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Dentelles mineures du Cygne - part one

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Voici de fines dentelles tertiaires du Cygne en mode basse résolution (88x fois seulement au T600) sous l'ombre de l'immense triangle de Pickering. Ce ne sont pas les lambeaux décharnés de l'immense bulle du Cygne qui manquent, n'est-ce pas Yann ? (voir son travail colossal du dessin  complet dans sa vidéo). Ici, elles répondent bien à l'OIII et vont de faible à extra faible. Il y a juste un mélange avec de l'hydrogène ionisé (raie Halpha) qui prolonge la plus brillante au NE mais extra faible que ce soit avec l'UHC ou sans filtre. Pour l'anecdote, je me suis planté au départ de cible, j'envisageais la dentelle secondaire NGC 6979 ou encore 6974 mais j'ai tapé à côté, charmé par le champ que me délivrait le télescope. Après coup, pour trouver une image qui permette de juger mon travail, c'était pas si facile surtout en SHO mais je vous la soumets ici. A noter que l'OIII 5nm est particulièrement à l'aise dans cet exercice. Le champ étoilé n'est pas un fond de logiciel, c'est apparemment ma marque de fabrique et pour moi, signe de qualité...         Fabrice M.

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C'est vraiment superbe. La champ stellaire est déjà une belle oeuvre en soi et la cible difficile et esthétique. Bravo

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C'est du fil à retordre! Enfin, tu l'as bien tordu.xD

Ils sont bien ces filtres astrodon hyper sélectifs, c'est bien dommage qu'ils n'existent montés qu'en 31,5 et que leur prix soit astronomique, car même en visuel, ils transcendent l'objet.

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Cher ami,

que voila de la belle et rare besogne : s'attarder sur un bout de fillasse perdu au milieu de ce fatras velu, voila qui est original.

Je note :

- punaise, tu te tapes le champs étoilé à la paluche sur un tel champ ?????? sans une trame préalable ????? ben là..... il te faut combine de temps pour cela ? Parce que c'est sacrément bien fait. Chapeau !

- -à 60cm d'ouverture en effet, le moindre poil des dentelles prend un assurance étonnante. Bien vu ce choix particulier de cadrage et de cible !

- l'astrodon étroit, il m'avait semblé que sur un instrument ouvert à 3.3 comme le tien, le faisceau lumineux présentait un angle notable par rapport au filtre au point d'en altérer ses caractéristiques. C'est un truc qui avait été remarqué avec tonton David sur ses engins. Pourtant tu notes une différence certaine avec un classique 10nm. Toi qui est le roi du test des filtres interférentiels, j'aimerais ton avis sur la question.

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Merci pour votre passage. C'est vrai Maïcé, je tente de détordre des bouts de fil et tu verras bientôt, je vais défaire des noeuds !

Pour le coup des étoiles, je n'ai pas cherché à tout poser, je crois même que j'avais commencé en mode filtré. Au dépouillement, je me suis rendu compte aussi que j'avais perdu un peu l'habitude de cet exercice (Il va falloir que je me remette aux amas, ça soigne !) donc l'exactitude peut être améliorée. Il faut dire aussi que le suivi Stellarcat facilite drôlement mais diable, pas évident de tourner autour de l'axe zénithal avec un Dobson, j'ai du déplacer de nombreuses fois mon banc d'observation. On en parle pas souvent de ce genre de difficulté...

Serge, tu ne lis pas assidument Astrosurf magazine, c'est pas bien. J'ai assez écrit sur la question, un art. entier sur l'incidence des filtres. Pour résumer, avec mon instrument ouvert à 3,55, j'ai prouvé par le calcul qu'un filtre de 5nm de bande passante n'engendre pas de baisse significative de transmission. Et autrement, j'expérimente toujours avec celui-ci, les résultats ne sont pas souvent stupéfiants avec celui-ci mais permettent d'aller un peu plus loin dans le faible. Il faut juste se cantonner à de faibles G. Mais au premier coup d'oeil, le traditionnel OIII (autour de 12nm) est vraiment bien pensé en terme de confort visuel. On dirait que notre oeil se satisfait d'une bande passante autour de 10-12nm. C'est pourquoi je ne me suis jamais lancé dans la quête d'un HBêta en version ultra narrow, le 10nm étant déjà pas mal capricieux !

José, le prochain brin de dentelles est pour toi, plus adapté aux optiques moyennes...      

Fabrice M.

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Voici mon crop de la région au T445 (avec ton orientation un peu iconoclaste).

 

dent1.jpg

 

Y a pas à dire, un 600 en montre plus qu'un 450 (mais on s'en doutait un peu !)...

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Tu as bien fait Yann d'apposer ton dessin. Bravo pour ta perception de la partie la plus dense du micro-filament, le  point flou juste au dessus de l'étoile. Celui-là, pas beaucoup ont du le remarquer...

Pour l'orientation effectivement variable suivant mes dessins, depuis mes débuts, j'ai opté pour celle du dessin effectué dans le sens que l'ai crayonné lors de la nuit, histoire de me remémorer l'observation. Maintenant que je travaille en mode non miroir, c'est plus facile pour vous qu'avec mes dessins au C14 !

Fabrice M.

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Je valide ton choix d'un Newton de 600mm plutôt que l'équivalent en Schmidt-Cassegrain rien que pour ça !

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Aaaah, c'est beau... :)

 

Cette observation me fait rêvé et quelle patience/précision/dextérité pour ces beaux dessins. le T600 crée une différence nette avec le T450.

Cela me donne envie de tenter ces nébulosités au T520 le jour où une telle observation sera possible sous un ciel correct (Mvlonz~4 à 1.8km d'une centrale nucléaire chez moi).

Sous quel ciel (région, Mvlon) as-tu observé ?

Encore félicitations.

 

Jean-Noël (Dépt. 08)

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Merci Jean-Noël, nous avons en commun à peu près le même instrument, le mien est un Desvaux-Grière (optique avec également de belles prestations en lambda sur l'onde). Je te souhaite de pouvoir faire vibrer tes nombreux instruments dans de meilleurs sites (surtout en terme de seeing). Désolé de n'avoir pas fait paraître les données météo figurant sur ma fiche ; je ne suis pas encore tout à fait rigoureux à ce niveau car mon nouveau site est tellement différent.  C'était le 20 août dernier vers 2h30TU depuis les hauteurs de Las Tricias (île de La Palma) avec  une température ext. de 25,8°C et surtout une hygrométrie de seulement 10% (les sèches cheveux pour ton secondaire et les raquettes à neige sont restés en Haute Savoie). La turbulence était moyenne (S3/5) et la transparence excellente (T1/5). Je cote désormais la mvlon dans la Tête du Dragon avec des valeurs mini autour des 7,2 ; disons que ce sont des ciels à mag 7+ comme disent les allemands. En août d'ailleurs, je percevais le Gegenschein dans le Capricorne. La hauteur sur l'horizon de l'objet était de seulement 59° car j'ai tardé un peu. La pression atmosphérique était de 1017 hPa, complètement anecdotique ici car très stationnaire et très souvent autour des 1020 hPa tout le long de l'année. Un dessin bien maitrisé, c'est comme une belle image de la galerie d'à côté, un amoncellement de briques bien montées. Si elles sont toutes là même avec leurs tout petits défauts, l'édifice tiendra bien. Cela me rappelle un peu les maillons de la chaîne optique dans la Pyramide de Suiter. Sauf que là, il faut voir beaucoup plus large ; il n'y a pas que l'instrument et la qualité du site, mais plein d'autres facteurs dont le confort de l'observateur, le suivi automatisé de l'instrument, la physiologie de l'observateur et sa philosophie : vaut-il mieux dessiner un objet par nuit ou sur plusieurs cessions ou bien collectionner les NGC ?

Yann, je voulais te complimenter sur ta totale maitrise des champs pré-étoilés. Je ne sais pas à combien tu as bloqué la magnitude stellaire de ton logiciel mais je trouve le rendu parfaitement réaliste. Compare ton champ avec le mien qui n'a pas été forcé (basse résolution).

Fabrice M.

  • Merci 1

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Bonjour Fabrice et merci de ta longue réponse. :)

 

Mvlon de 7.2…Tu observes dans un site prodigieux au summum des rêves les plus fous des astronomes passionnés de ciel profond. Nous avons une différence de l’ordre de 3 magnitudes entre nos 2 sites d’observation. La voie lactée, invisible de chez moi, doit être grandiose chez toi. 10% d’humidité me font rêver quand ma petite station météo indique des taux compris entre 95 et 100%, avec un coefficient d'extinction record portant la Mvlon à 2 pour les régions du ciel situés à 20° de hauteur. Un tel site devrait te permettre d’observer des objets mythiques comme la nébuleuse du cône, la croix d’Einstein et la célèbre Tête de cheval (complètement invisible ici avec mon Dobson Factory/Grière de 510mm et cela malgré l’utilisation des filtres interférentiels H-Bêta ou UHC+ Nagler31mm). Des dessins de B33, NGC2264, Mayall2 ou les nébulosités dans les Pléiades devrait être spectaculaires. Il serait également intéressant de tester ton T600 sur quelques étoiles doubles serrées comme STT65 près de M45.

 

Je te rejoins volontiers sur l’importance du confort d’observation, suivi automatisé et de l’état physiologique et philosophique de l'observateur sur la détection des objets ou des détails ténus (demi-tons planétaires, détails approchant la limite de résolution et brillance de surface limite en perception, typiquement le Pélican chez moi) ; tu faisais référence aux travaux d’Harold Richard Suiter ? J’aime personnellement revoir le même objet sur plusieurs cessions d’observation comparatives lorsque cela est possible car le regard change selon l’interprétation personnelle des images. Je me régale toujours à regarder ton dessin splendide.

 

Jean-Noël

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Bonjour,

 

7,2 de magnitude limite, c'est phénoménal ! Tu as vraiment de la chance, je ne savais même pas que c'était possible...:o Le meilleur que j'ai pu voir en France devait avoisiner 6,5 sous un bon ciel de montagne (le fameux Restefond à 2600 mètres). Mais il y avait aussi beaucoup d'humidité, peut-être que ton taux d'hygrométrie particulièrement bas explique une partie de la différence ?

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Je crois que Fabrice, outre un ciel superbe, a des yeux qui le méritent!;) Sur un même site, deux personnes ne verront pas autant d'étoiles, on n'est pas égaux non plus de ce côté là!:o

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A Aubrives (Frontière Belge) et avec une Mvlonz plafonnant entre 3,5 et 4,8, je dois d'urgence consulter un Ophtalmologiste :S

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Jean-Noël, je suis qu'au début de l'aventure avec ce T600, il y a effectivement les tests d'étoile double ; ce n'est pas ma spécialité mais c'est un moyen de qualifier l'optique. Pour ma vision, je ne sais que dire, je ne crois pas qu'elle soit exceptionnelle car je traîne un poil d'astigmatisme sur un oeil que je ne fais même plus corriger par l'opticien. En fait, vous aurez la preuve de cette nouvelle mvlonDra dans un prochain article et vous verrez que j'en ai détecté 3 à magv 7,3 ; cela donnerait ici une mvlonz de 7,4. Je suis un peu déçu tout de même car il y a quelques années de mon ancienne demeure (SQMz 21,1 - 21,2), j'en tapais à magv 7,2 dans la Flèche.

Et début de ma quarantaine, un bon 7,6 au zénith en Namibie. J'avance cette explication : porteur de lunettes (myopie modérée), je suis un peu moins bien corrigé ces dernières années avec mes dernières montures (disons que la myopie nocturne me rattrape un peu !). Un autre moyen de qualification de la transparence : ici, le SQMz tourne entre 21.6 et 21.9 mag.sec-² hors voie lactée. Avec le recul, je me dis aussi qu'il y a peut-être des zones plus paisibles du ciel que la Tête du Dragon pour tenter l'exercice. C'est dommage que plus beaucoup d'astronomes s'adonnent à la prise de la mvlon et qu'ils préfèrent braquer un SQM à tout bout de champ avec les risques de mauvaise interprétation. A mon avis, c'est bien de croiser les 2 plus l'échelle de Bortle et autres.

En tout cas Cédric, je ne cherche pas l'exploit comme atteindre ou dépasser les magv 8 en usant par ex de stratagèmes comme des tubes noircis. Par contre, tenter une magvlim instrumentale est au programme et je reprendrais sûrement le champ de M57 que je connais bien et qui est bien étalonné jusqu'à mag 19-20.

Désolé pour l'aparté, Fabrice M.

 

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Posté(e) (modifié)

Bonjour Fabrice,

 

Nous avons les mêmes problèmes de myopie et d’astigmatisme, malheureusement liés et récurant chez beaucoup de monde. L'un de mes amis, Roland (variabiliste), me disait gagner une magnitude avec le port de lunette sur-corrigée. Il dispose d’une paire de lunette pour sa vie diurne et d’une paire de lunette dédiée à l’astronomie. J’ai pour ma part une paire de lunette progressive dont la partie supérieur à été sur-corrigée d’une ½ dioptrie à ma demande ;  Le gain en magnitude est très perceptible à l’œil nu par rapport à de classiques lunettes dont la correction est de 10/10. Je préfère cependant observer sans lunette et je ne décèle aucune trace d’astigmatisme dans l’axe normale de vision de mes oculaires.  Tes relevés de Mvlon me font rêver. Ton ancien site dans les Alpes paraît excellent avec seulement une perte de 0,4 magnitude sur le ciel de Namibie réputé, peut-être l’un des meilleurs au monde après celui du désert d’Acatama, Hawaï et certaines régions désertiques d’Australie et de Nouvelle Zélande.  

Loin de la problématique de la luminosité engendrées par la brillance de la Voie-lactée, je ne retrouve pas la correspondance reliant les valeurs SQMz à la mvlonz de l’échelle de Bortle chez moi à Aubrives. Cela peut s’expliquer par les paramètres complexe liés à la transparence du ciel, taux d’humidité, coefficient d’extinction (typiquement situé entre 0.2 et 0.6 mag./airmass) et les brumes. Reste aussi à prendre en compte du type de compteur SQM et de son étalonnage. Comme toi, je crois donc en la nécessité de croiser les relevés SQM avec les relevés de Mvlon, Mvlonz, Valeurs SQM, échelle de Bortle, et cartes de PL. En ce qui concerne la magnitude limite instrumentale, la formule de Pogson ne peut constituer qu’une approche triviale de la réalité. Les éléments à prendre en compte ont clairement été discuté dans l’étude de Bradley E. Schaefer's Telescopic Limiting Magnitudes  que j’utilise pour calculer la magnitude limite de mes instruments. La région étalonnée de M57 est une bonne mise en pratique de la corrélation entre le calcul et les observations. J'aurai une pensé pour toi ce soir en regardant comme d'habitude la pluie tomber...  

 

Jean-Noël

Modifié par Jean-Noel
remplacement "des problématique" par "de la problématique"

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Jean-Noël, je serais donc un variabiliste car il y a longtemps que je dédie une paire spéciale astro de nuit qui est sur corrigée pour rattraper un peu la myopie nocturne. Je ne l'utilise que pour mes dessins à l'oeil nu. Les opticiens n'aiment pas trop mais il faut un peu s'expliquer. Lorsque j'avais fait les tests sur optotypes chez l'opticien (les ophtalmo, j'ai fini de les visiter il y a de nombreuses années, parait-il qu'on est chiant et ils nous expédient en 15mn), j'étais à 13 ou 14/10 pour chaque oeil avec la correction. Maintenant, ces mêmes lunettes doivent se rapprocher des 10/10 (voir post précédent). En magnitude stellaire, j'ai étudié le truc il y a quelques années dont la réf. que tu cites et ai bien vulgarisé la chose pour le lecteur : Astrosurf mag n°34 - magnitude limite instrumentale - généralités et second volet : n°35 - magnitude limite instrumentale - Modèle simplifié. Le champ de M57 y figure avec quelques cotations supplémentaires d'étoiles.

Oui, une pollution lumineuse assez forte compromet vite les modèles et perturbe la mise en parallèle des critères dans l'échelle de Bortle.

Fabrice M.

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Nous sommes clonés pour les ophtalmo et le mien réagit de la même façon Fabrice. Le mien m'a quand même donné une lotion "miracle" encore inutilisée pour remplacer la myrtille. Je viens de ré-ouvrir les n° 34 et 35 d'Astrosurf (année 2008) et ai retrouvé tes deux articles "Magnitude limite instrumentale - Modèle simplifié", dans lesquels tu exposes le modèle de Shaefer. Tes articles me paraissent excellents mais mes vieux/vielles yeux/neurones les avaient complètement oubliés et je te remercie de me rappeler ce travail effectué.  Je vais donc les relire avec grand plaisir. Sorry pour l'oubli.

 

Jean-Noël

 

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