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L’avenir des télécommunications

Vers un monde digital (I)

Penchons-nous un instant sur les développements récents des télécommunications à travers l’utilisation qu’en font les radioamateurs, les utilisateurs d’Internet et des smartphones pour essayer d’entrevoir leur avenir à plus ou moins long terme. Les perspectives sont en effet réellement fascinantes et inattendues… Voyez par vous-même.

Aujourd’hui le radioamateurisme est une activité pratiquée par plus d’un million d’amateurs à travers le monde. Plus de trois millions de licences ont été distribuées en 2004. Cette activité permet au simple curieux ou au scientifique non seulement de communiquer par ondes-courtes, mais également d’étudier les propriétés de l’ionosphère, d'inventer de nouveaux modes de modulation, d’expérimenter de nouvelles antennes ou des montages électroniques.

Depuis plus de 100 ans (Cf. The History of Amateur Radio sur ce site) le radioamateurisme est source d’une grande diversité d’intérêts et a conduit à plusieurs découvertes majeures dont évidemment celle des télécommunications par ondes-courtes et de l'ionosphère. Jusqu’où cette activité peut-elle nous conduire à long terme ?

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Aujourd’hui aucune des grandes sociétés concernées par les communications radiofréquence (des ondes-courtes aux micro-ondes) n’est capable d’imaginer l’avenir des télécommunications. La technologie associée à ce média évolue à un taux tellement rapide et dans de si nombreuses directions différentes qu’il est virtuellement impossible de prédire son développement au-delà d’une génération. De nouveaux standards apparaissent, disparaissent, fusionnent, sans attendre le verdict des utilisateurs. Dur dans ces conditions de prévoir l’avenir. Une chose est cependant certaine. L’avenir des ondes-courtes est étroitement lié au développement des ordinateurs, des communications digitales, alliés à la croissance rapide d’Internet.

L'intérêt de la technologie digitale réside dans sa facilité à traiter les signaux, là où un système analogique n'obtiendra jamais des résultats aussi spectaculaires.

La meilleure preuve de cette tendance est le fait que depuis les années 1990 tous les fabricants d'équipement radioamateur proposent des transceivers traitant les signaux de manière numérique grâce à un ordinateur intégré et des fonctions DSP, certains proposant même un écran TFT pilotable avec la souris.

Voici par exemple trois transceivers HF haut de gamme offrant les meilleurs performances générales. Ces petits bijoux de technologie valent entre 8000 et 12000€ :

Icom IC-7851

Yaesu FT-DX5000MP

Kenwood TS-990

Pris dans la toile

Selon une étude de l’INSEE réalisée en 2004, 70% des couples français avec enfants disposaient d'un micro-ordinateur à la maison (contre 19% en 1998), alors que la moyenne nationale était de 45 %. Cette proportion est plus élevée en Belgique.

Que nous annonce Internet ? Aujourd’hui, en Europe où pratiquement deux habitants sur trois disposent d'un ordinateur et où les enfants apprennent l’informatique avant de savoir écrire sans faute, à peine 20% de la population utilise Internet. Les internautes s'y connectent en moyenne 16.5 jours par mois, totalisant 24 heures de connexion durant lesquels ils accèdent à 2662 pages web. Aux Etats-Unis, 114 millions de personnes s'y connectent quotidiennement.

A consulter : World Internet Usage - Nation Master

Si vous travaillez régulièrement avec cet outil, vous savez combien Internet peut influencer votre comportement ainsi que vos activités à la fois professionnelles et privées. Mais jusqu’où peut-on aller avec Internet ? Et est-il utile et offre-t-il suffisamment de sécurité si nous étendons ses applications dans tous les domaines ? Ne risquons-nous pas d’être “pris” dans cette immense toile ? Telles sont quelques unes des grandes questions auxquelles notre société devra répondre dans un proche avenir si nous ne voulons pas être surpris par quelques inconvénients et effets de bord de son utilisation sans garde-fou. En effet, Internet n'est pas un technologie banale et cache quelques défauts de jeunesse.

Internet : tout à la fois média, réseau et outil

Analyser ce qu’est devenu Internet et essayons d’identifier ce que nous devrions éviter à l’avenir si nous utilisons le web de manière trop intensive.

Internet n’est pas un média comme la télévision ou les magazines. Même si certaines radios et TV sont accessibles par Internet en mode streaming audio/vidéo (débit continu), Internet est avant tout un réseau, physique, reliant des ordinateurs entre eux.

Internet est également un outil comprenant un système de messagerie, des chats et autres moyens de conférence ouvrant des espaces de discussion publics, ainsi qu’une concentration de bases de connaissances accessibles à travers les navigateurs (browsers) et moteurs de recherche. Mais tout le monde n’apprécie pas ce nouvel outil. Il ne s’agit pas seulement d’une sensation subjective basée sur des préjugés envers les nouvelles technologies qu’éprouveraient certaines personnes qui ne seraient pas habituées à l’informatique, mais un fait lié à notre représentation de la société.

Vous devez tout d’abord avoir quelques connaissances élémentaires en informatique pour utiliser un ordinateur et ses différentes applications (logiciels bureautiques, messagerie, chat, bases de données, etc).

Vous devez disposer d’une certaine culture pour comprendre ce que vous lisez ou ce que vous recherchez. Cette « culture globale », à l’échelle du monde, n’existe pas encore, comme elle n’existe pas encore à propos de la télévision. Chaque nation ou entité économique édicte ses propres règles, ses us et coutumes qui sont différentes en Europe de celles mises en pratique en Afrique, en Asie, dans le Pacifique ou en Amérique du Nord ou du Sud. Votre culture est particulière à votre pays ou à votre style de vie, d’où la difficulté de trouver le même intérêt pour Internet chez un amateur vivant par exemple sur une île perdue dans l’océan Pacifique et chez un amateur vivant au centre d’une grande capitale européenne ou aux Etats-Unis par exemple.

Enfin, Internet étant pratiquement en dehors de tout contrôle, il est victime de son succès et la proie des pirates, des virus, du spam, du phishing,... sans parler de la pornographie. Le sujet s'écartant du thème de cet article, nous le traiterons séparément.

A lire : Internet pour le meilleur et pour le pire

Internet : support des communications

Internet est aujourd’hui présent dans la plupart des secteurs de la vie et beaucoup d'amateurs comme de professionnels ne peuvent plus travailler sans son assistance. Dans le futur, Internet restera probablement proche des utilisateurs, jusqu’à se fixer dans nos vêtements et nos accessoires grâce à des interfaces souples reliés par ondes-courtes.

L’expansion de la technologie "Voice over IP" (VoIP) est certainement l’une des principales tendances d’Internet. Cet environnement supporte à la fois la voix et des données, complété par de nouveaux services aujourd’hui inaccessibles sur le réseau téléphonique analogique (sur les anciennes lignes de cuivre). Cet environnement à la pointe de la technologie offre une telle bande passante que même un particulier peut aujourd'hui facilement utiliser à domicile des services comme la téléconférence vidéo en HD, les applications CRM (gestion de la relation client) intégrées à des services vocaux, une messagerie vocale, un fax, la vidéo à la demande, des jeux en ligne et même crypter ses messages.

MSN Live Messenger (gauche) fut remplacé en 2012 par Skype (centre). Cette dernière application offre l'avantage de pouvoir appeler un numéro de téléphone privé si votre correspondant n'est pas relié à Internet. Coût de la communication: environ 0.017 € par minute. A droite, la messagerie instantanée Adium d'Apple.

Grâce à des messageries instantanées comme MSN Live Messenger arrêtée en 2012 au profit de Skype, Internet permet de communiquer gratuitement avec d'autres utilisateurs à travers le monde. Skype offre l'avantage de pouvoir téléphoner par Internet à n'importe quel correspondant ayant un numéro de téléphone, fixe ou mobile, à travers le monde pour le prix d'une communication locale ou presque (en général 0.017 € par minute, jusqu'à 0.2 € vers certains pays). En moyenne plus de 2 millions d'utilisateurs sont connectés en permanence à ce service.

Apple fournit une solution similaire avec Adium. On peut également citer les solutions d'AOL ou de Yahoo parmi des dizaines d'autres.

Une fois qu'on a goûté à ces outils et constaté la différence sur sa facture de téléphone, on ne peut plus s'en passer.

Dans beaucoup de pays occidentaux Internet est déjà disponible sur le câble TV, parfois via satellite, ou par fibre optique, à un prix nettement inférieur à celui de la liaison téléphonique. Cette haute technologie est totalement transparente pour l'utilisateur final.

En option (par abonnement), grâce aux liaisons par satellite ou fibres optiques, à votre demande, vous pouvez télécharger sur le disque dur NAS de votre routeur Wi-Fi local vos films, vos émissions de radio favorites et les flux RSS en utilisant une technologie similaire au DivX, MPEG et au streaming, et vous êtes seulement crédités pour le temps de téléchargement (s'il n'est pas compris dans le forfait).

Aujourd'hui, les derniers modèles d'ordinateurs sont vendus avec une carte TV et Wi-Fi et vous pouvez déjà ci et là selon la configuration hardware, déjà transférer très facilement données, images, sons et vidéos d’un média à un autre : d’Internet vers la TV ou vers l'ordinateur, de la TV vers l'enregistreur DVD DivX ou vers le smartphone, de l'ordinateur vers la TV ou vers le disque NAS du routeur Wi-Fi, du smartphone vers l'ordinateur ou la TV, de la caméra vidéo ou de l'APN vers l'ordinateur ou n’importe quelle autre combinaison. L'"internet des objet" ou des cyberobjets où chaque appareil est identifié par une adresse IP ou une signature RFID est une réalité.

Les essais de transmissions à large bande par le réseau d’alimentation électrique (CPL ou BPL en anglais) tendent également à démontrer que de nouvelles applications seront bientôt accessibles à travers nos simples prises de courant. Est-ce un plus ? Pas pour tout le monde.

A ce jour, toutes les administrations de télécommunications ont accordé aux prestataires de services l’autorisation de tester ce nouveau de mode de transmission de données. Mais ils réalisent ces essais sans tenir compte des privilèges accordés à la communauté radioamateur ou aux autres utilisateurs du spectre des fréquences. L’autorité de tutelle demande seulement aux prestataires de « trouver une solution » pour éviter les interférences sur les ondes-courtes. Mais jusqu’à présent le niveau d’interférence atteint encore des seuils incompatibles avec l’activité des radioamateurs et des autres services, y compris pour certaines sociétés de radiodiffusion AM. Le signal BPL atteint 28 mV (un signal d'une intensité d'environ S-8) dans les bandes amateurs et de radiodiffusion alors qu’une liaison radio peut déjà s‘établir avec un signal d’à peine 0.12 mV ou S-1 lorsque le signal du correspondant est très faible. 

Les télécommunications. Document GMD.

C’est ainsi qu’Etats-Unis, après une flambée d’essais dans pratiquement tous les états, certains fournisseurs ont dû faire marche arrière devant les procès intentés par les particuliers du fait de leur incapacité à réduire les interférences.

Malgré cela, les essais continuent ailleurs, y compris dans beaucoup de pays européens au grand dam des radioamateurs et des stations de radio. Les autorités européennes étant en faveur de cette technologie dite des "courants porteurs", espérons qu’une solution sera bientôt trouvée à ce problème qui satisfasse toutes les parties concernées. En attendant, les utilisateurs de ces technologies doivent savoir que la plupart de ces appareils émettent des parasites et que s'ils tombent dans des bandes du spectre réservées à d'autres usages, ils sont en violation avec la loi. Aussi, avant achat, informez-vous et consultez les notices techniques.

Cette démonstration de haute technologie est impressionnante, même pour un amateur averti. Considéré dans sa globalité, il y a des chances que l’éventail des télécommunications qui nous seront offertes dans le futur grâce à Internet seront étonnantes et, espérons-le, utiles à la communauté, nous permettant par exemple d’exécuter des taches routinières en un clic de souris ou simplement en appuyant sur un écran tactile.

En bref, l’avenir des technologies de l’information représente tout à la fois une frontière pleine de surprises mais inconnue et insécurisée. Je ne veux pas vous effrayer, elle reflète seulement une réalité de notre village global post-moderne. Espérons que le futur nous fasse encore sourire et sera fantastique !

2eme partie

Le smartphone, le nouvel accès réseau

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