vaufrègesI3

Projet de Mission Russe Venera D

Messages recommandés

Dans la perspective d'une hypothétique mission russo-américaine consistant en particulier à poser une sonde sur Vénus dans les années 2020, on découvre CECI :

http://www.science-et-vie.com/article/quarante-ans-apres-les-sondes-venera-enfin-une-nouvelle-mission-d-exploration-de-venus-8055

Avec ce préambule :

"Depuis un demi siècle, la planète rouge et sa promesse de découverte de vie perpétuellement repoussée à la mission suivante, monopolise une bonne partie du budget de la première agence spatiale du monde, au point que certains planétologues regrettent que des astres tout autant passionnants scientifiquement mais sur lesquels aucune recherche de bactéries ne peut être annoncée chaque année dans les communiqués de presse, ne soient pas visés par les fusées américaines."

Sur Twitter, l’infamie va plus loin : "Vous en avez assez des missions martiennes ? Votez Vénus !"

Pffff... Vade retro Satanas !!!!!..


Et moi qui avait espéré un moment que Supersceptique qui a un cousin dont l'ami connaît un charcutier qui connaît le voisin de S.B. fasse savoir à celui-ci (à S.B. pas au charcutier) que ce serait justice qu'il salue quelque part dans une de ses chroniques les 13 années de présence active sur Mars de l'incroyable Opportunity ... C'était forcément voué à l'échec.

Heureusement que j'obtiens satisfaction et gratitude par ailleurs : Le 20 mars 2017, la Nasa consciente de mes efforts pour mettre en valeur les missions martiennes a décidé de nommer une des cibles de Curiosity "Saint Daniel", ce dont je la remercie chaleureusement ..


À mon très humble avis, et plus sérieusement, même si les questions budgétaires ne sont évidemment pas négligeables et ont pu jouer dans un passé relativement récent, concernant "l'après Venera" j'analyse les choses un peu différemment. Vénus, ce n'est pas vraiment une planète "délaissée" :

On le voit dans l'historique des missions (tableau ci-dessus), Vénus, c'était un peu "la chasse gardée" de l'ex URSS avec une trentaine de missions de 1961 à 1985, de "Venera 1" à "Vega 2" !

Les atterrisseurs, de "Venera 7" à "Venera 12", ont eu des fortunes diverses et ont surtout démontré l'extrême difficulté de poser et de maintenir ces engins en fonctionnement sur la surface de Vénus vu les conditions extrêmes qui y règnent. Comme le souligne S.B. ".. la technologie de l'époque n'a pas permis aux sondes russes de résister à la surface vénusienne".

Je pense qu'il ne faut pas aller chercher plus loin l'absence de nouvelles missions avec atterrisseur pour cette planète, car les contraintes à la surface de Vénus sont extrêmes et les solutions sont très longues à venir, tout simplement.

Auourd'hui il existe sans aucun doute de nouvelles possibilités, car les technologies et les matériaux ont pas mal évolué et peuvent sans doute permettre à une sonde de mieux résister à ces conditions, en particulier s'agissant de l'électronique embarquée. Ce qui ne constitue qu'une partie des multiples gageures que comportera une telle mission. Inutile pour l'heure d'envisager un rover.
À noter la défunte mission U.S. nommée "Venus Mobile Explorer" proposée en 2009. Elle comportait un atterrisseur qui après avoir effectué une analyse du sol sur son premier lieu d'atterrissage reprenait de l'altitude et après avoir survolé une dizaine de kilomètres en faisant marcher ses instruments scientifiques, se posait une deuxième fois pour analyser une deuxième zone de terrain. Ce projet au coût pharaonique indéfini (plusieurs milliards de dollars) et très ambitieuse (peut-être trop) n'a malheureusement pas été retenu, probablement pour ces deux raisons.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Venus_Mobile_Explorer

Depuis la mission "Magellan", qui de 1990 à 1994 a réalisé une cartographie de la surface de la planète, les américains n'ont plus rien programmé officiellement pour Vénus.

Concernant la mission Russe Venera-D envisagée pour 2024 et à laquelle se rattacherait la Nasa (hypothèse à vérifier), dans la configuration Russe actuelle on aurait un orbiteur, deux ballons d'une durée de vie de 8 jours placés à des étages différents de l'atmosphère vénusienne, et un atterrisseur de 150 kg chargé d'analyser le sol et dont la durée de vie serait d'une heure. Bien sûr, si les américains s'alliaient aux Russes, on pourrait imaginer que la mission et ses composantes évoluent. Affaire à suivre donc..

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 22-03-2017).]

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Excellent article, surtout le final !

Sinan, j'y crois, moi, à ce truc : les derniers fantasmes d'une vie actuelle sur Mars sont entrain de disparaître dans la poussière des RSL, la Nasa va forcément avoir de nouveaux trucs à nous vendre...

S

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Super > "Excellent article, surtout le final !"


Pffffff.. persiflage..

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http://sciencepost.fr/2017/02/vers-mission-longue-duree-venus/

Une avancée technologique qui pourrait permettre, un jour, à un rover ou un lander de survivre sur Vénus pendant quelques semaines :

« …les ingénieurs du Centre de recherche ont développé des circuits intégrés semi-conducteurs à partir de carbure de silicium, un matériau hautement résistant à la chaleur, alors que les puces de silicium classiques ne résistent que jusqu’à 250 °C. En testant ce nouveau composé dans leur chambre d’acier censée recréer les conditions infernales qui règnent sur Vénus, les chercheurs se sont alors rendu compte que ces nouveaux circuits intégrés pouvaient résister à ces conditions pendant 521 heures, soit cent fois plus longtemps qu’auparavant… »

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Un lander sur Vénus... Qui parcourrait quelques dizaines de mètres, photographierait les paysages et analyserait des échantillons, ce serait fantastique...

Ca nous changerait des boîtes de conserves qui tournent en rond sur Mars depuis vingt ans...

S

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"Sur Mars, les découvertes s’enchaînent grâce au rover Curiosity."

Merci Jack, il est trrrès bien cet article ..

... ça change !!!!!


Et puis j'avais (encore) raison quand j'écrivais plus haut que ce n'était pas une histoire de budget mais plutôt ceci : "..les technologies et les matériaux ont pas mal évolué et peuvent sans doute permettre à une sonde de mieux résister à ces conditions, en particulier s'agissant de l'électronique embarquée."

Je me retire comme un Prince...

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P'tain, c'est bien une annonce de com de la Nasa, ça !

Ca fait 15 ans que l'on sait faire de l'électronique haute température fonctionnant à minima un milliers d'heure au dessus de 300°C (techno SOI), et des circuits SiC ou Arsénure de Gallium qui fonctionnent à 600°C...

Le problème c'est pas la technologie de circuit intégré, c'est la techno d'interconnection des puces vers l'extérieur qui pose problème. Dans ce papier, on a l'impression que la NASA à découvert la techno au carbure de silicium qui existe depuis 20 ans.....

Ca me fout en rogne (c'était pour partie mon sujet de recherche dans les années 2000)...

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Absolument, raison de plus pour aller sur Vénus !

Mais la Nasa préfère frimer à peu de frais en envoyant ses boîtes de conserve dans un environnement où elles ne rouillent pas et ne tombent pas en panne pendant des années, qu'après comme des cons ils sont obligés de faire semblant de continuer à chercher des trucs qu'on sait depuis 40 ans : Mars est un désert.

S

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quote:
Absolument, raison de plus pour aller sur Vénus !

quote:
Mars est un désert.

Pkoa ? tu crois que c'est pas le cas de Vénus

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Nan, mais Mars, c'est bon, on a vu les paysages, OK, ça devient déprimant.

Vénus, avec la réfraction, tout ça, ça doit être fabuleux...

S

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Pourtant, ça laisse rêveur ! ça a de la gueule !

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Alors attention, bien sûr que je ne cracherais pas sur des images inédites de la surface vénusienne, c'est clair.. Le goût de la découverte, de la "Terra Incognita", tout ça....

Mais parfois la mémoire est volatile, et je crois que je nous avons été trop gâté, trop gavé avec les images martiennes .. J'ai ma part de responsabilité . Je sens que comme SuperVénus, beaucoup deviennent blasés, oublieux, anesthésiés..

Et ça !.. ça n'a pas "de la gueule" ?? :




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Bin en fait ça ressemble vachement à la Terre...
Pour l'exotisme on repassera !
nannn, vivement Vénus, Europe, Titan !!!!!

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Alors s'il s'agit juste de la notion "d'exotisme", je préfère largement un lander sur Europe (et ses pingouins irradiés à deux têtes) , ou un radeau sur un lac de méthane de Titan (et sa faune aquatique qui pète le feu) ..

Pour le côté "exotique" on serait servi ...

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Des russes maintenant ?? Il ne manque plus que Super l'anar sur vénus.


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Est-ce vraiment nécessaire d'y atterrir pour améliorer nos connaissances de Vénus ? Vu les problèmes que cela pose avec nos technologies actuelles (température en particulier) mieux vaudrait peut-être continuer à étudier Vénus à distance là où les conditions sont à priori plus favorables à la survie et au bon fonctionnement de nos robots.

A partir des satellites, leurs mesures et images radars, on a en davantage appris sur Vénus qu’avec les sondes Vénéra qui y ont atterri.

Sur Vénus, l'atmosphère y est dense, un peu comme dans un océan, et l’on peut y flotter. On n'étudie pas nos fonds océaniques à l'aide de robots qui se posent et se déplacent laborieusement en roulant sur le fond, mais à l'aide de sous-marins qui se déplacent en flottant et remontent ensuite vers la surface avant qu’ils n’expirent. L'équivalent sur Vénus serait celui de ballons (sorte de bathyscaphes atmosphériques) qui se déplaceraient au dessus de la planète au grès des vents (très rapides sur Vénus) à des altitudes modulables et adaptées à leur survie.

Ce concept est envisagé et me semble prometteur. Si c’est réalisable cela pourrait nous apporter bien plus d’informations sur la planète et son atmosphère qu’un robot atterrissant ponctuellement à la durée de vie et champ d'observation beaucoup plus limités.

______

« Nous avons beaucoup à apprendre, en particulier découvrir si Vénus a un jour été couverte d'océans et a abrité la vie » aurait déclaré un responsable de la Nasa selon Science et Vie. Curieuse déclaration... Vu ce que l'on sait sur Vénus, son évolution et celle du système solaire, je croyais jusque-là que la question était plutôt de savoir si la vie pourrait être possible sur Vénus dans un hypothétique et lointain futur.

Le contraire et complémentaire de Mars en quelque sorte.

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venus c'est tout pourris, ça pue, fait chaud ça donne des maladie de paux, des intox divers et variées et en plus l'horizon est a 100m
bref a éviter, y'a rien a y faire tellement c'est naze

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Ouai, en attendant, côté ESA, il y a EnVision (coût 544 MEuros) : une belle mission proposée en oct. 2016 pour répondre à la candidature
Cosmic Vision M5 et faire suite logiquement à Venus Express qui a été une incontestable (mais trop discrète) réussite scientifique.
Si elle est retenue, son radar orbital (alt. 259 km) à synthèse d'ouverture (VenSAR) devrait faire gagner deux ordres de grandeur
en cartographie (1-30 m) par rapport à Magellan !
On pourrait peut-être y repérer quelques antiques atterrisseurs Venera ou Pioneer ?
Pas pour tout de suite, hélas ! Lancement en oct. 2029 pour une mission nominale orbitale prévue entre nov. 2030 et nov. 2034 ...
Le papier vient tout juste d'être diffusé sour arXiv :
https://arxiv.org/abs/1703.09010
https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1703/1703.09010.pdf
http://sci.esa.int/cosmic-vision/57780-call-for-a-medium-size-mission-opportunity-in-esa-s-science-programme-m5/

PS : elle a toutes ses chances, vu que son équivalente US "VERITAS" n'a pas été retenue début janvier dans le cadre du programme
Discovery #13 (vs Lucy & Psyche). A moins qu'elle soit barrée par un énième observatoire UV/X/gamma dont l'ESA raffole ...

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