La pollution lumineuse
Avant-propos
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Nous demandons simplement
de mentionner qu'il a été réalisé par la Société Astronomique de Bourgogne,
4 rue Chancelier de l'Hospital 21000 Dijon - Tel 03 80 36 44 13
Par ce présent rapport nous
aimerions porter à votre connaissance la situation inquiétante
dans laquelle se trouve le ciel nocturne.
Les astronomes, tant
amateurs que professionnels, les citoyens curieux du ciel, se trouvent de
plus en plus gênés lors de l'observation de la voûte céleste par l'éclairage
artificiel du ciel qui génère une forme de pollution dite "pollution
lumineuse". Ce phénomène existe depuis déjà quelques années, mais prend une
ampleur régulièrement croissante au fil du temps.
Cette pollution du ciel de
nuit par l'éclairage public et privé nécessite une prise de conscience
rapide de tous afin d'y remédier par l'application de solutions connues qui
ont le mérite d'être simples et peu coûteuses.
Nous voudrions aussi
souligner que le ciel nocturne a été déclaré Patrimoine Mondial en 1992
par l'UNESCO. A cette occasion l'UNESCO a co-signé une charte visant à
préserver l'environnement nocturne. De nombreuses personnalités ont soutenu
ce texte, joint en annexe.
La pollution par
l'éclairage urbain
Les causes de la
dégradation de ce patrimoine sont notre peur instinctive du noir, à
laquelle se surajoute une forte demande de sécurité de la part du public.
Ceci conduit à la
réalisation d'éclairages publics faits de lampadaires très " lumineux ".
Réalisés de façon voyante, ils dépassent le but recherché :
- Boules diffusant leur énergie lumineuse sur la surface de presque toute
leur sphère. Souvent posées au sommet d'un mât, elles éclairent moins le sol
que le ciel...
- Paralumes qui, lorsqu'ils existent, sont inclinés à 45° au lieu d'être à
plat.
- Ampoules trop puissantes.
- Ampoules à vapeur de Mercure ou au Sodium haute pression difficiles à
filtrer pour les astronomes.
Depuis quelques années nous
assistons à la multiplication des " mises en valeur " des monuments
(châteaux, églises, ponts...) par un éclairage nocturne. A quelques rares
exceptions près, les projecteurs restent allumés toute la nuit et les
faisceaux sont souvent beaucoup plus larges que le monument éclairé. De ce
fait, le ciel se trouve directement et puissamment éclairé.
Des projets insensés se
font jour : Fin 97, la délégation régionale de l'Association Française
d'Eclairage a tenu à Dijon son assemblée générale. Au sujet de la " mise en
lumière ", il a été tenu les propos suivants : " Pourquoi pas des milieux
naturels, par exemple dans le parc du Morvan ou ailleurs, partout où un
site, quel qu'il soit, mériterait cette valorisation " (Source : Le Bien
Public). Ces propos nous semblent des plus inquiétants, et l'on peut se
demander si les conséquences sur l'environnement ont été prises en compte...
Les conséquences
L'éclairage des voies de
circulation ou des lieux d'habitation est bien sûr un facteur important de
sécurité, et doit rester une priorité. Toutefois quelques préjugés doivent
être corrigés :
- Physiologiquement :
- Une lumière blanche et crue, comme celle des lampes à vapeur de Mercure
donne l'illusion d'être bien éclairé, alors que la vision est en
réalité diminuée : contraction de la pupille et fatigue de l'œil,
visibilité réduite par écrasement du relief, ombres allongées, déformation
des silhouettes, mauvaise appréciation du mouvement.
- Route :
- Les boules lumineuses jaunes, dont les ampoules ne sont pas protégées par
un paralume se trouvent en vision directe, ce qui éblouit
l'œil, particulièrement lors de la conduite automobile.
- De plus, l'éclairage des grands axes routiers fait croître le
risque d'accident, car incite les automobilistes à augmenter leur
vitesse, qui reste, rappelons-le, la première cause d'accidents de la
circulation et accroît leur gravité.
La diffusion de la lumière dans toutes les directions donne l'impression de
sécurité alors qu'elle est très dangereuse, surtout par temps de brouillard
ou de pluie.
- Sécurité :
- La majorité des cambriolages ou vols avec agression a lieu en
plein jour ! (Statistiques de la police et de la gendarmerie
nationale). Les maisons des villages discrètement éclairées sont moins "
visitées " que les habitations hyper-éclairées...
Au mieux, les problèmes de petite délinquance sont déplacés au quartier
voisin. Récemment, des incendies de véhicules ont bien eu lieu dans
certaines villes dans des quartiers bien éclairés...
Cet éclairage, quand il est violent et agressif comme le sont ces
lampadaires-boules, n'incite pas à la sérénité comme il sait le faire
lorsqu'il est bien conçu, doux et homogène, à un niveau agréable à l'œil.
- Ecosystème :
- Ce problème n'est pas uniquement celui des astronomes, mais aussi celui de
toute personne soucieuse de préserver notre environnement. Les étoiles ne
sont pas les seules victimes de cette agression lumineuse : tout notre
écosystème en pâtit. Des études montrent que le suréclairement, qui tend à
faire reculer la nuit, trouble quantité d'animaux aussi bien nocturnes que
diurnes ; les grandes agglomérations, fortement lumineuses, dérèglent
complètement les animaux migrateurs ; sans compter le nombre important
d'insectes qui, détruits par des ampoules non protégées, ne seront pas à la
base de la chaîne alimentaire ; et sans oublier non plus les effets néfastes
sur les plantes qui ne peuvent pas se "reposer" la nuit et continuent leur
photosynthèse...
- Astronomie :
Les villes, les axes routiers, les carrefours s'entourent de halos
lumineux jaunâtres visibles à des dizaines kilomètres à la ronde.
Exemples : Paris : halo visible à 150km ; Dijon : 40km ; l'Observatoire du
Pic du Midi gêné par le halo toulousain. Dans le cœur des villes, les
enfants ne savent plus ce qu'est un ciel étoilé, sans parler de la Voie
Lactée !
BILAN :
Observations visuelles impossibles
Photographies montrant des fonds de ciel... jaunes
Imagerie électronique perturbée (photométrie et imagerie CCD, amplificateurs
de lumière)
- Financièrement :
Diffuser plus de 50% de l'énergie lumineuse consommée vers le ciel est un
gâchis énergétique qui n'est pas sans conséquences sur la feuille d'impôts
des contribuables que nous sommes.
La facture s'alourdit si l'on rajoute la fragilité dans le temps de
globes-boules et l'usure prématurée des ampoules soumises à des chocs
thermiques importants dans ces enceintes closes exposées au Soleil.
Au total : il est
possible de diminuer l'imposition locale de 1 à 2 % en réalisant un
éclairage urbain non polluant !
La pollution par les
publicités lumineuses et les "lasers"
Cette forme de pollution
est récente.
Les centres commerciaux des périphéries des villes juxtaposent sur des
surfaces étendues des magasins. Leurs façades sont puissamment éclairées par
des projecteurs dirigés du sol vers le ciel, ou ornées de tubes fluorescents
de grande taille au nom du magasin. Ces sources de lumière, non protégées,
participent à l'augmentation de la taille du halo de pollution lumineuse des
villes.
La plus grave des
atteintes au ciel nocturne est réalisée par les canons à lumière,
improprement nommés "lasers".
Une action devient urgente dans ce domaine :
On constate la prolifération de ces projecteurs, genre DCA, associée à une
escalade dans la puissance des faisceaux.
Ces lasers sont un moyen publicitaire, utilisé surtout par les boîtes de
nuit. La concurrence jouant, l'intensité des projecteurs est sans cesse
augmentée. De plus ces faisceaux sont rarement fixes, mais bien souvent
tournoyants ou multiples, balayant ainsi une large partie du ciel (La portée
d'un projecteur dijonnais a été mesurée à 14 km, par triangulation)
distrayant au passage l'attention des automobilistes (projecteur tournoyant,
à quelques centaines de mètres de l'autoroute à Beaune ; effet "OVNI" de
faisceaux illuminant la base de nuages.)
Les sites reculés,
loin des villes, sont touchés
Quelques exemples :
- bal itinérant dans l'arrière côte dijonnaise où les Côte d'Oriens
s'éloignent des agglomérations pour observer,
- boîte de nuit en haute montagne (Orcière-Merlette), empêchant les
chasseurs de comète de travailler,
- boîte de nuit à Font-Romeu à côté de l'Observatoire professionnel
"Thémis".
Résultat :
Observations visuelles gâchées, photographies impossibles, de même pour
l'imagerie CCD. Pour les citoyens, privation de la liberté de regarder le
Ciel et pour les astronomes, privation de la liberté d'exercer leur passion
- ou leur métier- par des gens dont, paradoxalement, le métier est de faire
du spectacle en intérieur.
Les moyens
d'action
CONTRE LES
"LASERS" :
Pour éviter les abus,
le 2 février 1995 a été votée une Loi, modifiant un texte
de 1979 et stipulant que "Les enseignes à faisceau de rayonnement laser sont
soumises à l'autorisation du préfet". Cette nouvelle a été accueillie par
les astronomes avec le plus grand soulagement. Ce sentiment a été renforcé
après la parution d'un décret daté du 24 octobre 1996, venu du ministère de
l'environnement, qui précisait les modalités de l'autorisation.
Mais hélas, une circulaire de ce même ministère, datée du 26 mai 1997,
venait vider de son sens la Loi en stipulant : "Tout système d'enseigne qui
utiliserait une source lumineuse autre que le rayonnement laser, quand bien
même son intensité lumineuse et sa portée seraient comparables à celles du
rayonnement laser, n'entre pas dans le champ d'application de cet article "
! (Textes de Lois joints)
Tous les espoirs des
amoureux du ciel ont été anéantis par cette phrase, car elle permet aux
boites de nuit de remplacer leurs rayons lasers par des projecteurs haute
puissance, type DCA, produisant les mêmes dégâts sur l'environnement
nocturne.
Les astronomes n'ont pas
compris et ne comprennent toujours pas ce retournement de situation. Comment
les parlementaires peuvent-ils laisser ruiner leur travail par une
circulaire qui va à l'encontre de la Loi qu'ils viennent d'édicter ?
Un second motif d'incompréhension de la part des astronomes sur le sujet,
est la non-considération, vis-à-vis de la Loi, de ces projecteurs lumineux
comme étant des moyens de publicité.
Or du propre aveu des dirigeants de boîtes de nuit que nous avons contactés
et qui utilisent ce procédé, leur seul objectif est d'attirer de la
clientèle. N'est-ce pas la définition même de la publicité ?
Les astronomes
souhaitent donc que la Loi ne soit pas déviée de son sens et que la
circulaire d'application du 26 mai soit révisée, afin d'être mise en
conformité avec l'esprit de cette LOI de Protection de Ciel Nocturne.
POUR UN
MEILLEUR ECLAIRAGE PUBLIC, MOINS POLLUANT :
La solution pour améliorer
l'efficacité de l'éclairage du sol nécessaire aux piétons et éviter le
gâchis de 50% de l'énergie consommée, consisterait à doter chaque système
d'éclairage d'abat-jour, calotte ou réflecteur bien conçus, de manière à
n'éclairer que ce qui doit l'être.
Un réflecteur métallisé, horizontal, recouvrant l'ampoule sans la laisser
dépasser concentre la lumière vers le sol. Le même flux lumineux peut alors
l'atteindre en utilisant une ampoule moins puissante, moins coûteuse, et
mieux protégée. Fermé par un cache plat non diffusant, ce lampadaire protège
l'intégrité de la vision nocturne des automobilistes qui ne sont plus
éblouis par la vision directe de la source de lumière.
L'utilisation des lampes au Sodium basse pression serait idéale car leur
lumière monochromatique peut être aisément filtrée. Les lampes à vapeur de
Sodium haute pression restent les plus économiques et offrent un rendu des
couleurs correct mais leur spectre d'émission est plus large. Les lampes à
vapeur de Mercure, les plus polluantes, sont à proscrire.
Ces solutions sont
applicables immédiatement, car tous ces dispositifs existent déjà dans les
catalogues des fabriquants. Il serait souhaitable qu'elles soient prises en
compte lors de l'installation de nouveaux systèmes d'éclairage ou la
rénovation des anciens. La prise de conscience commence à exister puisque
cette information est tirée de l'article " Eclairage extérieur : Du simple
rôle fonctionnel à la mise en valeur des villes " in " Le Moniteur des
travaux publics du 6 juin 1997 ".
Nous proposons aussi, pour
réduire les dépenses inutiles et les gênes occasionnées, de concentrer
correctement les faisceaux et de favoriser les projecteurs " en lumière
solaire " pour l'éclairage des monuments (du haut vers le bas), et
d'éteindre les illuminations à 22 ou 23 heures selon la saison. Ces
illuminations n'ont d'intérêt que si elles sont admirées. Or qui les observe
en plein milieu de la nuit ? Et c'est encore plus valable pour les enseignes
des grandes surfaces.
Conclusion
Une réaction efficace est
nécessaire.
De nos jours, le ciel étoilé est presque un luxe. En ville, une main suffit
à compter les étoiles visibles. A 5km d'une ville de la taille de Dijon, la
Voie Lactée reste invisible. Même la campagne est gagnée par cette
pollution. Il faut toujours plus s'éloigner des villes pour pouvoir
contempler les merveilles célestes.
Au vu de l'évolution de ce phénomène, il semble clair que dans quelques
années seulement, la Voie Lactée sera devenue en Europe un mythe, dont on
aura entendu parler par ouï-dire.
Alors que dire d'une civilisation qui prive ses descendants du Ciel
Nocturne, dont la contemplation fut pourtant une si grande source
d'inspiration, d'imagination pour l'espèce humaine et qui a permis le
développement des techniques et le progrès scientifique ?
Il serait souhaitable que
l'on puisse disposer de Lois claires et non ambiguës dans ce domaine.
Il ne faut pas éclairer plus, mais éclairer
mieux.
SOCIETE ASTRONOMIQUE DE
BOURGOGNE, Commission " pollution lumineuse"
Charte pour
la préservation de l'environnement nocturne
ATTENDU que l'alternance du
jour et de la nuit règle depuis un milliard d'années la vie animale et
végétale sur la planète TERRE.
CONSIDERANT que le ciel
nocturne est un élément naturel et inaliénable de l'environnement de l'homme
sur sa planète,
CONSTATANT que l'éclairage
public et privé est indispensable à la vie sociale dans les domaines du
confort et de la sécurité, mais que la prolifération d'un éclairage urbain
et routier mal conçu constitue une menace pour l'équilibre naturel de la Vie
et pour l'existence d'un ciel nocturne étoilé,
Les dispositions suivantes
seront appliquées pour tout éclairage public ou privé :
Article 1.
De façon générale, l'éclairage public ou privé doit être limité en intensité
et en durée aux stricts besoins de la population et aux impératifs réels de
sécurité.
Article 2.
Tous les appareils d'éclairage extérieur doivent utiliser des capuchons
réflecteurs efficaces, de manière à éclairer uniquement ce qui doit être vu
; en aucun cas la lumière ne sera dirigée vers le ciel où elle constitue une
pollution pour la végétation, la faune nocturne, l'astronomie, l'aviation.
Article 3.
Pour éviter tout gaspillage d'énergie, on utilisera en priorité absolue les
lampes ayant le meilleur rendement énergétique : type sodium à basse
pression ou tout autre système qui pourrait être développé à l'avenir.
Article 4.
Les éclairages de monuments, d'enseignes publicitaires, de tous autres
édifices ou lieux, doivent être éteints au plus tard à 23 heures sur tout le
territoire français, dérogations exceptionnelles accordées pour des raisons
de sécurité.
Article 5.
Pour satisfaire aux exigences ci-dessus, des réglementations strictes
doivent être arrêtées et appliquées et des campagnes publiques d'information
organisées tant auprès des particuliers que des collectivités locales.
Ce texte a été soutenu par:
-Commandant Jacques-Yves COUSTEAU de l'Académie Française,
-Albert JACQUART, Biologiste,
-Jean KOVALESKY de l'Académie des Sciences,
-Antoine LABEYRIE, Astronome,
-Jean-Claude PECKER, Astronome,
-Hubert REEVES, Astrophysicien,
-Evry SCHATZMAN de l'Académie des Sciences.
Textes de Lois cités
. Extrait du
Journal Officiel de la République Française du 30 décembre 1979.
" (...) LOI n°79-1150 du 29 décembre 1979 relative à la publicité,
aux enseignes et préenseignes.
(.. . ) Chapitre II
Dispositions applicables aux enseignes et préenseignes.
Art 17. - Un décret en Conseil d'état fixe les prescriptions générales
relatives à l'installation et à l'entretien des enseignes en fonction des
procédés utilisés, de la nature des activités ainsi que des caractéristiques
des immeubles où ces activités s'exercent et du caractère des lieux où ces
immeubles sont situés.
Les actes instituant les zones de publicité autorisée, les zones de
publicité restreinte et les zones de publicité élargie peuvent prévoir des
prescriptions relatives aux enseignes :
Le décret prévu au premier alinéa fixe les conditions dans lesquelles ces
prescriptions peuvent être adaptées aux circonstances locales lorsqu'il n'a
pas été fait application des dispositions du deuxième alinéa.
Sur les immeubles et dans les lieux mentionnés aux articles 4 et 7, ainsi
que dans les zones de publicité restreinte, l'installation d'une enseigne
est soumise à autorisation.(...) "
. Extrait du
Journal Officiel de la République Française du 3 février 1995.
" (...)LOI n°95-101 du 2 février 1995 relative au renforcement de
la protection de l'environnement.
(...) Art 53. - La loi n°79-1150 du 29 décembre 1979 relative à la
publicité, aux enseignes et préenseignes est ainsi modifiée et complétée :
(...)II L'article 17 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
" Les enseignes à faisceau de rayonnement laser sont soumises à
l'autorisation du préfet "
. Extrait du
Journal Officiel de la République Française du 31 octobre 1996.
" (. . .)
Décret n°96-946 du 24 octobre 1996 modifiant (...) le décret n°82-211 du 24
février 1982 portant règlement national des enseignes.
Art 2. - Le chapitre II du décret du 24 février 1982 susvisé est complété
par l'article suivant :
" Art 13-1. - L'autorisation d'installer une enseigne à faisceau de
rayonnement laser prévue par l'article 17 de la loi du 29 décembre 1979
susvisée est délivrée par le préfet dans les formes et conditions prévues
par les articles 8 et 10 à 13 du présent décret. Le préfet exerce les
compétences attribuées au maire par ces articles.
" La demande d'autorisation est établie en deux exemplaires et adressée par
la personne ou l'entreprise qui exploite l'enseigne, par pli recommandé avec
demande d'avis de réception postal, au préfet ou déposée contre décharge à
la préfecture.
" La demande comporte :
" 1. L'identité et l'adresse du demandeur ;
" 2. Un plan de situation avec l'indication des immeubles bâtis les plus
proches ;
" 3. Une notice descriptive mentionnant notamment la puissance de la source
laser, les caractéristiques du ou des faisceaux et la description des effet
produits. "
. Extrait de la
circulaire du 26 mai1997 (Environnement).
"Déclaration préalable des dispositifs supportant de la publicité
et de certaines préenseignes et autorisation préfectorale pour les enseignes
laser."
(...) Chapitre IIl (...)
A / Champ d'application de l'autorisation préfectorale :
Seuls les dispositifs constituant des enseignes au sens de l'article 3 de la
loi d'une part et utilisant d'autre part une source de rayonnement laser
entrent dans le champ d'application de l'autorisation préfectorale
préalable.
En spécifiant l'utilisation du rayonnement lasers comme source lumineuse, le
législateur a entendu réserver à cette seule technologie particulière
l'application du régime d'autorisation préalable. Les lasers ne peuvent en
effet être assimilés à des dispositifs utilisant des sources lumineuses
classiques, compte tenu de la spécificité technique et des effet
physiologiques de ce procédé.
Tout système d'enseigne qui utiliserait une source lumineuse autre que
le rayonnement laser, quand bien même son intensité lumineuse et sa portée
seraient comparables à celles du rayonnement laser, n'entre pas dans le
champ d'application de cet article.
Photos
Photos
Alain Jaquot (Société Astronomique de Bourgogne)
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