Les planètes visibles a l'oeil nu durant le mois.

 

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EPHEMERIDES DU MOIS

Pour la région de Toussaint et de ses alentours

Création des éphémérides dimanche 28 juin, 2009

Le ciel au-dessus de Toussaint le 15 du mois à 21 H 30 TU (23 H 30 heure d'été).
Le ciel au-dessus de Toussaint le 15 du mois à 21 H 30 TU (22 H 30 heure d'hiver).

Carte tirée du logiciel "Nuit" de René Meader. Ce freeware, que nous recommandons à tous les débutants, est téléchargeable gratuitement depuis le site Internet de la Société Astronomique de Genève (cliquer sur l'onglet "Pratique").

PENSEZ A VOUS SERVIR DE VOS MAINS

Dans les pages qui suivent, les distances apparentes qui séparent les astres dans le ciel au-dessus de votre jardin sont exprimées en écarts angulaires et, comme tout angle qui se respecte, sont calculées en degrés. Pour estimer rapidement ces angles, servez-vous de vos mains. C’est assez approximatif, mais çà marche !

Par ailleurs, notez que toutes les heures des éphémérides ci-dessous sont données en Temps Universel (TU). Ajoutez 2 heures pour convertir en heure d’été.

LES PLANETES VISIBLES A L'OEIL NU DURANT LE MOIS :

Visible(s) le soir : Saturne
Visible(s) la nuit : Jupiter
Visible(s) le matin : Mercure jusqu’au 5 juillet, Vénus, et Mars

 
Mercure :

- Elle achève sa période de visibilité matinale très rapidement. Le 5, elle ne se hisse dans le ciel qu'une demi-heure avant le Soleil et seul son éclat important - magnitude - 1,4 - permet d'envisager son repérage aux jumelles dans un ciel parfaitement pur et dégagé vers l'est-nord-est. Le 31, elle se couche à l'ouest-nord-ouest, une cinquantaine de minutes après le Soleil.

Vénus :

- Elle se lève deux heures et demie avant le Soleil le 1er et trois heures avant le 31. Son élongation solaire passe pourtant de 44° à 39°, mais elle profite du redressement quotidien de l'écliptique : elle est à 10° de hauteur au-dessus de l'horizon est le ler au début du crépuscule nautique et à près de 18° le 31 au même moment. Cela prouve qu'une forte élongation solaire ne fait pas tout, il faut aussi compter avec la géométrie de l'écliptique ! Notez que, en fin de mois, Vénus fait un bref passage dans la constellation non zodiacale d'Orion. Lors de l'éclipse totale du 22, Vénus est visible à plus de quarante degrés à l'ouest du Soleil - l'équivalent de deux mains grandes ouvertes.

Mars :

- Elle se lève près de trois heures avant le Soleil le 1er et plus de quatre heures avant le 31. Elle entre dans le Taureau en début de mois, croise les Pléiades et navigue au large de l'étoile Aldébaran. Profitez-en pour comparer l'éclat de ces deux astres ; l'étoile est un peu plus brillante - magnitude 0,9 contre 1,l -, mais la moindre turbulence atmosphérique la fait scintiller, ce qui n'est pas le cas de la planète : ce petit truc s’applique à toutes les planètes et permet de les distinguer des étoiles. L'élongation solaire martienne atteint 55° le 31. À l'orée de l'aube, Mars domine l'horizon est d'une vingtaine de degrés.

Jupiter :

- Dans le Capricorne,la planète se lève en fin de soirée le 11, plus de six heures avant le Soleil. Le 31, elle surgit à l'horizon est-sud-est pendant le crépuscule nautique, moins d'une heure après le départ du disque solaire. Sa magnitude dépasse - 2,8 et son diamètre apparent équatorial est proche de 48" ; son diamètre apparent polaire est de 45,4", ce qui lui donne cet aspect aplati facilement perceptible dans les instruments d'amateurs. À quelques semaines de son opposition, la planète géante est au mieux de sa forme ; son seul défaut est de ne culminer qu'à 30° de hauteur au­dessus de l'horizon sud en cours de nuit, ce qui ne l'éloigne guère des zones turbulentes de l'atmosphère et des halos de pollution lumineuse.

Comme tous les 6 ans, l’année 2009 sera marquée par le retour des phémus, les phénomènes mutuels des satellites de Jupiter, où ces derniers s’éclipsent mutuellement.
Explication pour les amateurs de mécanique céleste : la révolution de Jupiter autour du Soleil dure un peu moins de douze années terrestres (11,86 années ou 4 332,59 jours exactement). Contrairement à celui de notre planète, le plan équatorial de Jupiter n'est que très légèrement incliné par rapport au plan de l'écliptique (à peine 1,3 1°) et les orbites des satellites galiléens sont pratiquement confondues avec ce plan équatorial : inclinaison de 0,04° pour Io, de 0,5° pour Europe, de 0,2° pour Ganymède et de 0,5° pour Callisto. Toutes les six années, les conditions sont donc réunies pour que les observateurs terrestres puissent admirer des éclipses et des occultations mutuelles des lunes galiléennes et ce sera le cas durant la période 2009-2010. Pour voir l'occultation d'un satellite par un autre, il faut que l'observateur et les deux satellites concernés soient rigoureusement alignés. En revanche, l'observation de l'éclipse d'un satellite par l'ombre d'un autre est indépendante de la position de l'observateur : il suffit que le Soleil et les deux satellites en cause soient alignés. Les quatre lunes galiléennes n'ayant pas toutes le même diamètre, les phénomènes mutuels peuvent être totaux, annulaires ou partiels. L'observation des phénomènes mutuels est spectaculaire dans les instruments d'amateurs.

Lors d'une occultation, les deux corps se rapprochent au point de ne former qu'une tache unique pendant quelques minutes. Les éclipses totales ou partielles sont souvent encore plus impressionnantes car il est possible, même dans un instrument modeste, d'observer la diminution de l'éclat du satellite qui rentre dans le cône d'ombre d’un autre satellite. Selon que l'éclipse est partielle ou totale, la chute de magnitude est infime ou presque complète. La plupart des phénomènes mutuels sent visibles dans une petite lunette de 60 mm de diamètre, mais un télescope de 200 mm est plus approprié. Il est important de faire une mise en station précise pour que la rotation de la Terre soit compensée régulièrement ce qui, associé à une motorisation efficace, apporte un confort certain à l'observateur.
Pour en savoir plus sur cette campagne 2009 d’observation des phémus des satellites de Jupiter, et éventuellement y participer, connectez-vous au site Internet de l'IMCCE (Institut de la Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides). Un calculateur en ligne est également à votre disposition,  qui vous permettra d'obtenir les dates des phénomènes mutuels visibles depuis votre site d'observation.
D’ores et déjà, notez dans vos tablettes mensuelles les dates des phémus suivants :
Le 16 juillet :
--- À 21 h 50 m, Io éclipse Europe (= Europe passe dans l’ombre de Io).
--- Puis, à 23 h 01 m, Io occulte Europe (= Europe passe derrière le disque de Io).
Le 24 juillet :
--- A 0 h 14 m, Io éclipse Europe (= Europe passe dans l’ombre de Io).
--- A 1 h 11 m, Io occulte Europe (= Europe passe derrière le disque de Io).

Par ailleurs, avec un télescope ou une lunette astronomique de 80 à 100 mm de diamètre, à l'oeil ou avec l'aide d'une webcam ou d'un appareil numérique, vous pouvez observer le vaste tourbillon de la Grande Tache Rouge. Les horaires de ses passages au méridien central de la  planète sont indiqués ci-dessous. Le méridien central de Jupiter, c'est le méridien 0°, qui fait face à l'observateur terrestre.


Saturne :

- Elle se couche durant le crépuscule après la mi-juillet, il faut donc la chercher au crépuscule, de plus en plus basse à l'ouest.

Uranus est visible à l'oeil nu dans un ciel parfaitement noir et exempt de pollution lumineuse. Cherchez-la en seconde partie de nuit au sud-ouest de la constellation des Poissons.

Quant à Neptune (magnitude 7,9), il faut un télescope pour la distinguer, dans le Capricorne, juste à côté de Jupiter, qu’elle va croiser pour la deuxième fois de l’année, s’en approchant à 35’ d’arc le 10 juillet. Une bonne occasion de repérer la plus lointaine planète du système solaire. Attention, pour la distinguer des étoiles environnantes, il faut grossir l’image au minimum de 200 fois.

LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE :

La Station spatiale internationale (ISS) est observable en France métropolitaine jusqu'à la fin du mois de juillet ; elle est visible en fin de nuit, une à trois fois par jour, jusqu'au 4 juillet, puis elle devient également visible en soirée. Entre le 5 et le 9 juillet, il est possible de voir jusqu'à six passages par nuit. Après le 12 juillet, ISS est visible en soirée (jusqu'à 3 passages chaque soir). L'éclat de l'ISS est dorénavant suffisamment puissant lors des meilleurs passages pour qu'elle soit visible dans un ciel bleu avant même le coucher du Soleil ou peu après son lever ; le site Heavens-Above annonce donc désormais également ce genre de passages .

LES EPHEMERIDES AU JOUR LE JOUR :

Le 1er :

-Le 1er : Période de libration maximale en latitude pour la Lune. Sur la Lune gibbeuse croissante, la nuit vient de relâcher de son étreinte l'oeil sombre de Platon et l'apostrophe majestueuse de la chaîne montagneuse des Apennins est magnifiée par des ombres dantesques. Les sommets qu'elle abrite culminent pour certains à plus de 5 000 m au-dessus des étendues paisibles de la mer des Pluies.

Pour retrouver votre chemin parmi le fouillis des cratères de la Lune, téléchargez gratuitement le magnifique Atlas Virtuel de la Lunede Christian Legrand et Patrick Chevalley. Si vous désirez contempler ces formations sous un meilleur angle, vous pouvez consulter librement en ligne l'atlas réalisé avec les images de la sonde américaine Lunar Orbiter. Et pour en savoir un peu plus sur les librations de la Lune, consultez notre page qui explique ce curieux phénomène de balancement de la Lune sur son orbite

Le 2 :

- Le 2 : A 23 h 31 m TU, l'étoile HD 134 946 (Balance - magnitude 6,5) est occultée par la Lune ; elle réapparaît à 0 h 34 m le 3. Les deux astres sont alors à 2° au-dessus de l'horizon(pas facile à observer ce truc-là !!!), et la fraction éclairée de notre satellite est de 83 %.

Le 3 :

- Le 3 : En fin de nuit, Vénus se situe à quelque sept degrés au sud des Pléiades.
A 21 h 44 m TU (= 23 h 44 m en heure légale d’été), l'étoile HD 143 787 (Scorpion - magnitude 5,0) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 22 h 19 m TU. Les deux astres sont alors à 17° au-dessus de l'horizon, et la fraction éclairée de notre satellite est de 89 %. Notez bien que ces  horaires sont valables pour les observateurs de la région de Fécamp. Si vous habitez ailleurs en France, ces horaires peuvent varier de plusieurs minutes. Par précaution, si vous êtes dans ce cas de figure, commencez vos observations plusieurs minutes avant l’heure prévue.

Profitez du week-end pour observer cette semaine une belle étoile double dans la constellation d’Hercule, qui vole très haut dans le ciel à la fin du crépuscule estival. Au nord-est du grand H formé par les étoiles les plus brillantes de cette constellation, Rhô Herculis est une paire constituée de deux astres de quatrième et de cinquième magnitude séparés par à peine plus de quatre secondes d'arc. Ces deux étoiles se séparent avec une lunette de 80 mm et un grossissement d'une cinquantaine de fois lorsque la turbulence atmosphérique n'est pas importante. Dans le cas contraire, il faut parfois un instrument deux fois plus imposant en diamètre pour parvenir à dédoubler Rhô Herculis. II s'agit d'une véritable double puisque ces étoiles tournent autour de leur barycentre en 4 600 années et qu'elles se situent à quelque 400 années-lumière de nous.

Conjonction entre la Lune et Antarès le 4 à 9 h 47 m TU (séparation : 0,5°). Repérez la grosse Lune gibbeuse croissante sur la droite de l'éclat rougeoyant d'Antarès le 3 au soir.

Le 4 :

- Le 4 : A 0 h 38 m, l'étoile HD 144 690 (Scorpion - magnitude 5,4) est occultée par la Lune. Les deux astres sont alors à 6° au-dessus de l'horizon, et la fraction éclairée de notre satellite est de 90 %.

Le 5 :

- Le 5 : Conjonction entre Vénus et les Pléiades le 5 à 8 h 48 m TU (séparation : 6,7°). Deux heures avant le lever du Soleil, observez ce large rassemblement (avec le petit point martien en prime) au-dessus de l'horizon est-nord-est.

A 21 h 00 m, l'étoile HD 16 1756 (Sagittaire - magnitude 6,3) réapparaît après son occultation par la Lune. Les deux astres sont alors à 13° au-dessus de l'horizon, et la fraction éclairée de notre satellite est de 98 %.

Le 6 :

- Le 6 : Maximum d'éclat de l'étoile Delta Cephei à 3 h 05 m. Sa magnitude varie de 3,5 à 4,4 au cours d'un cycle de 5,366 jours. Les autres maxima du mois se produisent le 11 à 11 h 52 m, le 16 à 20 h 39 m, le 22 à 5 h 26 m et le 27à 14 h 13 m.

Pleine Lune à 9 h 23 m.

Le 7 :

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Le 8 :

- Le 8 : Minimum d'éclat de l'étoile variable Algol de Persée à 0 h 51 m TU ; sa magnitude est proche de 3,3. Les autres minima visibles ce mois-ci se produisent le 10 à 21 h 39 m, le 28 à 2 h 31 m, le 30 à 23 h 20 m. Tous les autres minima du mois auront lieu en plein jour et seront donc inobservables. A son maximum, l'éclat d'Algol est proche de la magnitude 2,1, ce qui est suffisant pour qu'elle soit bien visible à l'œil nu, même dans des ciels urbains médiocres. Il est ainsi possible de suivre sa variation depuis une fenêtre ou un balcon, soir après soir. Vous pouvez comparer l'éclat d'Algol à tout moment avec celui de la toute proche Almach (= Gamma Andromède) qui reste stable à 2,1, ou avec celui d'Epsilon Persée, qui est de 2,9. Algol est la première étoile variable que les astronomes soient parvenus à identifier.

Minimum d'éclat de l'étoile variable Sheliak (Bêta de la Lyre) à 3 h 25 m. Bien que l'éclat apparent de Sheliak ne soit pas exceptionnel, il est facile de suivre ses variations à l'oeil nu en le comparant à celui des étoiles voisines de la constellation de la Lyre. Dans la réalité, l'astre que nous appelons Sheliak englobe deux étoiles qui forment un système binaire, c'est-à-dire qu'elles tournent l'une autour de l'autre. D'après les mesures effectuées par le satellite européen Hipparcos, elles se situent à plus de 880 années-lumière de nous et émettent deux mille fois plus de lumière que le Soleil ! La plus grosse des deux étoiles est une géante bleue avec une température de surface de l'ordre de 13 000 degrés Kelvin (pour mémoire, 0 K (degrés Kelvin)    = - 273, 15 °C (degrés Celsius). L'autre étoile, est un peu plus petite, tout en restant plus imposante que notre Soleil et sa température est estimée à 8 000 K. Le plan de l'orbite de ces étoiles étant incliné par rapport à notre ligne de vision, elles passent régulièrement l'une devant l'autre, ce qui entraîne les variations d'éclats que nous percevons à l'oeil nu. La plus grosse  éclipse totalement sa compagne ce qui provoque le minimum d’éclat à la magnitude 4,3 d'aujourd'hui ; la moins grosse n'éclipse que patiellement l'autre, ce qui provoque un second minimum proche de la magnitude 3,8 près de 6,5 jours après le premier.

Le 9 :

- Le 10 : À 0 h 48 m, l'étoile 29 Cap (Capricorne; ­magnitude 5,3) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 2 h 09 m. Les deux astres sont alors à 30° au-dessus de l'horizon, et la fraction éclairée de notre satellite est de 94 %.
Dans la partie basse du grand H de la constellation d'Hercule, Delta Herculis et 56 Herculis sont deux couples stellaires magnifiques. Delta Herculis est une double optique, c'est-à-dire que ses deux composantes ne sont pas liées par la gravitation, seule la perspective nous permet de voir leur belle gémellité. L'étoile principale - celle que nous voyons à l'oeil nu - est de troisième magnitude, alors que sa compagne est de huitième. Un écart de douze secondes d'arc les sépare et permet de goûter dans une lunette de 80 mm à la délicatesse de leur coloration blanc pur pour Delta et jaune paille pour sa voisine. A près de quatre degrés et demi à l'ouest de Delta, 56 Herculis dessine un beau triangle avec es étoiles 51 et 57 et, dans un instrument de 100 à 200 m-- de diamètre avec un grossissement d'une cinquantaine de fois, elle se dédouble. 56 Herculis est de magnitude 6 et sa coloration jaune est très sensible, alors que sa compagne de dixième magnitude est blanche et se situe à dix-sept secondes d'arc à l'est.

En fin de nuit, Mars se situe à moins de cinq degrés au sud des Pléiades.
Conjonction entre Jupiter et Neptune le 10 à 8 h 55 m TU (séparation : 0,6°). Ces deux planètes sont visibles, côte à côte dans un instrument durant une bonne partie de la nuit.
Conjonction entre la Lune et Jupiter le 10 à 22 h 8 m TU ; Jupiter se situe alors à 3,6° au sud de la Lune. Les deux astres se lèvent à l’est-sud-est en milieu de nuit.
Puis, ce même jour, conjonction entre la Lune et Neptune le 10 à 19 h 45 m TU (séparation : 2,7°).

Le 10 :

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Le 11 :

- Le 11 : Dans un instrument, vous pouvez admirer un bel alignement réunissant Jupiter, Mu Capricorni (une étoile de cinquième magnitude) et Neptune dans un champ d'un demi-degré environ.

Le 12 :

- Le 12 : Conjonction entre Mars et les Pléiades le 12 à 3 h 37 m TU (séparation : 4,6°). À voir à l'aube en Europe, au-dessus de l'horizon est-nord-est.

Le 13 :

- Le 13 : A l'orée de l'aube, retrouvez Vénus au nord de l'amas d’étoiles ouvert des Hyades.
Vénus passe à moins d'un quart de diamètre lunaire de l'étoile Epsilon Tauri dans le Taureau (magnitude 3,5).

Conjonction entre la Lune et Uranus le 13 à 8 h 03 m TU (séparation : 5,2°).

Le 14 :

- Le 14 :
Conjonction entre Vénus et l’étoile Aldébaran du Taureau le 14 à 8 h 20 m TU (séparation : 3,1 °). A voir à l'orée de l'aube en Europe, au-dessus de l'horizon est-nord-est. Le scintillement des Hyades est magnifique à côté de ces deux astres.

Le 15 :

- Le 15 :
Période de libration minimale en longitude pour la Lune. Le Dernier Quartier s'annonce et, avec lui, le coucher du Soleil sur l'arène de Platon, à voir au nord de la demi-lune. Au sud, les abords des régions polaires sont constellés de creux et de bosses engendrés par un nombre infini de collisions avec des astéroïdes aux premiers âges du système solaire.

Dernier Quartier de Lune à 9 h 54 m.

Le 16 :

- Le 16 : Période de libration minimale en latitude pour la Lune. Elle est une nouvelle fois favorable à l'observation de la mer Orientale, mais ne manquez pas non plus le coucher du Soleil sur les contreforts du grand cratère Copernic - 93 km de diamètre - visible pratiquement au centre de notre satellite.

À 21 h 50 m, Io éclipse Europe (= Europe passe dans l’ombre de Io) ; ce phénomène mutuel de deux des lunes galiléennes dure 3,8 minutes et il est observable en Europe dans un instrument d'amateur. Mais cette observation sera rendue sportive par la faible hauteur de Jupiter au-dessus de l’horizon fécampois : 4°34’.
Puis, à 23 h 01 m, Io occulte Europe (= Europe passe derrière le disque de Io) ; ce phénomène mutuel de deux des lunes galiléennes dure 6,6 minutes et il est observable en Europe dans un instrument d'amateur.

Le 17 :

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Le 18 :

- Le 18 : Surveillez le lever du croissant lunaire il apparaît au-dessus de l'horizon est-nord-est entre 0 h et 1 h TU, et il se situe alors juste à côté de l'amas ouvert des Pléiades qu'il va occulter partiellement durant les prochaines heures. Vous pouvez admirer ce superbe rendez-vous jusqu'à ce que la clarté de l'aube ne gomme le groupement stellaire. Deux heures avant l'apparition du Soleil, le globe lunaire baigné de lumière cendrée cache encore quelques étoiles ; il se situe à plus de vingt degrés au-dessus de l'horizon ; il y a de belles photographies à faire...

À 1 h 55 m 30 s TU, l'étoile Alcyone (magnitude 2,9) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 2 h 19 m 15 s. Les deux astres sont alors à 19° au-dessus de l'horizon, et la fraction éclairée de notre satellite est de 22 %. Notez bien que ces  horaires sont valables pour les observateurs de la région de Fécamp. Si vous habitez ailleurs en France, ces horaires peuvent varier de plusieurs minutes et se produire se produisent un peu plus tôt, un peu plus tard, ou pas du tout.. Par précaution, si vous observez d’un aurtre endroit que Fécamp, commencez vos observations plusieurs minutes avant l’heure prévue.
A 1 h 58 m 15 s, l'étoile Méropé (magnitude 4,1 ) réapparaît après son occultation par la Lune.
A 2 h 16 m 45 s, l'étoile Atlas (magnitude 3,6) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 3 h 10 m.
A 2 h 23 m 45 s, l'étoile Pléioné (magnitude 5, l) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 3 h 08 m 45 s.
Deux heures avant le lever du Soleil, le petit point orangé de la planète Mars se situe juste au-dessous du rapprochement très serré des Pléiades et du croissant de la vieille Lune que la lumière cendrée commence à rehausser de sa lueur délicate.
Conjonction entre la Lune et Aldébaran le 18 à 19 h 13 m TU (séparation : 9,6°).

Le 19 :

- Le 19 : Conjonction entre la Lune et Vénus à 4 h 06 m TU (séparation ; 6,0°). Ces deux astres sont assez éloignés lors de cette conjonction, mais l'éclat vénusien et la finesse du croissant lunaire embellissent l'horizon est-nord-est à l'aube.

Le 20 :

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Le 21 :

- Le 21 : Minimum d'éclat de l'étoile variable Sheliak (Bêta de la Lyre) à 1 h 59 m.
Ce matin, à l'aube, guettez un fin croissant lunaire de 1,4 %. À 4 h 03 m, il est âgé de 22,5 heures avant la Nouvelle Lune ; il se situe à 5,7° de hauteur et à 61° d'azimut, alors que le Soleil navigue à 5,5° sous l'horizon.
La Lune passe au périgée à 20 h 16 m. Distance : 357 469 km, soit 56,05 rayons terrestres. Le passage au périgée se produit à peine plus de six heures avant la Nouvelle Lune, il faut donc s'attendre à de forts coefficients de marée. D'autant plus qu'il s'agit du périgée le plus proche de l'année.

Le 22 :

- Le 22 : C’est aujourd’hui que les astrologues et les marchands d’horoscopes de tout poil, comme Paco Rabanne ou Elisabeth Tessier vous annoncent que le Soleil entre dans le signe astrologique du Lion mais, dans la réalité, il vient juste d'entrer dans le Cancer ... Dur dur le métier de charlatan... Bien entendu, il ne faut pas prendre l'expression “le Soleil entre...” au pied de la lettre ! Notre étoile ne se déplace pas réellement d'une constellation à l'autre. c'est le mouvement continuel de la Terre autour du Soleil qui entraîne un déplacement apparent de celui-ci devant les constellations du zodiaque.

Ce soir, au crépuscule, guettez un fin croissant lunaire de 0,8 %. À 19 h 46 m, il est âgé de 17,2 heures ; il se situe à 1,5° de hauteur et à 292° d'azimut, alors que le Soleil se trouve à 2° sous l'horizon.

Le 23 :

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Le 24 :

- Le 24 : A 0 h 14 m, Io éclipse Europe (= Europe passe dans l’ombre de Io) ; ce phénomène mutuel de deux des lunes galiléennes dure 4,9 minutes et il est observable en Europe dans un instrument d'amateur.
A 1 h 11 m, Io occulte Europe (= Europe passe derrière le disque de Io) ; ce phénomène mutuel de deux des lunes galiléennes dure 7,4 minutes et il est observable en Europe dans un instrument d'amateur.

Le 25 :

- Le 25 : Du 25 a 27, l’astéroïde 7 Iris passe dans l'amas ouvert d’étoiles Messier 25, situé dans le Sagittaire.

Le 26 :

- Le 26 : Conjonction entre Mars et Aldébaran le 26 à 9 h 37 m TU (séparation : 5,1 °). À voir à l'aube en Europe, au-dessus de l'horizon est-nord-est.

Le 27 :

- Le 27 : A l'orée de l'aube, Vénus passe à un diamètre lunaire à peine de la nébuleuse du Crabe (Messier 1 ) dans le Taureau.

Le 28 :

- Le 28 : La comète C/2006 W3 Christensen passe à moins de trois degrés des nébuleuses des Dentelles du Cygne.

A photographier, notamment si vous possédez un  filtre OIII pour mieux visualiser les délicates Dentelles.

Premier Quartier de Lune à 22 h 00 m.

Le 29 :

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Le 30 :

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Le 31 :

- Le 31 :À 2 h 41 m, Io éclipse Europe ; ce phénomène dure 5,9 minutes et il est observable en Europe dans un instrument d'amateur.

La Lune de ce mois

Pleinse Lune :

le 7 juillet

Dernier Quartier :

le 15 juillet

Nouvelle Lune :

le 22 juillet

Premier Quartier :

le 28 juillet