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Les recontres rapprochées

Photo extraite d'un film de Marcel Alfarano montrant l'OVNI triangulaire qui survola la Wallonie le 31 mars 1990 vers 2h20 et pris en chasse par deux F-16. Sa nature demeure inconnue. Ce document n'a rien à voir avec la maquette de Petit-Rechain qui ne vola jamais.

Les rencontres rapprochées du 1er type

Les récits historiques que nous avons évoqués jusqu'à présent concernent essentiellement, si on reprend la classification du Dr Hynek, de Lumières Nocturnes, de Disques Diurnes ou de Radar-Optiques, exception faite des cas de destruction ou d'enlèvement où lorsque l'observation se faisait à courte distance.

Toutes ces observations ont un point en commun : tous les témoins ont été secoués par leur expérience, la plupart n'ayant même pas été porter leur témoignage à la police par peur du ridicule.

Ceci dit, parmi les notifications que nous connaissons, y a-t-il eu ces dernières années des rencontres rapprochées exceptionnelles, qui nous auraient par exemple apporté quelques indices sur la nature du phénomène OVNI ?

Il existe quelques cas d’anthologie qui vont nous permettre d'insister sur les caractères constants que l’on retrouve dans chaque catégorie de rencontre. En effet, malgré une variation relative, par leur répétition, ils témoignent de l’existence d’un phénomène indépendant des observateurs ou des conditions d’observation.

Sur l'ensemble des notifications d'OVNI, les rencontres du 1er type représentent 20 % des notifications, elles sont 3 fois moins nombreuses que les notifications de Disques Diurnes et des Lumières Nocturnes mais restent malgré tout deux fois plus nombreuses que les rencontres du 2e et du 3e type.

Parmi ces notifications, l'OVNI en forme de triangle complète les notifications de soucoupes et autres cigares volants.

Fait significatif mais qui n'apporte aucune lumière sur sa nature, la forme triangulaire est apparue au début des années 1980. Or l'Armé américaine n'a révélé au public l'existence des avions furtis F-117 et B-2 qu'en novembre 1988 tandis que le premier F-117A qui présente effectivement trois lumières vu d'en dessous ne vola qu'à partir de 1983 (Cf. cet article sur la Zone 51). Leur existence a permis de démystifier certaines notifications mais pour l'essentiel restaient expliquées.

Examinons ces notifications relativement récentes et ce qu'elles ont de particulier voire d'extarordinaire.

Le triangle belge (1989-1991)

L'un des cas les plus célèbres est l'OVNI "triangulaire" apparut durant la vague belge de 1989-1991[1] et dont la presse internationale se fit l'écho.

Malheureusement, nous savons depuis 2011 que la photographie en couleurs prise à Petit-Rechain, près de Verviers, était un canular.

Nous n'allons donc pas nous attarder ici sur cette photographie. Néanmoins, le sujet ayant suscité tellement d'intérêt, vous trouverez une description complète de ce canular et ses conséquences dans l'article ci-dessous. Il est en effet utile de l'analyser car plusieurs faits dans l'attitude des différents acteurs (l'auteur du canular et certains journalistes) ont finalement nuit à la crédibilité de toute la vague belge, sans pour autant remettre en cause les mesures physiques notamment.

Cliquer sur l'image pour consulter l'article

Sachant que la maquette de Petit-Rechain n'a jamais volé, on ne peut pas résumer la vague belge d'OVNI à ce canular, encore moins lorsque des enregistrements radars ont révélé à plusieurs occasions la présence d'un phénomène tout à fait anormal au-dessus de la Belgique, parfois corrélé par des témoins au sol.

Un OVNI triangulaire dans l'est de la Belgique

Un OVNI triangulaire et lumineux survola bien la Belgique à partir du 29 novembre 1989, avant le canular de Petit-Rechain.

En effet, au total, trente groupes de témoins répartis sur 800 km2 entre Liège et les frontières allemande et néerlandaise ont observé durant 12 heures un étrange objet triangulaire lumineux évoluant silencieusement ou avec un très légé sifflement et très lentement à basse basse altitude, sans créer de turbulence.

Les gendarmes v.M. et N. assistèrent à un spectacle qui rend cet OVNI encore plus mystérieux. Vers 18h30 alors qu'il survolait le barrage de la Gileppe situé à 5 km au sud d'Eupen, "il émit de manière répétée et simultanément, deux minces faisceaux de lumière rougeâtre en direction opposée. Ces faisceaux sont parfaitement rectilignes, de section constante et très fins, mais bien visibles. Ils sortent de l'objet à grande vitesse et restent visibles pendant un certain temps. Au moment où ils disparaissent, une boule rouge subsiste aux extrémités des deux faisceaux. Ces "boules de feu" reviennent vers l'objet et tournent alors pendant quelque temps autour de la boule blanche" puis le phénomène se répéta.

Plus étonnant encore, vers 18h45, les deux gendarmes virent simulanément un deuxième OVNI triangulaire s'élever dans le ciel. Ils distinguèrent clairement, à contre-jour, "une coupole" posée sur une calotte sphérique au centre d'une plaque peu épaisse. Cette coupole était "pourvue de "fenêtres" rectangulaires, éclairées de l'intérieur". L'OVNI s'éloigna en direction du nord. Il aurait été vu un peu plus tôt par un gendarme de la caserne d'Eupen, qui vit un "objet lumineux stationnaire" évoluer en direction de Membach.

Leur récit étant très détaillé, vous trouverez les témoignages des trois patrouilles de gendarmes dans ce compte-rendu annexe résumant les notifications enregistrées ce soir là par la SOBEPS.

Document Google/T.Lombry. Document Google/T.Lombry.

A gauche, vue oblique de la zone d'environ 6x5 km où évolua l'OVNI triangulaire observé le 29 novembre 1990 par les gendarmes d'Eupen. A droite, vue oblique de la région (~140x70 km) parcourue par l'OVNI suivi par radar entre Eghezée et la frontière Allemande, et vu par L.Brenig près de Beaufays, au sud-est de Liège le 18 mars 1990. Documents T.Lombry.

Observation d'un OVNI triangulaire corrélé par radar

Plus tard dans l'année, le 18 mars 1990, le physicien Léon Brenig de l'ULB, conseillé scientifique de la SOBEPS, observa à son tour un OVNI triangulaire comme en témoigne ce rapport classifié du Ministère de la Défense.

Il était 20h30. Léon Brenig roulait sur l'autoroute des Ardennes dans la région de Beaufays située au sud-est de Liège, quand il observa un objet aérien venant du nord dans sa direction. Il avait la forme d'un triangle de la taille d'une balle de ping-pong entouré d'une lumière jaune. Il présentait au centre une lumière rouge qui variait d'intensité. Il semblait être à une altitude de 500 à 1000 mètres, se déplaçant à faible vitesse et sans bruit. Il ne se déplaçait pas ni ne se comportait comme un avion.

Léon Brenig appela un ami habitant la région qui vint sur les lieux et pris quelques photos avec un téléobjectif et un film de 400 ASA. Les deux témoins insistèrent sur le fait que l'objet n'était pas un avion ni une projection holographique car le ciel était dégagé.

L'observation fut notifiée mais resta isolée jusqu'à ce que le Pr Auguste Meessen, physicien de l'UCL, analyse les données enregistrées par les radars militaires et civils après la mission des F-16 fin mars 1990 (voir plus bas). 

Alignement anormal d'échos radars (rouge) rejoignant la trace d'un avion (vert) avant de disparaître en franchissant la frontière belgo-allemande. Informations extraites des données du radar de l'aéroport de Bruxelles (Zaventem) du 18 mars 1990 à partir de 20h32. Il est encore plus étrange que le physicien Léon Brenig et un ami observèrent un OVNI à 20h30 dans la même région que le premier écho radar. Document COBEPS.

Comme on le voit à gauche, il trouva un alignement inhabituel (Figure 18 page 29 du fichier PDF) dans les données du radar civil de l'aéroport de Bruxelles (Zaventem) exactement le même jour, à la même heure et dans la même région que l'observation de Léon Brenig. Cette coïncidence ou plutôt ce fait est remarquable à plus d'un titre.

Le 18 mars 1990 à partir de 20h32, un écho radar apparut au sud du couloir aérien Bruxelles-Liège, à hauteur d'Eghezée. Il progesse sur une route linéaire mais tout en zigzaguant de manière régulière (environ 5 changements temporaires de cap par minute). Ce comportement est tout à fait anormal et curieux. L'écho se déplaça à une vitesse moyenne de 780 km/h et dépassa même un avion de ligne volant à 650 km/h. Le pilote n'a pas signalé le phénomène. L'écho poursuivit sa course en Allemagne, au-delà de Francfort où le radar perdit sa trace après 20h45.

Après bientôt 25 ans d'enquêtes, ces notifications demeurent inexpliquées. Qu'ont donc vu ces témoins le 29 novembre 1989 et des milliers de personnes dans les mois qui suivirent ?

À l'époque des faits, on évoqua déjà la possibilité du canular ou de la méprise avec un avion furtif mais cette hypothèse fut vite rejetée car incompatible avec les caractéristiques de vol de l'OVNI, sa lenteur et son silence notamment, sans parler de son éclairage.

Après analyse des comptes-rendus, y compris des enregistrements radars, Auguste Meessen avait émit l’hypothèse extraterrestre, ce qui avait étonné bon nombre de personnes. Il s'est ensuite rétracté pour revenir à des considérations plus réalistes.

Mais le fait qu'un scientifique évoque de suite l'hypothèse la plus difficile à démontrer et balaye d'un revers de la main toutes les autres explications plus réalistes n'était pas faire preuve de beaucoup de rigueur scientifique mais d'un manque de recul et d'une passion un peu trop débridée. On en reparlera à propos de la rigueur scientifique.

On peut bien sûr disserter sur le comportement du public pendant la vague belge et de l'impact des médias et de la photo de Petit-Rechain sur l'amplification de la rumeur ou sur le nombre de notifications. Le sujet étant vaste, nous y reviendrons quand nous aborderons l'aspect sociologique du phénomène OVNI, un sujet très instructif.

Mais parmi toutes les notifications restées inexpliquées, il y a notamment des données physiques, les enregistrements des échos radars du F-16 et ceux des Centres radars de contrôle de la Force Aérienne Belge pour lesquels ni les militaires ni les scientifiques n'ont d'explication.

Ces données physiques et objectives sont donc d'une grande valeur et méritent notre attention.

A voir : OVNI vague Belge (sur Dailymotion)

Vague d'OVNI en Belgique

OVNIs belges

L'OVNI de la Vague Belge

Lumières nocturnes d'un OVNI triangulaire filmé depuis le sol le 31 mars 1990 vers 2h20 dans la région de Wavre pendant que les F-16 le poursuivait. Rappelons que la maquette de Petit-Rechain ne vola jamais. Cliquer sur l'image pour lancer une vidéo .MP4 de 11 MB. Document SOBEPS/COBEPS.

Les enregistrements radars des F-16

Cela faisait quelques semaines maintenant que la vague d'OVNI triangulaire se déroulait en Belgique. Les observations des gendarmes et de Léon Brenig révélaient un véritable problème de sécurité aérienne. Par sécurité, Guy Coëme, Ministre de la Défense, en accord avec l'OTAN et la Force Aérienne Belge avait déjà demandé à deux F-16 de l'escadrille du 1er J Wing postés en QRA (Quick Reaction Area) de se tenir prêt à un "Scramble" - un décollage immédiat dans un temps inférieur à dix minutes - dès qu'on leur signalerait une activité aérienne suspecte.

L'occasion se manifesta plus rapidement que prévu. A deux reprises fin 1989, les F-16 avaient décollé, mais en vain. La première fois, le 5 décembre 1989, ils n'avaient rien détecté.

La seconde fois, le 16 décembre 1989, il s'agissait de taches lumineuses émises par les lasers de puissance d'une boîte de nuit. Oui, comme aux Etats-Unis, en Belgique il arrive que les F-16 chassent des lanternes !

Après enquête auprès des services militaires et civils concernés, le 21 décembre 1989, le Ministre de la défense confirma dans un communiqué de presse que "toutes les hypothèses relatives à la présence d'engins militaires dans notre espace aérien sont définitivement à exclure."

En d'autres termes, personne n'était capable d'identifier cet OVNI et l'Armée restait impuissante.

Les mois passèrent et le weekend Pascal approcha. Selon la SOBEPS et les autorités, c'était l'occasion rêvée de faire appel au public et aux ressources de la Force Aérienne ainsi que des scientifiques pour tenter d'identifier cet OVNI et élucider ce mystère. La SOBEPS plaça des observateurs sur des pylônes militaires équipés d'émetteurs-récepteurs radios. Pendant ce temps, la population était invitée à signaler tout phénomène étrange à la gendarmerie ou à la SOBEPS.

Quelques jours plus tard, dans la nuit du 30 au 31 mars 1990, des observateurs signalèrent un OVNI au sud de Bruxelles. L'observation débuta le 30 mars 1990 vers 23 heures lorsque le capitaine de gendarmerie Pinson de la gendarmerie de Wavre et son épouse remarquèrent dans le ciel étoilé un point lumineux très brillant se comportant d'une manière étrange. Il bougeait parfois brusquement, mais toujours autour d'une même position moyenne, en couvrant une zone dont la grandeur semblait être comparable à celle du disque lunaire. En outre, la couleur changeait pendant de longues périodes, pouvant aller jusqu'à 10 secondes.

Intrigué, le gendarme téléphona au Centre radar militaire (CRC, Control Reporting Center) de Glons situé au nord de Liège pour demander s'ils avaient détecté quelque chose d'anormal. Examinant la région de Wavre, les opérateurs découvrirent effectivement un écho non identifié qui apparaissait très souvent. Il se déplaçait lentement, mais systématiquement d'est en ouest.

Ces observations visuelles furent confirmées vers 0h30 par d'autres gendarmes de la brigade de Wavre dont M.Renkin comme le confirme ce rapport, tandis que l'écho radar continuait à se manifester de la même manière. Sa présence fut confirmée par le CRC de Semmerzake situé en Flandre, au nord-ouest de Bruxelles.

Ces deux centres de contrôle disposent de radars d'une portée de 300 km. En raison du relief et des interférences avec les autres objets mobiles (automobiles, etc), ces radars comme ceux des F-16 ne peuvent identifier un objet évoluant en-dessous d'environ 200 pieds-sol ou 65 mètres d'altitude.

L'écho radar (losange) relevé par le F-16 AL 17 de la Force Aérienne Belge le 31 mars 1990. L'écho se situe à 10000 pieds soit environ 3000 m d'altitude et évolue à 570 noeuds ou 1056 km/h. Quelques secondes plus tard, il accéléra subitement et disparut du radar.

Après les contrôles d'usage de la Force Aérienne qui durèrent tout de même 50 minutes (pour éliminer tout risque d'avoir identifié un faux écho ou une inversion de température), ordre de "Scramble" fut donné deux F-16 du 1er J Wing (AL 17 et AL 23) "pour interception et, si possible, identification d'un objet volant non identifié observé par des témoins au sol". Il était 0h05 locale.

Au cours de leur mission, entre 0h07 et 0h54, sous le contrôle du CRC de Glons les deux pilotes firent neuf tentatives d'interception durant lesquelles leur radar embarqué respectif aura de brefs contacts avec les objectifs désignés par Glons. A trois reprises les radars des F-16 resteront verrouillés (lock-on) sur l'objectif mais ils n'eurent jamais de contact visuel. Faits significatifs, l'OVNI ne délivra aucun message permettant de l'identifier.

La zone d'opération s'étendit à travers une bonne partie de la Belgique, de l'ouest de Bruxelles à Liège et du nord de Namur au nord-ouest de Mons, couvrant un volume d'environ 180 km de longueur sur 40 km  de large et 4 km de hauteur.

Lors du premier verrouillage à 0h13, l'objectif était situé à 6 NM soit 11 km et à 9000 pieds ou 2743 m d'altitude. L'objectif passa brusquement de 150 à 970 noeuds (278 à 1796 km/h), chuta de 9000 à 5000 pieds ou 1500 m, puis grimpa à 11000 pieds ou 3350 m pour replonger vers le sol un instant plus tard. Après quelques secondes il disparut des radars (break lock). Evoluant à moins de 200 pieds-sol, la cible échappa aux radars des F-16 et à ceux des CRC de Glons et Semmerzake.

De temps en temps l'écho réapparut sur les écrans mais trop faiblement pour être clairement suivi. L'AL 17 eut un contact radar à 5000 pieds et à 20 NM de Beauvechain. L'objectif se déplaçait à très grande vitesse, 740 noeuds ou 1389 km/h soit Mach 1.2. Le verrouillage dura 6 secondes puis le radar le perdit, un signal de brouillage (jamming) apparaissant sur le scope.

A ce moment là des témoins au sol virent trois fois le F-16 traverser le ciel. Lors de son troisième passage, ils virent les avions tourner en cercle au centre de la grande formation lumineuse vue initialement. Au même moment, ils notèrent que le petit triangle lumineux disparut alors que le plus grand, situé à l'ouest du grand triangle, se déplaça très rapidement, probablement vers le haut. Ce point émettait une intense lumière rouge de manière répétée durant la manoeuvre. Les deux autres points du grand triangle disparurent juste après. Le point brillant situé au-dessus d'Eghezée disparut à son tour et seul le point situé à l'ouest du triangle resta lumineux.

Les CRC de Glons et Semmerzake eurent un contact à 6 NM de Beauvechain se dirigeant vers Bierset à 7000 pieds ou 2100 m d'altitude à plus de Mach 1. Ils enregistrèrent des vitesses allant de 470 à 690 noeuds (870 à 1278 km/h). Le contact fut perdu au-dessus de Bierset. Le CRC de Masstrich en Allemagne n'a pas eu de contact avec l'OVNI.

A un moment, les F-16 eurent un contact radar. Il était similaire à celui d'un avion se déplaçant à 45 km/h, changeant fréquemment de cap et d'altitude.

L'écho radar (losange) relevé par le F-16 AL 17 de la Force Aérienne Belge le 31 mars 1990. Quelques secondes plus tôt l'écho était à 10000 pieds. A cet instant il descendait sous 100 pieds ou 30 m d'altitude à plus de 990 noeuds ou 1830 km/h.

Lors d'un autre verrouillage, l'objectif se trouvait à 7000 pieds ou 2100 mètres d'altitude. Il prit progressivement de la vitesse et de l'attitude pour atteindre en quelques secondes 10000 pieds ou environ 3000 mètres où il ralentit. Puis soudainement, à 280 km/h, l'OVNI se dégagea, passant de 10000 pieds à 500 pieds en 5 secondes tout en accélérant jusqu'à 1500 km/h !

Cette accélération correspond à 40 g. Or aucun être humain ne peut supporter plus de 8 g dans ces conditions (exceptionnellement un pilote peut supporter 20 g en accélération vers l'avant durant 6 secondes ou même 100 g mais durant une fraction de seconde et souvent suite à un accident et avec des lésions et des séquelles irréversibles).

Un peu plus tard le CRC de Glons mentionna un éventuel contact à 10 NM des deux avions à 10000 pieds d'altitude. Les pilotes eurent un contact radar à 7 NM. De nouveau ils notèrent que l'objectif accéléra brusquement de 100 à 600 noeuds (185 à 1111 km/h). Le verrouillage fut perdu quelques secondes plus tard, puis les F-16 et le CRC perdirent le contact avec l'OVNI.

La trajectoire et les accélérations de l'OVNI étaient extrêmement erratiques et déconcertantes. Il était capable d'accélérer de 27 noeuds jusqu'à 990 noeuds ou 1830 km/h (Mach 1.5) en quelques secondes. A un autre moment, alors qu'il était à plus de 6000 pieds ou 1800 mètres d'altitude, il plongea rapidement vers le sol et disparut de nouveau des radars. 

Par la suite le RAPCON de Beauvechain mentionna un contact radar à 6500 pieds, cap 160 à 5 NM de l'aérodrome. Le CRC de Glons avait aussi un contact à la même position. Il fut observé jusque 0h56.

Vers 1 h du matin, l'OVNI avait totalement disparu. Les deux F-16 quittèrent la fréquence du CRC de Glons et rentrèrent à leur base.

L'OVNI "joua" ainsi pendant 45 minutes avec les chasseurs. Il plongea vers le sol à très grande vitesse comme s'il voulait délibérément échapper aux radars puis remonta tranquillement un peu plus loin, réapparaissant sur les scopes des radars, et déclenchant une nouvelle procédure d'interception, etc.

Cet étrange manège fut observé au sol par un grand nombre de témoins, dont vingt gendarmes, qui verront l'OVNI et les F-16 comme en témoigne ce rapport, mais bizarrement personne n'entendit de bang suspersonique qui pourtant aurait dû se produire. Notons que les F-16 n'avaient pas l'autorisation de passer le mur du son au-dessus des zones habitées.

Au retour des F-16, on découvrit malheureusement que l'enregistreur vidéo de l'avion AL-23 était défectueux et n'avait pas fonctionné. Les scientifiques n'avaient donc aucun moyen de recouper les données des deux F-16.

Toutefois, un fait exceptionnel fut relevé par le Pr A.Meessens qui analysa des données de l'avion AL-17. Il découvrit (Figure 17 page 28 du fichier PDF, voir ci-dessous) que l'un des objectifs verrouillés par les radars des avions et des CRC a suivi pratiquement le même cap, une trajectoire rectiligne, sur 130 km à une altitude croissante variant entre 900, 2000 et 4000 mètres. Sa vitesse oscillait entre 820 et 1200 km/h.

Trace rectiligne de l'OVNI enregistré par le radar de bord (IFF) du F-16 AL-17 (trajet irrégulier) et les radars au sol. Les points ouverts sont les échos détectés par le CRC de Semmerzake, les points fermés ceux détectés par le CRC de Glons. Le premier écho apparut à Semmerzake le 31 mars 1990 à 0h29 et fut perdu à 0h36. Document A.Messens/COBEPS.

Cet écho n'a pas été observé par le radar civil de Zaventem. Il est possible que les conditions n'aient pas été propices à sa détection. De plus les radars militaires sont plus sensibles que les radars civils et sont équipés de systèmes d'amplification de signaux (Low Noise Amplifier) améliorant le rapport signal/bruit.

Concernant la météo, le ciel était clair avec une visibilité de 8 à 15 km, un vent de 50 à 60 noeuds à 10000 pieds. Il y avait une légère inversion de température près du sol et une autre, légère, à 3000 pieds. Ces données sont confirmées dans le rapport du capitaine Pinson. Il mentionna également que les étoiles étaient clairement visibles.

Malheureusement, les observateurs au sol n'avaient aucun moyen pour photographier ou filmer le phénomène. Par chance, l'OVNI fut observé au télescope et décrit comme "une sorte de sphère dont une partie était très brillante. On pouvait distinguer une forme triangulaire". D'autres détails sont mentionnés dans le rapport du capitaine Pinson.

Vous trouverez un compte-rendu de la mission des pilotes sur le site UFO-BBS et le rapport militaire complet sur le forum Le Mystère des Ovnis, ainsi qu'une analyse détaillée des échos radars sur le site du Pr Meessens et sa copie.

A voir : L'armée belge traque les OVNI (sur Dailymotion)

OVNI Belgique

Une autre mission militaire à laquelle seront conviés des scientifiques fut organisée un peu plus tard, cette fois munie de divers appareils de détections mais elle ne parvint pas à localiser l'OVNI.

Après analyse de tous les comptes-rendus et enregistrements, une conférence de presse fut organisée le 22 juin 1990 au QG de l'Armée à Evère par le colonel aviateur De Brouwer, chef de la section Opération.

Malgré la bonne volonté et la transparence dont firent preuve le Ministère de la Défense et l'Armée, les observations faites par les pilotes n'a pas reçu d'explication. Les performances de vol de l'OVNI par exemple laissent tous les pilotes de chasse incrédules. Même s'il s'agissait d'un prototype, aucun pilote ne pourrait supporter les manoeuvres qu'il effectua.

L'évocation d'éventuels "anges" ou faux échos radars n'est pas recevable puisque l'OVNI vu observé en même temps que les F-16 par des témoins au sol.

La SOBEPS publia deux volumineux livres sur la vague Belge en 1991 et 1994. Malheureusement on apprit en 2011 que les photos des couvertures étaient un canular. Si cela remet en question quelques pages de ces livres, les analyses décrites démontrent que des OVNI ont bien survolé la Belgique entre 1989 et 1991.

L'Armée se tourna vers l'OTAN et d'éventuels essais d'un avion expérimental de l'USAF mais l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles a formellement démenti son implication dans ces évènements comme en témoigne cette lettre du Ministère belge de la Défense du 23 septembre 1992.

De toute façon les militaires ne voient pas l'intérêt de faire voler un avion expérimental au-dessus d'une ville, avec tous les risques que cela comprend, survol qui d'ailleurs est interdit. Tout avion qui souhaite survoler le territoire doit également introduire un plan de vol. Enfin, aucun expert ne pense qu'un aviateur professionnel prendrait le risque de survoler la Belgique clandestinement, encore moins de nuit.

Il n'empêche que Léon Brenig doute qu'avec ses moyens, ses satellites à haute résolution et son réseau d'espionnage, l'OTAN ne sache rien à ce sujet. Toutefois elle resta muette. On y reviendra.

Quant à savoir pourquoi cela s'est passé en Belgique et nul part ailleurs ? Nul ne le sait.

Bien d'autres questions restent sans réponse. Comme le dira le colonel De Brouwer en guise de conclusion aux journalistes : "Effectivement, il s'est passé en Belgique quelque chose que nous ne maîtrisons pas"... Mais peut-être ne savait-il pas tout. Le mystère demeure.

Faut-il s'en inquiéter ? Théoriquement oui puisque quelque chose s'est manifesté dans le ciel et près de zones habitées que nous ne comprenons pas et ne maîtrisons pas. Mais tant que le risque ou la menace n'est pas identifiée ni tangible, personne ne va courir après des lanternes et accepter d'investir des millions d'euros dans l'étude d'un phénomène aussi étrange que fugace. Réalité du quotidien oblige, nous avons malheureusement d'autres priorités.

Néanmoins nous reviendrons sur le rôle et la démarche des militaires.

A part la vague belge, d'autres rencontres du 1er type restent tout aussi énigmatiques, notamment les notifications d'OVNI faites en France en novembre 1990 et "lumières de Phoenix" aux Etats-Unis en 1997 notamment.

Vague d'OVNI sur la France (1990)

 Le 5 novembre 1990, plus de 400 OVNI ont survolé la France dont certains mesuraient près de 2 kilomètres de longueur. Plus de 500 témoignages répartis sur 74 départements de la France ont été récoltés par le SEPRA et d'autres associations d'ufologie. Il y eut deux pics d'activités, l'un à 18h50 dans le sud de la France (Pyrénées) l'autre à 19h dans l'est de la France, où les témoins ont vu défiler plus de 200 OVNI énormes ! Des observations similaires furent rapportées en Bretagne et en Ile-de-France. Ce défilement d'OVNI a duré jusqu'au delà de 23 heures.

Les objets présentaient des points lumineux rouges sombres et une masse noire de 200 ou 300 m de longueur, parfois dix fois plus grande et se déplaçaient lentement sans émettre de fumée ou de bruit. Ils présentaient seulement une sorte de bande blanche lumineuse sur la face ventrale. Ces objets semblaient évoluer à haute altitude.

Pour le SEPRA, organe officiel du CNES, ainsi que pour l'Aviation civile de Paris, il s'agirait de la rentrée atmosphérique d'un satellite. Pour les astronomes de l'Observatoire de Munich, il s'agirait plutôt de la chute de météores. Or ces phénomènes ont été observés par des contrôleurs aériens qui ont l'habitude des faux échos et des méprises. Jean-Claude Ribes, directeur de l'Observatoire de Lyon refute également ces deux hypothèses.

Des centaines de témoins ont catégoriquement refusé l'explication du SEPRA vu l'ampleur du phénomène et les descriptions des OVNI. Un document de la NASA a bien signalé la rentrée d'un satellite à cette heure là mais il ne peut expliquer la durée d'observation qui s'étala sur plusieurs minutes. De plus, aucun OVNI n'a suivi une trajectoire descendante mais au contraire horizontale et de conserve. Aucun débris de satellite ni météore ne pénètre l'atmosphère de cette manière.

Plus étonnant, le 7 novembre 1990, un OVNI fut observé au-dessus de Montréal, au Canada. Il évoluait à une altitude comprise entre 1000 et 2700 mètres et présentait un diamètre avoisinant 500 mètres. Il est resté au moins 3 heures au dessus de Montréal. Certains estiment qu'il y aurait des liens entre ces deux évènements qui demeurent inexpliqués.

Jean-Jacques Velasco du SEPRA reconnaît toutefois que 20 % des rapports qu'on leur soumet restent inexpliqués. Selon les témoins, ceux-ci en font partie.

Vous trouverez le reportage de Franck Marie de Banque OVNI et Thierry Garnier responsable de France OVNI sur Dailymotion ainsi qu'un reportage de France 2 sur ces observations.

Les lumières de Phoenix (1997)

La formation lumineuse observée près de Phoenix le 13 mars 1997 vers 22h durant plus de 4 minutes. Selon Bruce Maccabee il s'agirait de fusées éclairantes de l'USAF situées à plus de 120 km du témoin et à 5000 m d'altitude. Cliquer ici pour lancer l'animation (Mpeg de 1.6 MB). Document MUFON/Mike Krzyston.

Le 13 mars 1997 à Phoenix en Arizona, à partir de 21h locale de nombreux témoins ont observé des lumières nocturnes alignées dans le ciel formant un arc ou une sorte de V inversé.

Tout commença en fait trois jours plus tôt lorsqu’un homme prénommé Steve rapporta l’observation de lumières nocturnes dans ciel d’Awahatukee, une petite ville située au sud de Phoenix. Il avait enregistré sur une cassette vidéo d’étranges lumières oranges volant au-dessus de la réserve indienne de Gila River. Les enquêteurs du MUFON enquêteront sur l’affaire ainsi que divers journalistes.

Selon Steven, les lumières sont apparues entre 21 et 22h. Peu avant 22h, une lumière est apparue dans le ciel. En l’espace d’une minute 6 globes lumineux jaune-orangés sont apparus. Ils étaient extrêmement brillants et formaient une ligne droite légèrement inclinée. La lumière située le plus à gauche de la formation était divisée en deux parties.

Il observa le phénomène avec un téléobjectif catadioptrique (certains citent un téléobjectif à miroir de 500 mm de focale d'autres un Celestron C5 de 1250 mm de focale). Sa caméra vidéo était en panne mais son ami Tom King put enregistrer 4 minutes de film, montrant l’extinction graduelle des lumières de droite à gauche. Ces lumières se déplaçaient lentement et sans aucun bruit du nord vers le sud de l’Etat.

Vers 20h locale, un homme habitant Paulden, en Arizona appela le journal “Daily Courier” et dit avoir vu cinq objets en forme de diamant suivi d’une queue. Peu après des avalanches d’appels arrivèrent au National UFO Reporting Center de Prescott. Le phénomène survola ensuite la ville de Phoenix à 20h23.

Les témoins décrivirent l’objet comme “énorme” et présentant 5 ou 6 lumières formant un triangle, traversant le ciel à une vitesse excessivement lente. Par moment la formation semblait accélérer ou ralentir et même s'arrêter en l'air par moment. Elle passa ainsi très lentement au-dessus des villes de Scottsdale, Tempe et Chandler où les témoins observèrent une sorte de structure sombre triangulaire à travers laquelle ils ne voyaient pas le ciel. Vers 20h45 l’objet fut observé dans la région de Tucson. L’une des lumières attachée à l’avant de l’objet se détacha, vola indépendamment un instant avant de revenir à sa place.

Parmi les témoins il y avait un pilote d’avion ayant plus de 29 ans d’expérience accompagné de sa femme. Préférant garder l’anonymat, il nota que les lumières de la formation étaient dirigées vers le sol. Selon lui il ne s’agissait nullement d’un avion de ligne ou d’une formation militaire.

Les différences d'aspects entre les fusées éclairantes de l'USAF (en haut) et les lumières de Phoenix (en bas). Document The Phoenix Lights.

A ce propos, pour les militaires l’explication était simple. Un vol de nuit eut lieu le 13 mars 1997 sur la base aérienne de Luke AFB située à 40 km de Phoenix, au cours duquel furent testés des leurres. Des fusées éclairantes de gros calibres (LUU-2B/B à base de magnésium) furent lancées à 22 h par quatre avions A-10 Warthog à une altitude inhabituellement élevée de 4500 m (15000 pieds) au-dessus des montagnes de la zone "North Tac" (NTR) situées au sud-ouest de Phoenix et tombèrent au sol soutenues par un parachute.

Ces fusées éclairantes seront effectivement observées et filmées par plusieurs témoins dont Mike Krzyston et Chuck Rairdon séparés de 51 kilomètres. Elles feront également la une de Fox10 et CNN.

Le physicien Bruce Maccabee, familié des enquêtes sur les OVNI, et des journalistes analysèrent les nombreuses vidéos enregistrées les 13 mars 1997 et le 14 janvier 1998.

J'ai pris contact avec B. Maccabee pour confirmer certaines observations. Il m'expliqua qu'ils ont effectué des repérage sur les lieux de prises de vues afin de calibrer les vidéos et réalisèrent des mesures par triangulation. Lui et ses collègues conclurent que plusieurs vidéos dont celle de Chuck Rairdon présentée ci-dessus correspondaient à l'observation des fusées éclairantes vues depuis un point élevé proche de Apache Junction.

Dans son rapport, B.Maccabee conclut que les observateurs se situaient à l'ouest, au nord et au nord-est de Phoenix. Les films ont été enregistrés à 22h. Les lumières se trouvaient à 48 km (50 mi) de Phoenix, au delà de la Sierra Estella situées au sud-ouest de la ville, à environ 120 km des observateurs et entre 4500 et 5300 m d'altitude. C'est justement dans ce secteur que se trouve la zone d'exercice "North Tac Range" des militaires.

Si les conclusions de B.Maccabee expliquent certaines notifications du 13 mars 1997 vers 22 h et celles du 14 janvier 1998, de nombreuses personnes ont observé un autre phénomène le 13 mars 1997 quelques heures plus tôt. Aussi, des pilotes et plusieurs témoins rejettèrent l'explication de l'armée et celle de Maccabee car ce qu’ils ont vu n’étaient pas des fusées éclairantes. En effet, les lumières vues le 13 mars 1997 ne faisaient pas de fumée et se déplaçaient en formation dans le sens horizontal. Les fusées éclairantes tombent et suivent une trajectoire aléatoire sous l’emprise des vents.

De plus, les fusée éclairantes ne parcourent jamais des centaines de kilomètres; l'OVNI fut observé entre Flagstaff et Tucson soit sur plus de 300 km durant près d'une heure et se déplaça du nord au sud puis vers le sud-est, alors que les fusées éclairantes furent observées moins de 5 minutes et se sont à peine déplacées.

Enfin, la FAA interdit à quiconque, y compris à l'USAF de lancer des fusées éclairantes ou d'effectuer des exercices au-dessus d’une zone habitée comme Phoenix ou une réserve indienne. Cet exercice aurait été en violation avec la reglementation aérienne.

L’heure ne correspondait pas non plus. Les premières observations de l’OVNI remontent à 20h15 alors que les fusées ne furent visibles qu’à partir de 22h. L'OVNI fut également observé quelques jours plus tôt et plus tard que cet exercice nocturne.

A voir : The Phoenix Lights - Top 10 UFO Encounters #1

A gauche, la trajectoire suivie par l'OVNI vu au-dessus de Phoenix le 13 mars 1997 entre 20h et 20h30. Cette vue oblique couvre une zone d'environ 40x30 km. A droite, vue oblique indiquant les directions dans lesquelles les lumières de Phoenix furent filmées par quatre témoins dont Mike Krzyston et Chuck Rairdon le 14 janvier 1998. La zone couvre une superficie de 200 x 135 km. Selon l'analyse de Bruce Maccabee, ces témoins ont bien vu des fusées éclairantes. Elles furent lancées par l'USAF au sud-ouest de Phoenix, à environ 120 km des témoins au-dessus de la région correspondant à la zone d'exercice militaire "North Tac Range". Documents T.Lombry.

En effet, durant l’enquête on découvrit que d’autres observateurs virent le même phénomène le 7 mars 1997 entre 21h10 et 21h30 le long de la route qui circule parallèlement à l’aéroport de Goodyear, à Avondale, situé à 34 km à l'ouest de l'aéroport international de Phoenix. Ils observèrent une lumière de la couleur d’une lampe orange aux vapeurs de sodium mais de l’intensité des feux d’atterrissage d’un gros avion de combat. La lumière était approximativement à 8 ou 10 km au sud de la centrale nucléaire de Palo Verde qui se situe à 72 km à l’ouest de l’aéroport Sky Harbor de Phoenix. Un jeune homme appelé Scott Montgomery fit un enregistrement vidéo du phénomène vers 22h30 qui sera diffusé sur la chaîne TV Channel 10 le 13 mars 1997 puis sur CNN.

Le 13 mars plusieurs témoins observèrent à nouveau cette forme en V constituée de 5 ou 6 lumières. Un homme nommé Kelley et sa femme virent l’objet à l’ouest de la ville de Glendale vers 20h15 alors qu'ils roulaient en voiture vers le nord sur la 67e avenue. Sa femme attira son attention sur un objet en forme de V composé de 7 lumières distinctes, dont une lumière de tête et 3 lumières sur chaque bras du V. Arrêtant leur voiture un peu plus loin pour mieux observer le phénomène, Kelley ne peut dire s’il vit un seul objet ou un vol de formation de petits objets. Ils observèrent le phénomène durant plusieurs minutes.

Kelley et sa femme sont d’anciens militaires de l’USAF et ont l’habitude de reconnaître les avions et leurs caractéristiques. Ces objets ne présentaient pas de feux de navigation et aucun bruit de moteur n’était audible. Ils ont pu juste estimer que ce V ne faisait pas plus de 1500 m et ne volait pas en-dessous de 600 m d'altitude. D’autres témoins estiment que l’objet volait bas, à environ 500-600 m d’altitude.

L'OVNI observé au dessus de Phoenix le 13 mars 1997 vers 20h30.

Alors que Kelley et sa femme continuaient à observer l’objet, la 3e lumière située à l’arrière de “l’aile” se déplaça vers l’intérieure de la formation, vers la lumière de tête. C’est pour cette raison que Kelley n’a pu certifier qu’il s’agissait d’un seul objet. C’est à ce moment là que la formation pris la forme d’un hexagone, les lumières virèrent à l'orange puis se rapprochèrent les unes des autres. La formation vira vers l’est et sembla s’élever avant de disparaître dans les nuages plus élevés. Pour Kelley également, l’explication des fusées éclairantes ne correspond pas à ce qu'il a observé avec sa femme.

Plusieurs témoins présents dans un camp militaire proche de Scottsdale virent également la formation lumineuse vers 20h30. Elle se dirigeait alors en direction des montagnes situées au sud du comté. L’objet déploya ses “ailes” à hauteur des montagnes d’Estrella, prenant l’apparence d’un arc constitué de dix lumières distribuées sur une longueur de 1600 mètres. Deux témoins, une jeune femme prénommée Ozma et son amie Willie virent l’objet descendre à basse altitude et s’arrêter en plein ciel. Elles décrivirent l’objet comme étant énorme, trois à quatre fois plus grand qu’un Boeing 747 et silencieux, ce qui est corroboré par les rapports des autres témoins.

Juste à l’ouest de la position d’Ozma à Scottsdale, Pete Fournier sortait juste d’un réunion locale à 20h et marchait vers l’ouest d’Edgemont à partir de la 42e rue à Phoenix lorsqu’il observa 5 lumières brillantes dans le secteur droit du ciel. Elles semblaient situées au-dessus de Squaw Peak. Les 5 lumières semblaient alignées et suspendues dans le ciel. Quand il arriva chez lui, il appela sa femme et pris sa paire de jumelles.

La formation en forme de V passa à l’ouest de sa maison. Il ne releva aucun son. Lorsque l’objet se déplaça vers le sud-ouest, il changea de forme. Peter connaissait également bien les avions et pour lui aucune partie ne correspondait à celle d’un avion ordinaire, et toutes les lumières étaient blanches et brillantes. Il n’y avait pas les feux rouges et vertes conventionnels ni aucun phare blanc comme en utilise les avions de ligne ou les chasseurs.

Alors que l’objet approcha de l’aéroport de Phoenix Sky Harbor, un pilote décolla, vit les lumières et appela la tour de contrôle pour leur demander s’ils voyaient quelques chose sur leur radar. Les contrôleurs aériens rapportèrent qu’ils n’observaient rien sur leur radar.

Une femme habitant Chandler, située juste au sud-ouest de Phoenix rapporta qu’elle n’avait pas vu les lumières mais que sa fille âgée de 9 ans lui avait dit qu’un faisceau lumineux avait traversé sa chambre ainsi que la cage de son oiseau. Cela se produisit entre 20h50 et 21h10, donc antérieurement aux manoeuvres des militaires.

Le phénomène fut également observé par un chauffeur routier dénommé Bill Greiner. Il vit deux lumières oranges durant deux heures alors qu’il conduisait son camion vers le sud sur l’interstate 17 allant de Verde Valley à l’usine de cimenterie proche de la base de Luke AFB.

Quand il arriva à destination à l’ouest de la vallée, il vit trois avions de chasse décoller de Luke AFB pour intercepter la plus proche des deux lumières qui planait maintenant à 1 ou 2 miles (1.6-3.2 km) au sud-ouest pendant que la seconde lumière restait fixe au nord-ouest. Il était environ 20h30.

Greiner décrivit l’objet comme ressemblant à un couvercle ou des ballons à air chaud sans nacelle et brillants d’un éclat jaune-orangé de l’intérieur et entourés d’un anneau de lumières rouges clignotantes.

Alors que les jets approchèrent de l’OVNI, l'un des pilotes rapporta que l'objet se trouvait à 18000 pieds (5500 m) et décrocha brusquement pour se retrouver à 10500 pieds (3200 m). Malheureusement il n'aura pas d'écho radar. L'OVNI prit ensuite de la vitesse et disparut dans le ciel.

Tom King appela la base de Luke AFB mais ne reçut pour toute réponse que tous les jets avaient atterri pour la nuit dès 19h.

Peu après ces observations, un représentant du MUFON demanda à la radio locale de Phoenix les témoignages d’autres observateurs. C’est ainsi qu’un rapport complémentaire parvint à l'association d'ufologie le 22 mars, rapportant l’observation de 30 lumières à 5h du matin se déplaçant vers le nord. Un dernier témoin isolé rapporte l’observation d’une formation lumineuse le 14 avril 1997, soit un mois plus tard, au-dessus des villes de Chandler et Coolidge.

La vague du 13 mars 1997 est remarquable en raison du nombre de témoignages récoltés par la police locale, les stations radios et le National UFO Reporting Center ainsi que par l’étendue géographique couverte par le phénomène. Il est corroboré et supporté par l’enregistrement d’au moins quatre films vidéos.

Seul problème, une nouvelle fois l’armée fit comme si de rien n’était et ne reconnut même pas avoir lancé des avions cette nuit là alors qu’un témoin les a bien vus !

Le Gouverneur d’Arizona, Fife Symington, n’a pas non plus voulu faire de commentaire sur ces notifications. Comme la FAA, il considéra qu’aucun OVNI ne survolait Phoenix durant la période évoquée. Il finit même par tourner toute l'affaire en dérision lors d'une conférence de presse, présentant au public un animateur habillé en extraterrestre ! Si cela amusa les journalistes présents, les témoins des notifications désapprouvèrent cette mauvaise blague, ayant le sentiment qu'on se moquait d'eux.

Plus tard on apprit que le soir du 13 mars 1997, F.Symington avait bien vu un OVNI triangulaire mais préféra ne rien dire. Suite aux nombreux témoignages, il était sorti dans un parc de la ville et avait vu l'objet comme de nombreux témoins. Ancien pilote de chasse, il avait été étonné par les manoeuvres de l'objet qui s'arrêta en plein ciel avant de disparaître dans une accélération fulgurante. Lui non plus n'a pas confondu les fusées éclairantes avec cet objet.

Il reconnut lors d'une interview que le jour de sa conférence de presse il aurait dut prendre ses responsabilités et reconnaître que les autorités ignoraient de quoi il s'agissait.

Le 18 mars 1997, le journal “The Arizona Republic” publia un article sur ces événements.

Si on écarte l'hypothèse du canular qu'on ne peut pas exclure, les lumières de Phoenix constituent encore aujourd’hui un cas remarquable et cohérent relatant l’observation d’un phénomène lumineux étrange durant plus de 100 minutes par près de 10000 personnes et qu’on ne peut rationnellement pas expliquer. Malheureusement, il manque toujours des données scientifiques et physiques pour conclure rationnellement qu'un objet massif se trouvait bien au-dessus de Phoenix à cette époque.

Lynne D. Kitei a écrit un livre sur cet évènement "The Phoenix Lights" qui fut révisé et complété en 2004 et publia également un DVD sur le sujet.

Suite à ces observations des canulars sont apparus dans le ciel de Phoenix...

Le triangle lumineux de Tinley Park (2004)

Dans les années qui suivirent, d'autres témoins ont observé durant la journée ou de nuit des points lumineux, formant parfois un triangle similaire à l'OVNI observé en Arizona ou en Belgique.

L'un des cas les plus étranges est survenu le 21 août 2004 à Tinley Park, en Illinois (USA). Ainsi que l'explique ce reportage sur Dailymotion, des témoins ont observé un triangle muni de lumières rouges qui n'était ni un avion, ni des ballons expérimentaux équipés de feux ni quoi que ce soit de connu.

Le même phénomène fut observé quelques jours auparavant en Colombie Britannique, au Canada, puis dans d'autres états (Minnesota et Texas) et fut même filmé à Melbourne en Australie. Le phénomène semblait mondial. 

Le triangle lumineux réapparut au-dessus de Tinley Park le soir d'Alloween, le 31 octobre 2004 et sera filmé par un grand nombre de témoins.

Ces milliers de notifications furent analysées par des experts dont le Dr Ted Acworth, un ancien analyste de la NASA travaillant au MIT, recoupées entre elles, mais finalement la nature de l'OVNI reste inexpliquée.

Puis retour en Belgique, on rapporta en 2011 de nouveau l'observation d'un triangle lumineux, et la série continue...

Y a-t-il un lien entre toutes ces observations de triangles lumineux ? Personne ne peut le dire, rendant le sujet d'autant plus mystérieux.

De nombreuses vidéos d'OVNI ont été diffusées à la télévision et sur les réseaux sociaux (exemple ce reportage et cette compilation sur Dailymotion). On peut s'interroger, douter, être troublé et même s'émerveiller, mais finalement ces documents sont peu informatifs, parfois isolés, souvent flous quand ils ne pas sortis de leur contexte.

Lors d'une vague d'OVNI comme celle survenue en Belgique, à Phoenix ou Tinley Park, par tiangulation (ou même radar s'il l'a détecté) on peut déterminer précisément les paramètres de vol de l'OVNI, sa distance, son altitude, sa vitesse, déterminer son cap et analyser ses accélérations, mais sans plus. Il nous manque toujours cette fameuse preuve tangible, physique, son identification formelle ou sa capture. Le phénomène se répète sans être reproductible mais la preuve nous échappe.

Malheureusement, comme à Phoenix, des amateurs de canulars ont profité de ces vagues d'OVNI pour faire voler des maquettes télécommandées équipées de feux. Comme il fallait s'y attendre, le public y a cru (notifications d'OVNI en Arizona du 3 nov 2004, 8 fév 2005, etc). Ceci fait partir des conséquences négatives et inévitables de ce genre de communication dans les médias.

Quoiqu'il en soit, tous ces OVNI sans exception rentrent dans l'une des trois catégories : canular, méprise ou phénomène inexpliqué. Sujet très sensible, nous aborderons dans un autre article l'impact de la rumeur et des canulars sur les notifications.

Deuxième partie

Yakima : l'hypothèse géologique

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[1] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.1, op.cit., p5. La SOBEPS fut dissoute en 2007. La COBEPS (Comité Belge d'Etude des Phénomènes Spatiaux) assure la continuité de certaines des activités de la SOBEPS.


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