Devenez acteur de la naissance de l'Astropole Camille Flammarion

 

 

 

 

Philippe Morel,

Président de la Société Astronomique de France

 

En visite à l'observatoire Flammarion
Les vestiges du pavillon botanique
Au pied de l'if : les vestiges de la belle époque
Histoire d'une lente agonie
L'heure du réveil
L'Astropole Camille Flammarion
Le manifeste de l'Académie des Sciences

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L'action de la Fondation Maxime Goury-Laffont

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L'opération SOCAF
Le Griffith Observatory : un exemple à suivre
Devenez acteur de la naissance de l'Astropole Camille Flammarion

 

 

Inauguré en 1887 par Camille Flammarion et l'empereur du Brésil, Don Pedro de Alcantara, lieu de passage de célébrités du monde scientifique, littéraire, artistique et politique de 1883 à 1962 après avoir vu passer Louis XV et Napoléon Ier, concédé à la Ville de Juvisy dans sa quasi-totalité aux termes d'un bail emphytéotique d'une durée de 99 ans depuis 1972, l'observatoire Flammarion est lentement tombé dans une indifférence quasi générale jusqu'à un passé récent. Depuis 2004, l'irremplaçable travail réalisé localement par l'association des Amis de Camille Flammarion à permis la mobilisation de plusieurs centaines de contribuables électeurs citoyens de Juvisy obligeant la Municipalité à un début de réaction. Dans le même temps, Patrick Guibert, alors Président de la SAF, entamait un long et laborieux travail de négociation avec les autorités locales. Aujourd'hui, des perspectives s'ouvrent, permettant d'espérer que la renaissance de l'observatoire Flammarion de Juvisy soit autre chose qu'un vœu pieux.

 

En visite à l'observatoire Flammarion

 

Ancien « relais de poste de la Cour de France » situé au bord de la route nationale 7, le bâtiment principal, construit vers 1730, a été profondément remanié quand Camille Flammarion l'a transformé en observatoire. Les travaux ont débuté en 1883 par l'élévation d'un portail monumental à la gloire des sciences portant la devise du Maître des lieux : « Ad veritatem per Scientiam » traduit par « Vers la vérité par la Science ».

 

Côté nationale 7 avant 1894

 

De 1884 à 1887 est ensuite entreprise l'élévation partielle d'un second niveau du coté de la nationale 7, l'allongement de la façade du corps de logis principal vers le nord et le parement de l'ensemble, en et particulier coté parc d'un ciment en imitation pierre. La coupole date aussi de cette époque et a été construite par l'entreprise Gilon et le paratonnere mis en place à la suite de l'orage du 28 juin 1885.

 

La façade côté parc en 1907

 

La même en hibernation en décembre 2005, © : Charles Antoine Stépanoff

 

En 1894 le second niveau coté nationale 7 est prolongé sur toute la longueur de la façade en même temps qu'est construite la tour permettant un accès direct à la partie observatoire sans avoir à traverser la maison. La décoration extérieure de cette dernière en ciment imitation pierre encore très solide de nos jours est prolongée sur la façade coté parc et les quatre colonnes ioniques à chapiteaux aux chiffres « CF » sont apposées sur cette façade.

 

Côté nationale 7 après 1894

 

L'aspect actuel de l'ensemble, à quelques détails près est toujours celui de 1894, année durant laquelle Camille Flammarion étend son territoire par l'achat d'une parcelle de terrain boisé située en contrebas du parc.

 

Le parc et ses merveilles oubliées ou disparues

 

Le parc à l'époque de Camille Flammarion après 1894

 

Le parc vu de satellite

 

Les deux cotés de la propriété seront alors rejoints par la passerelle du Zodiaque dont la construction est confiée aussi à l'entreprise Gillon.

 

Le pont du zodiaque en 1907

 

Cette passerelle va disparaître en 1944 lors du bombardement par les anglais de la gare de triage de Juvisy et, de cette dernière, ne subsiste plus que la rampe d'accès conduisant à un belvédère donnant une superbe vue sur le parc et l'observatoire devenus depuis site classé.

 

Le pont du zodiaque peu avant le bombardement

 

Cette parcelle a été vendue par la SAF en 1971 ; elle est aujourd'hui propriété de la Ville de Juvisy.

 

La porte de Louis XIV à l'époque de Flammarion

 

Cette parcelle conduit par une allée bordée de tilleuls à la porte de Louis XIV qui existe toujours de nos jours.

 

Les vestiges du pavillon botanique

 

Le pavillon botanique en 1907

 

Le pavillon botanique installé par Flammarion était encore debout il y a quelques années. Il est aujourd'hui réduit à deux murs et un tas de pierre. Illustration parfaite de l'indifférence générale cette négligence affichée est aujourd'hui visible gratuitement par tous les internautes utilisant « google earth ».

 

Le pavillon botanique vu de satellite

 

Abandonné, comme tout le reste de la propriété à son triste sort, on pouvait encore lire en 1998 l'inscription « Gabrielle 1902 » figurant au-dessus de la porte de cette construction de style néo-gothique dont le toit existait encore.

 

Le pavillon botanique juste après la tempête du 26 décembre 1999 : il était encore debout !

 

Le pavillon botanique un matin de décembre 2005 ... Vive la France et sa bureaucratie !, © : Charles Antoine Stépanoff

 

Au pied de l'if : les vestiges de la belle époque

 

L'if de Louis XIV à la belle époque

 

Flammarion avait su mettre en valeur toutes les curiosités présentes dans son parc, et entre autre, un if dont on disait à l'époque qu'il avait été planté par Louis XIV. De nos jours, la rotonde et les quelques marches permettant d'y accéder ne sont plus que l'ombre d'elles mêmes dans ce parc « restauré ».

 

L'if de Louis XIV à une époque beaucoup moins belle (décembre 2005), © : Charles Antoine Stépanoff

 

Histoire d'une lente agonie

 

Lors de la disparition de Madame Gabrielle Flammarion en octobre 1962, la SAF devient propriétaire de l'observatoire, du parc qui l'entoure et de l'ensemble de son contenu comprenant une bibliothèque scientifique de plus de 10000 ouvrages, pour la plupart rares ou uniques, le mobilier de l'observatoire qui était aussi la résidence des époux Flammarion et l'installation astronomique comprenant principalement la lunette astronomique équatoriale de 240mm de diamètre placée sous la coupole de 5 mètres de diamètre.

 

Le buste d'Arago par David d'Angers accueillait les visiteurs à l'époque des Flammarion

 

Le testament est toutefois très restrictif et n'autorise l'accès à l'oculaire de cette lunette qu'aux astronomes professionnels et amateurs avertis. Très curieux quand on s'adresse à l'observatoire de l'auteur de l'"Astronomie populaire" !

 

Incapable de subvenir à l'entretien de cette propriété … et de solliciter les fonds lui manquant pour le faire, la SAF concède en 1972, par un bail emphytéotique d'une durée de 99 ans, l'usage du parc et des deux premiers niveaux de l'observatoire à la Ville de Juvisy pour un loyer d'un montant relativement symbolique mais avec la charge pour cette dernière d'entretenir l'ensemble du gros œuvre des bâtiments ainsi que le parc et d'utiliser la propriété dans le respect des volontés testamentaires.

 

La bibliothèque en 1907
En 1981 : des trésors menacés par l'effondrement du bâtiment, © : Audouin Dollfus

 

La bibliothèque en 1907
En 1981 : des chandelles posées sur les tapis !, © : Audouin Dollfus

 

La SAF laisse alors la propriété en l'état … et la Ville, faute de moyens, en fait de même jusqu'au début des années 80 où l'affaissement des poutres de bois soutenant la lunette oblige à la réalisation de travaux urgents nécessitant le déménagement de l'ensemble du mobilier et de la bibliothèque. Ces travaux coûteux, certes réalisés sans concertation avec les services des Monuments Historiques locaux puisque la propriété ne dépendait alors pas de cette administration, on permis de pérenniser la solidité de l'ensemble mais on aussi été l'occasion de nombreux actes de vandalisme dans cette demeure historique alors ouverte à tous les vents. Dans les années suivantes, la Ville a consenti des travaux de remplacement de boiseries exposés aux vents dominants et à la révision de l'ensemble des couvertures à l'exception de la coupole et de la terrasse, interdisant ainsi l'accès de la SAF au second étage et à la coupole dont elle garde l'utilisation.

 

En 1976, le site est inscrit à l'inventaire supplémentaire des sites puis classé en 1980. Une inscription du bâtiment à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques à suivi en 1996 … sans que cela n'ait poussé cette administration à favoriser les projets locaux….

 

Entre temps, plusieurs études de faisabilité d'une réutilisation des lieux dans le respect du bail et du testament sont diligentées par la ville auprès des autorités territoriales régionales, sans aucune suite : l'indifférence s'avère donc être plus régionale que locale.

 

Depuis une trentaine d'année la SAF poursuit un laborieux travail de classement et de mise hors de danger de la bibliothèque et des collections de Camille Flammarion. Ce long travail dû à Jacques Pernet et Patrick Fuentes a permis la sauvegarde de l'ensemble de ce patrimoine.

 

Jusqu'en 1999, le parc n'était pas plus entretenu que l'observatoire et quand la tempête du 26 décembre survient de nombreux arbres historiques sont déracinés. Le pavillon de botanique était alors déjà dans un état d'abandon avancé. Le parc est alors restauré … mais pas le pavillon (voir plus loin) ni le mur de clôture de propriété tombé durant la même tempête et laissant désormais le parc accessible la nuit à toute population indésirable.

 

En 2000, le bail est transféré à la Communauté de Communes des portes de l'Essonne (CCPE) qui veut implanter en ces lieux une maison régionale de l'architecture, en violation complète des volontés testamentaires de Madame Flammarion. La SAF émet un avis négatif à cette proposition et l'association des Amis de Camille Flammarion est alors fondée.

 

Peu après, cette administration installe dans le logement du gardien de l'observatoire une annexe du service local de gériatrie, là encore, en violation délibérée des volontés testamentaires et, qui plus est, dans un local à usage d'habitation.

 

Début 2005 la CCPE rend le bail à la Ville de Juvisy … mais sans déménager l'annexe des gériatres dont le loyer réglé par la CCPE prend fin au 31 décembre 2005. La Ville de Juvisy se retrouve donc en possession du bail dont elle s'était partiellement déchargée quelques années plus tôt, avec cette fois l'obligation de bouger : un nouvel appel d'offre visant à l'étude de la faisabilité de la réhabilitation est lancée avec date limite de dépôt des candidatures fixé au 5 décembre 2005.

 

Le verdict tombe en octobre 2006 : il faut trouver 1,3 million d'euros pour restaurer la coupole, la partie observatoire et la terrasse et pour etayer les éléments menacés à moyen terme, 2,5 millions d'euros pour restaurer l'ensemble du bâtiment et le rendre utilisable, ezt enfin, 5 millions d'euros de plus pour le mettre aux normes d'accessibilité au public.

 

La renaissance de l'observatoire Flammarion connaît donc désormais deux options possibles : une "minimale" à 2,5 millions d'euros permettant la reprise des activités astronomiques et de recherches historiques des lieux, et un "forfait toutes options" estimé à 7,5 millions d'euros permettant l'aménagement de l'infrastructure nécessaire à la naissance de l'Astropole Camille Flammarion.

 

Le budget minimal de fonctionnement de la structure réhabilitée a été estimé par la SAF : 300 000 euros par an sur la base de trois emplois temps plein.

 

L'heure du réveil

 

Entre temps, les Amis de Camille Flammarion ont lancé une pétition qui a reçu plus de 3000 signatures et la renaissance de l'observatoire Flammarion est devenue la première priorité de la SAF. Les média sont alertés et, le 18 septembre 2005, lors de 8 minutes d'un reportage édifiant, diffusé à une heure de très grande audience sur France 2 à l'occasion des Journées Nationales du Patrimoine, la France entière entre chez Gabrielle et Camille Flammarion et prend conscience de l'étendue d'un désastre bien caché de l'extérieur.

 

(Cliquer sur l'image pour accéder aux images des Journées Européennes du Patrimoine 2005.)

 

Dans les heures suivant cette diffusion, après le débordement du standard de France 2, c'est le déferlement d'une foule nombreuse et scandalisée qui nous rend visite sur le site alors ouvert au public : la mobilisation populaire est alors en route et le public découvre alors la SAF et l'association des Amis de Camille Flammarion la main dans la main autour d'un objectif commun. ».

 

 

Depuis, le Parc de l'Observatoire Camille Flammarion est devenu le théâtre de grands évennements publics à caractère populaire, préfigurant sa vocation future. Lors de chacun de ces temps forts, l'association des Amis de Camille Flammarion a toujours été aux côtés de la SAF.

 

Pour ce faire, la SAF a reçu un soutien financier de la Région Île de France, dans le cadre du soutien à l'organisation de manifestations à caractère scientifique populaire, permettant une organisation dans de biens meilleures conditions qu'auparavant.

(Cliquer sur l'affiche pour accéder au compte-rendu de ces Festivités.)

Les 3 et 4 juin 2006 ont eu lieu les secondes Festivités Flammarion et, pour la première fois depuis la naissance de la SAF il y a 120 ans, trois des Prix annuels y ont été décernés.

(Cliquer sur l'affiche pour accéder au compte-rendu de la visite de cette exposition.)

Au même moment, du 3 au 12 juin 2006 se tenait une exposition d'une exceptionnelle qualité sur la vie et l'oeuvre de Camille Flammarion à Montigny-le-Roi, son village natal situé en Haute Marne. Cette exposition rassemblait un grand nombre d'objets issus du Fonds Flammarion de la SAF qui a aussi participé avec l'association des Amis de Camille Flammarion à la rédaction des panneaux.

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(Cliquer sur l'image pour accéder au compte-rendu des journées Européennes du Patrimoine 2006.)

Les 15 et 16 septembre 2006, le parc a été ouvert au public dans le cadre des Journées Européennes du patimoine. Autre très grand moment de la vie de la SAF : le Prix Janssen récompensant chaque année une carrière scientifique exceptionnelle a été remis à Roger Maurice Bonnet, ancien Directeur des missions à l'Agence Spatiale Européenne.

Ces journées ont aussi vu le lancement officiel de l'opération de mécénat montée par la SOCAF (SOciété de CAution Financière des professions immobilières et foncières) par le dévoilage d'un panneau détaillant l'histoire des lieux et de ses occupants.

(Cliquer sur l'image pour accéder au compte-rendu de la visite de ces journées.)

Les 14 et 15 octobre 2006 ont vu une nouvelle fois l'ouverture du Parc de l'observatoire à l'occasion de la Fête de la Science : deux jours d'initiation à l'astronomie avec, cette fois, possibilité d'admirer les flammes du Soleil et de gouter au plaisir des observations nocturnes.

Le 7 avril 2007 le Parc de l'observatoire à reçu de nombreux amateurs l'occasion d'un tournage réalisé par Mathilde Tinthoin pour la chaine de télévision ARTE : l'observatoire ayant été retenu pour participer à un concours de sites à restaurer avec, pour le site français préféré des téléspectateurs, un don de 500 000€. Diffusion prévue entre le 27 août et le 15 septembre 2007 ajournée ensuite.

(Cliquer sur l'image pour accéder au compte-rendu de la visite de ce tournage.)

Les 2 et 3 juin 2007 se sont tenues les Festivités Flammarion durant lesquelles a été procédé, en présence d'un nombreux public et de célébrités astronomiques de réputation mondiale, à la descente de la lunette de Camille Flammarion pour deux ans de restauration en Provence ; premier acte de la restauration de l'observatoire.
 

(Cliquer sur l'image pour accéder au compte-rendu de la visite de ce grand moment.)
 
Les 15 et 16 septembre puis les 13 et 14 octobre 2007 le parc a été ouvert comme chaque année à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine puis de la Fête de la Science. Pour ce second rendez-vous, le site bénéficiait du soutien de l'organisation nationale.
 

(Cliquer sur l'image pour accéder au compte-rendu de la visite de ces manifestations.)

 

L'Astropole Camille Flammarion

(Cliquer sur l'image pour consulter le projet de l'Astropole Camille Flammarion.)

 

Les services des Monuments Historiques sont de plus en plus sensibilisés au triste sort de l'observatoire mais l'argent fait défaut. Fort de ce constat des conclusions s'imposent :

 

1)     l'état ne viendra jamais au secours de ce patrimoine autrement que par des déclarations de bonnes intentions, faute de moyens,

2)     la Ville de Juvisy, malgré des efforts importants consentis durant les années 80 pour la sauvegarde en urgence du bâtiment et tout autant que la SAF, n'a de moyens de financer un projet que Région et Etat se sont toujours opposés à prendre en charge.

 

Durant l'année 2005 le Comité directeur de l'Observatoire Flammarion de la SAF s'est réuni plusieurs fois pour définir un projet cohérent de réhabilitation de l'observatoire. Les objectifs fixés étaient de définir une utilisation des lieux dans le respect des termes du testament de Madame Gabrielle Flammarion tout en modifiant le moins possible l'architecture initiale. Ces réflexions se sont concrétisées par un document de synthèse rédigé par l'astronome Audouin Dollfus mettant le lecteur à la place du visiteur de la future structure.

Espace polyvalent au rez-de-chaussée

Espace d'exposition et d'animation ayant trait à l'astronomie et aux sciences s'y rapportant, le rez-de-chaussée doit aussi pouvoir accueillir des colloques scientifiques ou industriels ou des réunions privées. Situé le long de la route Nationale 7 et à 4 km au sud de l'aéroport d'Orly et jouissant, de plus, d'une architecture de caractère et d'un parc d'une surface de 1,85 hectare, l'endroit a tout pour attirer ce type de clientèle.

Quand on envisage le financement du fonctionnement il faut se rendre à l'évidence : ce ne sont pas les entrées qui pourront financer ce dernier. Autre évidence : l'Etat ne donne pas aux propriétaires privés et la SAF, au sens juridique du terme, est un propriétaire privé. Reste l'autofinancement et les aides privées et, dans le premier registre, une location des lieux hors des heures d'ouverture à un prestataire se chargeant de l'intendance sur place pourrait rapporter 100 à 150 000 euros par an.

Espace muséographique au 1er étage

La bibliothèque, le bureau des dames Flammarion et la chambre à coucher des époux Flammarion sont restaurés à l'identique de ce qu'ils étaient à l'époque. La bibliothèque et la chambre à coucher sont classées monument historique. Les trois autres pièces de l'étage sont dédiées à l'évolution de l'astronomie depuis l'époque de Camille Flammarion jusque nos jours.

Consultation des ouvrages rares et locaux des observateurs au 2ème étage

Les ouvrages rares, uniques ou fragiles y sont réunis avec possibilité d'une consultation virtuelle en d'autres endroits de l'Astropole, en un lieu d'accès sécurisé inaccessible aux visiteurs.

Le ciel de Juvisy ayant par le passé prouvé sa stabilité d'images, l'observation astronomique planétaire, l'observation des étoiles doubles et la photométrie des astéroïdes peuvent y être menées avec succès se qui suppose l'existence de lieux d'hébergement pour les observateurs.

Même si l'observation du ciel profond est impossible à envisager depuis Juvisy, il sera possible d'obtenir des images de ces objet faibles par commande d'un télescope de grand diamètre placé dans les Alpes de Haute Provence.

Sous la coupole

Le testament interdisant l'accès du public à la lunette pour les observations, les images vont descendre vers le public au rez-de-chaussée et danns le parc de l'observatoire. La restauration et l'adaptation de la lunette de 240mm de diamètre à cet usage va débuter en juin 2007. Elle est financée par la Fondation Maxime Goury-Laffont.

Les intentions de la SAF vis-à-vis de l'observatoire Flammarion ont fait l'objet d'une déclaration d'intention auprès des services municipaux chargés de la réhabilitation.

 

Le manifeste de l'Académie des Sciences

(Cliquer sur l'image pour consulter le manifeste de l'Académie des Sciences.)

L'Académie des Sciences tient à attirer l'attention des pouvoirs publics sur l'état préoccupant de l'observatoire et l'incertitude sur son devenir à une époque où les mêmes pouvoirs publics encouragent les initiatives visant à la diffusion de la Culture scientifique.

 

L'action de la Fondation Maxime Goury-Laffont

 

 

La pièce maîtresse de l'observatoire est la lunette que Camille Flammarion avait fait installer en 1884.

  Il s'agit en fait d'une lunette double, visuelle de 240mm de diamètre et photographique de 220mm. L'optique visuelle a été taillée par Carl Zeiss et l'optique photographique par l'opticien français André Couder. L'ensemble est disposé sur une monumentale monture équatoriale, réalisée à l'identique d'un instrument situé alors à l'Observatoire de Paris.

 

La même lunette sous le trait de Benett dans L'Île à hélices de Jules Verne ... avec Dom Pedro de Alcantara à l'oculaire

 

On l'aura compris, cet instrument exceptionnel, aujourd’hui encore le plus grand réfracteur installé en France par un amateur, garde tout son intérêt tant il a vu défiler de célébrités à son oculaire. Cette lunette est d'ailleurs classée monument historique et va très prochainement  quitter la coupole qui l'abrite depuis 122 ans ...

 

M. Georges Poisson, historien et Mme. Jacqueline Goury-Laffont, © : Georges Saccomani, SAF

 

... car grâce à la générosité de la Fondation Maxime Goury-Laffont, cette lunette va très prochainement être restaurée par la société TRASSUD. Elle ne réintégrera l'observatoire qu'une fois ce dernier restauré lui aussi.

 

L'opération SOCAF

 

La SOCAF, SOciété de CAution Financière des Professions Immobilières et Foncières compte 4500 membres tous professionnels de l'immobilier répartis partout en France métropolitaine et dans les territoires d'outre mer. Soucieuse d'améliorer auprès du public l'image des professions qu'elle représente, la SOCAF propose à ses membres un appel à dons à association loi de 1901 reconnue d'utilité publique, donc defiscalisés à hauteur de 66% sur le montant de l'imposition. L'association recevant les dons est la Société Astronomique de France où un compte complétement distinct de la comptabilité a été ouvert à cet effet auprès d'une banque distincte de celle gérant les autres comptes de la SAF.

L'opération SOCAF comportera 3 tranches réparties sur 3 ans ; la première concernant toute la partie observatoire, la terrasse et la partie centrale du bâtiment, la seconde : les façades et la troisième : l'ensemble des aménagements immobiliers intérieurs.

 

La SOCAF diffuse sa revue L'Activité Immobilière à l'ensemble de ses membres et sa parution de juillet-août 2006 comportait un article de présentation de l'observatoire et de sensibilisation à propos de son devenir. Y était annoncé l'implication officielle de la SOCAF dans ce projet.

La plaque va être dévoilée, © Georges Saccomani/SAF

 

Le 16 septembre à 15h en présence de M. Etienne Chaufour, Maire de Juvisy-sur-Orge et Président délégué du Conseil Général de l'Essonne et d'un nombreux public, a été dévoilée par M. Claude Vallée, Vice-Président de la SOCAF et Philippe Morel, Président de la SAF, une plaque de bronze détaillant l'histoire de l'observatoire. Par ce geste, la SOCAF, qui en a financé la réalis