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Pathologies des patients Covid

Microphotographie au microscope électronique du SARS-CoV-2 isolé du premier patient australien le 24 janvier 2020. Document CSIRO.

Taux de létalité (V)

Profil d'un tueur en série

Rappelons preuves à l'appui que le SARS-CoV-2 est un vrai serial killer qu'il ne faut surtout pas sous-estimer. Posons-nous la question suivante : le système immunitaire d'une personne non vaccinée, en bonne santé et sans comorbidité âgée de plus de 50 ans est-il capable de vaincre seul une contamination par le Covid-19 ?

Les optimistes répondront "oui", citant parfois même des exemples. De fait, nous connaissons probablement chacun l'une ou l'autre personne de plus de 50 ans, parfois même avec des facteurs de risque - une ou plusieurs comorbidités - qui fut positive au Covid-19 lors d'un test et resta heureusement asymptomatique. Mais tout le monde réagit différemment face à une infection virale car chacun présente des défenses immunitaires plus ou moins robustes mais qui ne suffisent pas toujours pour vaincre un virus. Et ce ne sont pas nécessairement les personnes les moins sensibles aux rhumes, aux allergies et autres maladies qui s'en sortent le mieux.

Une minorité de personnes dans le monde a fait le pari de s'exposer volontairement au virus en ne prenant aucune précaution sanitaire en espérant le vaincre et être immunisé. Résultat, beaucoup d'entre elles ont perdu la vie à ce jeu stupide parmi lesquelles les frères Bogdanoff décédés à 72 ans en croyant que leur système immunitaire était plus fort que le virus, la députée américaine antivax Kelly Ernby décédée à 46 ans, la chanteuse tchèque Hana Horka qui n'était pas vaccinée décéda à 57 ans, le chanteur et acteur américain Meat Loaf qui refusa la vaccination décéda à 77 ans, etc. Au total, fin janvier 2022 plus de 2530 personnalités sont décédées de la Covid-19 (cf. Wikipedia) alors que la majorité d'entre elles auraient pu y échapper (car tous n'ont pas eu la chance d'être vaccinés comme les chanteurs Trini Lopez décédé à 83 ans et Christophe décédé à 74 ans).

S'il fallait encore des preuves de la dangerosité du virus, rappelons qu'au 7 mars 2022 plus de 6 millions de personnes dans le monde sont décédées de la Covid-19 et la pandémie n'est pas terminée (cf. JHU). Selon une étude publiée dans "The Lancet", le nombre de décès est sous-estimé; en date du 31 décembre 2021, il n'y aurait pas eu 5.9 millions de morts mais 18.2 millions de morts liés au Covid-19. Le SARS-CoV-2 est un vrai tueur en série qu'il faut toujours garder à l'oeil.

Quand les traitements ne suffisent plus

Dans certains cas, lorsque le patient est trop affecté par la maladie, qu'il souffre d'une pathologie lourde et que le traitement de réanimation n'a visiblement pas beaucoup d'effet, l'équipe médicale doit prendre collégialement une décision : arrêter ou non le traitement. Cette décision n'est jamais facile à prendre mais en situation de crise et parfois débordé par l'afflux de malades, les médecins et les infirmières savent qu'ils doivent prendre ce type de décision qui fait aussi partie de la stratégie de soin. Selon les chercheurs, les décès s'observent généralement durant la 3e semaine d'hospitalisation.

En Belgique par exemple, le 15 avril 2020 on observa 11% de décès parmi les patients Covid et jusqu'à 50% de décès le 30 avril 2020 chez les patients en soins intensifs, le risque étant plus élevé si le patient est intubé ou doit subir une Ecmo. A mesure que nous connaissions mieux la maladie, le 11 février 2021 le pourcentage de décès est tombé à moins de 2% des patients Covid et concerne à près de 90% les personnes âgées d'au moins 70 ans et un peu plus les hommes que les femmes dans un rapport 55-45% qui tend à s'équilibrer (cf. Sciensano).

CFR et IFR

Pour bien comprendre le sens des statistiques sur la Covid-19 et éviter les confusions, rappelons quelques notions.

Le taux de létalité est la proportion de décès chez les patients atteints d'une affection donnée, par exemple par la Covid-19. Cependant, beaucoup de rédacteurs le confondent avec le taux de mortalité bien connu qui représente le nombre annuel de décès dûs à une cause rapporté au nombre d'habitants de la zone considérée.

Calcul des taux de létalité CFR et IFR. Document Mike Famulare.

La plupart des chercheurs et journalistes professionnels anglo-saxons utilisent le taux de létalité des cas confirmés (CFR ou Case Fatality Rate) qu'ils différencient du taux de létalité des cas de contamination (IFR ou Infection Fatality Rate). Le CFR correspond au taux de létalité utilisé en francophonie. L'IFR tient compte de la possibilité de ne pas avoir détecté tous les cas de contamination (toutes les personnes positives mais non testées). Si deux fois plus de personnes sont contaminées mais non détectées, on peut obtenir un IFR trois fois inférieur au CFR. Dans le cas de la Covid-19, il faudrait que tout le monde utilise le taux de létalité en tenant compte des cas de contamination non détectés, c'est-à-dire l'IFR. On y reviendra à propos de la modélisation des épidémies.

Le Covid-19 est plus mortel que les virus de la grippe saisonnière, les taux de létalité IFR étant respectivement de 2.2% et de 0.1% (3 janvier 2021). Mais cela reste beaucoup moins élevé que d'autres épidémies à coronavirus comme le MERS (34.5%) ou le SARS (9.6%), sans parler d'Ebola (39.5%) et des grandes pandémies comme la grippe espagnole de 1918 (1.7 à 5.6%) qui tua entre 30 et 100 millions de personnes et le SIDA (1.6-12.7% selon le moment de la prise en charge) qui a fait plus de 30 millions de morts en 40 ans !

Le Covid-19 est aussi létal que le virus du choléra pour les personnes non vaccinées. S'il frappe une personne vulnérable ou à risque et qu'elle n'est pas prise immédiatement en charge, la mort peut survenir rapidement. En 2020, aux Etats-Unis, en moins d'une semaine une famille a perdu quatre membres atteints de la Covid-19 et trois autres étaient en soins intensifs (cf. New York Times).

Le triste record est un "Covid foudroyant" qui emporta une jeune femme Belge de 21 ans seulement 3 jours après qu'elle ait ressenti les premiers symptômes alors qu'elle ne présentait aucune comorbidité (cf. La Meuse; Lorraine Actu). C'est un cas très rare mais qui montre que la vaccination est d'autant plus utile.

En 2020, les décès liés au Covid-19 étaient majoritairement observés chez des patients non vaccinés ayant fréquenté des endroits clos confinés mal aérés, des "clusters" comme les maisons de repos et autre EHPAD (en France) car le confinement n'a pas été respecté faute de moyens et une fois le virus installé dans l'établissement il fut difficile de le détecter et donc de l'éliminer. On observa localement entre 30 et 50% de décès, et en moyenne 2 à 3 fois plus de décès qu'en temps normal, mais tous n'étaient pas liés au Covid-19 (cf. Next-Inpact).

A gauche, le taux de létalité des cas de contamination (IFR) des coronavirus une fois qu'ils ont atteint l'endémicité est fortement influencé par l'IFR des jeunes enfants durant la phase initiale de l'épidémie. Les infections primaires par le MERS et le SARS sont systématiquement symptomatiques et l'IFR ainsi que le CFR sont donc supposés être identiques. Le SARS et le Covid-19 ont des profils en forme de J, avec une augmentation régulière de l'IFR avec l'âge. En revanche, pour le MERS, l'IFR spécifique à l'âge est en forme de U, avec une létalité élevée dans les groupes d'âge jeune et vieux. A droite, relation entre la mortalité totale et le taux Ro pour différents taux de mortalité globale (αm) et une population de 327 millions d'individus. Le nombre de décès augmente énormément lorsque Ro passe de 1 à 2. Documents J.S. Lavine et al. (2021) et G.G. Katul et al. (2020) adaptés par l'auteur.

Les patients Covid présentant une atteinte cardiaque sont significativement plus nombreux (58%) à présenter une détresse respiratoire aiguë que les autres patients (4%). Le taux de létalité est également 9 fois plus élevé (51% contre 4.5%) chez ces patients comparé à ceux n'ayant pas d'atteinte cardiaque (cf. R.O.Bonow et al., 2020; Z.Lu et al., 2020; M.Metra et al., 2020; B.Yang et al., 2020).

Se greffe sur la pathologie, l'effet de l'âge et donc des éventuelles comorbidités qui viennent augmenter le risque. On y reviendra à propos des facteurs de risques face au Covid-19.

Depuis 2021, la plupart des décès liés au Covid-19 sont observés dans les hôpitaux mais le taux de létalité varie d'un variant à l'autre et selon l'âge du partient et l'existence de comorbidités.

Au 14 décembre 2021, on rapporta un seul décès au Royaume-Uni lié au variant Omicron. Depuis, les décès ont fortement augmenté, y compris ailleurs dans le monde. Les patients victimes du variant Omicron décèdent pour les mêmes raisons que ceux décédés des autres variants du SARS-CoV-2. C'est-à-dire des conséquences de l'atteinte pulmonaire et de la réaction inflammatoire qui s'ensuit. En effet, si Omicron se réplique plus volontiers dans les voies aériennes supérieures, il peut malgré tout aussi descendre dans les poumons, bien que dans une moindre mesure.

Fin janvier 2022, on dénombrait quelques milliers de décès chaque jour liés à Omicron. En fait, dans certains pays comme aux Etats-Unis, on constate autant de décès avec Omicron qu'il y en eut avec Delta (cf. Our World in Data). A cette date, à peine 65% de la population américaine était totalement vaccinée et 25% avait reçu la dose "booster" (contre 72% au Royaume-Uni pour 55% ayant reçu le "booster").

En moyenne, fin janvier 2022, en pleine 5e vague épidémique en Occident, l'incidence moyenne mondiale moyennée sur 7 jours était de 1.04 décès pour 1 million d'habitants (contre < 0.01 en février 2020), soit autant qu'en novembre 2020 (variant Alpha et 3e vague épidémique) ou en juillet 2021 (variant Alpha+Delta, 4e vague épidémique). Ces décès sont principalement observés chez des personnes non vaccinées hospitalisées pour une Covid aiguë. Comme les "antivax", elles ne croyaient pas aux bienfaits des vaccins et se croyaient plus fortes que le virus.

Au total, selon le tableau de bord du JHU, au 1 janvier 2022, dans le monde plus de 326 millions de personnes furent contaminées par le Covid-19 et plus de 5.5 millions de personnes sont décédées de la maladie. En Europe, environ 27% de la population fut contaminée et 1.4% (IFR) d'entre eux sont décédés. Par rapport à la mi-2020, l'âge médian des personnes décédées de la Covid-19 est passé de 85 ans à 78 ans, plus de 65% des décès survenant chez des personnes âgées de plus de 79 ans. Cela représente 0.39% de la population.

Voyons en détails comment sont distribués les cas aigus et les décès par âge, sexe et population.

Chez les adultes

En France, 58% des personnes en réanimation pour la Covid-19 ont entre 60 et 80 ans. 93% des patients décédés ont 65 ans ou plus avec un âge médian de 85 ans.

En Belgique, on observe également le plus grand nombre de décès chez les 65-84 ans (48%) et un peu moins chez les 85 ans et plus (39%).

Document Vincent Kalut/PhotoNews.

Au Luxembourg, l'âge médian des patients décédés de la Covid-19 est de 86 ans; 69% des décès touchent des personnes âgées de 80 ans et plus et 25% des personnes âgées entre 70 et 79 ans.

En Italie, la moyenne d'âge des patients décédés est de 78 ans. En Espagne, les deux-tiers des patients décédés ont plus de 80 ans. Mais il faut distinguer le taux de létalité en soins intensifs de celui à domicile, pour lequel nous avons très peu de chiffres.

Aux États-Unis, selon le CDC, en moyenne 31% des contaminés ont au moins 65 ans. Ce groupe d'âge représente 45% des hospitalisations, 53% des admissions aux soins intensifs et 80% des décès.

Ces chiffres étaient valables pour les cas de contamination par la souche originale du SARS-CoV-2. Mais depuis 2021 plusieurs variants sont apparus et depuis cette époque l'âge moyen des patients Covid est passé en dessous de 60 ans et les variants s'attaquent plus souvent aux personnes âgées de moins de 40 ans.

En parallèle il faut noter que l'effet de la vaccination des seniors a porté ses fruits. Depuis mars ou avril 2021 selon les pays, les cas de contamination chez les plus de 75 ans a drastiquement chuté et en Europe on ne compte qu'une poignée de cas sur 1000 personnes contaminées. Mais cela varie en fonction des variants. Omicron par exemple provoque moins de décès que le variant Delta.

On ne peut pas calculer de moyenne mondiale car le rapport de létalité varie en fonction de facteurs génétiques et du mode de vie de chaque population.

Influence du sexe sur la gravité de la maladie et les décès

Concernant la proportion de décès par genre, en 2020, en Europe selon les pays entre 63 et 71% des décès causés par le Covid-19 furent enregistrés chez les hommes. Selon Global Health, ce rapport est de 51% en Belgique, 53% en Allemagne, 55% au Luxembourg, 55% aux États-Unis, 56% en Italie et 58% en France. Cela a peu changer d'une année à l'autre. Il faut toutefois prendre ces statistiques avec précaution car pour chaque pays ces valeurs peuvent varier jusqu'à 20% en un mois (cf. Global Health).

On observe une proportion similaire en Chine. Selon un décompte effectué entre décembre 2019 et février 2020 sur 44672 personnes, le taux de létalité chez les hommes était de 2.8% contre 1.7% pour les femmes. Les hommes représentaient 51.4% des patients et 63.8% des décès (cf. CCDCW).

Aux Philippines, en Equateur et en Colombie notamment, on constate que deux fois plus d'hommes que de femmes meurent de la Covid-19. La plus grande différence s'observe en Thaïlande où la maladie tue 4 fois plus d'hommes (81%) que de femmes (cf. Global Health, A.Purdie et al., 2020).

Proportion d'hommes et de femmes décédés des suites du Covid-19 dans 38 pays ou régions établi en juin 2020. Documents S.L. Klein et al. (2020)

Cet écart entre hommes et femmes n'est pas (encore) scientifiquement expliqué mais on peut déjà proposer deux hypothèses pour expliquer cette différence entre les sexes. On sait que les femmes sont médicalement mieux suivies que les hommes (cf. la gynécologie), donc traitées précocement pour diverses "maladies de civilisation". Elles ont également tendance à prendre plus souvent le Soleil que les hommes et donc à produire de la vitamine D sous l'action des rayons UVB solaires. Cette hormone joue un rôle protecteur très étendu qui touche à la fois le génome (cf. Science Daily, 2010) et le système immunitaire (cf. M.Hewison, 2011) notamment. Ainsi, une carence en vitamine D peut provoquer du rachitisme, une décalcification osseuse, des maladies de peau, accroître le risque de tuberculose et des infections respiratoires parmi d'autres maladies infectieuses. Ce sont donc deux facteurs qui peuvent s'ajouter aux hormones féminines pour expliquer cette différente entre les sexes.

Mais il y a d'autres facteurs à considérer car les femmes ménopausées ne produisent plus ces stéroïdes. En revanche, passé 50 ans on sait que le système immunitaire s'affaiblit auquel s'ajoute le facteur de comorbidité qui touche plus les hommes que les femmes âgées. En effet, on suppose que les hommes se retrouvent plus facilement que les femmes dans les groupes à risque, car plus souvent victimes des "maladies de civilisation" comme des maladies cardiovasculaires, respiratoires, l'hypertension, le diabète, l'obésité, etc.

Ceci dit, il y a heureusement beaucoup de malades chroniques qui guérissent de la Covid-19, tout dépendant s'ils étaient ou non vaccinés, de leur degré d'immunité, des facteurs de risque et de leur état de santé général.

Selon une étude américaine publiée dans la revue "Nature" en juin 2020 par l'immunologiste Sabra L. Klein de l'École de Santé Publique Johns Hopkins Bloomberg de Baltimore et ses collègues, nous avons des preuves de différences entre les sexes dans la gravité des effets du Covid-19 en Chine, en Corée du Sud et aux Etats-Unis (et depuis cette étude, également en Europe) où les données des dépistages massifs ont déjà été analysées.

En moyenne, en Corée du Sud les femmes représentent environ 60% des tests positifs pour le Covid-19, ce qui suggère que les femmes contractent l'infection, malgré un taux de létalité (CFR) inférieur. Aux États-Unis, les taux de diagnostic sont similaires chez les hommes et les femmes, mais les hommes présentent une mortalité 1.5 fois plus élevée.

Selon les chercheurs, un biais masculin dans la mortalité due au Covid-19 a été signalé dans 37 des 38 pays ayant fourni des données ventilées par sexe. La plus grande différence apparaît en Angleterre où le CFR H/F = 0.27/0.16. En moyenne, le taux de létalité chez les hommes dans ces 38 pays est 1.7 fois plus élevé que chez les femmes (CFR moyen H/F = 0.073/0.044), ce qui est cohérent avec d'autres rapports.

Une étude précédente avait montré que cette différence entre les sexes est la plus marquée en Thaïlande où 4 fois plus d'hommes que de femmes succombent à la maladie.

Dans les 38 pays concernés par cette analyse, le risque de décès augmente pour les deux sexes avec l'âge, mais à tous les âges au-dessus de 30 ans, les hommes ont un risque de décès significativement plus élevé que les femmes.

A consulter : Statut de l'épidémie au Covid-19 en Belgique, Sciensano/Epistat

A gauche, proportion de personnes contaminées par le Covid-19 en Belgique au 15 juillet 2020. Concernant les décès lié au Covid en Belgique, les statistiques ne sont pas complètes (il y a environ un tiers d'hommes, un tiers de femmes et un tiers de cas non précisés). A droite, proportion de personnes contaminées et décédées des suites du Covid-19 au Luxembourg au 17 juillet 2020. Au Luxembourg comme dans la majorité des pays, les hommes décèdent plus fréquemment de la maladie que les femmes. Les raisons seraient liées au risque de comorbidité, de facteurs immunologiques et hormonaux. Ces statistiques basées sur des données incomplètes représentent un instantané de l'état de l'épidémie au Covid-19, des mois avant que celle-ci soit endiguée. Il est donc trop tôt pour calculer le rapport par sexe définitif et encore moins le taux de mortalité qui vont évoluer avec le temps. Documents Sciensano/Epistat et Gouv.lu adaptés par l'auteur.

Selon les chercheurs, les modèles animaux d'infection par le Covid-19 ou par le SARS (cf. S.Perlman et al., 2017) montrent des différences de mortalité entre les souris mâles et femelles et sont attribuées aux hormones stéroïdes. Ainsi l'étude de l'équipe de Perlman a montré que l'ablation des ovaires ou l'administration d'un traitement pour supprimer l'action des œstrogènes chez les souris femelles entraîna une hausse de leur mortalité. Chez les humains, de multiples dimensions du sexe biologique, y compris les stéroïdes sexuels, les chromosomes sexuels et les différences génomiques et épigénétiques entre les hommes et les femmes, ont un impact sur les réponses immunitaires et peuvent affecter les réponses à l'infection par le Covid-19.

Influence de l'âge sur la gravité et la mortalité liées au Covid-19

La pandémie de Covid-19 a montré que les personnes âgées ont une probabilité plus élevée de développer une forme grave de la maladie avec un risque accru de mortalité (cf. M.O'Driscoll et al., 2021). En 2022, on ne savait pas encore si cela était dû à des problèmes de santé préexistants liés à l'âge ou au vieillissement en soi. En revanche, on savait depuis longtemps que l'âge et donc les éventuelles comorbidités pouvaient aggraver la maladie.

Comme expliqué plus haut, la Covid-19 a touché plus fortement les personnes âgées à partir de 70 ans. En Chine, en Corée du Sud, en Italie et en Espagne, à la mi-mars 2021, le taux de létalité dans la tranche d'âge de 40 à 49 ans variait entre 0.08% en Corée du Sud et 0.4% en Chine et en Italie. A partir de 60 ans, la proportion atteint ~1% et elle varie entre 13 et 20% chez les plus de 80 ans.

Un soignant tient la main d'un patient Covid à Bergame, en Italie, le 3 avril 2020. Le réconfort donné aux patients est aussi une thérapie psychologique. Les soins prodigués par le personnel de la santé passent autant par le corps que par l'esprit et l'émotion ressentie est souvent réciproque. Document Piero Cruciatti/AFP.

Pourquoi le virus tue-t-il un plus grand nombre de personnes âgées ? Posons la question au Dr Luka Cicin-Sain, médecin expert en biomédecine, spécialiste du vieillissement immunitaire et les infections chroniques au centre Helmholtz de recherche sur les infections à Braunschweig, en Allemagne.

La capacité du système immunitaire à répondre à une infection virale diminue avec l'âge. Selon Cicin-Sain, une des raisons est la diminution des lymphocytes T naïfs, ceux qui n'ont pas encore été activés et ne sont pas encore différenciés en divers types (cytotoxiques, auxiliaires, régulateurs, NKT, MAIT et Gamma delta). Avec l'âge, la réponse immunitaire adaptative, c'est-à-dire l'activation des lymphocytes T est moins efficace et impacte l'évolution et la gravité de la maladie.

Une personne âgée possède beaucoup de lymphocytes T mémoires, ceux qui sont prêts à réagir à des infections déjà rencontrées. Mais du fait que le Covid-19 est un nouveau virus, les défenses du système immunitaire manquent de lymphocytes T mémoires et chez les personnes âgées, il n'a plus suffisamment de lymphocytes T naïfs.

N'ayant plus ou pas assez de moyens pour lutter contre l'attaque virale, la réponse du système immunitaire adaptatif est donc plus faible et réagit plus tard et de manière désynchronisée. Heureusement, le système immunitaire inné continue à combattre le virus mais détruit en même temps le tissu pulmonaire.

Dans le pire des cas, le patient présente un syndrome de détresse respiratoire aigu. Quand le système immunitaire adaptatif dispose enfin des lymphocytes T appropriés, il est parfois trop tard pour neutraliser le virus. Cela explique pourquoi les personnes âgées sont touchées de manière disproportionnée par les formes sévères et souvent fatales de la Covid-19.

Mais la perte d'immunité avec l'âge n'explique pas pourquoi, contrairement à d'autres épidémies, les enfants sont beaucoup moins touchés par des formes sévères de la maladie. Une piste déjà évoquée est le fait que les enfants auraient plus de récepteurs ACE2 dans l'épithélium pulmonaire, ce qui pourrait les protéger des formes graves de la maladie (cf. M.Midulla et al., 2020).

Une autre piste explorée est celle des anticorps appelés ADE (Antibody-Dependent Enhancement ou facilitation de l'infection par les anticorps). Ces anticorps spécifiques ne correspondent pas parfaitement au Covid-19 et ne l'empêche donc pas de pénétrer dans les cellules pour les infecter. Le virus peut alors s'y multiplier et attaquer les cellules du système immunitaire. C'est ce mécanisme qui est par exemple à l'oeuvre dans la dengue pour laquelle il existe quatre souches virales. Mais ces hypothèses doivent encore être confirmées.

La piste de la sénescence cellulaire.

Dans une étude publiée dans la revue "Science" le 8 juin 2021, Paul D. Robbins de l'Institut de biologie du vieillissement et du métabolisme de l'Université du Minnesota et ses collègues ont exploré une autre piste plus convaincante, celle du vieillissement biologique ou sénescence cellulaire.

On sait de longue date que la sénescence cellulaire contribue à l'inflammation, à de multiples maladies chroniques et à un dysfonctionnement lié à l'âge. Mais il fallait identifier leurs effets sur les réponses à l'infection virale.

Robbins et ses collègues ont démontré que les cellules sénescentes deviennent hyper-inflammatoires en réponse notamment à la protéine S du Covid-19. Il en résulte une augmentation de l'expression des protéines d'entrée virale et une augmentation de la sécrétion de facteurs SASP (phénotype sécrétoire associé à la sénescence). En même temps on observe une réduction de l'expression des gènes anti-viraux chez les cellules saines par un mécanisme paracrine (un mode de communication chimique entre cellules proches).

Des médicaments permettent d'allonger la vie de souris de 36% en éliminant l'accumulation de cellules sénescentes. Des essais cliniques sont en cours sur les humains. Document Science & Avenir.

Selon les chercheurs, "des souris âgées gravement infectées par un beta coronavirus de souris [M-CoV ou MHV, le virus de l'hépatite de la souris] proche du SARS-CoV-2, ont connu une sénescence et une inflammation accrues avec près de 100% de mortalité. Le ciblage des cellules sénescentes à l'aide de médicaments sénolytiques (ciblant les cellules sénescentes) avant ou après l'exposition aux agents pathogènes a considérablement réduit la mortalité, la sénescence cellulaire et les marqueurs inflammatoires et augmenté les anticorps antiviraux". Ils concluent que "la réduction de la charge des cellules sénescentes chez les personnes malades ou âgées devrait améliorer la résilience et réduire la mortalité suite à une infection virale, y compris le SARS-CoV-2".

Notons que depuis 2015 des chercheurs de la Clinique Mayo de Rochester dans le Minnesota et du Scripps Research Institute de Floride ont déjà montré qu'un traitement à base de sénolytiques chez des rongeurs était capable de détruire (par lyse) la sénescence. Deux médicaments ont été identifiés et des essais cliniques sont en cours.

Deux autres études confirment l'impact de la sénescence cellulaire sur la mortalité des sujets âgés contaminés.

Dans un article publié dans la revue "Science" le 16 juillet 2021, la biologiste moléculaire Christina D. Camell de l'Université du Minnesota et ses collègues ont montré que des souris âgées contaminées par le MHV, la sénescence cellulaire contribue à augmenter la mortalité des souris.

A l'image de ce qu'on observe chez les humains contaminés par le Covid-19, ces résultats montrent que des souris âgées, et non les jeunes, contaminées par le MHV succombent rapidement à une infection virale. Les chercheurs ont également démontré que les traitements pour éliminer les cellules sénescentes (sénolytiques) améliorent considérablement la survie des souris plus âgées, même lorsque le traitement est initié trois jours après les premiers symptômes.

Selon une étude publiée dans le même numéro de "Science" par Lynne S. Cox du CoxLab de l'Université d'Oxford et Janet M. Lord de l'Université de Birmingham, les auteurs concluent que "ces résultats fournissent une explication biologique de l'effet de l'âge sur la gravité de la Covid-19 et soutiennent fortement les tests [de traitements] par des médicaments qui ciblent la sénescence chez les patients plus âgés contaminés par le SARS-CoV-2".

Grâce à ces traitements, si on ne peut pas encore garantir que les patients Covid âgés vivront 36% plus longtemps comme les souris, on peut en tout cas espérer réduire le facteur inflammatoire et la gravité de la maladie.

L'effet des déficiences cognitives chez les aînés

La pandémie au Covid-19 est-elle associée à une augmentation de la mortalité chez les personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer et de démences apparentées (MADA, ou ADRD en anglais) ?

Pour répondre à cette question, dans une étude publiée dans la revue "JAMA Neurology" le 28 février 2022, des chercheurs de l'École de Médecine Geisel de Dartmouth aux Etats-Unis, ont réalisé une méta-analyse basée sur 53.6 millions de dossiers médicaux anonymisés du service fédéral Medicare. Ils ont comparé les taux de mortalité des personnes âgées de plus de 65 ans comprenant 26.7 millions de bénéficiaires en 2020 à ceux de 26.9 millions de bénéficiaires en 2019 dans quatre groupes prédéterminés : les personnes atteintes de MADA, les personnes sans MADA, celles avec MADA vivant en maisons de retraite et celles sans MADA vivant en maisons de retraite.

Les chercheurs ont montré que les personnes âgées atteintes de MADA présentaient une mortalité 24% plus élevée en 2020 par rapport à 2019, et 14% plus élevée pour les personnes sans MADA. Dans les maisons de soins médicalisées, la mortalité était 36% plus élevée en 2020 par rapport à 2019, contre 25% plus élevée chez les résidents sans MADA. Les plus fortes augmentations de la mortalité ont été observées parmi les populations atteintes de MADA d'origine asiatique, noire et hispanique.

Lorsque les chercheurs ont mesuré les taux mensuels d'infection par le Covid-19 dans les 306 régions de référence hospitalière (ou zones de service) des Etats-Unis, ils ont constaté que les zones où la prévalence du Covid-19 était la plus faible n'avaient pas de surmortalité parmi les bénéficiaires sans MADA. En revanche, ils ont constaté une mortalité 8% plus élevée parmi les bénéficiaires vivant dans les groupes atteints de MADA et une mortalité 14% plus élevée parmi les bénéficiaires atteints de MADA vivant dans des maisons de retraite dans les mêmes zones où l'incidence du Covid-19 était très faible.

Selon Gilstrap, "C'était la découverte la plus intéressante de l'étude. Elle suggère que ces décès étaient probablement moins liés au Covid-19 et plus à des changements brusques dans le système de santé".

A gauche, la surmortalité chez les plus de 65 ans américains exposés de près ou de loin au Covid-19 (par quintille ou tranche de 20%) inscrits à Medicare avec ou sans maladie d'Alzheimer et démences apparentées entre mars et juillet et entre août et décembre 2020. A droite, un pensionnaire dans une maison de retraite médicalisée (Ehpad) en France. Documents L.Gilstrap et al. (2022) et J.-F.rançois Frey/L'Alsace, MAXPPP.

Les auteurs concluent  que "Le risque de mortalité élevé a été constaté au début de la pandémie, même dans les zones où les taux d'infection par le Covid-19 sont très faibles, ce qui suggère que les personnes âgées atteintes de MADA, en particulier celles appartenant à des groupes de populations minoritaires et celles vivant dans des maisons de retraite, peuvent être particulièrement sensibles aux changements dans la prestation des soins de santé et les soins en maison de retraite pendant les confinements et autres restrictions pendant la pandémie".

Cette étude montre que sur le plan du soutien, il faut vraiment agir différemment envers les personnes ayant des déficiences cognitives et que des solutions plus créatives et plus humaines sont nécessaires pour mieux servir cette population très vulnérable de la société. On reviendra sur les impacts psychologiques de la crise sanitaire de Covid-19.

Le manque de respect, la maltraitance et l'abandon des personnes âgées et dépendantes dans les maisons de retraite qu'on qualifie parfois de "mouroir" sont hélas des problèmes récurrents depuis des décennies et qui s'accentuent en Europe avec le vieillissement de la population. D'ailleurs, suite à de nombreuses plaintes des familles, comme ce fut le cas en France et ailleurs, en Belgique en 2022, dans certains réseaux privés de maisons de retraite, les établissements ont fait l'objet d'enquêtes pour vérifier la qualité de vie et des soins prodigués à nos aînés (cf. les scandales des groupes privés de maisons de retraite Orpea et Korian).

Chez le personnel de la santé

A côté des milliers de professionnels de la santé contaminés par le Covid-19 (cf. la contagiosité du Covid-19), ce qui a parfois représenté 20% d'absence parmi le personnel hospitalier, on dénombre également de nombreux décès.

Au Royaume-Uni, au 22 mai 2020 selon le gouvernement il y avait 49 décès parmi le personnel du NHS (cf. BBC). Mais selon un décompte du "Guardian" établi sur base des actualités, il y aurait au moins 200 décès parmi le personnel de la santé (et probablement plus car toutes les informations n'ont pas été publiées dans la presse). Au moins 98 personnes sont décédées en contact direct avec les patients Covid (cf. HSJ, BBC). Le plus grand nombre de décès (au moins 34 personnes) s'observa chez le personnel de la santé âgé entre 51 et 60 ans. Une des raisons est le manque d'équipement de protection contre le virus.

Patient Covid à l'Hôpital Pourtalès de Neuchatel (CH) le 18 mars 2020. Document Guillaume Perret.

En Italie, selon la FNOMCeO plus de 100 médecins sont morts de la Covid-19.

En Espagne, 48 membres du personnel de la santé sont décédés de la Covid-19.

En Grèce, 25 membres du personnel de la santé sont décédés de la Covid-19.

En France, au 25 avril 2020 on déplorait 25 décès parmi les urgentistes, les infirmières et médecins notamment (cf. La Dépêche/AFP, Le Huffington Post, La Voix du nord, 20 minutes).

En Belgique, on dénombre au moins 8 décès parmi les membres du secteur médical mais leur nombre n'est pas officiellement connu (cf. Moustique, La DH/Les Sports, La DH/Les Sports).

Selon l'OMS mais sans qu'on puisse vérifier ces chiffres, en Chine 6 membres du personnel soignant sont morts de la Covid-19 dont le Dr Li Wenliang (cf. la propagation de la pandémie de Covid-19).

Dans un rapport publié par le Conseil international des infirmières (CII), dans le monde, au 14 août 2020 on dénombrait 1097 infirmières décédées de la Covid-19. Mais ces statistiques ne concernaient que 44 pays et étaient donc sous-estimées.

Selon le CII, "Sachant que les taux de contamination du personnel de la santé se situent en moyenne autour de 10% du total des contaminés dans le monde et que près de 30 millions de personnes ont été contaminées par le virus, cela signifie que trois millions d’agents de santé seraient contaminés".

C'est pour éviter ce risque que très rapidement plus de 80% du personnel hospitalier s'est fait vacciné. Mais il reste des indécis et même des anti-vaccinalistes. On reviendra sur la gestion de la crise et les campagnes de vaccination.

L'ONG Amnesty International évoqua "plus de 7000 morts" début septembre 2020 mais en tenant compte du personnel soignant au sens large. Le plus grand nombre de décès était relevé au Mexique (1320 décès), aux Etats-Unis (1077 décès), au Brésil (634 décès), en Inde (573 décès) et en Afrique du Sud (240 décès), à savoir des pays où les autorités et la population ont souvent minimisé voire nié les risques liés à la Covid-19.

Mais en raison de la propagation en 2021 de variants plus contagieux, de la multiplication des vagues épidémiques et d'un nombre toujours important de personnes non vaccinées (jusqu'à 30% dans certains pays d'Europe), le personnel de la santé a finalement payé très cher son effort pour soigner la population qui fut parfois ingrate envers lui malgré les sacrifices consentis.

Selon l'OMS, au total fin novembre 2021 environ 100000 professionnels de la santé sont décédés de la Covid-19 ! C'est un constat révoltant quand on sait que les non-vaccinés ont une part de responsabilité dans ces décès. On reviendra sur leur responsabilité à propos de la gestion de la crise sanitaire et des campagnes de vaccination.

Conclusion, le risque zéro n'existe pas. Nous insiterons encore sur ce fait à propos du confinement et du respect des mesures de protection (port du masque, distanciation sociale et gestes barrières).

Des enfants et adolescents décédés

Jusqu'au 25 mars 2020, on n'avait pas rapporté de décès (mais on ignore la situation réelle en Russie et en Chine) chez les jeunes contaminés de moins de 30 ans. Il est également très rare que les enfants succombent à ce type d'infection.

En moyenne, presque chaque pays occidental a rapporté au moins un, deux ou trois décès chez un enfant de 5 à 18 ans. Tous les cas ne sont pas publiés dans les médias.

Si on se base sur les communiqués de presse et les articles publiés dans les journaux, dans la majorité des cas, les enfants ont d'abord éprouvé de la fièvre qui s'est dissipée le lendemain puis eurent des difficultés à respirer nécessitant des soins d'urgence. Le décès est généralement survenu en moins d'une semaine.

Aux Etats-Unis, depuis le début de la pandémie 350 enfants sont décédés de la Covid-19, une raison supplémentaire de les vacciner.

Des nourrissons décédés

Chez les nourrissons, un bébé de 10 mois est mort en Chine après 4 semaines d'hospitalisation. Au 31 mars 2020, 4 bébés âgés respectivement de 6 semaines, 6 mois, 9 mois et 1 an sont décédés aux Etats-Unis.

Le 29 mai 2020, un nourrisson est décédé en Suisse. Le 21 août, un nourrisson de 4 mois est décédé au Portugal.

Dans la majorité de cas, les enfants et les nourrissons présentaient des complications et les causes du décès furent multiples. 

En moyenne, en Europe le taux de létalité est inférieur à 1% chez les enfants et adolescents contaminés soit 7 fois inférieur à celui des adultes de moins de 45 ans et 78 fois inférieur à celui des personnes de plus de 75 ans.

Procédure mortuaire

On en parle peu pour des raisons évidentes de sensibilité et de respect, mais que deviennent les patients porteurs du virus décédés à l'hôpital ? Les patients décédés sont immédiatement déplacés afin de réduire le risque de contamination et libérer les lits. Bien que cela soit choquant pour tout le monde, étant donné que le cadavre porte toujours le virus et reste contagieux, à l'abri des regards (mais non des bruits) le personnel médical déshabille le cadavre sur son lit d'hôpital et le place immédiatement dans un sac hermétique lui-même placé dans un deuxième sac hermétique. Il est ensuite transporté chez les pompes funèbres qui le déposent immédiatement dans un cercueil. Le cadavre n'est donc pas lavé ni préparé comme cela se fait d'habitude pour son ultime voyage. La cérémonie funéraire est également réduite à l'essentiel compte tenu des circonstances.

Cela veut dire que la famille n'a pas la possibilité de voir le défunt. Pendant le confinement, dans certains pays on ne permettait même pas à la famille de se recueillir devant le cercueil ou devant sa tombe au cimetière, des règles souvent considérées comme excessives et inhumaines. En effet, cette absence de contact avec le défunt peut être traumatisante pour les proches qui peuvent épprouver des difficultés pour faire leur deuil avec d'éventuelles séquelles psychologiques. On reviendra sur le stress post-traumatique, y compris chez le personnel de la santé au chevet des patients.

A gauche, cercueils dans une église de Serina près de Bergame en Italie qui enregistra près de 5000 décès liés au Covid-19 en un mois. Photo prise le 21 mars 2020. A droite, un prêtre officiant dans le strict respect des mesures sanitaires lors de funérailles près de Bolgare, en Italie, le 23 mars 2020. Documents Piero Cruciatti/AFP.

A présent que vous êtes informés sur la maladie, comme l'a dit un patient guéri la gorge nouée en imaginant que sa femme et lui auraient pu figurer dans les statistiques des décès : "ce virus est vraiment une saloperie. Alors ne faites pas le con, restez chez vous et prenez soin de vous".

Pour plus d'informations

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Ressources

Covid-19 : une maladie virale aux multiples visages, Le Monde

Quel est le rôle des protéines dans l'infection au Covid-19 ?, CNRS, 2020

How does SARS-CoV-2 cause COVID-19?, Nicholas J. Matheson et Paul J. Lehner, Science, 31 July 2020

Chinese Guideline of Diagnosis and treatment of COVID-19 (PDF), Bin Cao, 18 March 2020

GenOMICC (Genetics of Mortality in Critical Care)

VigiBase, OMS

Les infections virales (PDF), IAH

Immunité anti-virale (PDF), B.Autran

Campus de microbiologie médicale

Coping with stress associated with COVID19: advice to hospital staff, NHS (YouTube)

REPORT Comparative pathogenesis of COVID-19, MERS, and SARS in a nonhuman primate model, B.Rocks et al., Science, 2020

Dictionnaire de l'Académie de Médecine

Vocabulaire Médical.

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