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Les Saisons du Ciel
Le matin du 8 juin 2004 Tel qu'observé
de Dorval et de Montréal
(Pointe-aux-Trembles) Par des membres du CDADFS
# 5e partie # EXPLICATION
PROPOSÉE POUR LE PHÉNOMÈNE DE LA GOUTTE NOIRE Par des membres du
CDADFS - Montage, méthodologie et
développements de cette section : M. Duval, A. Gendron, G. St-Onge et G. Guignier - Les images sont de : A. Gendron,
G. Guignier et TRACE - Vérification des textes
: M. Duval et L. Morin
- Figure
1 Photographies
non traitées # 17, 20 et 22 de A. Gendron et représentation schématique. |
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- Figure
5 Photographies
# 19 à 21 de A. Gendron, traitées en fausses couleurs. - Figure 8 Une animation goutte noire. - Annexe A Les phénomènes qui auraient pu interférer. - Figure A1 Distribution des températures sur les bords du Soleil - Annexe B Analyse de la Figure 7 par G. St-Onge - Annexe C Un tableau de mesures relatives aux halos (H) (par G. St-Onge) - Annexe D : Un tableau d'intensité et de répartition des halos sur une des images de Gilles Guignier (par G. ===========St-Onge) - Annexe E Les halos des images du satellite TRACE
Le diamètre réel de
Vénus le 8 juin 2004 était de 58,2 secondes d'arc, selon le Observer's Handbook de 2004. Tableau 1 : Résolution des télescopes de 11 et 8 pouces
A. Gendron a pu montrer en outre
que la résolution du télescope de 8 pouces était limitée principalement par la taille
et la disposition des pixels de la caméra, et que la mauvaise résolution du télescope de 11
pouces était due à un problème de collimation. LES HALOS PRINCIPAUX AUTOUR DE VÉNUS ET DU SOLEIL Les photos non traitées #
17, 20 et 22 de André Gendron, et # 3, 4, 6 et 9 de Gilles Guinier, prises pendant le transit de Vénus
à Dorval, sont présentées dans les figures 1 et 2. Une photo prise de l'espace par le satellite
TRACE est présentée dans la figure 3 à titre de comparaison, avec l'autorisation de son auteur
Mr.J. Pasachoff (photo extraite du site : http://nicmosis.as.arizona.edu:8000/eclipse_
web/ transit_04/trace/tov_trace.html) Tableau 2 : Les halos principaux autour de Vénus et du Soleil
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On peut voir que la largeur des halos est très proche de celle correspondant à la résolution des télescopes, déduite des mesures de MTF et PSF du Tableau 1 (~ 8,2 et 1,9 secondes d'arc, respectivement). Il apparaît donc raisonnable de penser que les halos sont dus principalement à la résolution des télescopes. Des halos plus petits sont observés avec le télescope du satellite TRACE, qui a une résolution optique supérieure et est situé dans l'espace, à l'extérieur de l'atmosphère et donc sans effet de " seeing ". Les halos apparaissent à l'interface
entre les parties très lumineuses et très sombres des images. Le premier point à clarifier
était de savoir si ces halos sont situés au dessus du disque lumineux du Soleil, au dessus du disque
noir de Vénus et du ciel noir environnant, ou entre les deux. Comme le diamètre réel de Vénus, le 8 juin 2004, était de 58,2 secondes d'arc (selon les almanachs astronomiques), on a pu en déduire que les halos de Vénus, dans les photographies non traitées, sont situés au dessus du disque réel de Vénus, et non à l'extérieur. Par extension, la même conclusion s'applique très probablement aux halos autour du disque du Soleil, qui doivent se trouver au dessus du ciel noir environnant, et non pas au dessus du disque réel du Soleil. Comme cela a été mentionné plus haut, ces halos sont dus à la résolution optique des télescopes. Ils sont caractérisés par une perte de contraste et une réduction des tons de noir à l'interface entre les parties brillantes et les parties noires de Vénus et du Soleil. Ainsi, les bords de Vénus et du Soleil ne deviennent pas noirs immédiatement aux interfaces, mais de façon graduelle. En résumé, le halo
autour de Vénus dans les photographies non traitées se situe au dessus du disque réel de Vénus,
et le halo du Soleil au dessus du ciel. Comme cela est indiqué dans les représentations schématiques
de M. Duval dans les Figures 1-2, il en résulte que : Sur la photo traitée # 17
de la figure 5, au point de contact entre Vénus et le Soleil, on constate en outre une légère
déformation des halos bleu-vert du Soleil et de Vénus, qui semblent être " attirés
" l'un par l'autre. Cette déformation est encore plus accentuée dans la photo traitée
# 18, avec la formation d'un " pont " vert assimilable à un effet de faible goutte noire. Un deuxième traitement en fausses couleurs plus poussé, effectué par G. St-Onge sur les photos de G. Guignier, révèle 4 nouveaux halos autour de Vénus au lieu de 2, et 4 halos autour du Soleil au lieu de 1. Les intensités lumineuses et les largeurs de ces halos supplémentaires sont indiquées au tableau 3. Les intensités lumineuses sont en unités arbitraires sur une échelle de 256 à 0 (248 au centre du Soleil, 200 pour le Soleil près de Vénus mais loin des halos, 50 pour le ciel loin des halos, 60 à 65 pour le disque noir intérieur de Vénus près du halo bleu). Les halos bleu à rouge du tableau 2 correspondent aux halos bleu et vert de la figure 6. Tableau 3 : Halos supplémentaires autour de Vénus et du Soleil dans les photographies de G. Guignier après un second traitement en fausses couleurs plus poussé par G. St-Onge
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| Dans les photos de TRACE traitées
en fausses couleurs par G. St-Onge (figure 7A), le diamètre du disque intérieur rouge de Vénus
est de 121 pixels ou ~ 58 secondes d'arc, et correspond par conséquent au disque réel de Vénus.
Le diamètre extérieur du halo jaune/vert dans la figure 7A (autour du disque rouge de Vénus)
est de 122,5 pixels ou ~ 59 secondes d'arc, et se situe par conséquent à l'extérieur du disque
réel de Vénus. Son intensité est entre 59 et 179 (sur une échelle de 200 pour le Soleil
et 0 pour le ciel). Dans la photographie traitée pour détecter le bord de Vénus (figure 7B), les diamètres extérieurs et intérieurs du cercle blanc sont respectivement de 124 et 122 pixels, ce qui veut dire que le cercle blanc est à l'extérieur du halo jaune de Vénus de la figure 7A. Une simulation effectuée par G. St-Onge (figure 8) indique l'influence de ce deuxième halo sur le phénomène de la goutte noire. |
| LA
FORMATION DE LA GOUTTE NOIRE La formation d'une " goutte noire " est très évidente sur les photos non traitées (figures 1-2) et traitées (figures 5-6) de A. Gendron et G. Guignier. En tenant compte de la position réelle des halos dans ces photos non traitées, il apparaît que la goutte noire commence à se former juste après le contact du disque réel de Vénus avec le disque réel du Soleil, qui correspond au " vrai " contact III (voir la représentation schématique de M. Duval aux figures 1-2). Dans les photos traitées en fausses couleurs # 17 et 18 de A. Gendron à la figure 5, on observe une déformation des halos bleus-verts et bleus, et des halos bleus dans les photos traitées # C à G de G. Guinier à la figure 6. Un examen plus précis des images de la figure 6 indique que le vrai contact III se produit à peu près à l'image # C, et que les déformations des halos commencent à se produire juste après le vrai contact III. Ceci est confirmé par les déformations des isophotes mesurées par G. St-Onge dans ces photographies (voir " Partie 7B "). Dans le cas des images traitées de A. Gendron, le vrai contact III se situe ainsi légèrement avant l'image # 17. Un faible " pont " plus sombre, qu'on peut assimiler à un effet de goutte noire, se produit dès que le vrai contact III a été atteint et que les déformations des halos commencent à se produire. Visuellement, l'effet de goutte noire ne devient bien visible qu'un peu plus tard (20 à 30 secondes plus tard), dans les photographies et dans les télescopes. La goutte noire est encore plus évidente et facile à observer quand le disque réel de Vénus arrive en contact avec le disque apparent du Soleil, ou le dépasse (par exemple dans les photos # 22 de A. Gendron et # 6 de G. Guignier). Mais il s'agit là de " faux " contacts III, le vrai contact ayant déjà été dépassé et le phénomène de la goutte noire ayant déjà commencé. La goutte noire étant plus facile à observer à ces faux contacts III, ceci explique peut-être pourquoi les astronomes amateurs et les revues d'astronomie mentionnent, à tort, que la goutte noire se forme AVANT le contact III. En réalité, elle commence à se former APRÈS le vrai contact III. La goutte noire est également plus facile à observer quand les halos sont plus larges (par exemple, dans la figure 1 que dans la figure 2). Avec des instruments de très haute résolution et faible diffraction, la goutte noire est plus difficile à observer. Néanmoins, même dans la figure 3, prise par le satellite TRACE, on peut voir nettement la formation d'un " pont " ou goutte bleue (en fausse couleur) quand les deux halos bleus autour de Vénus et du Soleil se rejoignent. |
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Figure B1 : distribution des températures sur les bords du Soleil (G. St-Onge) |
| A2 : L'ATMOSPHÈRE
DE VÉNUS Des photos à haute résolution prises par l'Académie des Sciences de Suède montrent l'atmosphère de Vénus quand la planète sort du disque solaire. À partir de ces photos, M. Duval a calculé la dimension de l'atmosphère à 0,4 seconde d'arc, ce qui est consistant avec les dimensions indiquées pour l'atmosphère de Vénus (Westfall 2004), soit ~ 60 km, ce qui correspond à ~ 0,3 seconde d'arc. L'atmosphère de Vénus est donc plus petite que les halos autour de Vénus dans toutes les photos, et négligeable dans l'interprétation des halos de Vénus (ceci a également été éliminé par Schneider, Pasachoff et Golub dans les images de TRACE). A3 : LA CHROMOSPHÈRE DU SOLEIL Des photos prises avec un filtre en hydrogène alpha (à 653,3 nm) pendant le transit de Vénus sont disponibles (Dantowitz 2004, et S.Seip). On ne voit pas de halos dans ces photos, alors que la chromosphère du Soleil est clairement visible, À partir de ces photos, M. Duval a calculé la dimension de la chromosphère, soit 4 à 8 secondes d'arc selon les endroits. Dans les photos de G. Guignier et de TRACE, la chromosphère est donc plus large que les halos (~1 à ~ 2 secondes d'arc), mais comme on ne l'observe pas du tout dans ces photos en lumière visible, il est peu probable qu'elle puisse interférer dans l'interprétation des halos principaux et de la goutte noire (Note : la perte de luminosité sur les bords du Soleil est différente en hydrogène alpha). |
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Figure 1 : photographies non traitées # 17, 20 et 22 de A. Gendron, et représentation schématique par M. Duval des halos de Vénus et du Soleil |
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Figure 2 : photographies non traitées # 3, 4, 6 et 9 de G. Guinier, et représentation schématique par M. Duval des halos de Vénus et du Soleil |
Figure 3A
Figure 3B
(Courtesy of Jay
M. Pasachoff and Glenn Schneider) Figure 4 : photographie # 19 de A. Gendron,

Figure 3 : photo prise du satellite Trace, extraite
du site : http://nicmosis.as.arizona.edu:8000/ECLIPSE_WEB/TRANSIT_04/TRACE/ToV_TRACE.html
et traitée en fausses couleurs et en détection de bord par G. St-Onge

traitée par A. Gendron à gauche avec le logiciel AIP W4 de Richard Berrey, et à droite avec
l'algorithme de Frei & Chen, qui permet de détecter les bordures de Vénus et du Soleil, puis
avec le Pixel Radius Tool
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Images de André Gendron
Figure 5A : photographies # 17 et 18 de A. Gendron,
- Sur ces images, sur la partie de gauche on voit l'image originale et à droite l'image traitée qui permet de voir les halos de celles-ci et leurs effets. - On y voit que le halo en jaune agit sur l'extérieur du disque solaire, en y créant un affaissement de celui-ci vers le disque de Vénus.
Figure 5 : photographies # 19, 20 et 21 de A. Gendron,
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Photos de Gilles Guignier
Figure 6 : Photographies # A, C, E, G, I et L de G. Guignier, traitées en fausses couleurs par G. St-Onge |
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(Courtesy of Jay M. Pasachoff and Glenn Schneider) Figure 7 : Une image de Vénus en transit, prise par le satellite Trace. Traitées avec le logiciel PRISM98 par G. St-Onge
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ANNEXE B : Analyse de la Figure 7 par G. St-Onge La Figure 7 permet de solidifier notre modèle proposé plus haut. (G) - Il s'agit du contact ~ #2 (à l'entrée), à peu près au moment où le disque de Vénus franchit complètement la limite interne du disque solaire. - L'image Figure 7, au dessus à gauche est telle que captée par le satellite TRACE. - Sur cette image on peut voir une bande sombre (en rouge) sur le ciel qui suit le disque de Vénus dans son entrée sur le disque solaire, (on en discute dans la 6e partie de ce document). Entre cette bande noire sur le ciel et la partie la plus rapprochée du disque de Vénus, on peut constater que le disque du Soleil s'effondre en cuvette sur le disque de Vénus. On voit à cet endroit une région jaune de la couleur du ciel entre le disque de Vénus (en rouge) et la bande sombre sur le ciel (en rouge). Cette cuvette est attribuable selon nous à l'effet de la goutte noire, et s'expliquerait par le modèle proposé plus haut (A). - L'image Figure7B, au dessus à droite, est traitée pour détecter le bord
de Vénus. Ceci permet de mettre en évidence l'anneau extérieur du disque de la planète
Vénus et l'anneau sur le bord du Soleil. - À cet endroit (où est la cavité de l'image Figure 7), on observe la superposition des anneaux sur l'image 7B. Ils s'approchent progressivement, au début côte à côte de chaque côté de l'endroit de la cavité (ces secteurs sont très intenses). Puis ils se superposent (là ils deviennent moins intenses) pour à peu près la dimension de la cavité observée sur l'image de gauche Figure 7. Les dimensions mesurées de l'effet de la goutte noire sont : Figure 7 la cavité = ~ 18 p. et La Figure 7B la région plus sombre (superposition des anneaux du Soleil et de Vénus) = ~ 19 p. - Un facteur intéressant est que le diamètre mesuré du disque entier de Vénus augmente sur l'image Figure 7B (à droite). L'anneau extérieur s'y dévoile, cet anneau serait imperceptible sur les images non traitées, et il serait un des responsables de l'effet de la goutte noire, voir le modèle plus haut (A) . Sur la Figure 7B, Vénus y mesure 124 pixels, incluant l'anneau. Sur l'image Figure 7 (à gauche non traitée), on mesure ~ 122 pixels pour le disque entier de Vénus incluant l'anneau extérieur ~ jaune. - Donc, cette image Figure 7B permet
de mettre en évidence un anneau qui se situe à l'extérieur du disque noir observable de Vénus.
Et en plus, on a pu mesurer le halo blanc qui contourne le disque solaire (un anneau du Soleil), celui-ci se situe
juste à la limite du disque observable du Soleil de l'image Figure 7 non traitée. |
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ANNEXE C :Un tableau de mesures relatives aux halos (H) (par G. St-Onge) Des mesures des halos relatifs
au Soleil et à Vénus.
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Figure 8 : animation effectuée par G. St-Onge
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ANNEXE E : Les halos des images du satellite TRACE (par G. St-Onge) - On traite de ces halos plus haut
dans la section : Une image du satellite TRACE Figure 7 et Figure 7B.
Les halos des images du satellite
TRACE
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TRAVAUX
FUTURS :
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## Voici nos résultats concernant nos observations des images du satellite Trace: ## Notre site d'images du satellite TRACE http://astrosurf.com//stog/Travaux-Recherches-%c9tudes/Trace/trace_saisonciel.htm
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