Mon observatoire...
"enfin un espace pour regarder l'espace"

L'observatoire sous un manteau de neige dans ma jolie campagne
D'aussi loin que je me souvienne, c'est à dire dès l'âge de 13 ans, période de mes premiers pas en astronomie, j'ai toujours eu en tête la conception d'un bâtiment pouvant accueillir matériels et instruments personnels. Après plusieurs années, d'ailleurs pas moins de 20, de multiples plans, d'essais de prototypes grandeur nature avec salle de contrôle, de discussions avec d'autres amateurs, je me suis dirigé techniquement et esthétiquement vers un observatoire à toit ouvrant, style chalet de montagne d'environ 10 m2, sur pilotis, pour moitié alimenté par énergie solaire.
Mais ce qui me manquait le plus pour pouvoir concrétiser définitivement mon projet à cet époque, c'était de devenir propriétaire d'une maison ayant suffisamment de terrain dégagé, loin de la capitale...100 Km et si possible avec un village qui coupe ses réverbères après 22H00 !
Certes beaucoup de critères, en plus d'avoir un toit suffisamment grand pour toute ma petite famille. Mais ma femme et moi l'avons trouvé entre la Seine et Marne et la Marne. Nous avons d'ailleurs souvent l'occasion de l'appeler "la maison du bonheur", tellement la région est calme, verdoyante, agréable par ses habitants.
Après avoir cherché pendant plus d'un an sur mon terrain le meilleur endroit pour l'observatoire, le lieu est établi, les travaux commencent en MARS 2001 et finiront en JUIN de la même année.
Merci encore à la météo, qui fut à cette époque particulièrement clémente.


Après un traçage au sol des mesures exactes du futur bâtiment, la tranchée est creusée afin de faire parvenir le secteur jusqu'à l'observatoire. Pas moins de 20 mètres dans mon cas, entre la maison d'habitation et les futures fondations.
Puis, distribution des gaines électriques de part et d'autre en fonction de mes plans. Panneau solaire et alimentation monture extérieure, lumières régulées et prises électriques pour le télescope et les boîtiers de contrôles, pour l'intérieur.


Tranchées de fondation avec hérisson et tuyauterie de drainage.


Les
fondations sont coulées en béton armé, le terrain nivelé.
Montage
des parpaings "pilotis" et des points d'encrages galvanisés
pour le chalet.

Montage des ventilations de sous-sol de l'observatoire et des fondations en bétons armés de la colonne pour le télescope. Ces dernières sont enfouies sur plus de 1,20 m pour éviter de possibles mouvements de terrain ( chaleur/humidité/fortes pluies ) et ainsi de refaire trop souvent la mise en station.
Elle sera aussi décalée de quelques dizaines de centimètres vers le Sud, afin de favoriser le passage de l'observateur autour du télescope et de l'armoire éléctro-informatique côté Nord-Est ( arrivée de toutes les gaines ).


Les fondations sont lissées en ciment fin et les gaines électriques fixées au sol.
Leurs intérieurs ainsi que leurs extérieurs sont goudronnées. La colonne porte-télescope en céramique émaillée d'un diamètre de 200mm est fixée à son embase. La hauteur a été préalablement calculée pour que les tubes optiques à l'horizontale soient au même niveau que le haut du chalet. Visibilité de 5° Sud/Nord.
L'intérieur du socle "pilotis" est entièrement garni de gravier ( 4 m3 ) afin d'éviter des remontées d'humidité.

La structure pour accueillir le plancher est en chevrons traités, positionnés avec des équerres galvanisées et fixée sur l'embase des premiers madriers du chalet et des parpaings.
La colonne est indépendante du sol afin d'éviter les vibrations.
Une grille de passage de câbles escamotable est positionnée de la colonne télescope au futur emplacement de l'armoire centrale. Évitant ainsi de nuit, de s'accrocher continuellement les pieds dans les fils d'alimentation (!).

Répartition au sol des pièces d'assemblage du chalet, après avoir au préalable fixé et repeint la base à l'aide d'une peinture réfractaire.


Assemblage.....
En plus d'avoir fait des points d'encrage ( 4 ) à partir des fondations bétonnées, deux grosses structures viendront sur les deux arêtes compléter l'arrimage. Des tasseaux seront aussi rajoutés à tous les angles.
" Mieux vaut plus que peu "...la tempête de 99 nous à tous laissés quelques traces en mémoire.


Traitement du bois en deux couches à l'extérieur et en une à l'intérieur.
Fixations de plates-formes galvanisées pour le ruissellement des eaux de pluie en dehors des fondations.
Installation du plancher en bois marin ( goudronné en plus en-dessous ) à l'intérieur de l'observatoire , puis encollage des dalles plastiques au sol.
Montage de l'armoire éléctro-informatique, raccordement entre les diverses installations extérieures et intérieures ( panneau solaire et monture extérieure, alimentation lumières régulées, variateur, alarme autonome et reliée à l'habitation etc.).

Scellement des poteaux avec leurs chemins de rails-guide pour les descentes manuelles des deux toits.
Les piliers sont là aussi traités, puis goudronnés à leurs bases et fixés dans une fosse bétonnée armée.

Les pentes de toit sont réalisées avec des chevrons traités et goudronnés, assemblée par équerres galvanisées.
Le dessus est en matière plastique imitation tuiles, isolé par une couche d'air puis une couche épaisse de polystyrène et fini par le dessous par des lambris traités.
Le toit glisse à l'aide de 6 roues en matière plastique assurant une descente plus souple.
Un pan de toit pèse environ 60 kg.


Positionnement des deux toitures sur les rails de guidage.


Réalisation d'une structure en plaques galvanisées pour l'arête, finie par de la graisse marine, permettant ainsi une jonction et une étanchéité optimale.
Les deux pentes de toit sont chacunes solidaires de crochets "tire-fond". Dix à l'extérieur et deux à l'intérieur à la jonction, assurant un arrimage efficace.

Des ventilations solaires variant avec l'ensoleillement et apportant fraîcheur dans l'habitacle, sont distribuées du côté Nord de l'observatoire, vers le sol.
Et la batterie d'alimentation générale avec son système de régulateur solaire est enterrée à l'extérieure, afin d'éviter
les dégagements gazeux dans l'observatoire.
Dernières touches de décorations... plantations d'arbustes d'ornement autour du lieu.

"L'observateur peut enfin observer !"