré principalement à l'imagerie de son environnement.. et à la recharge de ses batteries, en profitant au mieux de l'inclinaison favorable de ses panneaux solaires . À cette saison le niveau d'énergie demeure la principale préoccupation de l'équipe du rover. D'autant que cette année que la poussière atmosphérique reste omniprésente et que les panneaux solaires auraient besoin d'un grand coup de balai. Courage Oppy !!!.. Bon sang... J'ai réellement une affection particulière pour ce vieux compagnon.. et je sais que ce sentiment est partagé par beaucoup, beaucoup d'autres dans le monde, bien sûr d'abord parmi les passionnés du spatial, mais pas seulement. Si la Nasa décidait un jour de "l'euthanasier", par exemple en abandonnant sa gestion.. ça gueulerait pas mal dans le milieu et au delà. Bientôt 14 années d'aventure avec 45 km de ballades et d'exploration martiennes !... Une épopée !!! Quelques images récentes : HAZCAM AVANT DU 22 septembre 2017 (sol 4857) : Rien de changé Pano de Robert Charbonneau - 24 septembre (sol 4859) : Les caméras PANCAM se sont tournées vers le haut et les crêtes de "Cape Tribulation" (à droite et au centre de l'image) et de "Cape Byron" (à gauche de l'image) MICRO IMAGER - 22 septembre 2017 (sol 4857) : Perso, je vois - minimum - un os Rappel du contexte avec le trajet prévisionnel (en bleu) : Oppy se situe à droite du chiffre 13 sur le tracé bleu
  15. Actualités de Curiosity - 2013

    Le 28 septembre (sol 1829) nouvelle progression d'environ 35 mètres vers le.. Nord-Est ! J'imaginais plutôt un parcours au Sud-Est pour franchir enfin cette satanée crête qui barre l'horizon Sud, mais l'équipe du rover a préféré continuer à la longer pour la franchir un peu plus loin, là où la pente est plus douce... ce qui sera fait dès le lendemain 29 septembre (sol 1830) avec un parcours d'environ 10 mètres au Sud-Est. POSITION AU 29 septembre (sol 1830) : Le 29 septembre (sol 1830) des analyses effectuées au " contact"» ont été planifiées sur une cible sombre nommée "Collingham" dans l'espoir que cette couleur plus foncée indiquait soit une chimie différente, soit moins de présence de poussière de surface : Les instruments APXS, MAHLI, ChemCam et Mastcam coopérerontà l'observation de cette cible. Mastcam continuera la campagne d'imagerie de "Vera Rubin Ridge" en réalisant une mosaïque d'un affleurement proéminent, appelé "Tra Tra", qui est le grand affleurement en haut à gauche de l'image Navcam ci-dessous (le Mt. Sharp est à droite). Fin mars 2017, il y a donc 6 mois, lorsque Curiosity étudiait les dernières étendues des "Dunes de Bagnold" avant de continuer vers "Vera Rubin Ridge", la mini-pelle de Curiosity a recueilli un échantillon de sable appelé "Ogunquit Beach" (voir mon message du 31 mars page 93). Une part de cet échantillon a pu être livrée et analysée par le labo "SAM", l'autre part destinée au labo "CheMin" a été conservée pour analyse ultérieure, une procédure qui s'est vérifiée utile plusieurs fois. Sauf que là, en raison des problèmes en cours avec le système de forage, Curiosity a été coincé avec "Ogunquit Beach" en "stock", incapable de livrer l'échantillon à CheMin... jusqu'à ce week-end ! Il s'agit de déterminer quantitativement l'assemblage minéral présent dans cet échantillon prélevé dans une dune de sable. Dans l'après-midi du lendemain 1er octobre (sol 1832), depuis la Terre Curiosity recevra la commande pour livrer enfin "Ogunquit Beach" à CheMin. Tout au long du week-end, CheMin analysera précisément cet échantillon ce qui permettra de comparer "Ogunquit Beach" aux autres mesures des "Dunes de Bagnold" déjà acquises. Curiosity étudiera également des cibles scientifiques intéressantes situées directement devant son espace de travail. La première tâche du «week-end» sera d'étudier trois cibles géologiques d'intérêt. Tout d'abord, le système laser ChemCam sera utilisé pour déterminer la chimie des cibles "Katberg", "Normandien" et "Black Reef". "Katberg" est un morceau de roche relativement plat et bénin qui se trouve juste devant le rover. "Normandien" est un peu plus loin du rover, une roche plus sombre sur le socle rocheux, le sable et la poussière. Enfin, "Black Reef" est une autre pierre plus sombre (bien que légèrement plus grande et plus arrondie que "Normandien") qui ne semble pas être un morceau de roche local issu de l'environnement immédiat du rover. À la suite de ces mesures, Mastcam documentera ces trois cibles, ainsi que l'acquisition de quelques petites mosaïques du socle rocheux local à gauche et à droite du rover. Tout en surveillant les conditions environnementales, en particulier les poussières atmosphériques. La cible "Katberg" après brossage : En début de matinée du 2 octobre, Curiosity fera des observations atmosphériques supplémentaires en utilisant Mastcam et Navcam. Plus tard dans l'après-midi, le bras de Curiosity va se mettre en position, puis avec la brosse DRT il éliminera toute poussière ou débris de la cible "Katberg" et l'imagera avec la caméra MAHLI à haute résolution. L'instrument APXS sera ensuite utilisé de nuit pour collecter une analyse chimique de "Katberg". Ensuite Curiosity devrait ranger son bras et se diriger vers l'Est pour continuer à progresser d'environ 10 mètres vers le sommet de la crête voisine. HAZCAM AVANT – 29 septembre (sol 1830) : HAZCAM ARRIÈRE - 29 septembre (sol 1830) : NAVCAM - 29 septembre (sol 1830) : PANO de Jan van Driel - 29 septembre (sol 1830) : PANO de Robert Charbonneau - 29 septembre (sol 1830) :
  16. SpaceX : destination Mars

    Merci Jack Manquerait plus que Curiosity ait encore pété un boulon en s'esclafant !.. Quant aux nouvelles élucubrations de Musk, on voit bien qu'il ment debout !!..
  17. Actualités de Curiosity - 2013

    Noter que le 21 septembre (sol 1822), Curiosity s'est élevé de 307 mètres par rapport à son site d'atterrissage à "Bradbury Landing". Et à cette date depuis le point d'entrée de "Vera Rubin" atteint le 29 août 2017 (sol 1800), le rover s'est élevé de 15 mètres. Le 25 septembre (sol 1826) juste au moment où Curiosity devait reprendre la route, un défaut de bras est intervenu lors des activités du bras robotique. Le mode de récupération nécessaire à la rectification ce défaut a fait perdre les plans d'activités des 25 et 26 septembre (sols 1826 et 1827). Cette image de l'ombre du bras sur le sol a été prise juste avant que le défaut se manifeste (la nature de ce défaut - électrique ou mécanique (?) – n'a pas été précisée) : Le 26 septembre a marqué la troisième tentative pour permettre de compléter les activités scientifiques sur le "waypoint" du sol 1822 , y compris les cibles ChemCam et Mastcam du socle rocheux voisin : "Sherwood Forest", "Tableland" et "Troll Valley". La zone de l'ellipse d'atterrissage et les contreforts du mont Sharp ont été divisés en zones découpées en carrés d'environ 1,5 kilomètre de large. La mission a divisé ainsi la surface afin que les membres de l'équipe puissent concentrer leur analyse sur une zone géologique repérable dans le cratère. Le Mont Sharp est en bas à droite de l'image ci-dessous, hors du champ . Ces quadrilatères sont désignés avec des noms de villes, et les régions remarquables d'intérêt géologique qui sont à proximité de cette ville sont la source des noms cibles. Depuis le 25 octobre 2016 (sol 1500), Curiosity parcourt le quadrilatère "Bar Harbor" N°118 : Le 26 septembre (sol 1827) Curiosity s'est dirigé vers le Sud-Est sur environ 7 mètres en contournant la crête qui le domine au Sud Si le parcours du rover se déroule ensuite comme prévu, il laissera derrière lui le quadrilatère N° 118 "Bar Harbor" pour atteindre celui nommé "Kuruman", N° 132 (voir l'image précédente) . Le 27 septembre (sol 1828) après un parcours d'environ 41 mètres au Sud-Est, toujours en longeant la crête, Curiosity a officiellement quitté "Bar Harbor" et évolue maintenant dans le quadrilatère "Kuruman", ainsi nommé d'après une charmante ville située au bord du désert du Kalahari en Afrique du Sud. Notamment, la ville de "Kuruman" est l'homonyme de la formation ferreuse "Kuruman", une roche sédimentaire de 2,46 milliards d'années, riche en hématite. L'hématite est le même minéral que l'on peut voir ici au travers de la crête "Vera Rubin" repérée à partir des données orbitales. Les noms de cibles qui seront utilisées dans ce quadrilatère seront tirés des caractéristiques géologiques célèbres de l'Afrique du Sud, du Botswana et du Zimbabwe. Au cours de ce premier sol complet dans le quadrilatère "Kuruman", il est prévu d'étudier une cible nommée "Enon" avec l'APXS, MAHLI, ChemCam et Mastcam. Curiosity est situé devant un affleurement ayant résisté à l'érosion nommé "Mt. Hamden" qui offre une belle exposition verticale qui sera imagée avec les yeux gauche et droit de Mastcam. Enfin une autre image Mastcam d'une cible nommée "Noisy" sera prise avant de repartir, toujours au Sud-Est. POSITION au 27 septembre (sol 1828) : HAZCAM AVANT – 27 septembre (sol 1828) : HAZCAM ARRIÈRE - 27 septembre (sol 1828) : NAVCAM - 27 septembre (sol 1828) : Pano de Jan van Driel – (sol 1828) :
  18. Actualités de Curiosity - 2013

    Suite à un problème de communication avec la Terre (voir plus haut mon message de mercredi) , les activités scientifiques du 19 septembre 2017 ont été reportées au lendemain 20 septembre (sol 1821), date à laquelle les opérations sur les cibles nommées "Pennessewassee" et "Passadumkeag" se sont finalement terminées avec succès. Le 21 septembre (sol 1822) a commencé avec une imagerie Navcam pour rechercher des nuages au-dessus de la limite Nord du cratère. Puis les Mastcam et ChemCam ont été utilisées pour évaluer le caractère spectral de la cible "Passadumkeag" nettoyée à la brosse DRT la veille, et pour évaluer la composition de structures sédimentaires exposées autour du rover. Par ailleurs la Mastcam a imagé le pont du rover pour surveiller le mouvement des amandes de sable. Curiosity a ensuite exécuté un parcours de ~ 40 mètres pour se placer sur un nouveau "waypoint", c'est à dire une position choisie essentiellement pour son intérêt géologique. L'élévation a été inférieure à 2 mètres et le waypoint est situé non loin d'une nouvelle crête qu'il faudra dépasser pour arriver au sommet de "Vera Rubin" (voir les images Navcam plus bas). Un nouveau problème de communication survenu ce même jour 21 septembre (sol 1822) sur le réseau terrestre " Deep Space" a conduit à revoir la planification des activités pour le week-end des 22 et 23 septembre 2017 (sols 1823 et 1824). Les données scientifiques ChemCam et Mastcam des activités du sol 1822 sur les cibles "Sherwood_Forest" et "Tableland" (qui sont juste au-dessus des premières lettres de l'intitulé "Curiosity" sur l'image ci-dessous), ont pu être récupérées : Une autre cible nommée "Troll_Valley" (juste après l'endroit sablonneux au-dessus du logo de Curiosity dans l'image précédente) sera également examinée par la caméra MAHLI et l'APXS et à distance par ChemCam et MastCam. Est également planifiée une vaste gamme de surveillance environnementale, y compris une observation passive du ciel avec ChemCam pour étudier la poussière atmosphérique, les cristaux de glace et les gaz. Ainsi que des images Mastcam et Navcam pour déterminer la quantité de poussière dans l'atmosphère ainsi que pour la recherche de nuages. On entre dans la période la plus nuageuse de l'année sur Mars et il faut donc s'attendre à plus de nuages au cours des prochains mois. POSITION AU 21 septembre 2017 (sol 1822) : HAZCAM AVANT - 21 septembre 2017 (sol 1822) : HAZCAM ARRIÈRE - 21 septembre 2017 (sol 1822) : NAVCAM - 21 septembre 2017 (sol 1822) : Devant le rover au Sud la crête qui barre le chemin Pour les roues.. ben ça va.. Le Mont Sharp se profile sur la gauche.. Les masses sombres au centre de l'image sont situées dans l'éventail alluvionnaire (voir l'image de contexte postée plus haut) PANO DE Jan van Driel - 21 septembre 2017 (sol 1822) :
  19. Actualités de Curiosity - 2013

    Nom de Zeus !! Merci Jack, je savais qu'elle s'était attelée à ce travail, mais je croyais qu'il sortirait un peu plus tard ! Ce qui est clair c'est qu'avec la douce Emily ce sera du fiable et du pertinent ! Mais attendez avant de commander ce bouquin : Le mien devrait sortir un peu après.. mais actualisé avec la découverte de XXX Salut amical brizhel, Géo le curieux et Bob le martien ;) ! Je m'étonne parfois moi même de mon endurance .. Sachant entre autres que les aléas de la vie nous rappellent souvent qu'il existe des choses beaucoup plus importantes que les pérégrinations des rovers martiens ou/et des sondes spatiales. Mais quelles que soient les difficultés inhérentes aux divers tracas du quotidien et celles liées à notre misérable condition humaine, il est très important je crois pour chacun d'entre nous de préserver des espaces permettant de vivre nos passions et de cultiver nos centres d'intérêt, tout en s'épanouissant dans la vie familiale et sociale. Mais on sait combien c'est très loin d'être simple... Ici, depuis toutes ces années, j'essaye de rendre compte modestement mais correctement des activités des rovers martiens. En particulier parce que, sur ces missions, je n'ai vu nulle part de compte rendu effectué et actualisé régulièrement. C'est pourquoi lorsque Fourmi 103 a ouvert les fils sur les rovers (d'abord centrés sur les images) , j'ai jugé intéressant d'y apporter des éléments d'infos sur l'ensemble des aspects des missions (activités, résultats, perspectives et commentaires personnels). Ceci exige de collecter les infos à tous les "râteliers", sur la toile ou ailleurs, et au plus près dans le temps. Reste ensuite à en faire la synthèse et à mettre tout ça en forme pour rendre la "copie" aussi claire et synthétique que possible.. et un minimum attractive, même si le contenu demeure le plus souvent "technique". Avec le boulot qu'a demandé le "reporting" de l'odyssée de Cassini, BobMarsian (qui n'a certes pas à "s'incliner" devant moi) sait parfaitement que tout ça prend un peu de temps et demande de l'organisation. Surtout si on s'intéresse à bien d'autres choses par ailleurs, ce qui est sain et de toute façon préférable. En tout cas vos retours font plaisirs et sont encourageants ! Merci . BobMarsian > "Au fait, Vauffy , à part les caméras, que reste-t-il comme instruments opérationnels pour effectuer des analyses du terrain ?" Il reste l'APXS et le laser ChemCam (et à un échelon moindre les données spectrales des MastCam) Mais ce dont il faut avoir conscience, c'est que pour les scientifiques les informations fournies par ces instruments servent principalement à déterminer si l'échantillon ciblé est suffisamment prometteur pour être analysé plus en détails par les autres instruments du rover. Autrement dit par l'analyse dans les labos SAM et CheMin d'échantillons de roches extraits... lors des forages... Bref.. Initialement le rôle de ces instruments était donc d'effectuer une présélection des roches intéressantes, avant forage.. Ils ont quand même une certaine efficacité pour déterminer la nature superficielle des roches : - L'APXS (Alpha-Particle-X-ray-Spectrometer) réalise des mesures chimiques Son objectif est de déterminer l'abondance des différents éléments (atomes) des roches et des sols. Il fonctionne en émettant des particules alpha (noyaux d'hélium possédant un temps de demi-vie de 18 ans) et des rayons X produits par la décomposition radioactive d'une petite quantité de curium (700 microgrammes), un élément radioactif artificiel fabriqué en laboratoire. Excités par ces deux types de radiations, les atomes constituants l'échantillon émettent à leur tour des rayons X dont l'énergie est caractéristique de leur nature. L'instrument est sensible à de multiples éléments constitutifs de nombreuses roches et minéraux, comme le sodium, le magnésium, l'aluminium, le silicium, le calcium, le fer, ainsi qu'à des éléments rencontrés dans les sels, comme le soufre, le chlore et le brome. La zone d'analyse mesure 1,7 centimètre de diamètre, la profondeur de détection variant selon que les éléments sont légers ou lourds. Elle est respectivement de 5 microns pour les premiers, et de 50 microns pour les seconds. Donc, seule une couche extrêmement fine de matériaux réagit au bombardement énergétique, d'où l'importance de nettoyer auparavant la surface rocheuse avec la brosse DRT ; L'APXS de Curiosity peut déjà fournir des données après seulement 10 minutes de mesure (détection des principaux éléments, dits éléments majeurs, ainsi que des éléments mineurs, présents à une concentration de seulement 0,5 %). Des analyses plus longues, nécessitant des durées d'intégration de 2 à 3 heures ou plus, permettent de repérer tous les éléments, y compris ceux présents en très petites quantités, à l'état de traces (dont la concentration est égale ou inférieure à 100 parties par million). - Le laser ChemCam fonctionne selon le principe d'un "LIBS" (Laser Induced Breakdown Spectroscopy) : Un faisceau laser est tiré vers une structure intéressante (roche ou sol) située à 5 ou 6 mètres. Un laser est un pinceau de lumière bien particulière, caractérisée par une longueur d'onde unique, et des photons qui sont tous absolument identiques (un phénomène que les physiciens appellent "cohérence"). Au point d'impact (une surface de moins d'un millimètre carré), le pinceau laser va porter le matériau à une température de 8 000°C pendant quelques milliardièmes de seconde. A cette chaleur, n'importe quelle roche ou minéraux rentre en fusion et est instantanément vaporisé. L'énergie déposée par le laser de puissance va provoquer l'émission d'un petit nuage de plasma (matière ionisée).Trois spectromètres travaillant dans l'ultraviolet, le bleu et le visible vont alors analyser finement l'étincelle lumineuse résultant de l'impact du laser, dont les photons sont récupérés par le miroir du télescope. Les données collectées permettent ainsi de déterminer la composition élémentaire de l'échantillon visé. De nombreux éléments peuvent être analysés, même ceux présents en très petites quantités à l'état de trace. ChemCam peut entre autre détecter le sodium, le magnésium, l'aluminium, le silicium, le calcium, le potassium, le titane, le manganèse, le fer, l'hydrogène, l'oxygène, le béryllium, le lithium, le strontium, l'azote, le phosphore, etc. Le laser, fixé sur le mât pivotant, est accompagné d'une micro-caméra (Remote Micro Imager - ou RMI) conçue pour fournir des images détaillées qui servent de contexte aux mesures chimiques. Source principale : http://www.nirgal.net Noter que le 20 septembre 2017 (sol 1821) le laser a comptabilisé la barre symbolique du 500 000ème tir sur un petit caillou noir atypique (probablement une météorite) . Voir ici : http://www.lanl.gov/discover/news-release-archive/2017/September/0921-chem-cam-500k-shots.php Le caillou nommé "Mustards Island" :
  20. Cassini, le spectacle continue ...

    Rastaman > Il faut rendre à César ce qui appartient à BobMarsian : Ici je ne suis qu'un intervenant parmi beaucoup d'autres.. En tout cas je suis heureux que la prose d'Emily ait pu être lue dans ce fil. Elle traduit bien les sentiments des uns et des autres au terme de cette incroyable mission parfaitement relatée par Bob.. Avec ce plongeon en abîme (peut-être un tantinet prématuré) Il semble quand même que la Nasa ait voulu "jouer" dans la dramaturgie.. C'est réussi ..
  21. Actualités de Curiosity - 2013

    Salut Kaptain !.. Coucou Bernard ! Côté imagerie il est un peu regrettable qu'ils n'aient pas encore trouvé le temps de "tourner" les MastCam vers le Nord pour réaliser un large pano du terrain et des remparts afin de profiter de la position dominante actuelle du rover.. Le pano N&B de l'excellent Stuart Atkinson (dernière image de mon message précédent) donne déjà une bonne idée du potentiel de cette perspective. Bon, il est vrai qu'ils ont autre chose à faire en ce moment avec l'analyse d'affleurements rocheux totalement inédits, n'ayant surtout plus rien à voir avec la "Formation Murray" parcourue et étudiée minutieusement depuis trois ans. Noter de plus qu'en raison d'un petit problème dans l'une des stations du réseau "Deep Space" de la NASA, toutes les opérations prévues le 19 septembre (sol 1820) ont été reportées au lendemain 20 septembre (sol 1821). Deux images permettant de mieux situer le contexte global actuel :
  22. Actualités de Curiosity - 2013

    Salut MichelR ! C'est toujours un plaisir de voir passer du monde par ici, de même pour polo et BERTRAND plus haut.. que j'ai oublié de saluer ! Pardon les amis.. Bravo pour ce pano Michel ! Il s'agit de la crête à gauche du rover dans la montée (nommée "Pettegrove Point"). Sur la position atteinte le 13 septembre (sol 1814) Curiosity est resté stationné près de cinq sols. Il y avait en effet matière à déployer l'ensemble des instruments pour découvrir et étudier le nouveau substrat rocheux ayant succédé à la "Formation Murray", le plancher sédimentaire du lac antique sur lequel le rover roulait depuis 3 ans ! Très exactement depuis le 18 septembre 2014 (sol 753), date d'arrivée à "Pahrump Hills" (voir page 41 de ce fil - mon message du 25 septembre 2014). Grace aux sondes orbitales, on sait que la crête "Vera Rubin" recèle de grandes quantités d'hématite. Pour autant, il reste à déterminer la composition minéralogique précise de ces roches ainsi que leur processus de formation. L'APXS et ChemCam pourront donner une première approche. Mais en toute rigueur il faudrait un minimum de trois ou quatre forages pratiqués pendant la traversée de la crête (et l'analyse des échantillons correspondant par les labos) pour déterminer bien plus efficacement les caractéristiques de ces roches... C'est le 18 septembre 2017 (sol 1819) que Curiosity a repris la route en parcourant environ 18 mètres. La pente qui atteignait parfois 20 degrés dans la partie la plus abrupte de la montée est désormais plus de moitié inférieure (surtout sur cette étape en prenant la direction Sud-Est). On approche doucement du plateau sommital qui devrait permettre de dégager la vue à 360 degrés... Le nouvel emplacement s'est présenté avec des roches de couleurs pourpres et des nuances de bronze, de gris et de violet. L'équipe scientifique a envisagé d'interroger rapidement une cible avec la caméra MAHLI et l'APXS, ou bien de d'utiliser d'abord l'outil de suppression de poussière (DRT) pour découvrir ce qu'il y a sous la poussière. Deux cibles ont finalement été sélectionnées (nommées "Passadumkeag" et "Pennessewassee" ). C'est "Passadumkeag", une cible colorée, qui bénéficiera des pouvoirs "révélateurs" de la brosse DRT, alors que "Pennessewassee", une cible plus grise, sera examinée telle quelle. Le laser ChemCam sera tiré sur "Passadumkeag", ajoutant aux données chimiques de l'APXS sur cette cible. Comme à chaque étape, il est procédé très régulièrement à l'étude de l'environnement avec des mesures de la station météo REMS et du détecteur de radiations RAD. De même un panorama 360 degrés Navcam sera réalisé pour rechercher les tourbillons de poussière (ou "dust-devils"). POSITION AU 18 septembre 2017 (sol 1819) : HAZCAM AVANT - 18 septembre 2017 (sol 1819) : HAZCAM ARRIÈRE - 18 septembre 2017 (sol 1819) : PANO DE Jan van Driel - 18 septembre 2017 (sol 1819) : PANO de Robert Charbonneau - 18 septembre 2017 (sol 1819) : Vue au Sud, à l'avant du rover MAHLI - 17 septembre 2017 (sol 1818) : De fines lamines apparaissent Le violet se révèle après brossage PANO de Suart Atkinson – 11 septembre (sol 1812) : La vue vers les remparts Nord et Nord- Est est somptueuse. Les plus proches remparts sont à 25 km (à gauche de l'image)
  23. Cassini, le spectacle continue ...

    Bien sûr que si.. Mais on parle ici de la sélection pour New Frontiers 4 il me semble "Europa Clipper" est déjà sur les rails, enfin.. à priori.. : https://www.jpl.nasa.gov/missions/europa-clipper/
  24. Cassini, le spectacle continue ...

    Extrait et traduit de : http://www.planetary.org/blogs/emily-lakdawalla/2017/0915-cassini-the-dying-of-the-light.html Cassini : La mort de la lumière Cassini n'est plus. À 10h31 selon sa propre horloge, ses propulseurs ne pouvaient plus tenir son antenne radio pointée vers la Terre, et elle s'est détournée. Une minute plus tard, la sonde s'est vaporisée dans l'atmosphère de Saturne. Ses atomes font maintenant partie de Saturne - les plus légers dans l'atmosphère, les plus lourds (en particulier les granulés au dioxyde de plutonium revêtu d'iridium qui étaient, hier, au centre de sa source d'énergie nucléaire) sont probablement descendus beaucoup plus profondément avant de fondre. /../ Au total, la mission a duré environ 30 secondes de plus que prévu. Il est étonnant de penser que, dans toute cette distance, dans une atmosphère qui n'avait jamais été explorée auparavant, les ingénieurs ont prédit la fin exactement. Je ne sais pas si ces 30 secondes supplémentaires étaient dans le niveau de bruit de leurs prédictions, ou si c'était une véritable surperformance du vaisseau spatial, ou de la capacité du réseau Deep Space Network à maintenir le verrouillage sur un vaisseau spatial hors pointage. Probablement un peu de tout. Tout le monde a été élogieux pour la performance "parfaite" de l'engin spatial jusqu'à la fin. Il transmettait des données complètes. Selon le chef de projet Earl Maize, ils sont très sûrs que le dernier paquet de données provenait de l'instrument magnétomètre. J'ai parlé avec le chef d'équipe du magnétomètre Michelle Dougherty au sujet de ces derniers bits de données. Elle a dit que ce sera de trois à six mois avant de pouvoir signaler tout résultat, mais elle espère qu'ils trouveront enfin une séparation angulaire entre l'axe de rotation et le pôle magnétique. /../ Je pourrais terminer l'article là, parce que ce sont toutes les nouvelles qu'il y a aujourd'hui. Bien sûr, aujourd'hui, c'est plus important que cela. C'est la fin d'une ère. C'est un peu difficile de saisir l'ambiance ici. C'est une véritable mer d'émotions. Beaucoup d'entre eux sont heureux. L'émotion dominante que je ressens des équipes scientifiques et d'ingénierie est la fierté, ce qui fait que votre cœur gonfle et que votre colonne vertébrale se redresse. C'est un bon vaisseau spatial. Et l'équipe a vraiment réussi à l'exploiter. /../ Bien sûr, il y a aussi de la tristesse. Pour beaucoup d'entre nous, il est difficile d'imaginer que nos vies manquent soudainement de ce vaisseau spatial. Tout le monde ici dans la salle de presse du JPL utilise Cassini pour mesurer sa carrière. Quelques-uns étaient ici des journalistes scientifiques professionnels qui couvraient l'espace en 1997 lorsque Cassini a été lancé. Pour la plupart d'entre nous, la mission de Cassini vers Saturne constitue la majorité de notre vie professionnelle. Pour moi en particulier, ma carrière professionnelle en journalisme scientifique est exactement la même que la durée de la mission Cassini autour de Saturne. J'ai commencé à écrire des articles de nouvelles pour le site Web The Planetary Society quand ils m'ont demandé de commencer à couvrir Cassini à l'approche de Saturne. Plus tôt cette année, j'ai voyagé pour être au chevet d'un oncle qui était en train de mourir. C'était un événement triste, mais aussi intéressant d'être avec la famille, d'avoir ce regroupement familial et de réfléchir à la gentillesse de mon oncle et de raconter ses blagues stupides préférées. Quand il a finalement poussé son dernier soupir, tout le monde savait qu'il était temps, et sa vie était bien vécue. C'est ce que j'ai ressenti ces derniers jours. J'espèrais que Cassini pourrait fonctionner pour toujours, mais je sais que cela ne se peut pas et je ne lui aurais pas demandé de faire plus dans sa longue mission. Au moment de la fin cependant, j'ai ressenti quelque chose de différent et d'inattendu : La colère. Je pensais à Dylan Thomas : "N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit, Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour ; Rager, s’enrager contre la mort de la lumière". J'étais (et je suis) en colère que cette grande mission se soit terminée. Je suppose que ce n'est qu'une des étapes de la douleur. Et il est bon d'être entouré d'amis dans les médias et les équipes scientifiques qui subissent cette douleur ensemble. Il est communément admis que les funérailles sont pour les vivants, pas pour les morts. S'il s'agit de funérailles pour Cassini, quelle consolation cela nous offre-t-il ? La fin d'une mission réussie exige des réponses à la question : Maintenant ? Qu'en est-il des gens qui ont travaillé sur la mission? Quels vides sont laissés derrière ? Qu'allons-nous faire ensuite ? En vérité, l'équipe scientifique est également informée, soulagée de ne plus avoir le fardeau de planifier de nouvelles observations scientifiques ; ils peuvent se recentrer sur la pratique de la science avec les données. Pour les équipes d'ingénierie et de navigation, la plupart d'entre elles ont déjà migré à temps partiel vers d'autres missions, et le JPL absorbera éventuellement presque toutes les autres activités. Une partie de l'équipe d'ingénierie restera au travail pendant plusieurs mois pour finaliser les rapports sur les opérations du vaisseau spatial. Pour nous dans les médias, il n'y a certainement aucun manque d'activité dans le système solaire en ce moment. OSIRIS-REx va revenir survoler la terre dans seulement deux semaines. Curiosity et Opportunity sont encore en train de parcourir Mars. Et il y a beaucoup plus d'engins spatiaux assez négligés opérant à travers le système solaire (négligés, c'est-à-dire en termes d'attention publique). Il y a beaucoup de spatial à écrire. Mais une lumière est partie. Nous ne sommes pas allés vers Uranus et Neptune depuis les années 1980. Notre horizon s'est maintenant contracté, à distance de l'orbite de Jupiter. (Je n'oublie pas New Horizons, mais son survol rapide d'un petit objet de la ceinture de Kuiper sera un bref et bon flash éclairant une région autrement plus sombre du système solaire). C'est une part de ma tristesse. Là-bas, Saturne, ses anneaux et ses lunes vont être des lieux impressionnants. Ainsi seront Uranus et Neptune, leurs anneaux et leurs lunes. Toutes les images de Cassini et des Voyagers avant cela ont été merveilleuses, et je suis triste à propos de la perte de notre fenêtre sur la vie d'un système planétaire géant. Il y a une consolation. Cassini a renvoyé un demi-million d'images. Chaque fois que je plonge dans les archives de données, je trouve quelque chose de merveilleux et amusant à regarder. De nombreux scientifiques et journalistes ont passé cette semaine à partager les images préférées. Je refuse d'avoir des favoris, et je ne me suis pas contentée de ce passe-temps cette semaine. Au lieu de cela, je prévois d'aller plonger directement dans les données et de partager de jolies images dans les semaines et les mois à venir, et je vous garantis que vous continuerez à profiter de merveilleuses et extraordinaires vues de Cassini. Pour cette raison, ce n'est pas fini. FIN DE TRADUCTION (j'espère fidèle) Merci ! On compte sur toi Emily, et comme d'hab' on ne sera certainement pas déçu !!
  25. Actualités de Curiosity - 2013

    DERNIERS PANOS DE "VERA RUBIN Cette crête a été informellement nommée au début de 2017 en mémoire de Vera Cooper Rubin (1928-2016), dont les observations astronomiques ont fourni des preuves de l'existence de la matière noire de l'univers. Pour les géologues, examiner un relief vertical constitué d'un empilement de couches de roches peut se révéler une mine d'informations, raison pour laquelle l'équipe de Curiosity a pris énormément d'images. Quelle est la nature du contact entre la "Formation Murray" inférieure et la crête "Vera Rubin" au-dessus? Au-dessus du contact, un seul type de roche ou plusieurs? Les lits sont-ils continus ou non ? Existe t-il des particularités dans les couches qui peuvent révéler comment elles se sont formées ?.. En l'absence de forage, c'est l'instrument laser ChemCam qui est d'abord utilisé pour étudier la composition superficielle des roches, en recherchant des variations et des tendances. Puis ils utilisent la caméra MAHLI et le spectro APXS pour imager et mesurer la composition des couches supérieures. "Vera Rubin Ridge", caractéristique topographique distincte située sur les pentes inférieures de Mount Sharp se caractérise par la présence d'hématite, un minerai d'oxyde de fer détecté depuis l'orbite. Les images Mastcam montrent que les roches qui composent la partie inférieure de la crête sont caractérisées par une stratification horizontale distincte avec des couches de roche individuelles de l'ordre de plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur. Les scientifiques de la mission utilisent de telles images pour déterminer l'environnement ancien dans lequel ces roches ont été déposées. Les lits répétés indiquent une accumulation progressive de sédiments qui forment maintenant la partie inférieure du Mont Sharp, bien que de cette distance il ne soit pas possible de savoir s'ils ont été formés par des processus aqueux ou soufflés par le vent. Les images de premier plan collectées lorsque le rover grimpe sur la crête aideront à répondre à cette question. Les roches stratifiées sont coupées en croix par des veines remplies d'un minéral blanc, probablement du sulfate de calcium, qui témoignent d'épisodes ultérieurs d'écoulement de fluide à travers les roches. Attention, certains panos sont "lourds", cliquez et mettez vous aux abris 23 images prises avec la caméra à téléobjectif de la Mastcam droite le 22 juin 2017 (sol 1734). Le téléobjectif est de 1600 x 1200 pixels, avec une résolution de 7,4 centimètres par pixel à 1 km.(version annotée avec deux barres d'échelle de 4 mètres) : 70 images prises avec la caméra à téléobjectif de la Mastcam droite le 13 août 2017 (sol 1785) (version annotée avec deux barres d'échelle de 2 mètres) : https://mars.jpl.nasa.gov/imgs/2017/09/pia21850-Fig1_1785MR009211_sitespherical_wscale-full.jpg Vue de "Vera Rubin Ridge" environ deux semaines avant que le rover ne commence à monter cette crête abrupte La vue combine 13 images prises avec la caméra à téléobjectif de la Mastcam droite, le 19 août 2017 (sol1790) (version annotée avec deux barres d'échelle de 2 mètres) : La caméra Micro-Imager RMI (et son télescope de 11cm) de l'instrument ChemCam a pris les 10 images composant cette mosaïque le 3 juillet 2017 (sol 1745) . La caméra était à environ 115 mètres de cette partie de la crête. La barre d'échelle en bas à droite indique la largeur d'une caractéristique minérale claire d'une largeur de 22,8 centimètres dans la partie médiane de l'image : Effets d'érosion sur "Vera Rubin Ridge." Cette vue de "Vera Rubin Ridge" de l'instrument ChemCam montre les couches sédimentaires, les veines minérales et les effets de l'érosion éolienne. Cette zone inférieure du Mont Sharp est devenue une crête en étant plus résistante à l'érosion que les parties voisines. Ici, le vent a érodé des parties de l'affleurement de manière inhabituelle, de sorte que des fragments de roche allongés peuvent être vus en protubérance dressés vers le ciel. La caméra Micro-Imager RMI de ChemCam a pris les 10 images composant cette mosaïque le 24 août 2017 (sol 1795). La caméra était à environ 43 mètres de la partie imagée de la crête : Source : https://mars.jpl.nasa.gov/news/2017/nasas-curiosity-mars-rover-climbing-toward-ridge-top&s=2